Padoue - Les images de l'Iranienne Sakineh
étaient encore récemment sur tous les écrans du vieux continent et
l'horreur de sa condamnation à être lapidée avait déterminé des
milliers de personnes à manifester dans plusieurs villes afin d'inciter
les tribunaux iraniens à la clémence. Et pourtant, encore
aujourd'hui, la violence de ce diktat coranique revient sur la scène
pour diviser l'Italie. La polémique au sujet de la lapidation des femmes
adultères refait surface avec les déclarations de Maher Selmi,
“médiateur culturel” et porte-parole de l'association Rahma, responsable
de la gestion de la mosquée de la rue Anelli à Padoue. «La lapidation comme punition ou comme châtiment, c'est dans le coran» déclare-t-il aux journalistes de l'agence Adnkronos «
un musulman ne peut pas le réfuter, mais il faut porter attention à son
interprétation, il y a des critères pour infliger cette peine.»
La lapidation comme punition pour les femmes qui trahissent leur mari
est une pratique commune dans les pays islamiques. Mais ces dernières
années même l'Italie a été témoin d'épisodes de violence de la part
d'hommes qui veulent “donner une leçon” à leurs épouses ou à leurs
filles qui vivent à l'occidentale. Hier, à Padoue, dans le
nord-est de l'Italie, un menuisier d'origine marocaine de 38 ans,
Zrhaida Hammadi, lorsqu'il s'est vu “manquer de respect” lors d'une
énième dispute conjugale avec sa femme, a saisi un couteau et l'a
frappée au cou lui tranchant la veine jugulaire.
Selon les enquêteurs, Fatima Chabani de 33 ans , son épouse, menait un style de vie à l'occidentale mais aurait aussi “souillé l'honneur” de son mari en fréquentant un autre homme. Le médiateur culturel Maher Selmi ne veut pas commenter l'homicide mais prévient : «
Il est nécessaire d'avoir la certitude sur le motifs qui ont porté à ce
geste mais nous devons aussi respecter la personne disparue. »
Mais ces interventions de Selmi font éclater un cas médiatique, la député du PDL Souad Sbai rappelle le cas de Begm Shnez, massacrée à coup de barre d'acier et lapidée l'année dernière à Modène
et attaque durement les prises de position du “médiateur culturel” qui
se permet de faire l'éloge de la lapidation et qui ne reconnait qu'une
loi, la loi musulmane. Pour elle cela correspond à faire l'apologie du
crime et c'est la raison pour laquelle le porte-parole de la mosquée de
la rue Anelli devra en répondre devant le juge puisqu'une plainte sera
présentée au Procureur de la République de Padoue pour faire en sorte
que ce médiateur auto-proclamé et extrémiste ( dont le salaire est tout
de même versé par des agences gouvernementales ) soit au plus tôt
remercié de ses services.
Il en ressort qu'une fois de plus il est nécessaire
d'avoir un plus grand contrôle sur les mosquées et sur qui y travaille
et officie. Comme le fait remarquer Souad Sbai : « Un
contrôle préventif sur les médiateurs culturels est nécessaire de même
que de lois permettant l'expulsion immédiate avec retour au pays
d'origine pour tous les prédicateurs de haine.»
Mais ce n'est pas ce que pense Maher Selmi qui renchérit : «
Les musulmans qui vivent en Europe doivent commencer à lire et à relire
leur texte sacré et le réinterpréter d'une façon acceptable pour les
sociétés dans lesquelles ils vivent» Et bien qu'il admette
que les islamistes ne peuvent pas vivre en Italie de la même manière
qu'ils vivent au Maroc ou en Égypte, il ne condamne pas la pratique de
la lapidation pour les femmes adultères, au contraire, il explique : «
Il y a des conditions pour autoriser l'exécution de la peine, comme la
présence de quatre témoins lors de la consommation de l'acte et il est
clair que cette loi n'a pas été pensée pour punir mais pour dissuader,
et je ne crois pas qu'aucune femme adultère fera certaines choses dans
un lieu public » et il conclue en précisant :« je répète que je ne peux désavouer la lapidation mais qu'il est nécessaire de comprendre »
Damas / Les différentes communautés chrétiennes et
musulmanes ont pris part aujourd'hui à une messe divine dans la
cathédrale de la croix sacrée après une journée de carême annoncée par
les évêques des églises à Damas pour implorer Dieu de préserver la
Syrie et la sauvegarder des conspirations étrangères. Les dignitaires religieux chrétiens ont insisté dans
leurs propos sur l'immunité de la Syrie et son invincibilité, dans le
sens où tous ses fils, toutes communautés confondues, chrétiennes et
musulmanes, sont près à la défendre de tout mal ou conspiration
étrangère. Les dignitaires religieux chrétiens ont insisté dans
leurs propos sur l'immunité de la Syrie et son invincibilité, dans le
sens où tous ses fils, toutes communautés confondues, chrétiennes et
musulmanes, sont près à la défendre de tout mal ou conspiration
étrangère. Etaient présents à l'église, l'ex vice président de la
chambre des représentants libanaise, Elie Farzli, et de Mme Chahnaz
Fakouch, membre de la direction régionale du parti Baas, qui ont aussi
assisté à la levée du drapeau syrien devant l'église en signe de
loyauté à la patrie et aux martyrs du pays.
Sur un autre plan, le synode sacré des
Grecs-Orthodoxes a appelé à l'engagement aux questions de la patrie,
tout en s'attachant à la terre et à l'appartenance à la société de
l'action qui doit œuvrer pour l'édification des institutions et des
établissements civils.
