Moins de 48 heures après un quadruple meurtre dans une école juive à Toulouse, il a été encerclé dans la nuit de mardi à mercredi dans un appartement de la ville Rose. Sa reddition était encore attendue hier soir.
Les parachutistes Imad ben Ziaten et Mohamed Legouad — musulmans comme lui — Abel Chennouf, converti, et Loïc Liber, Antillais, tous tombés sous ses balles auraient pu être ses collègues. Mohamed Merah, l'homme de 23 ans, soupçonné d'être le tueur de Montauban et de Toulouse, a tenté à deux reprises sans succès de s'engager dans l'armée française, d'abord dans l'Armée de terre en 2008, puis deux ans plus tard dans la Légion étrangère. Sa candidature a buté sur les antécédents judiciaires de ce carrossier d'origine algérienne au passé de délinquant. Mohamed Merah a été condamné “à quinze reprises” quand il était mineur. Il présentait un “profil violent” dès l'enfance, des “troubles du comportement quand il était mineur, compatibles avec l'extrême violence des faits” récents. Moins de 48 heures après un quadruple meurtre dans une école juive à Toulouse qui a provoqué une suspension de la campagne électorale, il a été encerclé dans la nuit de mardi à mercredi dans un appartement de la ville rose. Une intervention qui l'a empêché de commettre un nouvel attentat contre un autre militaire. L'action était inscrite à son agenda pour mercredi matin, selon ses propres aveux faits pendant les premières tentatives d'obtenir sa reddition. Au cours de la négociation, il s'est vanté d'avoir “mis la France à genoux” et assuré avoir toujours agi seul. “Il n'exprime aucun regret”, sinon de “ne pas avoir fait plus de victimes”, a indiqué le procureur de Paris, François Molins, en charge de l'enquête. Le jeune homme, né le 10 octobre 1988 à Toulouse, qui revendique son appartenance à Al-Qaïda, s'est radicalisé “au sein d'un groupe d'idéologie salafiste et affermi lors de deux voyages, l'un en Afghanistan, l'autre au Pakistan”, selon le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Intercepté lors d'un contrôle routier par la police afghane, il avait été remis aux Américains qui l'avaient renvoyé en France. “De la mi-août à la mi-octobre 2011”, il s'est rendu au Pakistan : un séjour écourté car il a contracté l'hépatite A. Il a expliqué aux négociateurs qu'il avait “voulu venger la mort d'enfants palestiniens” en s'en prenant le 19 mars à une école juive et a expliqué l'assassinat des trois parachutistes par son opposition aux interventions étrangères de l'armée française, a dit M. Guéant. Le suspect était “suivi depuis plusieurs années par la DCRI (direction centrale du renseignement intérieur) et ses agents toulousains”, selon lui. Un de ses frères est “engagé lui aussi dans l'idéologie salafiste”. Sa mère a expliqué qu'elle n'avait “guère d'influence sur lui”. La mère, née Aziri, et le frère, Abdelkader, ont été interpellés. Si le suspect a été repéré par la DCRI, “jamais aucun élément de nature à (faire) penser qu'il préparait une action criminelle n'était apparu”, selon M. Guéant. Pourtant, ce point risque de nuire à la volonté du président Nicolas Sarkozy d'engranger les bénéfices attendus de l'arrestation. Survenue plus tôt après le meurtre des militaires, l'arrestation aurait empêché l'attaque contre l'école juive. L'analyse des vidéos et du profil psychologique de Mohamed Merah ont été déterminantes dans son identification, a indiqué le procureur de Paris. La journée de mardi, quand sont arrivés les résultats de ces analyses, a été un “vrai tournant des investigations”, a-t-il dit. Le scooter qui aurait servi à Mohamed Merah pour les sept assassinats ainsi que les deux casques noir foncé et blanc ont, par ailleurs, été retrouvés grâce à ses déclarations, et une Clio pouvant contenir des armes et des munitions est recherchée. Une caméra “a également été retrouvée”, a ajouté le magistrat. Un témoin a affirmé avoir vu le tueur équipé d'une “Go Pro”, petite caméra que l'on peut sangler sur le front et qui permet de prendre des images en grand angle. Politiquement, c'est l'extrême droite qui a très vite essayé de récolter les avantages électoraux de l'affaire. Dès le début de la matinée, la présidente du Front national, Marine Le Pen, qui faisait profil bas depuis la fusillade devant l'école juive lundi matin, a été la première candidate à l'Élysée à dégainer pour attaquer le “laxisme” vis-à-vis de la montée, selon elle, du “fondamentalisme” musulman en France. S'attachant à refuser tout “amalgame” entre “Français musulmans” et “fondamentalistes”, elle en a profité pour mettre en avant l'un des marqueurs frontistes, à savoir la promesse d'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort et la “perpétuité réelle”. Côté communautaire, c'est la peur de l'amalgame “musulmans/terroristes” qui prédomine.
