| dimanche 25 octobre 2009, a 09:59 |
| L'ASKAF appelle les médias français à cesser tout amalgame entre kabyles et arabes |
L'association des kabyles de France (ASKAF) tient à féliciter l'acteur et humoriste Dany Boon, qui, dans un entretien accordé au magazine "Le Point", daté du 22 octobre 2009, a tenu a préciser qu'il était un "fils de kabyle et non d'un arabe". Cette précision peut sembler anodine mais elle est au contraire importante car l'ASKAF considère que le premier pas vers une meilleure visibilité de la communauté kabyle est de s'affirmer comme tel. En effet, nous regrettons que la plupart des personnalités françaises d'origine kabyle ne fassent pas plus d'efforts afin de permettre à la culture kabyle de ne pas être assimilée à la culture arabe. Le climat d'intimidation que font régner certaines organisations arabo-musulmanes en France afin d'étouffer la culture berbère y est pour beaucoup. Nous rappelons que la culture kabyle est opprimée en Algérie et ignorée en France. Et ce, malgré l'apport de nombreuses personnalités ayant des origines kabyle au rayonnement de la France. On peut citer notamment Edith Piaf, Zinedine Zidane, Daniel Prevost, Dany Boon, Alain Bashung, Karim Benzema et pleins d'autres. Mais également les nombreux kabyles venus participer à l'industrialisation du pays. L'ASKAF appelle les médias français à cesser tout amalgame entre kabyles et arabes car celui-ci se fait systématiquement au détriment des kabyles, qui luttent pour la survie de leur culture. Les kabyles sont des gens libres, laïques et républicains. Ils ne sont donc pas concernés par les revendications d'enseignement de la langue arabe dans les écoles et de création d'enceintes religieuses. Arezki BAKIR (président) et Nafa KIRECHE (secrétaire général et porte-parole) Site internet : www.askaf.fr
|
|
| mardi 25 août 2009, a 12:13 |
| KABYLIE : ISLAMISATION ACHARNEE |
Arabiser la Kabylie est la volonté la plus constante et la plus hargneuse du régime algérien. Après l'échec de différentes politiques scolaires d'arabisation de la Kabylie (arabisation de l'école 1969, la grande offensive de 1976 avec l'arabisation de l'état-civil, de l'environnement avec les enseignes et les panneaux routiers, de l'administration…) c'est l'islamisme qui est appelé au secours d'un aussi criminel objectif. C'est Chadli qui a inauguré ce nouveau cheval de bataille devant dépersonnaliser la région frondeuse et rebelle au régime d'Alger et qu'enfourche, aujourd'hui avec encore plus de zèle, un Bouteflika que la Kabylie ne reconnait pas et ne reconnaîtra jamais comme président.
Après le « printemps berbère » de 1980, cet inculte ex chef d'Etat signa une « instruction présidentielle » renforçant le volume horaire de l'islam dans le système scolaire algérien. Même si c'est la Kabylie qui était visée avant tout, ce fut le reste de l'Algérie qui en est atteint. Les élections pluralistes de 1990 et 1991-1992 révélèrent un raz-de-marée islamiste algérien à l'exception de la Kabylie, épargnée par le phénomène, car pétrie de valeurs démocratiques et laïques. Le terrorisme islamiste à partir de 1992 ne touchait pas non plus la région. C'est à partir de la reddition de l'AIS (Armée Islamique du Salut), en 1996, qu'un accord secret entre le régime algérien et les dirigeants islamistes est définitivement scellé sur le dos des Kabyles. Les deux alliés vont déployer des moyens sans commune mesure pour dompter la Kabylie. Ainsi, le terrorisme islamiste est, d'un commun accord avec Alger, progressivement transféré vers cette partie du pays en même temps que des islamistes « repentis » sont officiellement nommés comme imams dans les mosquées de Kabylie. Ce terrorisme islamiste étranger à la région sert en même temps de prétexte pour un quadrillage militaire de cette dernière. Actuellement, il y a plus de cinquante mille hommes qui y sont déployés, davantage pour prévenir des manifestations kabyles que pour éradiquer le terrorisme islamiste.
N'ayant toujours pas obtenu de résultat satisfaisant, des campagnes de propagande fustigeant les Kabyles se convertissant en masse au christianisme sont orchestrées pour donner lieu à, une nouveauté, financer des traductions du Coran en kabyle que le ministère algérien de l'islamisme distribue gratuitement dans les mosquées et les organisations religieuses traditionnelles de Kabylie.