Le synode insiste sur la rencontre islamo-chrétienne
en tant que figure qui caractérise le quotidien de l'Orient et le
message de l'Orient arabe.
A l'issue de sa réunion à Beyrouth, le Synode a
affirmé dans son communiqué, l'importance de prôner le langage du
dialogue et d'accalmie afin de pouvoir parvenir à régler les problèmes
dans les pays de la région dans le calme et la stabilité.
Florence Taubmann, pasteure de l'Eglise
réformée de France, vient de rejoindre le comité de déontologie du
groupe ENDEMOL, célèbre pour sa production effrénée d'émissions de
téléréalité. Cette société est notamment à l'origine de Loft Story, de
Secret Story, de la Ferme Célébrités, sans oublier la merveilleuse île
de la tentation… bref, que de purs joyaux télévisuels !
Autant dire
qu'il me tarde de connaître le regard «protestant» de Mme Taubmann sur
l'intérêt et la qualité de ces flux nauséabonds qui instruisent nos
adolescents en quête de célébrité. Plus encore, j'ai hâte de connaître
son expertise pastorale, afin de découvrir si elle considère ces
émissions comme de bons pâturages pour les brebis dont elle est censée
avoir la charge.
Florence Taubmann s'est réjouie de cette
sollicitation, car il s'agit, selon ses dires, d'une chance qui lui
permettra de «donner son éclairage». Un éclairage ? Quel éclairage ?
Croit-elle pouvoir réformer ces flux et proposer des téléréalités
«déontologiques» ? Quelle déontologie ? Celle de Dieu ? Va-t-elle leur
établir une liste de tout ce qui est en contradiction avec le message de
l'Evangile ou va-t-elle chercher à concilier la théologie chrétienne
avec ces piètres programmes ? Probablement ni l'un ni l'autre, car
l'Evangile, au vue de ses étranges engagements, je doute qu'elle en ait
saisi l'Esprit.
En effet, d'un point de vue évangélique,
cette étrange pasteure ne réformera pas grand chose, car en tant que
présidente de l'association Acacia (composée de chrétiens et de
francs-maçons), sa déontologie est loin d'être évangélique. Cerise sur
le gâteau, elle nourrit le rêve de proposer une émission de téléréalité
avec des représentants des différentes religions : prêtres, pasteurs et
rabbins. Tiens donc ! Moi qui pensais que les luthéro-réformés
n'aimaient guère le vedettariat propre aux télévangélistes américains…
il faut croire que j'ai loupé un nouvel amendement à la Réforme.
Qu'importe ! Amis curés et pasteurs… tous
au casting ! Décidément, et c'est peu de le dire, on vit vraiment une
époque formidable !
Le réseau social chrétien "Faithbook" vient de
franchir la barre de 10 000 membres, contre 7.700 pour le site
francophone "Chrétiens en réseau". Les deux réseaux fonctionnent comme
Facebook, à la seule différence qu'il sont exclusivement réservés aux
chrétiens.
Les médias sociaux servent à communiquer la foi et gagner des âmes pour le Royaume de Dieu.
Disposer d'une page Facebook ou d'un compte Twitter permet aux
chrétiens de passer des messages édifiants, d'entretenir des relations
avec les autres membres du Corps de Christ, et entrer en discussion avec
les incroyants pour les aident à naître de nouveau. Mais trop peu de
compagnies réalisent encore une veille de leur réputation.
Le site www.faithbook.biz
lancé le 21 avril 2011 par Michael Bassett rencontre déjà un grand
succès au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Lors de notre visite le 7 juin
2011 à 10h15, le site comptait 10.773 membres. De son côté, le réseau
chrétien francophone "Chrétiens en réseau" compte 7.706 membres.
Faithbook.biz (anglais) et Chretiensenreseau.com (français) sont
réservés aux chrétiens. Les deux sites permettent de réfléchir sur les
stratégies à utiliser pour mettre les nouvelles technologies au service
de l'Évangile.
"Les personnes qui interviennent dans les réseaux chrétiens font
preuve d'une une ouverture d'esprit exceptionnelle, ce qui prouve que
nous faisons partie de la même famille de Dieu", a déclaré Gabrielle
Bassett, Directeur de Faithbook.
Prions que d'autres réseaux chrétiens voient le jour, et surtout que Dieu inspire ses enfants pour qu'ils soient créatifs.