TOULOUSE (SIWEL) — Abel Chennouf, un des parachutistes abattus à Montauban était d'origine kabyle. Une cérémonie militaire a eu lieu hier à Montauban. Les obsèques d'Abel Chennouf seront célébrées cet après-midi en l'église de Manduel. La messe sera suivie d'une marche blanche.
Abel Chennouf était catholique pratiquant, et non « de confession musulmanne » comme l'a déclaré Nicolas Sarkozy (PH : AFP)
La famille d'Abel Chennouf, l'un des militaires assassinés à Montauban (Tarn-et-Garonne), s'est constituée partie civile auprès du parquet antiterroriste de Paris mardi.
L'avocat de la famille, Gilbert Collard, a déclaré que le jeune caporal de 25 ans était « d'origine kabyle, catholique pratiquant » et non de « confession musulmane » comme l'avait indiqué lundi le président Nicolas Sarkozy. Il a déclaré à l'agence de presse Reuters que « c'est la raison pour laquelle une cérémonie est prévue mercredi en la cathédrale de Montauban ».
Abel Chennouf allait être papa. Sa compagne Caroline devrait donner naissance à leur fils dans deux mois.
ALGER (SIWEL) — L'Algérie annonce publiquement son soutien à l'occupation malienne du territoire de l'Azawad, objet d'un conflit armé entre le Mali et le Mouvement national de libération de l'Azawad depuis le début de l'année
Le ministre des Affaires étrangères algérien, M. Mourad Medelci a réitéré mercredi l« 'attachement de l'Algérie à l'intégrité territoriale du Mali » suite aux derniers développements dans ces deux pays.
Invité de la chaîne I de la Radio nationale, M. Medelci a précisé que « l'Algérie a de tout temps joué pleinement son rôle pour trouver une solution au conflit » opposant les Azawad et le gouvernement malien.
« Nous œuvrons à ouvrir un dialogue entre toutes les parties concernées, y compris le gouvernement malien pour le règlement de cette crise », a-t-il précisé, relevant « la profonde préoccupation de l'Algérie quant aux évènements survenus récemment dans le nord du Mali ».
M. Medelci a, dans ce contexte, souhaité que « ces évènements tragiques marquent le début de la fin des violences dans la région et le début d'un dialogue entre les parties concernées pour le règlement des problèmes posés, sur la base du respect de l'intégrité territoriale du Mali ».
« Un effort supplémentaire du gouvernement malien s'impose pour répondre aux besoins de cette région qui nous est chère », a-t-il ajouté.
De son coté, le Gouvernement provisoire kabyle apporte « son soutien et celui du Peuple Kabyle dans le juste combat que le Peuple de l'Azawad mène pour sa liberté et sa dignité ».
Sur le terrain, l'armée de libération de l'Azawad a fait subir de sérieux revers aux forces d'occupation maliennes soutenues logistiquement par des pays étrangers. Le Mali est par ailleurs accusé de crimes contre les populations de l'Azawad sans défense.
Des activistes irakiens ont sonné l'alerte : des dizaines d'adolescents ont été exécutés par la police religieuse à cause de leur coupe de cheveux « emo ».
Les activistes ont dit au quotidien al-Akhbar basé au Caire qu'au moins 90 adolescents irakiens au look « emo » avaient été lapidés par la police des mœurs le mois dernier. La violente répression contre les adolescents irakiens « emo » est intervenue après que le ministre de l'Intérieur les a qualifiés d'«adorateurs du diable ».
Une déclaration du ministre de l'Intérieur affirme que «”le phénomène emo”, ou adoration du diable, est investigué par la police des mœurs qui a l'autorisation de l'éliminer dès que possible car il représente une menace et a des répercussions négatives sur la société. Ils portent des vêtements étranges et ajustés décorés avec des photos de crânes et ils utilisent de la papeterie en forme de crânes. Ils portent aussi des anneaux au nez et sur la langue et se livrent à d'autres activités bizarres». La déclaration précise que le ministère de l'Éducation a autorisé la Police des mœurs à entrer dans les écoles de Bagdad et à pointer les étudiants ayant un look occidental.
Les activistes ont dit au journal qu'un groupe d'hommes armés habillés en civil ont conduit les adolescents dans des endroits isolés il y a quelques jours, ils les ont lapidés à mort et ont jeté leurs corps dans des bennes à ordures à travers la capitale, Bagdad. «Ils commencent par jeter des blocs de béton sur les bras des garçons, puis sur leurs jambes, avant de donner un coup final sur la tête. S'il n'est pas mort, ils recommencent», a déclaré au journal une personne qui a réussi à s'échapper.
Le nombre exact de morts reste inconnu, mais Hana Al-Bayaty du Tribunal de Bruxelles, une ONG qui s'occupe des questions irakiennes, a déclaré que les chiffres actuels se situent «entre 90 et 100». Les activistes affirment que des tracts distribués à Bagdad avisent les adolescents d'éviter le style «emo», et que dans certaines régions, des adolescents homosexuels ont été tués à coups de blocs de béton sur la tête.
