Suite aux nombreuses prières dont Alemayehu et Amanuel ont fait l'objet, ils ont été innocentés
par une Cour suprême régionale. Ils devraient déjà être libres, mais ils ont
appris que de nouvelles charges pèsent sur eux : leurs codétenus ont porté
plainte contre eux pour « offense à l'Eglise éthiopienne orthodoxe », car
Alemayehu et Amanuel ont témoigné de leur foi en prison.
Les responsables chrétiens sur place pensent qu'il s'agit d'un coup monté
pour empêcher les deux jeunes gens de réaliser leur projet : ouvrir une nouvelle
église dans le nord de l'Ethiopie. Continuons à prier pour ces deux jeunes
chrétiens éthiopiens, condamnés en juillet dernier à six mois de prison ainsi
qu'à une amende de 500 birrs (30 €) après avoir été faussement accusés d'avoir
offert de l'argent et des cadeaux en échange de conversions.
° Prions pour Alemayehu et Amanuel, qui sont très affligés. Que Dieu
renouvelle leurs forces.
° Prions pour l'issue du prochain procès, qui a lieu aujourd'hui.
Maryam et Marzieh sont en prison depuis plus de 8 mois maintenant. Elles
avaient été arrêtées par la police pour activités anti-gouvernementales,
prosélytisme et apostasie. En Iran, selon la charia, ce dernier crime est
passible de la peine de mort.
Alors qu'elles comparaissaient de nouveau devant la justice le 7 octobre
dernier, Maryam Rostampour et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad ont eu la surprise
d'apprendre qu'elles n'étaient plus accusées d'activités anti-gouvernementales.
Ce rebondissement, très rare en Iran, transfère leur dossier auprès d'un
tribunal civil et non plus d'un tribunal révolutionnaire. C'est une bonne
nouvelle pour les deux chrétiennes car, pour les deux autres chefs d'accusation,
elles seront jugées devant un jury et l'audience sera ouverte au public.
En août dernier, elles auraient pu être libérées si elles
avaient accepté de renier leur foi en Jésus-Christ, mais elles ont refusé et ont
tenu ferme.
Les deux femmes sont toujours détenues à Evin, une prison tristement connue
pour ses graves violations des droits de l'homme. Elles ont perdu beaucoup de
poids et leur santé dépérit. Marzieh en particulier a besoin de soins médicaux
qui lui sont encore refusés.
° Remercions Dieu pour Maryam et Marzieh, pour leur témoignage, leur force et
leur courage.
° Prions pour leurs conditions de vie dans la prison d'Evin, pour qu'elles
aient accès à des soins. Et continuons de prier pour qu'elles soient libérées.
Manuel Camacho était le pasteur d'une église qui compte 60 membres baptisés
et 30 nouveaux convertis. Le 21 septembre dernier, il a été tué par balles par
des guérilleros devant sa maison, dans le village de Choapal au nord-est de
Guaviare.
Manuel venait de sortir de chez lui lorsque trois hommes se sont approchés de
sa femme pour lui demander de l'essence. Alors que le pasteur marchait vers eux,
ils l'ont abattu. Il avait déjà reçu des menaces auparavant en raison de ses
activités chrétiennes. Son assemblée était une des plus grandes de la
région.
Sa femme, Gloria, a été la première à approcher son corps. Désormais veuve,
elle s'appuie sur la Parole de Dieu pour trouver la force de s'en sortir. Elle
cite l'histoire d'Etienne qui se situe dans le livre des Actes (chapitre 6) car
son mari aussi est un martyr, et elle se rappelle qu'avant de mourir, Manuel ne
cessait d'encourager son assemblée à grandir dans l'amour de Jésus. Le pasteur
invitait aussi chacun à soutenir son prochain. Il était considéré comme un
exemple de fidélité à Dieu. Un exemple qui semble avoir fortement marqué son
fils. Alors que les chrétiens du village pleuraient et demandaient : « Pourquoi
Dieu l'a-t-il rappelé si tôt ? », le fils de Manuel s'est écrié : « Pourquoi
pleurez-vous ? Mon père est au ciel et nous devons continuer ! »
L'assemblée de Manuel, désormais sans pasteur, a un nouveau défi à relever.