Aujourd'hui, c'est l'Arabie Saoudite qui vient à la rescousse de cette entreprise antikabyle en organisant elle-même, avec la complaisance du gouvernement algérien qui ferme les yeux, une distribution de Corans dont elle a, elle-même, commandé la traduction. Ceci montre que l'Algérie, dès lors qu'il s'agit d'aliéner les Kabyles, se permet volontiers de se transformer en une république bananière où des pays étrangers s'adonnent en toute liberté à toute sorte de trafic d'influence. C'est ce qui a poussé le quotidien El Watan d'aujourd'hui, par la plume de Hacene Ouali, à s'élever contre cet état de fait en ces termes : « ce qui est aussi scandaleux dans cette affaire est le fait de désigner une région d'Algérie comme impie et qu'il faut donc l'islamiser à tout prix. Autre question que soulève cette opération menée par l'ambassade du royaume wahhabite : le choix de la région – la Kabylie – à laquelle a été destinée le don. »
La dépersonnalisation de la Kabylie est menée tambour battant par l'école qui arabise, les militants qui islamisent et les Kabyles de services se ridiculisent en s'attachant à de honteux et mesquins privilèges. La Kabylie aspirant à son autonomie leur demandera tous, un jour, des comptes.
La Kabylie a une personnalité et des valeurs ancestrales que chacun est tenu de respecter. La seule manière de rester fidèle à elle-même est de disposer d'un gouvernement kabyle autonome.
Le MAK condamne toutes ces menées visant à dépersonnaliser le peuple kabyle démuni de moyens pour se défendre. Il appelle tous les Kabyles à s'engager dans ses rangs pour écarter ensemble les menaces pesant sur notre liberté, notre langue et nos valeurs séculaires.
Kabylie, le 21 août 2009
P/ Le MAK, Mouloud MEBARKI, Secrétaire Général
Source: makabylie.info |
|
| dimanche 16 août 2009, a 13:06 |
| Naissance à Agadir de l'association Souss Alaalima pour l'Amitié Amazigho-juive |
L'association Souss Alaalima pour l'amitié entre juifs & amazigh a tenu sa première assemblée générale constitutive le 24 juillet 2009.
Très attendue depuis 2007* au Maroc, l'association s'est donnée comme principaux objectifs de lutter contre l'antisémitisme en Afrique du Nord, en même temps qu'elle développera la culture amazighe chez les Juifs berbères résidant en Israël.
De nombreuses tribus juives vivent toujours dans l'Atlas marocain. On sait que les sépharades israéliens qui sont aussi des juifs amazighs contribuent à enrichir cette culture commune judéo-berbère.
Objectifs culturels:
* Encourager la culture amazighe et la culture juive au Maroc.
* Soutenir les activités culturelles judeo-amazigh au Maroc.
* Soutenir les activités culturelles organisées par des associations amazigh et Juif .
* Soutenir l'échange culturel entre les associations culturelles amazighes et juives.
* Organiser et soutenir l'échange entre les jeunes amazigh et Juif
* Organiser des excursions sur les sites historiques en Afrique du nord et en monde entier.
* Lancer un programmepour préserver le patrimoine Amazigh et Judeo-amazigh en Afrique du nord et en monde entier.
* Défendre la culture amazighe et juive.
* Enseigner la langue amazigh et la langue hébreu.
* Lutter contre l'analphabitisation en utilisant la langue maternelle des africains du nord (Tamazight). Objectifs politiques:
* Défendre la culture et l'identité juive et amazighe.
*Défendre les droits culturels, politiques, économiques, linguistiques du peuple amazigh et juif.
* Défendre les causes juives et amazighes dans le monde entier.
* Lutter contre l'antisémitisme et tous les actes de discrimination et du racisme.
* Défendre soutenir les droits primordiaux concernant la constitutionnalisation et l'officialisation de la langue amazighe et la langue hébreu en Afrique du nord et en monde entier.
* Défendre le droit crucial de l'apprentissage de deux langues dans tous les cycles de l'enseignement.
* Soutenir l'unification de l'Afrique du nord.
* Lutter contre le terrorisme quelque soit (culturel, religieux, politique…)
* Lutter contre l'exploitation répressive de la religion pour des motifs personnels ou politiques.
* Défendre les droits de l'homme reconnaît par la communauté internationale.
Objectifs socio-économiques :
* Réaliser des projets dans les domaines de l'environnement et le développement socio-économique au Maroc.
* Soutenir les associations du développement amazighes et Juifs.
* Participer aux projets du développement selon les potentiels financiers de l'association.