En Egypte, encore une fois, 20 000 salafistes ont envahi le village de Mit Bashar province de Zagazig-Charquia, incendiant les Eglises coptes Sainte Marie et Saint Abram. Les coptes sont harcelés en permanence sous un prétexte ou un autre. En accord avec les autorités, les salafistes ont réussi à éliminer une dizaine de familles coptes de Kobri al Sharbat, près d'Alexandrie, les obligeant à vendre leurs biens à vil prix et à quitter les lieux, sous le prétexte qu'un jeune copte avait la photo d'une musulmane sur son portable, la déshonorant, ce qui s'est révélé, de plus, faux. 200 000 coptes ont déjà quitté le pays depuis son « printemps »…
De plus, jamais la haine contre les Juifs et Israël n'a été aussi horrible dans les médias égyptiens. Dans une émission diffusée par la chaîne Al-Rahma, rapportée par Memri, le prédicateur égyptien Hazem Shuman, déclare: « Nous avons besoin d'hommes pour propager l'islam en Afrique et en Amérique du Sud. Il y a 19 pays où l'on parle espagnol en Amérique du Sud, ce dont nul ne tient compte. Ils sont prêts pour l'islam. Ils haïssent les Juifs et l'Amérique comme nous. Ils sont prêts. Ils sont fertiles pour l'islam ».
ccompagnée par le vice-président de l'APC, la délégation du MAK composée par son président Bouaziz Ait Chebib et les membres du Conseil national Idir Dahmane et Arezki Bellai, s'est d'abord rendue au village Guandoul dans la commune de Tirmitine pour remettre un don de 50 mille DA à madame Silem Rabah. Celle ci est veuve et a la responsabilité d'une famille composée de 4 filles et d'un garçon handicapé, elle occupe une maison fissurée qui risque de s'écrouler à tout moment. Les services techniques de la commune et de la Daira préconisent l'évacuation de cette famille vers un autre lieu d'hébergement. A ce jour, l'affaire est sans suite.
La délégation, toujours accompagné par le vice-président d'APC, s'est ensuite rendue au village Bihalil pour également remettre un don de 50 mille DA à la famille Tayef Mohamed qui avait été évacuée à la Maison des Jeunes suite à l'effondrement de son domicile durant les intempéries.
Avant de quitter la commune de Tirmitine, la délégation a été remerciée par les familles et le vice-président de l'APC qui a déclaré : « Notre commune n'a pas les moyens de prendre en charge de tels cas. Nous vous remercions pour ces aides et vous rendons hommage pour cette initiative qui incarne la solidarité séculaire de la Kabylie ».
La délégation s'est alors rendue au village Avizar dans la commune de Timizart à bord d'un fourgon chargé de semoule à la demande du comité du village. Elle a été chaleureusement accueillie par ce dernier.
Le président du comité du village d'Avizar a invité le président du MAK à prendre la parole devant les villageois venus nombreux. Avant d'inviter l'assistance à participer massivement à la marche nationale kabyle le 20 avril à Tizi-Ouzou, Bouaziz Ait Chebib a insisté sur la nécessité de faire de l'élan de solidarité, « une base pour solidifier et unir les rangs face à un pouvoir raciste qui ne jure que par la disparition du peuple kabyle ».
Un villageois d'Avizar a déclaré à Siwel : « Le pouvoir a délaissé la Kabylie durant ces intempéries dans le but de dissuader les Kabyles de suivre le MAK et leur prouver soit disant, qu'ils ne peuvent rien faire sans l'Etat. Mais la Kabylie a pris le dessus et de fait, elle a démontré qu'elle pouvait assumer son autonomie.»
Après la prise de parole et les remerciements des habitant d'Avizar, la délégation accompagnée par le comité du village, s'est enfin déplacée à l'école du village qui abrite madame Yahiaoui, elle aussi veuve, pour lui remettre une aide financière de 50 mille DA.
PARIS (SIWEL) — La diaspora kabyle peut demander la Carte d'identité kabyle dès ce 12 mars en suivant les modalités ci-dessous. C'est ce qu'à annoncé une communication du ministère des Institutions et de la Sécurité au sein du Gouvernement provisoire kabyle.
Demande de la carte d'identité kabyle dans la diaspora
Qui peut demander la carte d'identité kabyle ?
La carte d'identité kabyle est attribuée aux ressortissants kabyles déterminés selon trois critères : - Le droit du sol (jus soli) : être né ou avoir résidé en Kabylie(1) pendant plus de 10 ans. - Le droit du sang (jus sanguinis) : avoir au moins un parent kabyle de naissance ou par filiation. - Le droit du mariage : être le conjoint d'un ressortissant kabyle de naissance ou par filiation.
Modalités d'obtention de la carte d'identité kabyle dans la diaspora : La carte d'identité kabyle est demandée uniquement en ligne sur le site officiel de l'Anavad www.kabylie-gouv.org sous la rubrique Etat-civil. Le demandeur doit : - Remplir le formulaire en ligne intégralement(2) - Fournir une photo d'identité numérique (ou scannée) au format 3,5 cm (largeur) x 4,5 cm (hauteur). Photo récente, en couleur, de face et tête nue. - Fournir une copie scannée de votre pièce d'identité en cours de validité. - Fournir une signature scannée dans un cadre de 7 cm (largeur) x 1,5 cm (hauteur). - Fournir l'une des pièces justificatives ci-dessous. - Régler par carte bancaire les frais administratifs requis selon l'âge du demandeur.