En effet, dans cette région de Colombie, un meurtre devrait être suivi d'une
vengeance terrible de la part des proches de la victime. Tous les villageois
attendent donc avec inquiétude la réaction des chrétiens face à la mort de leur
pasteur. Si l'assemblée arrive à pardonner aux meurtriers, cela pourrait
entraîner de grands changements dans les cœurs.
° Remercions le Seigneur, car malgré les persécutions, des chrétiens courageux
continuent à faire briller la lumière de Christ en Colombie.
° Prions pour la famille du pasteur Camacho, sa femme Gloria et leurs deux
enfants.
° Prions pour que les chrétiens arrivent à pardonner aux meurtriers et que
Dieu touche les cœurs des autres villageois.
Au Pakistan, être victime d'une rumeur de blasphème peut coûter cher. Pour
les extrémistes, il est facile de faire accuser les chrétiens sans disposer
d'aucune preuve et ils ne s'en privent pas.
Ainsi, le 30 juillet, soixante familles chrétiennes de Gojra (50 km de
Faisalabad) ont vu leurs maisons ravagées suite à des rumeurs de blasphème.
Un mois plus tôt dans le village de Bahmaniwala, district de Kasur, pas moins
de 500 fanatiques se sont rués sur les habitations des chrétiens suite à un
appel lancé depuis la mosquée, faisant au moins 7 morts.
Selon Napoleon Qayyum, responsable des opérations à l'association d'aide
juridique CDI (Advocacy Developpment Initiative), Al Qaeda et ses ramifications
sont probablement à l'origine de toutes ces attaques : « Les groupes d'Al Qaeda
sont affaiblis depuis l'opération militaire le long de la frontière afghane. Ils
essaient de regagner le soutien de la population. En excitant la haine contre
les Etats-Unis et le gouvernement pakistanais, Al Qaeda monte les musulmans
contre les chrétiens ».
Heureusement ces manœuvres ne marchent pas à tous les coups. Nous sommes le 4
septembre 2009, dans le Punjab, à côté du village mission de Chak 8-11-L, près
de Chichawatni. Des femmes ont trouvé quelques feuilles du Coran déchirées et
lancées sur la route. Effarées devant ce qu'elles considèrent comme un
blasphème, elles apportent leur trouvaille à la mosquée de leur village.
D'autres pages sont encore découvertes, jonchant le sol de l'église
presbytérienne réformée du village de Chak.
Cela aurait pu finir en bain de sang, mais les responsables musulmans sont
allés voir les chrétiens et leur ont dit qu'ils savaient que c'était un coup
monté. Les 400 familles chrétiennes qui vivent au village de Chak n'ont donc pas
été attaquées.
° Remercions Dieu pour ce qui s'est passé au village de Chak.
° Prions pour les chrétiens de la région du Penjab où ces attaques ont eu
lieu. Demandons à Dieu de les protéger. Certains sont désespérés et veulent
prendre les armes pour se défendre.
° Prions pour que les lois sur le blasphème qui encouragent les violences
contre les chrétiens au Pakistan soient abrogées.
ROME, Jeudi 10 septembre 2009 (ZENIT.org) - Les chrétiens en Egypte réclament la liberté religieuse, rapporte L'Osservatore Romano.
En
Egypte, 150 personnes ont en effet été arrêtées pour avoir rompu en
public le jeûne du ramadan. Le fait, indique la même source, a été
dénoncé auprès de l'agence espagnole « Efe » par le directeur d'un
mouvement libéral chrétien, un copte, Samwel Alashay.
C'est
la première fois qu'une telle campagne d'arrestations a lieu en Egypte,
a-t-il souligné, et elle a touché la minorité chrétienne : 10 % de la
population n'est pas musulmane sunnite et ne participe pas au jeûne du
ramadan entre le lever et le coucher du soleil.
Or,
M. Alashay rappelle que les lois égyptiennes garantissent une « totale
liberté » sur ce point. Pour L'Osservatore Romano, les personnes
arrêtées ont ou fumé ou mangé dans la rue avant le coucher du soleil,
dans les régions d'Aswân, de Daqahlîya, de la Mer Rouge et de Port
Said.