La Cour pénale internationale (CPI ) a annoncé lundi la
délivrance d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre le
colonel Mouammar Kadhafi, son fils Seif a-Islam et le chef des services
de renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi. La décision des juges
a été accueillie par des scènes de liesse à Benghazi, deuxième ville du
pays, et Misrata, à 200 km à l'est de la capitale Tripoli, certains
tirant en l'air, beaucoup agitant les drapeaux de la rébellion. "Justice
a été rendue", s'est félicité le président du Conseil national de
transition (CNT), organe politique des rebelles libyens, Moustapha
Abdeljalil, devant la presse à Benghazi, siège de la rébellion libyenne. Les
juges de la CPI ont estimé, lors d'une audience publique à La Haye,
qu'"il y a des motifs raisonnables de croire que (...) Mouammar Kadhafi,
en coordination avec son cercle rapproché, a conçu et orchestré un plan
destiné à réprimer et à décourager la population qui manifestait contre
le régime et ceux considérés comme dissidents au régime". La
délivrance des mandats d'arrêt "souligne une fois de plus l'isolement
croissant du régime", selon le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh
Rasmussen, tandis que pour le chef de la diplomatie française, Alain
Juppé, la question n'est pas de savoir si Mouammar Kadhafi doit quitter
le pouvoir, "mais comment et quand". Pour la Maison Blanche, il "s'agit d'un nouvel indice du fait" que Mouammar "Kadhafi a perdu sa légitimité". Le
ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a pressé
l'entourage du colonel Kadhafi à "le lâcher" ou "à rendre des comptes". En revanche, le président sud-africain Jacob Zuma s'est déclaré "extrêmement déçu et préoccupé", selon son porte-parole. "Il
est vraiment malheureux que la CPI puisse prendre un telle décision
alors que l'Union africaine, à travers ses commissions ad hoc, a tant
fait", selon le porte-parole. "Ne pas arrêter et ne pas poursuivre
les hommes accusés enverrait un message troublant", a de son côté
soutenu Michael Bochenek, de l'organisation de défense des droits de
l'Homme Amnesty International. L'ONG Human Rights Watch a quant à
elle estimé qu'en délivrant de tels mandats, la CPI "démontre que le
droit peut même rattraper ceux que l'on a longtemps crus" intouchables. L'annonce
des mandats d'arrêt intervient au moment où la campagne de
bombardements des pays membres de l'Otan pour aider les rebelles libyens
dure depuis cent jours et où le conflit s'enlise, le colonel Kadhafi
étant toujours au pouvoir. "Pour éviter qu'ils ne continuent de
dissimuler les crimes qui continuent d'être commis et qu'ils n'en
commettent de nouveaux, ils (les trois hommes) doivent être arrêtés.
C'est là la seule manière de protéger les civils en Libye", a réagi le
procureur Moreno-Ocampo dans un communiqué. Selon les juges, il y a
des motifs raisonnables de croire que les trois hommes sont
responsables, "en tant qu'auteurs indirects", de meurtres et
persécutions, constitutifs de crimes contre l'humanité, commis par les
forces de sécurité libyennes notamment à Tripoli, Benghazi et Misrata. Les forces de sécurité ont "infligé des actes inhumains à la population civile", selon les juges. La
révolte en Libye a fait des milliers de morts, selon le procureur de la
CPI, et entraîné la fuite à l'étranger de près de 650.000 Libyens et le
déplacement à l'intérieur du pays de 243.000 autres, selon l'ONU. Sur
le terrain, selon un correspondant de l'AFP sur place, les rebelles se
trouvaient toujours lundi à une cinquantaine de kilomètres de Tripoli. Un
seul chef d'Etat en exercice, le président soudanais Omar el-Béchir,
fait jusqu'ici l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI. Recherché pour
génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Darfour
(Soudan), M. Béchir ne reconnaît pas la compétence de la Cour. Entrée
en fonction en 2002, la CPI ne dispose d'aucune force de police propre
et dépend de la volonté des Etats pour l'exécution des mandats d'arrêt. "Tous
les Etats parties (au Statut de Rome, traité fondateur de la CPI) et la
Jamahiriya arabe libyenne ont le devoir explicite d'exécuter ces
mandats d'arrêt", selon Christian Wenaweser, le président de l'Assemblée
des Etats parties. La Cour a compétence en Libye en vertu de la
résolution du Conseil de sécurité des Nations unies du 26 février, ce
que contestent les autorités libyennes qui affirment ne pas être
"concernées" par ses décisions, n'ayant pas ratifié le statut de Rome.
Le film ‘‘Ni Allah ni maitre” a été projeté le 18 mai,
au cinéma les Arcades, à Cannes. La Quinzaine des réalisateurs a rendu
hommage à la réalisatrice Nadia El fani pour son courage en ouverture du
festival de Cannes.
Dans un pays où les rares chrétiens d'origine musulmane sont isolés à
la fois géographiquement et socialement, il est difficile de les
rencontrer pour leur apporter l'aide dont ils ont besoin. Portes Ouvertes a mis en place des programmes de formation biblique par la radio. « Je suis si heureux de connaître votre programme, j'avais tant besoin d'encouragement et de nourriture spirituelle, » nous écrit Jamal, un chrétien de l'ombre du Maroc. Ces programmes leur permettent aussi de nous contacter et de rompre leur solitude. Souvent,
ils nous font part de leur isolement. Sadiq nous a raconté qu'il était
devenu chrétien en Europe, mais que depuis son retour au pays il se
sentait bien seul. Nous avons pu l'encourager et prier pour lui. Un
autre chrétien, Hami, nous raconte : « Il n'y a personne dans mon entourage qui partage ma foi, c'est difficile. S'il vous plaît, priez pour moi. » Une autre fois, nous avons pu aider un chrétien qui était menacé par un voisin en lui fournissant un avocat. Voici ce qu'il nous a dit suite à cette action : «
Je vous remercie pour votre aide. Je suis touché par cette solidarité.
Ma famille vivait dans la peur, maintenant nous sommes en paix. »
Ce sont surtout nos prières qui aident les chrétiens d'origine
musulmane à tenir ferme dans un environnement qui refuse de reconnaître
et de respecter leur foi en Jésus-Christ.
Sujets de prière
Remercions Dieu pour les Marocains qui découvrent la foi chrétienne
Prions pour Jamal, Sadiq, Hami et les autres, afin qu'ils continuent de se rapprocher de Dieu
Prions aussi pour ceux qui soutiennent les chrétiens de l'ombre au Maroc.