Pièces justificatives : - Justificatif de naissance/résidence en Kabylie : copie passeport algérien ou carte d'identité algérienne (sauf si déjà fournie ci-dessus) ou extrait acte de naissance simple Ou - Justificatif de filiation : copie passeport ou carte d'identité du parent/grand parent kabyle ou extrait acte de naissance avec filiation ou autre justificatif de filiation. Ou - Mariage : justificatif de la citoyenneté kabyle du conjoint par l'une des pièces ci-dessus et copie acte de mariage
Coût et frais administratifs : Le coût de la carte est de 40 euros pour les adultes et 20 euros pour les enfants de moins de 16 ans. Le coût inclut les frais d'envoi de la carte d'identité par poste.
Validité du document : La carte d'identité kabyle est valide pendant une période de 10 ans à partir de la date de sa délivrance.
Acquisition La carte d'identité kabyle sera envoyée au demandeur par courrier postal à l'adresse de résidence indiquée sur son formulaire dans un délai de deux semaines à partir de la date de la demande faite avec un dossier complet.
Notes : (1) La Kabylie est le territoire qui recouvre l'espace de l'ancienne ‘Wilaya III' où le Kabyle constitue la première langue parlée par la société. Aujourd'hui, elle est délimitée dans le système administratif algérien par l'intégralité des wilayas de Tizi-Ouzou et Béjaïa et par les communes et daïras kabylophones des wilayas de Boumerdes, Bouira, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Jijel. (2) Avant de remplir le formulaire Il est important de se renseigner auprès de sa famille sur : a) Le nom authentique en Kabyle qui est souvent sous la forme (At-Winnat, Uwinnat, Iwinnaten...). Il est également conseillé d'adopter un prénom kabyle/amazigh puisque les noms et prénoms officiels seront également donnés sur la carte (voir spécimens). b) Le nom du village d'origine. c) Le nom du Aârch d'origine (ou de la commune actuelle si vous n'êtes pas sûr)
Elle arrive en Tunisie. Le rôle de la Mutawa (police religieuse) est de faire respecter les principes religieux islamiques. En Arabie Saoudite, une des actions les plus spectaculaires des Mutaween a eu lieu le 11 mars 2002 au matin, lors de l'incendie d'une école de jeunes filles à La Mecque. La police religieuse a empêché celles-ci de sortir de l'école, car leurs tenues n'étaient pas strictement conformes au code vestimentaire islamique. Quatorze d'entre elles sont mortes dans les flammes.
Tunis- L'Instance de la promotion de la vertu et la prévention du vice, plus connue sous le nom de « police religieuse » a obtenu, vendredi 17 février 2012, l'autorisation d'exercer son activité politique en Tunisie. Elle avait déposé une demande de visa auparavant. Créée depuis 1940 en Arabie Saoudite, la formation est une police d'État qui a pour but d'appliquer à la lettre les règles et principes religieux en vigueur. M. Adel El Almi, homme d'affaires et fondateur de l'association, a précisé à « Assabah Al Ousboui » que le nom de l'entité sera changé en « instance centrale de la sensibilisation et de la réforme », mais elle gardera les mêmes principes, connus partout dans le monde.[…]
chrétiens de Syrie ont décidé de placer leur confiance en Dieu seul, selon le témoignage de pasteurs recueillis par l'organisation d'aide aux chrétiens persécutés, Portes Ouvertes. « Nous prions beaucoup et avons confiance que Dieu a mis sa main sur la situation », a déclaré un pasteur de Damas.
La situation des Chrétiens de Syrie se dégrade. Décrivant la situation dans sa ville, un responsable d'église syrien dit que "des gens sont enlevés ou assassinés en pleine rue".
Face à cette situation, beacoup de chrétiens sont en train d'organiser leur départ de Syrie. "Autour de nous, les bombes pleuvent", déclare ce responsable chrétien.
Les chrétiens ont "peur de mourir dans les violences" et "craignent pour leur vie", rapporte l'organisation Portes Ouvertes.
A la tombée de la nuit les chrétiens de Damas ne sortent plus de chez eux. Même si la situation est tendue, les églises et les écoles chrétiennes n'ont pas fermé les portes dans la capitale. Dans le reste de la Syrie, les chrétiens limitent leurs déplacements.
C'est à Homs, ville et centre économique syrien de haute importance, que la situation des chrétiens est particulièrement préoccupante. Plus de 80% des chrétiens ont fui cette ville pour se réfugier à Damas et dans les villages des alentours. Des pasteurs ont fait le choix de rester dans la ville pour maintenir un culte le dimanche.
Toutefois, les chrétiens n'ont pas perdu espoir. Ils trouvent leur force dans la foi en Christ. La prière occupent désormais une place centrale dans leur vie chrétienne. « Notre église prie non-stop », se félicite un pasteur de Damas.