Certains ont été libérés moyennant une caution de 500 lires
égyptiennes, soit 100 dollars. Le mouvement de M. Alashay a adressé une
lettre au ministère égyptien de l'Intérieur pour demander qu'on
interroge les officiers de police responsables de ces arrestations. Il
y voit un « grave signal donné aux musulmans en général et concrètement
pour les chrétiens ».
Il y voit aussi une réponse à la
grève des chrétiens décidée pour le 11 septembre, pour réclamer une loi
qui facilite la construction d'églises en Egypte : ils sont invités à
rester chez eux et à se vêtir de noir. 30.000 personnes auraient
confirmé leur adhésion sur Facebook.
En effet, une
fatwa a été émise récemment par le Conseil islamique d'Egypte déclarant
que « c'est un péché contre Dieu pour un musulman d'avoir l'intention
de donner de l'argent pour la construction d'une église ». Une fatwa
critiquée de l'intérieur de l'islam égyptien.
L'Eglise
copte orthodoxe d'Egypte a cependant pris ses distances vis-à-vis de
cette grève, estimant que « les grèves ne servent à rien ».
Selon un rapport parlementaire, les habitations des chrétiens ont été
marquées par des autocollants de couleurs dans plusieurs quartiers
d'Istanbul.
Déjà en 1955, une association turque voulait lutter contre les minorités chrétiennes et les localiser.
Suite à une requête parlementaire, le ministre de l'Intérieur doit
s'expliquer devant les députés pour expliquer qui a posé ces marques et
dans quel but, selon les médias turcs du 25 août.
Dans les quartiers de Feriköy et de Kurtulus, traditionnellement
habités par des membres des minorités chrétiennes, de nombreuses
maisons ont été récemment marquées par des signes distinctifs verts ou
rouges, qui font certainement allusion à l'origine arménienne ou
grecque des habitants. Cette campagne "d'étiquetage" coïncide avec les
plaintes des résidents chrétiens concernant l'augmentation du
harcèlement dont ils sont victimes, déclare le député Tuncel dans sa
requête au ministre.
Déjà en 1955, une association turque voulait lutter contre les
minorités chrétiennes et les localiser. A cette époque, les maisons des
chrétiens avaient été marquées par des éclaireurs.
Alors que l'Année Saint-Paul qui vient de s'achever laissait espérer un assouplissement du statut des minorités religieuses en Turquie, leur situation concrète ne semble pas évoluer...
Ils y vivent depuis plus d'un an. Après avoir fui les attaques des
extrémistes hindous, des milliers de chrétiens n'osent toujours pas sortir de
leur camp de réfugiés. Les autorités indiennes leur disent qu'ils ne risquent
rien, mais n'agissent pas pour assurer leur protection en dehors des camps.
Poussons les autorités indiennes à agir en faveur des réfugiés d'Orissa.
Signez la pétition, faites-la circuler et montrez aux autorités indiennes
que nous sommes attentifs à la situation de nos frères et soeurs.
En août 2008, le meurtre d'un leader politique hindou déclenchait la plus grande
vague de violence antichrétienne de l'Etat d'Orissa en Inde.
En quelques semaines, plus de 54 000 chrétiens se sont retrouvés sans abri,
des centaines furent blessés et 315 villages furent complètement détruits ! Dans
une indifférence quasi générale, les chrétiens ont été dépouillés de tous leurs
biens et parfois de leur vie.
Aujourd'hui, les extrémistes hindous ne sont pas inquiétés et continuent de
menacer les chrétiens : ils doivent se convertir à l'hindouisme s'ils veulent
revenir dans leur village !
Sans notre aide, toute présence chrétienne risque d'être éradiquée de cette
région d'Inde. Agissons dès maintenant. Gardons les chrétiens d'Orissa dans nos
prières, signons la pétition.
° Remercions Dieu pour les chrétiens des camps, qui refusent de renier leur
foi et ne peuvent pas rentrer chez eux.
° Prions pour qu'ils ne succombent pas aux menaces des extrémistes.
