Aujourd'hui, il faut que nous ayons conscience que Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne davantage homme. Si nous croyons que l'homme est à l'image de Dieu et que cette image, il la porte en lui, nous pouvons dire que la vie humaine est un chef-d'œuvre, un chef-d'œuvre chrétien. Nous ne devons pas évangéliser avec agressivité comme si l'on partait en croisade contre la modernité ou contre le monde. Ce monde, c'est celui que Dieu a aimé et continue à aimer.
« Le Christ ne demande pas des militants », il demande des disciples. Nous nous devons, de fait, d'avoir une grande sympathie et une solidarité avec les autres car Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Et nous, nous sommes là seulement à prédisposer la rencontre entre le Christ et les hommes. Il nous faut avoir le courage de faire route avec les hommes qui nous entourent, tout en sachant que le protagoniste de l'évangélisation reste Dieu et pas nous. Cela demande une grande humilité de notre part.
Si nous avons la capacité d'avoir une vie qui soit belle, bonne et bienheureuse, nous susciterons des interrogations chez les hommes qui nous demanderont les raisons de notre espoir. Autrement l'évangélisation restera une propagande inefficace. Par ailleurs, je crois qu'une vie entre différentes confessions n'est pas seulement possible mais est une urgence. On devrait arriver à une communion dans laquelle les chrétiens se reconnaissent comme des frères. » Propos recueillis par J. J.
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