L'Observatoire sur l'intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe vient de publier de 600 cas d'Intolérance ou de discrimination répertoriés contre les chrétiens d'Europe.
Chacun d'entre eux relate une expérience personnelle d'intolérance ou de marginalisation. l'Observatoire réalise un travail de recherche, de documentation et d'analyse dans 30 pays. Grâce à ce travail, des politiciens, des leaders de la société, des journalistes, des intellectuels et tous ceux que cette question intéresse ont la possibilité de prendre la mesure du phénomène, d'acquérir une vision plus complète de la situation et de développer des solutions adéquates.
Des membres présumés de Boko Haram continuent à brûler des écoles au Nigeria -
Des membres présumés de la secte islamiste terroriste Boko Haram ont incendié deux autres écoles dans le fief de la secte à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, au nord du Nigeria, portant à sept le nombre d'écoles brûlées par la secte depuis une semaine, rapporte vendredi la presse locale. Dans la soirée de mercredi, la Success Secondary School et la Sunshine Star Primary School sont devenues les dernières écoles rasées par la secte, qui applique ainsi dans les faits sa devise qui veut que ‘l'éducation occidentale soit un péché'.
Personne n'a été tué dans ces deux écoles, mais leurs 350 élèves et leurs enseignants n'ont plus d'établissement.
Le directeur de la Sunshine Star Primary School, Bachilu Mai Basha a déclaré que les deux écoles ont été attaquées avant d'être incendiées.
Le porte-parole de la police de l'Etat de Borno, Samuel Tizhe, a confirmé ces attaques.
Au moins cinq écoles primaires ont été incendiées depuis la semaine dernière par des présumés islamistes.
Il s'agit de la Gomari Costain Primary School, la Maiduguri Experimental School, à Kwanar Yobe; des Budum et Kulo Gomna Primary Schools ainsi que de l'Abba Ganaram Primary School, toutes dans la capitale de l'Etat de Borno.
Le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) du Réseau évangélique suisse, auteur d'une pétition qui avait rassemblé 50'000 signatures fin 2010, a demandé à Mme Marianne Streiff, députée PEV au Conseil national, d'intervenir auprès du gouvernement au sujet de la liberté religieuse dans le monde. Mme Streiff a soumis hier une interpellation auprès du Conseil fédéral.
La persécution religieuse est un problème croissant dans le monde : aujourd'hui, 70% de la population mondiale vit dans un pays qui restreint sévèrement la liberté religieuse. Les minorités chrétiennes sont particulièrement touchées : sur 4 victimes de persécution religieuse dans le monde, 3 sont des chrétiens. C'est dans ce contexte que le Groupe de travail pour la liberté religieuse (GLR) du Réseau évangélique suisse a invité Mme Marianne Streiff, députée PEV au Conseil national, à relayer une interpellation auprès du Conseil fédéral.
Le texte de cette interpellation, qui a été présentée hier par Mme Streiff, avance les questions suivantes :
1. Comment le Conseil fédéral évalue-t-il l'évolution de la discrimination et de la persécution des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans les pays où la liberté religieuse est limitée ou insuffisante ?
2. Avec quels pays le Conseil fédéral entretient-il un dialogue en matière de droits humains et avec lesquels d'entre eux la question de la persécution des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, est-elle abordée ? Que fait le Conseil fédéral concrètement pour que ces pays soient sensibilisés au respect du droit à la liberté religieuse ?
3. Le Conseil fédéral est-il prêt, dans le cadre de ses prises de position au sein des organes de l'ONU (Assemblée générale, Conseil des droits de l'homme, etc.), à s'impliquer pour les minorités religieuses persécutées ?
4. Quelle place accorde-t-on à la thématique du droit à la liberté religieuse et au problème de la persécution des chrétiens, au sein des rapports par pays du DFAE ?
5. Dans quelle mesure ces préoccupations sont-elles reflétées dans les décisions de politique économique extérieure de la Confédération ?
6. Les ambassades suisses entretiennent-elles des contacts avec les représentants des Eglises chrétiennes victimes de la persécution ? La problématique de la persécution est-elle également abordée par les organisations locales de défense de droits humains?
7. Comment le Conseil fédéral évalue-t-il la persécution des chrétiens et les restrictions à leur liberté religieuse dans les pays à majorité musulmane ? Quelle analyse fait-il de la situation des musulmans se convertissant au christianisme et qui risquent la peine de mort pour « apostasie » ?
8. Comment le Conseil fédéral se positionne-t-il face à l'expulsion ciblée des chrétiens du Proche et du Moyen-Orient – une action qui se rapproche par moment d'une forme d'épuration ethnique ?
9. Dans ses relations bilatérales, par exemple avec l'Indonésie, le Conseil fédéral envisage-t-il de thématiser la persécution des chrétiens par des acteurs non-étatiques ?
10. Que prévoit d'entreprendre le Conseil fédéral afin qu'à l'échelle mondiale, une plus grande attention soit accordée à la thématique du droit à la liberté religieuse ?