Les assassinats de chrétiens sont de plus en plus
fréquents au Pakistan et dans le monde arabe. Un islamiste a promis
publiquement une prime pour le meurtre d'une « diffamatrice de
Mahomet ». Plus que jamais, la minorité chrétienne pakistanaise a besoin
de notre solidarité.
Les chrétiens du Pakistan font face à une
persécution sans précédent dans leurs pays. Les efforts de la communauté
internationale sont insignifiants face à la détermination des talibans
dans la région.
Salman Taseer, gouverneur musulman de la province Panjab, a été
assassiné pour s'être prononcé contre l'abus des lois sur le blasphème
et en faveur de la libération d'Asia Bibi, une femme chrétienne
condamnée à la peine capitale pour « offense au prophète Mahomet ».
L'assassinat du ministre des minorités religieuses Shahbaz Bhatti le 2
mars dernier a profondément ému la communauté chrétienne. « Jésus est
au centre de ma vie », déclara ce brave frère en réaffirmant son
engagement pour le bien des minorités religieuses.
Deux chrétiens ont été abattus le 22 mars 2011 alors qu'ils
célébraient les 30 ans de leur église à Hyderâbâd. Des mercenaires ont
ouvert le feu pendant la célébration et ont abattu Younis Masih, 47 ans
et père de quatre enfants, ainsi que Jameel Masih, 22 ans, qui n'était
marié que depuis un mois. D'autres chrétiens ont été blessés, dont
Siddique et Waseem, qui sont toujours hospitalisés à Karachi.
Le 15 mars dernier, le chrétien Qamar David est décédé dans la prison
centrale de Karachi des suites d'un arrêt cardiaque, selon les
autorités de la prison. Il avait été condamné à perpétuité suite à une
fausse accusation de blasphème. Les défenseurs des droits de l'homme
pensent qu'il a été assassiné.
L'organisation Christian Solidarity International rapporte que
"l'imam Yousuf Qureshi de Peshawar a appelé publiquement à l'assassinat
d'Asia Bibi", promettant une forte récompense à l'assassin potentiel de
cette chrétienne.
Contrairement aux notifications envoyées en mai dernier, aucune église de la Wilaya (département) ne sera fermée. De plus, en tant que premier magistrat, je veillerai à la protection et à la continuité des activités culturelles des communautés protestantes de la Wilaya de Béjaïa. » C'est par ces mots que le préfet Ahmed Hammou Touhami, a rassuré Mustapha Krim, président de l'Eglise Protestante d'Algérie (EPA). C'est le wali (préfet) lui-même qui a pris l'initiative de recevoir Mustapha Krim pour débattre de la situation. Ce dernier a profité de l'entretien pour remettre au magistrat un dossier contenant les démarches entreprises par les églises de l'EPA au niveau local et national depuis 2006.
Pour Mustapha Krim ce changement de situation « est une réponse à la prière. Il faut aussi voir que sa notification était pleine d'irrégularités. Les textes de lois invoqués étaient puisés dans la loi 06-03 de 2006 qui sont on ne peut plus vagues et en contradiction avec la constitution qui nous accorde le droit à la différence religieuse. »
Quand nous avons reçu ces ordres de fermeture, « nous étions un peu abasourdis par l'effet de surprise d'une part et l'idée même qu'une telle chose puisse se concrétiser ! Dans ces moments là, on se dit : pincez-moi, est-ce que je suis en train de rêver ? Une foule de raisonnements s'enchaînent, tous les scénarios se chevauchent. Puis très rapidement, nous nous sommes mobilisés dans la prière et avons laissé l'initiative à Dieu. Seigneur, vois la situation et étend ta main puissante pour changer le mal en bien ! Utilise cette situation pour faire connaître ton salut et ta grâce ! »
L'annulation de l'arrêté de fermeture est une nouvelle encourageante pour les chrétiens algériens qui sont de plus en plus discriminés depuis l'adoption de l'ordonnance 06-03 du 28 février 2006 relative aux pratiques du culte non musulman.
Sujets de prière
Remercions Dieu pour l'annulation des arrêtés de fermeture
Prions pour le témoignage des chrétiens dans la société algérienne
Prions pour que l'ordonnance 06-03 soit abolie et que la liberté de croyance inscrite dans la Constitution soit réellement appliquée.
Un chrétien a posté un sujet sur Chrétiens en Réseau un sujet sur le mariage avec les incroyants. J'ai brièvement répondu de la manière suivante :
"Il n'est pas permis à un(e) chrétien(ne) d'épouser une personne inconvertie. Il faut se rappeler que le mariage est une institution divine, établie dès la création,par laquelle Dieu fait de deux personnes une seule chair.
Le triple but du mariage est la continuation de la race (Genèse 1:27-28 ; 2:18), l'unité des conjoints (Genèse 2.21-24) et la sanctification de l'un et de l'autre par la sauvegarde qu'est pour eux le lien conjugal (1 Corinthiens 7:2-9).
Dieu veut que le mariage soit saint et honoré de tous, selon Hébreux 13:4, ce qui est impossible lorsqu'on s'unit à un(e) incroyant(e).
Quand vous épouser une personne du monde, vous risquez d'abandonner la foi pour suivre l'incroyant(e) dans ses voies d'égarement. Voilà pourquoi Dieu interdit formellement aux Israélites (et aux chrétiens) d'épouser des païennes qui les entraîneraient à l'idolâtrie et à l'immoralité (Exode 34:15-16)"
Des prises de position publiques contre les chrétiens ont fait augmenter d'un cran la pression qu'ils subissent, et elles reflètent également le désarroi des leaders islamiques devant l'augmentation des églises de maison; elles peuvent aussi être le signe d'une division au sein des responsables de la nation.
