Au Pakistan, être victime d'une rumeur de blasphème peut coûter cher. Pour
les extrémistes, il est facile de faire accuser les chrétiens sans disposer
d'aucune preuve et ils ne s'en privent pas.
Ainsi, le 30 juillet, soixante familles chrétiennes de Gojra (50 km de
Faisalabad) ont vu leurs maisons ravagées suite à des rumeurs de blasphème.
Un mois plus tôt dans le village de Bahmaniwala, district de Kasur, pas moins
de 500 fanatiques se sont rués sur les habitations des chrétiens suite à un
appel lancé depuis la mosquée, faisant au moins 7 morts.
Selon Napoleon Qayyum, responsable des opérations à l'association d'aide
juridique CDI (Advocacy Developpment Initiative), Al Qaeda et ses ramifications
sont probablement à l'origine de toutes ces attaques : « Les groupes d'Al Qaeda
sont affaiblis depuis l'opération militaire le long de la frontière afghane. Ils
essaient de regagner le soutien de la population. En excitant la haine contre
les Etats-Unis et le gouvernement pakistanais, Al Qaeda monte les musulmans
contre les chrétiens ».
Heureusement ces manœuvres ne marchent pas à tous les coups. Nous sommes le 4
septembre 2009, dans le Punjab, à côté du village mission de Chak 8-11-L, près
de Chichawatni. Des femmes ont trouvé quelques feuilles du Coran déchirées et
lancées sur la route. Effarées devant ce qu'elles considèrent comme un
blasphème, elles apportent leur trouvaille à la mosquée de leur village.
D'autres pages sont encore découvertes, jonchant le sol de l'église
presbytérienne réformée du village de Chak.
Cela aurait pu finir en bain de sang, mais les responsables musulmans sont
allés voir les chrétiens et leur ont dit qu'ils savaient que c'était un coup
monté. Les 400 familles chrétiennes qui vivent au village de Chak n'ont donc pas
été attaquées.
- ° Remercions Dieu pour ce qui s'est passé au village de Chak.
- ° Prions pour les chrétiens de la région du Penjab où ces attaques ont eu
lieu. Demandons à Dieu de les protéger. Certains sont désespérés et veulent
prendre les armes pour se défendre.
- ° Prions pour que les lois sur le blasphème qui encouragent les violences
contre les chrétiens au Pakistan soient abrogées.
Source : Portes Ouvertes France |