Protéger le droit de toute personne à la liberté religieuse
Au sujet de cette interpellation, Heiner Studer, délégué pour la liberté religieuse du GLR précise encore: „Tant la Charte des Nations Unies que la Déclaration universelle des droits de l'homme protège le droit de chaque personne à la liberté de religion et de conscience. Chaque être humain est donc libre de choisir sa religion, de la pratiquer, de la professer et de changer de croyance. Ce droit fondamental doit être pleinement respecté en Suisse. Il doit également être exigé de la part des Etats dans lequel les chrétiens sont persécutés. »
Une préoccupation de la population suisse
Le GLR avait déjà récolté 50'000 signatures en 2010 avec une pétition pour la liberté religieuse qui attirait spécialement l'attention sur la situation dramatique des chrétiens dans les pays à majorité musulmane. Ces signatures, récoltées en quelques mois, révèlent qu'une partie importante de la population suisse est préoccupée par la persécution religieuse des chrétiens et qu'elle souhaiterait voir le Conseil fédéral s'impliquer davantage.
La récente affaire de Bordj El Kiffan concernant un charlatan qui se faisait passer pour un «raki» (un guérisseur par les versets coraniques) et qui a violé 30 jeunes filles après les avoir endormies, ranime la polémique sur le rôle des «rakis» à Alger.
Après cette importante affaire qui a coûté leur honneur à trente jeunes filles, c'est au tour de Bab El Oued d'accueillir ce genre d'activité. Un jeune «raki» élisant domicile au quartier des Trois horloges, exerce en toute quiétude. Il reçoit de dizaines de personnes, dont la majorité sont des femmes, et exigent d'elles le versement de 200 dinars après chaque «visite». La prolifération des lieux clandestins de «rokia» inquiète à Alger. Hormis les vrais «rakis» qui ne sont pas nombreux, de jeunes salafistes résidant dans les quartiers populaires algérois se présentent comme étant des guérisseurs puisqu'ils connaissent les versets coraniques capables d'exorciser le mal dont souffrent certaines personnes. Du coup, des appartements loués par de jeunes salafistes se réclamant au service des personnes en détresse se sont transformés en lieux de «rokia». Des appartements comparables à des «cabinets médicaux», avec des personnes qui vous reçoivent et vous demandent de rester dans une «salle d'attente» avant de vous orienter vers le «médecin», entendons par là le «raki». Il s'agit souvent d'un barbu vêtu d'un «kamis», un habit qui met en confiance les «clients et clientes».
A Bab El Oued, c'est le cas. L'appartement sis aux Trois horloges est ouvert aux femmes en situation désespérée. Il y a celles qui pensent avoir été victimes du «mauvais œil» et se présentent chez le jeune «raki» pour se soigner et trouver enfin le prince charmant. On peut trouver également des femmes mariées avec leurs enfants, en vue de recevoir des soins à travers les versets coraniques du jeune barbu. Celles qui se rendent chez ce «raki» doivent impérativement se munir d'une bouteille d'eau minérale afin qu'il récite des versets du Coran sur cette eau que les femmes boivent pour être délivrées du mal. Revenons à ces «salles d'attente» des appartements de «rokia» sis à Bab El Oued. Une foule nombreuse est observée chaque jour devant la porte d'entrée. Tout le monde croit à la «rokia», certes, c'est une méthode connue depuis longtemps, mais il se trouve qu'aujourd'hui des gens qui, n'ont rien à voir avec ce soin spirituel, profitent de l'engouement des malades pour faire fortune ou pour abuser des femmes. Dans cet appartement de Bab El Oued, le «raki» reçoit huit à neuf femmes dans la chambre «secrète». Là, il commence à réciter des versets coraniques dans la bouteille d'eau tout en tenant la tête de sa cliente. Selon des témoignages de personnes qui se sont rendues chez ce «raki», il arrive que les femmes s'évanouissent, d'autres crient, croyant ne plus être envoûtées. Une femme qui accompagnait sa fille a été transportée en urgence à l'hôpital Maillot, n'ayant pas supporté le climat, d'autant que les gens criaient et d'autres s'évanouissaient. Une fois que le soin spirituel prend fin, les clientes doivent s'acquitter de la somme de 200 dinars exigée par le «raki». Pour rappel, récemment un charlatan, nommé S.L. âgé de 43 ans, escroc de la pire espèce résidant à Bateau-Cassé dans la commune de Bordj El Kiffan, a été arrêté par la police après que 30 jeunes filles ont déposé plainte contre lui pour viol après les avoir endormies. Le charlatan s'est fait en quelque temps la réputation de guérir le mal qui touche des jeunes filles qui rencontrent des difficultés à dénicher le prince charmant. Profitant de cette réputation, S.L. promet à ses victimes que la question peut être réglée grâce à la «rokia», se vantant d'être un maître en la matière. De bouche à oreille, sans toutefois aucune preuve de son efficacité, il s'est forgé une solide réputation. Ses agissements ont fini par être dévoilés grâce à l'intervention des policiers. Ce charlatan est, comme beaucoup d'autres, derrière les barreaux.