«Les églises de maison sont tellement cachées que le gouvernement sait qu'il ne peut rien faire, a dit un expert souhaitant garder anonyme. Il ne peut que constater la croissance du mouvement.» Quelqu'un a affirmé que, depuis les nombreuses arrestations du début de l'année, les chrétiens sont devenus plus prudents».
Un pasteur chrétien iranien confie que les propos publics étaient annonciateurs d'encore plus d'arrestations. «Je crois que nous allons faire face à une nouvelle vague de persécutions, a-t-il dit. Les autorités sont en train d'évaluer la situation.»
Selon l'ayatollah Yazdi, étant donné «la forte croissance du christianisme dans certaines provinces, les actions prises par le gouvernement et les autorités judiciaires et le financement important de ces programmes, les résultats désirés non pas été atteints, principalement en raison du manque de discipline et de supervision correcte de ces programmes». Il a suggéré que le gouvernement crée un système central pour contrôler et coordonner la suppression d'églises.
L'automne dernier, des leaders musulmans s'en sont également pris publiquement aux églises de maison clandestines. En octobre, Khamenei a dit que les ennemis de l'Iran, à savoir le bahaïsme et le réseau chrétien d'églises de maison, voulaient ébranler le système religieux et les valeurs sociales du pays.
Les experts pensent que les attaques publiques verbales contre les chrétiens, particulièrement celles de Khamenei, ont déclenché l'arrestation de cent vingt de ceux-ci entre décembre et janvier. La majorité d'entre eux étaient des convertis de l'islam. Tous ont été relâchés à part trois, selon un rapport d'Elam Ministries.
Farshid Fathi (32 ans) est incarcéré depuis le 26 décembre 2010 dans la fameuse prison d'Evin à Téhéran. Les autorités refusent de le libérer, même si elles ne l'ont pas encore officiellement accusé. Elles l'ont gardé en isolement durant des mois, utilisant la torture psychologique pour tenter de lui soutirer des informations concernant le réseau chrétien iranien. Il peut parler à sa famille une fois par semaine seulement. Fathi est marié et a deux enfants.
La constitution iranienne accorde aux chrétiens le statut de minorité religieuse «protégée», mais en réalité ils font face à une discrimination sociale importante.
La rébellion libyenne a remporté de nouveaux succès mercredi dans l'ouest en prenant le contrôle de deux localités sur la route de Tripoli, tandis que l'Otan a assuré disposer des moyens pour mener à bien sa mission après deux mois et demi d'intervention militaire.
A Tripoli, deux puissantes explosions ont secoué mardi soir le centre de Tripoli, après trois jours de pause dans les bombardements de l'Otan.
Mercredi, le commandant des opérations de l'Otan, le général Charles Bouchard a estimé que la mission de l'Otan en Libye pouvait être accomplie sans avoir recours à des troupes au sol.
Il a également indiqué que la situation militaire dans l'ouest de la Libye se développait "très positivement".
Les rebelles ont pris mercredi le contrôle de deux bourgades, Zawit al-Bagoul et al-Lawanya, sur la route de Yefren (ouest), contrôlée par la rébellion et située à quelque 80 km de Tripoli, selon un correspondant de l'AFP. La veille, les rebelles avaient pris al-Rayayna, quelques km avant Zawit al-Bagoul.
Depuis trois jours, ils progressent vers l'est de Zenten vers Yefren, deux localités au sud-ouest de la capitale Tripoli distantes de moins de 30 km, avec pour objectif de faire la jonction les deux villes en prenant le contrôle des villages les séparant et toujours aux mains des pro-Kadhafi.
A Zawit al-Bagoul, les rebelles patrouillaient mercredi dans les rues, fouillant les maisons qui étaient occupées par les forces loyales au colonel Kadhafi.
L'Otan a indiqué mercredi avoir mené la veille des frappes dans la zone de Yefren et avoir touché un pick-up équipé d'une mitrailleuse.
La rébellion a également remporté de nouveaux succès sur le plan diplomatique avec la reconnaissance par le Canada et Panama de son organe politique, le Conseil national de transition (CNT), comme "représentant légitime" du peuple libyen, la Tunisie se disant prête à faire de même si le CNT le lui demande. Au total, 15 pays ont déjà reconnu la rébellion.
Mais, quatre mois après le début du soulèvement en Libye, à la mi-février, la question de la capacité de l'Alliance atlantique à disposer de moyens militaires suffisants pour mener à bien sa mission si l'opération doit se prolonger trop longtemps commence à se poser.
La porte-parole de l'Otan, Oana Lungescu, est montée au créneau mardi devant la presse à Bruxelles pour tenter de dissiper les doutes indiquant qu'il est "clair" que l'Otan dispose des moyens nécessaires pour "maintenir la pression" sur le colonel Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans
Aux Etats-Unis, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, a pour sa part mis en garde le président Barack Obama au sujet d'une éventuelle poursuite des opérations militaires américaines en Libye sans autorisation du Congrès.
En revanche, au Canada, l'un des principaux pays engagés dans les opérations de l'Otan, les députés ont approuvé la prolongation de trois mois des opérations militaires canadiennes au sein de la mission de l'Otan en Libye.
L'Alliance a pris le 31 mars les rênes de l'intervention internationale en Libye, sous mandat de l'Onu, pour protéger la population civile dont le soulèvement, à la mi-février, a été réprimé dans le sang.