* Coopérer avec les associations qui ont mêmes objectifs.
* Lutter contre la faim, la pauvreté, la destruction et la désertification.
* Soutenir les actions sociaux et para économiques.
* Soutenir les projets micro-économiques (l'artisanat..).
* Encourager de la prévention sanitaire et réaliser des actions médicales et paramédicales.
* Lutter contre les maladies transmissibles et infectieuses.
Contact : assoaja@gmail.com
*http://sefardi.over-blog.fr/article-12426207.html
source: kabyle.com |
|
| mercredi 12 août 2009, a 13:37 |
| Le Président du CMA s’entretient avec le Rapporteur Spécial des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones |
En marge de la session du Mécanisme d'Experts des Nations Unies sur les questions autochtones qui se déroule actuellement au Palais des Nations à Genève, Belkacem Lounes, Président du Congrès Mondial Amazigh, s'est entretenu ce mardi 11 août 2009, avec M. James Anaya, Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits et les libertés des peuples autochtones.
Au cours de l'entretien, le Président du CMA a exposé à M. Anaya, les situations qui prévalent dans les différentes régions de Tamazgha. Il a notamment évoqué le racisme et les discriminations anti-amazighes, les arrestations et détentions arbitraires des Amazighs dans les différents pays, les violations de leurs droits et libertés de réunion et d'association, la question de l'impunité, la spoliation de leurs terres et ressources naturelles par les Etats (gaz, pétrole, minerais, eaux et forets), la militarisation du pays Touareg et de la Kabylie et ses effets meurtriers, la destruction des forets et des champs par des feux allumés par les services de sécurité algériens en Kabylie et l'absence ou le peu de considération pour la langue et la culture amazighes dans les différents pays.
Le Président du CMA a également informé le Rapporteur Spécial de l'existence de mouvements pour l'autonomie de certains territoires amazighs (Kabylie, Rif…) conformément au droit international et l'a alerté sur les dangereuses tentatives de diabolisation de ces mouvements pourtant pacifiques et démocratiques. ‘'Les lobbys panarabistes et islamistes bien implantés au sein des gouvernements en Afrique du Nord n'hésitent pas à qualifier les Amazighs de Juifs et/ou de traitres dès lors qu'ils revendiquent leur amazighité, sans jamais être inquiétés par la justice'' a déclaré Belkacem Lounes à M. Anaya.
Le Président du CMA est également revenu sur les harcèlements policiers subis par les membres de son organisation récemment en Kabylie et par les mauvais traitements infligés aux membres non algériens du CMA. ‘'Aujourd'hui, le gouvernement algérien est entrain de fermer la Kabylie au reste du monde afin d'accomplir ses exactions à huis clos'' a-t-il expliqué.
Pour finir, Belkacem Lounes a remis un rapport au Rapporteur Spécial des Nations Unies et l'a invité à effectuer une visite d'inspection dans un des pays de Tamazgha.
M. James Anaya a remercié le Président du CMA et lui a demandé de le tenir informé sur tous les événements futurs. Il a promis qu'il allait examiner de près la possibilité de se rendre dans un proche avenir dans au moins un des pays de Tamazgha.
Palais des Nations, Genève, 11/08/2009
Correspondance CMA
Source: kabyle.com
|
|
| vendredi 31 juillet 2009, a 16:37 |
| 3 siècles de donatisme en berbérie |
J'écris pour me parcourir » Henri Michaux
Jadis, à l'école coloniale, le maître ne cessait de réitérer que nos ancêtres étaient les Gaulois. Malgré notre répétition en chœur, les murs de la classe restaient muets, car rien n'était gaulois dans notre physique et nos haillons.