D'où vient la viande halal? Quels sont les abattoirs qui la produisent? La plus grande opacité est de mise, et la liste des abattoirs certifiés fait l'objet d'une véritable omerta.
Où pratique-t-on l'abattage rituel en France? En plein Salon de l'agriculture, où éleveurs et visiteurs réclament plus de transparence après la polémique déclenchée voici quelques jours par Marine Le Pen, la question continue d'agiter les esprits. Cette semaine, l'Oaba (l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs, seule association habilitée à visiter les abattoirs français) somme les pouvoirs publics de dévoiler la liste des établissements d'où sort de la viande certifiée halal ou casher.
La charia “modérée” des Frères musulmans se met gentiment en place. La charia et le cinéma ne faisant pas bon ménage, les égyptiens peuvent faire leurs adieux à cette industrie aussi.
Un groupe d'avocats égyptiens, appartenant au parti politique des Frères musulmans, intentent des poursuites judiciaires contre un certain nombre d'actrices égyptiennes. Au sommet de leur liste d'artistes à poursuivre sont les actrices égyptiennes Summaya Al Khachab et Ghada Abdul Riziq (photos ci contre).
Dans la plainte déposée, il a été allégué que les actrices jouent des rôles qui sont trop provocateurs, qui encouragent la sexualité et d'autres comportements inappropriés.
Selon le journal Elaph basé à Londres, les avocats ont relevé un certain nombre de déclarations publiques faites par les actrices qui insultent les religieux. Les mêmes avocats avaient déjà déposé une plainte contre le comédien égyptien Adel Imam pour avoir insulté et ridiculisé l'islam. Les avocats ont souligné que ces acteurs et actrices doivent être sévèrement punis par la loi et même lapidés.
Padoue - Les images de l'Iranienne Sakineh
étaient encore récemment sur tous les écrans du vieux continent et
l'horreur de sa condamnation à être lapidée avait déterminé des
milliers de personnes à manifester dans plusieurs villes afin d'inciter
les tribunaux iraniens à la clémence. Et pourtant, encore
aujourd'hui, la violence de ce diktat coranique revient sur la scène
pour diviser l'Italie. La polémique au sujet de la lapidation des femmes
adultères refait surface avec les déclarations de Maher Selmi,
“médiateur culturel” et porte-parole de l'association Rahma, responsable
de la gestion de la mosquée de la rue Anelli à Padoue. «La lapidation comme punition ou comme châtiment, c'est dans le coran» déclare-t-il aux journalistes de l'agence Adnkronos «
un musulman ne peut pas le réfuter, mais il faut porter attention à son
interprétation, il y a des critères pour infliger cette peine.»
La lapidation comme punition pour les femmes qui trahissent leur mari
est une pratique commune dans les pays islamiques. Mais ces dernières
années même l'Italie a été témoin d'épisodes de violence de la part
d'hommes qui veulent “donner une leçon” à leurs épouses ou à leurs
filles qui vivent à l'occidentale. Hier, à Padoue, dans le
nord-est de l'Italie, un menuisier d'origine marocaine de 38 ans,
Zrhaida Hammadi, lorsqu'il s'est vu “manquer de respect” lors d'une
énième dispute conjugale avec sa femme, a saisi un couteau et l'a
frappée au cou lui tranchant la veine jugulaire.
Selon les enquêteurs, Fatima Chabani de 33 ans , son épouse, menait un style de vie à l'occidentale mais aurait aussi “souillé l'honneur” de son mari en fréquentant un autre homme. Le médiateur culturel Maher Selmi ne veut pas commenter l'homicide mais prévient : «
Il est nécessaire d'avoir la certitude sur le motifs qui ont porté à ce
geste mais nous devons aussi respecter la personne disparue. »
Mais ces interventions de Selmi font éclater un cas médiatique, la député du PDL Souad Sbai rappelle le cas de Begm Shnez, massacrée à coup de barre d'acier et lapidée l'année dernière à Modène
et attaque durement les prises de position du “médiateur culturel” qui
se permet de faire l'éloge de la lapidation et qui ne reconnait qu'une
loi, la loi musulmane. Pour elle cela correspond à faire l'apologie du
crime et c'est la raison pour laquelle le porte-parole de la mosquée de
la rue Anelli devra en répondre devant le juge puisqu'une plainte sera
présentée au Procureur de la République de Padoue pour faire en sorte
que ce médiateur auto-proclamé et extrémiste ( dont le salaire est tout
de même versé par des agences gouvernementales ) soit au plus tôt
remercié de ses services.
Il en ressort qu'une fois de plus il est nécessaire
d'avoir un plus grand contrôle sur les mosquées et sur qui y travaille
et officie. Comme le fait remarquer Souad Sbai : « Un
contrôle préventif sur les médiateurs culturels est nécessaire de même
que de lois permettant l'expulsion immédiate avec retour au pays
d'origine pour tous les prédicateurs de haine.»