Mais, plusieurs responsables politiques occidentaux ont reconnu que l'objectif était désormais d'obtenir la démission du colonel Kadhafi.
Le président sud-africain Jacob Zuma a d'ailleurs estimé que l'Otan outrepassait la résolution du conseil de sécurité en Libye.
Lundi, la secrétaire américaine Hillary Clinton avait appelé l'Afrique à peser de tout son poids pour obtenir le départ du colonel Kadhafi.
Sur le plan humanitaire, 41 Libyens, dont 27 militaires, sont arrivés mardi à bord de deux embarcations dans le port tunisien d'El Ketef, dans le gouvernorat de Mednine (sud-est), frontalier de la libye, a indiqué mercredi l'agence officielle TAP.
Le conflit en Libye a fait depuis le 15 février entre "10.000 et 15.000" morts et obligé près d'un million de personnes à prendre la fuite, selon l'ONU.
Après un discours en français intitulé Palestine - notre engagement, Tariq Ramadan conclut avec une prière en arabe. Palwatch.org a traduit la prière de l'arabe vers l'anglais.
Le discours et la prière ont été enregistrés sur un DVD vendu par les Éditions Tawhid basées à Lyon, France.
Pays organisateur de la Coupe du Monde 2014, le Brésil accuse un certain retard dans la construction des stades et des infrastructures nécessaires au bon accueil de la compétition sportive internationale la plus prisée. Un problème similaire à celui rencontré par l'Afrique du Sud en 2010.
Face à cette situation, l'ancien footballeur Romario, devenu depuis député fédéral, a déclaré au quotidien «A Folha» de Sao Paulo, qu'il fallait réclamer l'aide de Jésus. Une déclaration qui ne choque pas dans ce pays où la foi évangélique se marie facilement à la samba et au football. Cependant, sur le vieux continent, ses propos ont de quoi surprendre…
Adriana, 10 ans, prêche la bonne parole devant une assemblée de fidèles suspendus à ses lèvres. Le verbe facile, le geste sûr, elle harangue l'assistance, micro en main, pendant près d'une heure.
Persuadée que la présence divine qui l'anime va transformer la vie de ceux qui l'écoutent.
Le reportage est bien fait, notamment parce qu'il donne la parole à un sociologue brésilien qui apporte un éclairage intéressant sur le phénomène des “enfants prêcheurs”.
Plusieurs thèmes sont abordés; deux me semblent particulièrement riches:
la place des enfants dans les communautés de type pentecôtistes. Le reportage montre assez bien l'ambiguïté de la place des enfants dans ces communautés. On les aime car ils représentent l'avenir du groupe et l'innocence, mais en même temps on les fait jouer aux adultes et on admire leur capacité à prêcher comme des adultes. De ce point de vue, le reportage peut être mis en parallèle avec le documentaire Jesus Camp.
l'existence d'une sorte de grammaire du prêche qui passe par des gestes, des types de déplacements sur l'estrade et dans la salle, une utilisation de la voix (notamment l'usage du crescendo vocal qu'on retrouve dans de très nombreuses Eglises). Le reportage passe trop vite sur ce point qui est fascinant. C'est justement quand on voit ses enfants “jouer” aux pasteurs que l'on réalise à quel point les prêches sont codifiés dans la forme.
Le reportage n'évite pas quelques clichés, notamment l'opposition entre la “transe africaine” et les “cultes protestants traditionnels”. Rappelons que l'idée selon laquelle ce sont les Africains qui ont apporté les transes, les danses, les chants etc…. est tout simplement fausse, et témoigne d'une forme de racisme déguisé, du style: “ces gens là ont le rythme dans la peau”. Il suffit de regarder l'histoire du Protestantisme pour trouver des phénomènes ne collant pas avec l'idée que l'on se fait du “Protestantisme traditionnel”. Par exemple, la secte protestante connue sous le nom de “Shakers” (de l'anglais “to shake”, secouer), apparue en Grande-bretagne au 18ème siècle et qui se développa aux Etats-Unis au cours du 19ème siècle. Le surnom de “shakers” a pour origine la danse exécutée collectivement et dont on voit ci-contre un dessin fameux.
Autre exemple, la langue anglaise utilise l'expression “holy-roller” (holy = saint et to roll = rouler) pour désigner un Chrétien pentecôtiste, et par extension, toute personne connue pour son engagement religieux. Le terme apparut pour la première fois dans les années 1840. On le retrouve notamment sur le site urban dictionary, un excellent outil pour parfaire son anglais.
Une femme politique koweitienne, ancienne candidate aux élections législatives recommande la légalisation des esclaves sexuelles féminines pour les hommes musulmans afin, dit-elle, de prévenir l'adultère ou le péché.
Salwa Al-Mutairi, dans une vidéo diffusée sur internet, dit qu'elle a été informée par certains responsables religieux, qu'il serait préférable, du point de vue islamique, que les riches musulmans achètent des femmes à des fins sexuelles, par le biais d'une agence d'esclaves, s'ils craignent d'être séduits ou tentés par un comportement immoral à cause de la beauté de leurs servantes, ou même à cause des «sorts» que leurs employés leur auraient jeté.
“Nous voulons que nos jeunes soient protégés contre l'adultère”, a déclaré Al-Mutairi, suggérant que ces filles pourraient être importées de pays dévastés par la guerre, comme la Tchétchénie, puis confiées ensuite à de pieux marchands chargés de les vendre.