La Gaule n'était pas la Berbérie numide africaine, couloir des civilisations Aussi, et dans la contradiction, les vitraux de l'église coloniale de mon village natal alarboraient la silhouette de St Augustin. Cet antique Algérien de Thagaste, père de l'église Romaine, a démystifié l'école coloniale de Jules Ferry et « l'ancêtre gaulois ». J'ai pris la décision de regarder derrière moi à travers la lecture juste de l'histoire de ma nation. Une fierté incommensurable a envahi la profondeur de mon âme. Là, j'ai décidé d'écrire pour me parcourir, découvrir encore plus le lointain de la région qui m'a enfanté et dont l'amour coule quotidiennement dans mes veines qui sécheront un jour dans sa terre que j'ai tant sentie et mordue. Charles André Julien me tend l'histoire de l'Afrique du Nord, des origines à la conquête arabe. Tout doucement, j'arrive au chapitre intitulé : « La conquête et l'occupation vandales » et je lis « ... Les fouilles opérées à Ala Miliaria (Benian) .... permettent d'évoquer les rencontres sanglantes entre hérétiques et orthodoxes dans la Maurétanie occidentale où le donatisme restait puissant. Elles mirent au jour les caveaux de plusieurs dignitaires de la secte, notamment celui de la religieuse Robba qui, pour avoir succombé, en 434, sous les coups des ‘‘traditeurs'', mérita la palme du martyre et l'érection d'une basilique. » L'invasion des Vandales m'a permis de percevoir un nom que de nombreux historiens, souvent par sentiment à l'égard de l'église de Rome, qualifient d'« hérétique » ou quelquefois dans « l'obédience colonialiste », n'osent pas citer. Un petit nom, frêle peut-être comme le corps pur et dur de cette dame qui a marqué de son empreinte le Sud-Est de la Maurétanie césarienne. Ni arme, ni armée, à pied ou sur un équidé, elle a sillonné certainement les plaines d'El M'cid et de Ghriss pour affirmer le donatisme au niveau de la masse prolétaire agricole et isoler les colons berbéro romains.
En un laps de temps (429-434), elle a ressuscité le mouvement donatiste farouchement persécuté par St Augustin. Une révolte sociale qui lui coûta la vie. Elle, Robba, adepte de l'évêque Donat de Baghaï des Nemmemchas, père du donatisme, mouvement nationaliste qui a déstabilisé l'église de Rome jusqu'à l'arrivée des Byzantins. A ce sujet, François Decret m'authentifie : « de tous les mouvements qui ont marqué l'aventure du christianisme en Berbérie, le Donatisme aura été le plus ‘‘africain'', le seul qui soit né sur cette terre où il s'épanouit plus de trois siècles durant. » Impulsion à caractère politique qui a permis l'émergence de l'expression anticolonialiste par les historiens engagés tels que Courtois et Mesnage. Ce dernier m'ouvre la parenthèse et affirme : « Les chefs donatistes n'étaient en fait que des révoltés à l'égard de l'autorité romaine. Quant aux indigènes, c'est toujours des vaincus frémissant sous le joug. Or, on proteste comme on peut contre le joug qui opprime : ne point parler la langue du maître, c'est déjà se séparer de lui par quelque chose d'essentiel, mais prier autrement que lui est beaucoup plus encore, car cela constitue une révolte morale qui satisfait bien mieux les sentiments de nationalité ». Une telle assertion me réconforte et témoigne que Robba, la religieuse donatiste, était une résistante berbère ayant gagné de la sympathie chez les circoncellions, synonymes du prolétariat indigène des plaines d'el M'cid et de Ghriss. Cette frange de berbères attachée à ses traditions, à ses coutumes et à sa langue restait fidèle à elle-même et jalouse de son indépendance.
Serge Lancel et Paul Matteï, professeurs, chercheurs et spécialistes de l'histoire du Christianisme en Afrique, m'étalent leur ouvrage intitulé Pax et Concordia, chrétiens des premiers siècles en Algérie, mettant en exergue la « sagesse » de notre compatriote et ancêtre st Augustin, persécuteur du mouvement donatiste. Une véritable réplique de la « Pax Romana » que notre humble historien Mahfoud Kaddache qualifie « d'euphémisme cachant mal la réalité, celle des insurrections permanentes du pays profond resté indépendant ; celle des révoltes et des jacqueries dans le territoire occupé. En pays berbère, l'histoire de la domination romaine est celle « de cinq siècles de guerres acharnées pour la liberté et l'indépendance ». Dans le même ordre d'analyse, je consulte Dominique Arnaud à travers sa publication « Histoire du christianisme en Afrique dans la collection Mémoire d'Eglise, qui me garantit : « au niveau social et politique, l'église donatiste ou l'église des saints devient très vite le lieu de ralliement de tous les champions de l'indépendance, les adversaires du pouvoir établi, les insaisissables Berbères, les farouches Numides, les campagnards mécontents ... les privilèges accordés par l'empereur à l'église d'Afrique du Nord et les persécutions des donatistes ne font que confirmer ‘‘Ies saints'' de la justesse de leur cause. »