° Prions pour les autorités indiennes, qu'elles prennent leurs responsabilités
face au nettoyage ethnique et religieux.
Quand le nouveau président est arrivé au pouvoir en Somalie, il a instauré la charia dans tout le pays. Pourtant, il passe pour un modéré aux yeux du mouvement islamiste Al-Shabaab. Aways, le fondateur de ce groupe rebelle, a pris le contrôle du centre et du sud du pays. Son application de la charia est beaucoup plus stricte que celle du président somalien et il entend bien l'imposer à tout le pays.
Dans les régions dirigées par Al-Shabaab, tous les commerces doivent fermer à l'heure de la prière. Dans les transports publics, les hommes doivent s'asseoir à l'avant et les femmes à l'arrière. De plus, tout divertissement, même regarder des films, est interdit. Toute la population souffre de ce manque de liberté, mais les chrétiens d'origine musulmane certainement plus que les autres Somaliens. Ils sont traqués et assassinés sans ménagement s'ils sont trouvés.
C'est ce qui est arrivé à Ahmed Matan le 18 août. Il était âgé de 41 ans et s'était converti en secret en 2001. Un mois plus tôt, le 20 juillet 2009, les militants d'Al-Shabaab ont assassiné un autre chrétien d'origine musulmane, Mohammed Sheikh Abdiraman à 100 km au nord de la capitale Mogadiscio. Mais il reste en Somalie une église souterraine fervente qui continue à faire briller la lumière de Jésus-Christ.
Remercions Dieu car des Somaliens répondent à l'appel du Christ.
Prions pour la veuve et les trois enfants d'Ahmed Matan et pour les
deux enfants d'Abdiraman (son épouse est décédée il y a trois ans).
Prions aussi pour Ismael qui a fui la Somalie en 2005. Une fatwa
réclamant sa mise à mort a été lancée contre lui en raison de sa
conversion. rce : Portes Ouvertes France
« Vous allez renier votre foi et revenir à l'islam ? » Le 9 août dernier,
Maryam et Marzieh se retrouvaient pour la deuxième fois devant un tribunal
révolutionnaire à Téhéran. Les deux jeunes femmes répondirent non à la question
que le juge venait de leur poser. Alors celui-ci les renvoya en prison pour
qu'elles « continuent à réfléchir », sans prononcer le moindre chef
d'accusation.
Après 5 mois d'arrestation, Maryam Rostampour, âgée de 27 ans, et Marzieh
Amirizadeh Esmaeilabad, 30 ans, deux chrétiennes d'origine musulmane, sont très
affaiblies. La prison d'Evin où elles sont détenues est connue pour ses graves
violations aux droits de l'homme. Elles risquent d'y rester jusqu'à ce qu'elles
renient leur foi en Jésus-Christ et demandent pardon au juge pour leur crime.
Elles pourront peut-être être libérées sous caution si elles arrivent à payer
les 300 000 euros, une somme énorme demandée par le juge !
Ces arrestations sont contraires à l'article 23 de la Constitution iranienne
qui prévoit que personne ne peut être attaqué à cause de ses croyances car elles
sont considérées comme privées. Mais Maryam et Marzieh sont coupables
d'apostasie, un crime passible de la peine de mort selon la charia.
Cet été, d'autres chrétiens d'origine musulmane ont été arrêtés en Iran. Les
31 juillet et 7 août, lors de deux raids de la police dans une maison privée,
une trentaine de chrétiens ont été interpellés près de Téhéran. Huit parmi eux
seraient toujours privés de liberté. La police leur a confisqué leurs documents,
passeports, argent, CD, ordinateurs et téléphone mobiles. Les membres de leur
famille ont également été contactés et questionnés. Ces dernières arrestations
sont certainement liées aux manifestations qui ont eu lieu après les élections
électorales de juin dernier en Iran. Depuis, la pression mise sur les chrétiens
a augmenté. (Source Middle East Concern).
° Remercions Dieu pour tous les Iraniens qui entendent parler de Jésus-Christ
et qui décident de se tourner vers Lui.
° Prions pour Maryam et Marzieh. Qu'elles aient la force de ne pas renier leur
Dieu. Prions aussi pour qu'elles soient libérées.