“Il n'y a pas de honte à ça et ce n'est pas haram (interdit) en vertu de la charia (loi islamique), ” dit Mutairi s'appuyant sur le récit de la vie du Calife Haroun Al-Rachid (766-809) qui été marié mais possédait quelque 200 esclaves concubines. Madame Mutairi préconise l'ouverture d'agences pour le commerce des esclaves sexuelles qui fonctionneraient sur le modèle des agences de recrutement qui fournissent des employées de maison.
Possibilités de rétablir des frontières nationales dans l'espace Schengen, sélection pour l'asile: l'Europe a entériné vendredi une politique très restrictive des mouvements migratoires dictée notamment par l'influence grandissante des partis populistes. Toutes ces mesures, adoptées par les dirigeants des pays de l'UE lors d'un sommet à Bruxelles, étaient réclamées par la France pour lutter contre l'immigration clandestine après les tensions avec l'Italie provoquées par un afflux d'immigrants venus de Tunisie. "Cela ne remet pas en cause le principe de la liberté de circulation" des citoyens au sein de Schengen, l'espace sans frontières au sein de l'UE, mais "permet de contrôler cette liberté de circulation", a assuré le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy devant la presse. "Il s'agit d'améliorer Schengen, de le rendre plus adapté aux exigences des citoyens", a pour sa part souligné le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi. L'élément le plus controversé est la possibilité de rétablir des contrôles aux frontières nationales des pays de l'espace Schengen lorsqu'un Etat n'est plus en mesure de contrôler sa partie de frontière extérieure en cas de pression migratoire "forte et inattendue". La déclaration commune des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE insiste sur son "caractère exceptionnel", conditionne son recours à "une situation véritablement critique", limite sa durée et prévoit une évaluation commune de son bien fondé. La Commission européenne a été chargée d'élaborer les critères pour la mise en oeuvre de cette mesure de sauvegarde. "L'analyse reste communautaire, mais la décision est nationale de rétablir le contrôle aux frontières", a insisté le chef de l'Etat français en soulignant les difficultés à surmonter si la décision de rétablir des frontières nationales devait être prise à l'unanimité, ou à la majorité qualifiée. L'objectif reste d'empêcher les gouvernements de prendre des mesures unilatérales, comme ont tenté de le faire les Danois. Mais l'exigence française suscite un certain malaise. Elle révèle en effet un manque de confiance à l'égard de la Grèce, de l'Italie, de la Bulgarie et de la Roumanie sur leur capacité à assurer le contrôle des frontières communes de l'UE avec la Turquie et les pays d'Afrique du Nord. Cécilia Malmström, commissaire en charge de l'asile et des migrations, s'inquiète des risques de dérive sécuritaire dictée par les partis d'extrême droite et les mouvements populistes de plus en plus actifs dans l'UE. Ce sentiment est entretenu par les prises de positions du président français Nicolas Sarkozy, qui rejette les demandes en matière d'asile et de protection internationale "par souci de ne pas créer d'effet d'appel". La France plaide également pour la conditionnalité dans les partenariats avec les pays d'Afrique du Nord, qui devront s'engager à reprendre les migrants partis illégalement de leur territoire. L'Europe ne doit pas renoncer aux valeurs de solidarité, de tolérance et de respect mutuel, a averti Cécilia Malmström à la veille du sommet. "Les dirigeants politiques partout en Europe se sont empressés de condamner les violences en Libye, en Syrie et en Côte d'Ivoire. Mais quand il s'agit de faire face aux conséquences de ces développements, et surtout quand il s'agit de gérer l'arrivée des hommes, des femmes et des enfants qui viennent en Europe à la recherche d'une protection ou d'une meilleure vie, les dirigeants européens se sont révélés plus réticents à offrir leurs soutien", a-t-elle déploré.
La ville d'Azazga, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Tizi Ouzou, a été paralysée ce vendredi 24 juin par une grève générale au lendemain d'une bavure militaire.
Un citoyen a été tué et un autre blessé par des éléments de l'ANP qui avaient agi à la suite de l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi militaire, près de l'hôpital de la ville.
L'explosion de la bombe, jeudi 23 juin à 13h30, avait fait six blessés parmi les militaires mais l'intervention de ces derniers dans le voisinage du lieu de l'attentat a donné lieu à de graves dépassements y compris à l'intérieur de deux habitations, où des actes de saccage ont été signalés.
Un ouvrier, père de 4 enfants, a été tué et un autre citoyen a été blessé par les militaires. Une délégation des autorités civiles et militaires s'est déplacée ce vendredi sur les lieux et ont rencontré les représentants de la population. «Ce qui s'est passé est plus grave qu'une bavure. C'est une violation de l'intimité des citoyens. Je vous rassure que les auteurs de ce dépassements seront sévèrement sanctionnés », a déclaré le wali de Tizi Ouzou, lors d'une réunion, tenue au siège de l'APC, avec les représentants des comités de village d'Azazga.
Durant trois jours, du 31 mai au 2 juin, les représentants des conférences épiscopales des pays d'Europe (CCEE) ont discuté à Turin, à huis clos, des conséquences, pour les catholiques européens, de l'installation, de manière durable, de l'islam sur le vieux continent.
À l'issue de cette rencontre, les délégués dans un communiqué, soulignent leur « attention particulière » pour le processus en cours en Europe qui pourrait favoriser la naissance d'un islam plus religieux que politique.
Pour l'Église catholique, les dynamiques d'insertion des résidents et citoyens de religion musulmane dans le contexte européen, tant au niveau individuel que communautaire, est un processus complexe « qui n'est pas exempt de contradictions ».