Mais ce n'est pas ce que pense Maher Selmi qui renchérit : «
Les musulmans qui vivent en Europe doivent commencer à lire et à relire
leur texte sacré et le réinterpréter d'une façon acceptable pour les
sociétés dans lesquelles ils vivent» Et bien qu'il admette
que les islamistes ne peuvent pas vivre en Italie de la même manière
qu'ils vivent au Maroc ou en Égypte, il ne condamne pas la pratique de
la lapidation pour les femmes adultères, au contraire, il explique : «
Il y a des conditions pour autoriser l'exécution de la peine, comme la
présence de quatre témoins lors de la consommation de l'acte et il est
clair que cette loi n'a pas été pensée pour punir mais pour dissuader,
et je ne crois pas qu'aucune femme adultère fera certaines choses dans
un lieu public » et il conclue en précisant :« je répète que je ne peux désavouer la lapidation mais qu'il est nécessaire de comprendre »
Damas / Les différentes communautés chrétiennes et
musulmanes ont pris part aujourd'hui à une messe divine dans la
cathédrale de la croix sacrée après une journée de carême annoncée par
les évêques des églises à Damas pour implorer Dieu de préserver la
Syrie et la sauvegarder des conspirations étrangères. Les dignitaires religieux chrétiens ont insisté dans
leurs propos sur l'immunité de la Syrie et son invincibilité, dans le
sens où tous ses fils, toutes communautés confondues, chrétiennes et
musulmanes, sont près à la défendre de tout mal ou conspiration
étrangère. Les dignitaires religieux chrétiens ont insisté dans
leurs propos sur l'immunité de la Syrie et son invincibilité, dans le
sens où tous ses fils, toutes communautés confondues, chrétiennes et
musulmanes, sont près à la défendre de tout mal ou conspiration
étrangère. Etaient présents à l'église, l'ex vice président de la
chambre des représentants libanaise, Elie Farzli, et de Mme Chahnaz
Fakouch, membre de la direction régionale du parti Baas, qui ont aussi
assisté à la levée du drapeau syrien devant l'église en signe de
loyauté à la patrie et aux martyrs du pays.
Sur un autre plan, le synode sacré des
Grecs-Orthodoxes a appelé à l'engagement aux questions de la patrie,
tout en s'attachant à la terre et à l'appartenance à la société de
l'action qui doit œuvrer pour l'édification des institutions et des
établissements civils.
Le synode insiste sur la rencontre islamo-chrétienne
en tant que figure qui caractérise le quotidien de l'Orient et le
message de l'Orient arabe.
A l'issue de sa réunion à Beyrouth, le Synode a
affirmé dans son communiqué, l'importance de prôner le langage du
dialogue et d'accalmie afin de pouvoir parvenir à régler les problèmes
dans les pays de la région dans le calme et la stabilité.
Florence Taubmann, pasteure de l'Eglise
réformée de France, vient de rejoindre le comité de déontologie du
groupe ENDEMOL, célèbre pour sa production effrénée d'émissions de
téléréalité. Cette société est notamment à l'origine de Loft Story, de
Secret Story, de la Ferme Célébrités, sans oublier la merveilleuse île
de la tentation… bref, que de purs joyaux télévisuels !
Autant dire
qu'il me tarde de connaître le regard «protestant» de Mme Taubmann sur
l'intérêt et la qualité de ces flux nauséabonds qui instruisent nos
adolescents en quête de célébrité. Plus encore, j'ai hâte de connaître
son expertise pastorale, afin de découvrir si elle considère ces
émissions comme de bons pâturages pour les brebis dont elle est censée
avoir la charge.
Florence Taubmann s'est réjouie de cette
sollicitation, car il s'agit, selon ses dires, d'une chance qui lui
permettra de «donner son éclairage». Un éclairage ? Quel éclairage ?
Croit-elle pouvoir réformer ces flux et proposer des téléréalités
«déontologiques» ? Quelle déontologie ? Celle de Dieu ? Va-t-elle leur
établir une liste de tout ce qui est en contradiction avec le message de
l'Evangile ou va-t-elle chercher à concilier la théologie chrétienne
avec ces piètres programmes ? Probablement ni l'un ni l'autre, car
l'Evangile, au vue de ses étranges engagements, je doute qu'elle en ait
saisi l'Esprit.
En effet, d'un point de vue évangélique,
cette étrange pasteure ne réformera pas grand chose, car en tant que
présidente de l'association Acacia (composée de chrétiens et de
francs-maçons), sa déontologie est loin d'être évangélique. Cerise sur
le gâteau, elle nourrit le rêve de proposer une émission de téléréalité
avec des représentants des différentes religions : prêtres, pasteurs et
rabbins. Tiens donc ! Moi qui pensais que les luthéro-réformés
n'aimaient guère le vedettariat propre aux télévangélistes américains…
il faut croire que j'ai loupé un nouvel amendement à la Réforme.
Qu'importe ! Amis curés et pasteurs… tous
au casting ! Décidément, et c'est peu de le dire, on vit vraiment une
époque formidable !