Plus j'avance dans ma lecture, plus je me rassure de l'esprit anti-colonialiste qui animait la Maurétanie césarienne, tant au niveau du Berbère culturellement romanisé non catholicisé, entre autres les chefs donatistes, qu'au niveau des Berbères prolétaires, indigènes, spirituellement et culturellement indépendants et qu'on appelle communément les circoncellions . Ces derniers prirent eux-mêmes la décision de se rapprocher des donatistes. Les circoncellions virent dans la dissidence religieuse donatiste la religion des pauvres et, de ce fait, offrirent aux donatistes persécutés un appui inespéré et traitèrent les évêques catholiques, comme ils avaient traités les grands propriétaires fonciers berbéro-romains. Le donatisme a été pour eux l'expression du désir d'une indépendance politique. On peut dire que la coalition (donatistes et circoncellions) constituait au IVe siècle une masse prolétaire à vocation agricole, et non des bandits sans foi ni loi tels que décrit par st Augustin. M. Kaddache conforte notre point de vue par « Ce fut une véritable tentative de révolution sociale tendant à la libération des opprimés, esclaves ou main-d'œuvre de condition libre au chômage ; il s'agissait bien d'un phénomène économique, d'une réaction d'un prolétariat agricole réduit à la misère. »
Le donatisme est un effet qui va bien au-delà d'une simple crise religieuse. Il est lié à l'instabilité économique des classes rurales et pauvres et au refus ancestral de la population berbère d'être dominée par la culture romaine, étrangère. Le donatisme rejette à la fois le joug de l'unité impériale et celui de l'unité catholique. Le donatisme, qui résista fortement à la présence romaine en Maurétanie césarienne, a su galvaniser le prolétariat agricole et récupérer les circoncellions pour élargir son mouvement. L'église de Rome, très affaiblie et divisée, se redressa spontanément sous l'ère de Bélizaire, c'est-à-dire la période Byzantine, et s'estompa vers la fin du VIlle siècle avec l'avènement de l'Islam. Le donatisme a su galvaniser les masses prolétaires en Maurétanie césarienne et à ce sujet W.H.C. Frend écrit justement : « Donat défend une série de valeurs que Cyprien et Tertullien avaient défendues. Il représente le courant principal de développement de l'église nord-africaine. De plus, il attire à son église un mouvement social révolutionnaire ...
Honorus le donatiste, évêque d'Aqua Sirense (Bouhanifia) et frère de Robba, me remonte sur la présence de cette religieuse dans notre périmètre, immortalise le djebel Robba et, un peu plus loin dans la plaine limitrophe de Ghriss, la basilique de Robba à Benian (Ala Miliaria). Notre modeste recherche nous a permis, en plus du djebel Robba et la basilique de Robba, de mettre en valeur un site archéologique au douar Souabria (fisef), sur le flan sud-ouest de la forêt d'El Guetarnia. Ce qui implique aisément que ma région natale est antique et fortement donatiste. Les historiens de l'église de Rome ont qualifié dans leurs écrits les donatistes « d'hérétiques » et de « schismatiques ». Non ! Les Berbères numides avaient leur propre église africaine, à connotation orientale. Encore plus, la Bible a été traduite en latin en Numidie par deux autochtones, à savoir Tertullien et st Cyprien. De la toile tissée en Numidie, Rome a confectionné une soutane que les donatistes ont refusé de porter.
A la fin du VIIe siècle, l'église donatiste s'est estompée au fil des ans, permettant à la descendance de Robba et sans contrainte aucune d'embrasser l'Islam. La majorité des Berbères indigènes adeptes du donatisme, trop longtemps persécutés par les catholiques, leur lieu de culte a été épargné et respecté par les conquérants musulmans. Demeurant primitive, la pratique religieuse donatiste se lénifia pour disparaître devant la commodité de la religion musulmane. Cette dernière intégra les noms berbères d'origine chrétienne dans le lexique arabo-musulman. Le prénom Robba demeure éternel dans la région de sfisef.
Par Driss Reffas
Source: el watan |
|
|
| Présentation |  Nous souhaitons valoriser la culture kabyle qui nous a été transmise par nos aïeux et défendre nos origines en matière de religion premièrement, à savoir le christianisme avec des pionniers de l'époque tels que St Augustin ou St Cyprien ; Revendiquer notre identité si souvent bafouée au niveau linguistique : la langue amazighe, héritage de nos pères mais aussi nos valeurs, qui font la richesse de notre culture. Mais nous voulons également encourager les échanges culturels entre nos deux peuples français et kabyle dans les mêmes domaines. De plus nous souhaitons être solidaire du peuple kabyle en Algérie en organisant un service d'entraide ayant comme principal objectif à plus ou moins long terme, la création d'un établissement social, un orphelinat.
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|