° Prions pour les autres chrétiens d'origine musulmane qui ont été arrêtés les
31 et 7 août derniers. Ils sont surveillés de près. Que cela ne les empêche pas
de servir Dieu.
La Révolution islamique, ouvertement contestée suite au scrutin présidentiel de juin, a vacillé sur ses bases. Tout est rentré dans le rang, au prix d'un sacré tour de vis du régime. Mais la fissure au sein de la société n'a jamais été aussi profonde. Deux mois après le mouvement insurrectionnel qui a fait suite à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, les multiples conflits qui divisent la classe politico-religieuse au pouvoir en Iran s'étalent au grand jour dans les médias.
Le retour de bâton du régime iranien n'épargne pas les chrétiens. Deux mois après les soulèvements populaires de la mi-juin, les plus importants depuis la Révolution Islamique de 1979, plus de trente chrétiens ont été arrêté entre le 1er et le 15 août dans les environs de Téhéran. Tous étaient d'anciens musulmans. La plupart ont été relâchés dans la journée, huit restent derrière les barreaux.
L'annonce, en plein été, par le Comité juridique du Parlement, de son projet d'abroger la peine de mort pour crime d'apostasie pouvait sembler rassurante pour ceux qui craignaient que le nœud se resserre autour du cou de la minorité chrétienne, déjà surveillée de près et même largement infiltrée par le renseignement. Ceux qui l'ont suspectée d'être un lâchage de lest à l'intention de la communauté internationale avaient visiblement raison. De toutes façons, cette mesure doit encore passer plusieurs échelons législatifs. Le code pénal iranien doit être encore révisé cet automne et à la lumière des récents événements, la situation des chrétiens d'arrière-plan musulman pourrait se corser encore.
Chrétiens, des traîtres? «Les événements récents ont amené une nouvelle phase d'urgence dans une dictature totalitaire», a écrit Wahied Wahdat-Hagh, conseiller de la Fondation Européenne pour la Démocratie, un lobby lancé fin 2005 à Bruxelles. Selon ce sociologue allemand d'origine perse, «la pression s'accroît sur les chrétiens iraniens dans la mesure où on rend les puissances étrangères responsables des émeutes de juin. L'argument d'une “manipulation étrangère” est bien connue des chrétiens iraniens». Ceux-ci représentent moins d'un pour cent de la population, même si leur présence en Perse est très ancienne.
«Le régime a révélé son vrai visage en réprimant brutalement les manifestants. Depuis trop longtemps, trop de braves Iraniens ont payé le prix ultime, comme Néda Agha-Soltan, pour voir un Iran libre. Même parmi les intégristes, ils sont nombreux à avoir été choqués par le niveau de violence», confirme Sam Yeghnazar, un pasteur vétéran local, fondateur de l'organisation «Elam».
Fissure profonde «La République Islamique est une maison dont la tête est divisée», analyse encore Sam Yeghnazar. Des sources chrétiennes locales confirment que la fissure entre les deux courants politiques majeurs s'étale dans les médias pour la première fois. «On n'a jamais vu ça. Tous ces problèmes au gouvernement entre les réformistes et les fondamentalistes, on les devinait, mais c'est la première fois qu'on peut les lire et les voir». La fissure au sein de la classe politique était apparente lors des cérémonies officielles d'intronisation de Mahmoud Ahmadinejad pour son deuxième mandat, le 3 août, qui ont été boudées par l'opposition réformiste.
C'est là peut-être la principale conséquence politique du mouvement insurrectionnel de juin, qui aurait bien voulu renverser le régime pacifiquement. Aucune puissance occidentale ne l'a soutenu officiellement. Car le mouvement insurrectionnel n'appuyait aucun des candidats officiels, tous nommés par le Conseil des Gardiens de la Révolution.