Chaire de théologie islamique
Mais les évêques ont souligné le « défi » de «l'inculturation progressive de l'islam en Europe ». Et se réjouissent que la tendance des musulmans soit de manifester « davantage sa dimension religieuse et morale, que sa dimension politique ».
Cette «théologie de l'inculturation» devrait, selon les évêques, « instaurer et consolider des processus de participation positive à la vie sociale et culturelle des pays d'Europe dans un contexte pluraliste, ouvert au dialogue interreligieux et interculturel ».
D'où la nécessite, ont-ils relevé, de favoriser tout ce qui vise à fournir aux responsables religieux de l'islam, - imams ou enseignants - « une formation théologique et culturelle leur permettant d'exercer convenablement leur rôle religieux dans le contexte européen ».
Ils estiment que ces efforts, y compris « la création d'une chaire de théologie islamique dans les universités d'État des pays où la théologie est une discipline inscrite au programme des universités », peuvent être organisés selon le modèle juridique des rapports existant entre l'État et l'Église.
Islamophobie
Dans cette perspective, disent-ils, l'Église catholique est favorable à ce que l'enseignement confessionnel de la religion dans les écoles publiques soit également accessible aux autres traditions religieuses, parmi lesquelles l'islam.
Les délégués ont fait une évaluation critique du terme « islamophobie », utilisé pour décrire les réactions d'hostilité à l'islam apparues dans la société européenne.
Confirmant la volonté de l'Église de contribuer à surmonter ce genre de réactions qui « conduisent à l'intolérance », les évêques « exhortent les musulmans à nouer des relations positives et transparentes dans les différents contextes et à rejeter publiquement ces interprétations ».
Cette rencontre était présidée par le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et vice-président du CCEE. Le cardinal Jean-Louis Tauran(photo en haut à droite ), président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux était également présent.
Le préfet de Béjaïa (petite Kabylie) a annulé sa décision de fermer sept églises. Une nouvelle encourageante pour les chrétiens protestants d'Algérie.
«Contrairement aux notifications envoyées en mai dernier, aucune église de la Wilaya (département) ne sera fermée. De plus, en tant que premier magistrat, je veillerai à la protection et à la continuité des activités culturelles des communautés protestantes de la Wilaya de Béjaïa». C'est par ces mots que le préfet Ahmed Hammou Touhami, a rassuré Mustapha Krim (en photo), président de l'Eglise Protestante d'Algérie (EPA).
Pour Mustapha Krim, ce changement de situation « est une réponse à la prière. Il faut aussi voir que la notification était pleine d'irrégularités. Les textes de lois invoqués étaient puisés dans la loi 06-03 de 2006 qui sont on ne peut plus vagues et en contradiction avec la constitution qui nous accorde le droit à la différence religieuse.
Quand nous avons reçu ces ordres de fermeture, nous étions un peu abasourdis par l'effet de surprise d'une part et l'idée même qu'une telle chose puisse se concrétiser ! Dans ces moments là, on se dit : pincez-moi, est-ce que je suis en train de rêver ? Une foule de raisonnements s'enchaînent, tous les scénarios se chevauchent. Puis très rapidement, nous nous sommes mobilisés dans la prière et avons laissé l'initiative à Dieu. Seigneur, vois la situation et étend ta main puissante pour changer le mal en bien ! Utilise cette situation pour faire connaître ton salut et ta grâce ! »
L'annulation de l'arrêté de fermeture est une nouvelle encourageante pour les chrétiens algériens qui sont de plus en plus discriminés depuis l'adoption de l'ordonnance 06-03 du 28 février 2006 relative aux pratiques du culte non musulman.
Une communauté chrétienne de Bakou se bat
pour récupérer son église, un édifice vieux d'une centaine d'années,
confisqué par les autorités sous la période communiste.
Pâques approche. Dans le
monde entier, les chrétiens se réunissent pour se souvenir de la mort de
Jésus-Christ et célébrer sa résurrection.
En Azerbaïdjan, la communauté baptiste
de Bakou aimerait pouvoir passer ces moments de recueillement et de joie
dans son église, un bâtiment érigé en 1911 par les premiers membres de
la communauté.
Mais les autorités azéri ne semblent pas
prêtes à leur accorder cette faveur. Déjà, elles avaient refusé que la
communauté s'y retrouve pour y célébrer le culte à Noël.
Confisquée en 1930, sous l'ère
communiste, le bâtiment de l'église a servi d'abord de gymnase puis de
salle de jeux. Aujourd'hui, elle fait office de théâtre.
Alors que les mosquées ont été rendues
aux musulmans, les synagogues aux juifs et les églises orthodoxes aux
catholiques, les baptistes, eux, se battent pour récupérer leur lieu de
culte. Ils ont en main les documents qui attestent qu'ils en sont bien
les propriétaires, mais les autorités rechignent à leur accorder gain de
cause.
Retrouver leur église serait un signe
fort, dans un pays où détenir de la littérature chrétienne est
difficile, où l'Eglise manque de pasteurs et d'enseignants et où la
liberté des chrétiens est sans cesse rognée.
° Remercions Dieu pour la communauté chrétienne
d'Azerbaïdjan
° Prions pour que la communauté baptiste de Bakou
puisse récupérer son église
° Prions pour que les fêtes de
Pâques se déroulent dans la paix et la joie pour les chrétiens qui
vivent dans des pays où la liberté de croyance n'existe pas