En réalité, la situation des chrétiens dans plusieurs parties du monde est devenue difficile« , observe de son côté dans La Stampa Andrea Riccardi. D'après le fondateur et président de la Communauté de Sant'Egidio, association catholique active dans le social et l'international, »les chrétiens sont depuis longtemps dans le collimateur des fondamentalistes hindous« . Ces derniers contestent »l'action sociale menée auprès des intouchables, des hors-caste (dalits) et des animistes tribaux.
Les dalits et les animistes sont fortement attirés par le christianisme et le bouddhisme. L'adhésion à ces religions les fait sortir de leur condition de marginalité sociale. Il s'agit d'un problème de fond, de quelque chose de complexe s'agitant au sein de l'hindouisme et de l'identité de l'Inde, qui s'apprête à devenir une grande puissance : les minorités chrétiennes, en Inde, représentent ainsi une cible qui renforce le sentiment national hindou.
Elles sont faibles, mais expriment une religion que l'on considère comme étrangère.« Pourtant, remarque Riccardi, »l'attitude de la majorité des Indiens est différente : mère Teresa, une religieuse étrangère, est devenue un symbole indien grâce à sa charité envers les pauvres, et elle a eu droit à des obsèques nationales« . »Les chrétiens sont souvent une cible facile dans le monde globalisé, surtout lorsqu'ils sont minoritaires. L'opinion publique occidentale est choquée par le fait qu'ils soient pris pour cible.
Aujourd'hui, ils ne sont plus victimes des régimes totalitaires, mais d'une violence aveugle et diffuse. Nombre d'entre eux n'ont pas voulu se protéger de cette violence : sans défense, ils sont restés dans les zones de crise, en Afrique, au Brésil, au Moyen-Orient… Les chrétiens subissent des actes de violence parce que, par rapport à la logique de la terreur, leur présence apparaît pacifique et différente.
Cette différence sonne presque comme une protestation silencieuse. Dans un climat empoisonné par la haine, leur foi les rend différents. Pour cela, dans cette situation de violence diffuse où la violence est parfois le seul cadre de vie, ces chrétiens doivent être éliminés ou éloignés."
Ingrid Therwath et Gian Paolo Accardo

Nous souhaitons valoriser la culture kabyle qui nous a été transmise par nos aïeux et défendre nos origines en matière de religion premièrement, à savoir le christianisme avec des pionniers de l'époque tels que St Augustin ou St Cyprien ; Revendiquer notre identité si souvent bafouée au niveau linguistique : la langue amazighe, héritage de nos pères mais aussi nos valeurs, qui font la richesse de notre culture. Mais nous voulons également encourager les échanges culturels entre nos deux peuples français et kabyle dans les mêmes domaines. De plus nous souhaitons être solidaire du peuple kabyle en Algérie en organisant un service d'entraide ayant comme principal objectif à plus ou moins long terme, la création d'un établissement social, un orphelinat.