Loin de soutenir Mir Hossein Moussavi ou d'imiter en vert (couleur de l'islam) la contestation de la Révolution orange ukrainienne, la foule a plutôt crié «Mort à la République Islamique». Le 17 juin à Téhéran, 50 000 personnes ont entonné à l'unisson l'hymne national interdit par les mollahs. C'était le peuple contre son gouvernement ou, comme l'a dit l'opposant Mohsen Sazegara, une nation face au Guide Suprême Ali Khamenei. Ce dernier ne s'y est pas trompé qui a fait un discours public, chose rarissime, soutenant Mahmoud Ahmadinejad de tout le poids de sa fonction. C'est la première fois depuis au moins une génération, ont relevé plusieurs observateurs, qu'un mouvement politique non-religieux se dessine en Iran.
Avenir incertain A l'heure actuelle, le régime tient encore, au prix d'une répression à grande échelle. Des milliers de manifestants ont été arrêtés. Certains sont morts en prison. Un vice-président est nommé puis révoqué. Le journal d'un candidat malheureux à la présidentielle a été fermé. Mais c'est le plus haut échelon du pouvoir qui pourrait sauter.
Plus d'une centaine de hauts dignitaires religieux iraniens demandent la destitution du Guide Suprême Ali Khamenei. Une lettre ouverte a été rendue publique dimanche 16 août demandant à l'organe compétent d'y procéder immédiatement. Elle provient d'écoles coraniques de Qom, Machad et Ispahan mais n'a pas été signée nommément.
Les dignitaires religieux estiment que ce sont les fondements religieux de la République islamique, institués par l'Ayatollah Khomeiny, qui condamnent d'eux-mêmes son successeur Ali Khamenei. Et de citer la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, la répression des manifestants et la torture des opposants.
Cette initiative accroît la pression sur le Guide suprême, de plus en plus isolé sur la scène politico-religieuse. Il y a un mois, le grand ayatollah Ali Montazeri avait déjà appelé à la destitution d'Ali Khamenei dans une fatwa (décret religieux) sans précédent, invoquant lui aussi la perte de soutien du peuple et un pouvoir devenu dictatorial. Ali Montazeri traitait le Guide Suprême de tyran et le comparaît au Shah (chassé par la Révolution Islamique en 1979) qui «a entendu trop tard venir la révolution du peuple iranien».
Bref, le régime théocratique avait su se faire une relative légitimité populaire à la chute du Shah. Il l'a perdue cet été.
Ils étaient derrière les barreaux depuis plus de 10 ans pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis. Au moins 20 hommes, la plupart des chrétiens évangéliques, accusés en 1997 d'un massacre dans le village d'Acteal au Chiapas, ont été blanchis par la Cour suprême et ont pu quitter libres la prison El-Amate, le 13 août dernier.
Selon le jugement rendu la veille, leur condamnation ne répondait pas aux standards internationaux en matière de justice. Les juges ont estimé à 4 contre 1 que le procès avait été truffé de fausses preuves, faux témoignages, et que les témoins survivants de l'attaque n'avaient reconnu que les agresseurs dont on leur avait présenté la photo auparavant !
Les ex-prisonniers ne vont sûrement pas retourner vivre dans le village d'Acteal car ils sont menacés par les milieux zapatistes. Ils devraient prendre un nouveau départ à 80 km de là, dans un autre village où l'Etat mexicain a promis de leur offrir des lotissements.
Il s'agit d'une grande victoire pour ces hommes accusés injustement à la fois par les villageois d'Acteal et par les milices pro-gouvernementales probablement responsables de la tuerie.
Il existe une autre victoire dans cette affaire et non des moindres, c'est que la plupart des prisonniers d'Acteal qui n'étaient pas chrétiens, le sont devenus en prison, suite au témoignage de leurs co-détenus.
Depuis le début, Portes Ouvertes suit cette affaire de près, et a apporté une aide spirituelle et financière aux familles des prisonniers chrétiens d'Acteal.
On espère que les autres prisonniers d'Acteal seront bientôt libérés. La Cour suprême a d'ailleurs exigé un nouveau jugement pour six détenus et va encore réviser le cas de 31 autres condamnés dans cette affaire.
Remercions Dieu pour ces libérations.
Prions pour que les familles puissent être réunies et avoir un nouveau départ, dans la paix et la sérénité.
Prions pour ceux qui sont encore injustement détenus, afin qu'ils soient eux aussi libérés.
Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France
Ce soir-là, comme à son habitude, Makan rentre
chez lui. En passant la porte, il remarque que quelque chose a changé,
sans arriver à définir ce que c'est. Un nouveau tapis ? De nouveaux
rideaux ? Non, ce qui le surprend, c'est que sa femme soit en train de
chantonner dans la cuisine. En l'entendant entrer, elle vient à sa
rencontre, souriante, et lui demande comment s'est passée sa journée.
Makan est perplexe, sa femme auparavant si
distante a complètement changé, mais il ne comprend pas pourquoi. Elle
commence alors à lui parler de Jésus. Elle lui raconte comment, après
avoir fait un rêve étrange, elle s'était rendue dans une église et
avait rencontré des chrétiens. Comment grâce à eux, elle avait
découvert Christ et l'avait accepté comme son sauveur.
Quelques temps après avoir écouté le témoignage de
sa femme et constaté le changement qui s'était produit en elle, Makan
s'est lui aussi converti. Mais il n'a pas fallu longtemps avant que
leurs parents apprennent qu'ils avaient quitté l'islam et les dénoncent
à la police. A peine trois mois après leur conversion, Makan et Tina
ont été arrêtés, emmenés au poste de police et sévèrement battus.
Depuis, Tina ne peut presque plus marcher.
Voyant que la situation était dangereuse pour eux
et leur petite fille de quatre ans, ils ont décidé de quitter le pays.
Ils vivent aujourd'hui dans un camp de réfugiés en-dehors de l'Iran et
vont dans une église locale. Ils attendent une réponse à leur demande
d'asile et espèrent qu'ils pourront rester.
Sujets de prière :
Prions pour Makan, Tina et leur fille Odzhan, que le Seigneur les protège.
Prions pour que leur demande d'asile puisse être acceptée.
Prions pour que d'autres puissent être touchés par leur témoignage.
Des dizaines de chrétiens se tenaient devant le poste de police de Boala. Ils demandaient la libération de leur pasteur, Habibur Rakman, et de deux autres frères. Mais les policiers refusaient. Alors les chrétiens leur ont dit « nous sommes aussi des criminels car nous aussi nous croyons en Jésus-Christ, comme Habibur Rakman et les deux autres chrétiens. Si vous ne les relâchez pas, alors arrêtez-nous nous aussi et mettez-nous en prison ».
Habibur Rahman et deux autres amis chrétiens avaient été arrêtés la veille avec deux amis chrétiens alors qu'ils tenaient une réunion d'évangélisation.
Accusés d'avoir parlé de Jésus-Christ à des non-chrétiens, les trois hommes se sont retrouvés au camp de police de Shamvunagar. On les sépara et leur banda les yeux.
Le chef de la police demanda à Habibur combien de personnes s'étaient converties au christianisme, depuis son arrivée dans la région. Il lui dit qu'il le battrait autant de fois que de personnes converties. Il lui demanda d'appeler Jésus, car il voulait voir comment Jésus allait le sauver. « Les policiers nous ont battus. Ils nous disaient qu'ils ne voulaient plus de chrétiens dans cette région. Ils nous ont torturés avec des cigarettes. Nous avons des brûlures sur les mains, les lèvres, les cuisses et le visage. Ils m'ont frappé avec un bâton sur les articulations… » raconte Habibur. Voyant que les prisonniers ne reniaient pas leur foi, le chef de la police les renvoya au poste de police de Boala, où se trouve l'église du pasteur Habibur, à environ 220 km à l'ouest de Dhaka.
Là, soutenus par leurs frères et sœurs, rassemblés devant le poste ils ont repris courage et ont été libérés dans la soirée. Cette histoire s'est passée en juin dernier. Nous en avons eu eu connaissance ces derniers jours.
Que faire face à l'avancée des talibans ? Telle est la question que se posent beaucoup de chrétiens pakistanais. D'autant qu'ils sont parmi les premiers visés par leur violence. Dans la nuit du 21 avril dernier par exemple, des chrétiens pakistanais ont été violemment attaqués par les talibans alors qu'ils effaçaient des graffitis sur la façade de leur église. Plus tôt dans la semaine, les talibans avaient couvert les murs de slogans comme « Convertissez-vous à l'islam » et « Longue vie aux talibans ».
Les chrétiens de Karachi, au sud du pays, s'étaient mis au travail quand, d'un seul coup, une trentaine de talibans armés sont apparus. Ils leur ont tiré dessus et sont entrés dans leur maison pour faire sortir tout le monde. Beaucoup de personnes ont été blessées et deux chrétiens sont morts. Selon un témoin, la police était présente lors de l'attaque, mais n'a rien fait.
La persécution contre les chrétiens est parfois très visible, comme dans la vallée de Swat, au nord du pays. Dans les camps de réfugiés, ils sont discriminés. Ils ne peuvent pas planter leurs tentes près de celles des musulmans, ni manger avec eux. L'armée pakistanaise tente de chasser les talibans, mais les affrontements ont déjà causé le départ d'un million d'habitants.
La marque des talibans est la terreur. Leur mouvement est né au Pakistan dans les années 1990 et a ensuite gagné l'Afghanistan. Ils imposent la charia et lancent des attaques terroristes contre ceux qui ne vivent pas comme eux. Les chrétiens sont chassés de chez eux, forcés à se convertir à l'islam ou à payer une taxe spéciale en échange d'une protection. Malgré toute cette violence, certains ont décidé de ne pas céder à la terreur et de rester chez eux.
Prions pour les chrétiens victimes de cette attaque et leurs familles.
Prions pour tous ceux qui vivent dans des régions contrôlées par les talibans.
Prions pour que les attaques cessent.
Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France
Les habitants de Bab Ezzouar ont demandé aux autorités l'expulsion des chinois résidents du quartier connu sous le nom de « Chnaoua », exprimant ainsi leur mécontentement quant à l'agression dont ils ont fait l'objet lors de l'attaque menée par 50 chinois munis d'armes blanches. Quelques citoyens sont tellement irrités qu'ils ont lancé des menaces à l'encontre des chinois pour réagir à leur agression.
Plus de 400 familles chinoises résident dans le quartier « Chnaoua » à Bab Ezzouar, logés dans des appartements ou bien occupant des étages de villas appartenant à des particuliers. Et par solidarité, quelques sages du quartier ont aidé les familles chinoises en les approvisionnant de lait et du pain, au moment où tous les chinois sont restés enfermés dans leurs maisons de peur de représailles des habitants de la ville de Bab Ezzouar.
Tous les locaux des chinois du quartier sont fermés, et la plupart d'entre eux ont été pillés par des personnes qui s'y sont introduit lors des affrontements qui ont eu lieu avant-hier. Ces derniers ont fait irruption à l'intérieur des locaux des chinois et les ont saccagés, les délestant de leurs micro-ordinateurs portables, argent et des marchandises destinées à la vente. Des habitants du quartier ont indiqué à « Echourouk » qu'ils ont vu des opportunistes piller les locaux des chinois, ce comportement a provoqué l'ire des protestataires, qui ont exprimé leur indignation quant à ce genre de comportement.
Les protestataires ont adressé une lettre au wali délégué, au président d'APC et au procureur de la république, les sommant de procéder à l'expulsion des Chinois du quartier. Paer ailleurs, le wali délégué s'est rendu hier sur les lieux des affrontements où il a rendu visite à la famille de la victime. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour connaître les raisons de cet incident.
D'autre part, les forces de sécurité et les forces anti-émeutes ont bouclé toutes les issues du quartier « Chnoua » sis à Bab Ezzouar, elles fermé l'accès aux véhicules excepté ceux des représentants de l'ambassade de la Chine en Algérie, qui s'y sont rendu dans la soirée et se sont entretenu avec les familles chinoises. A signaler que le quartier est resté sous surveillance durant toute la soirée de peur de nouveaux affrontements entre les deux parties.
La famille Chinoise Chi Young : « On est ici pour travailler et gagner notre vie»
Le quotidien « Echourouk » a réussi à s'introduire à la maison de la famille Chinoise Chi Young, qui réside avec sa femme et sa sœur et ses enfants. Il a refusé, au début, de nous ouvrir la porte mais il a fini par accepter avec l'aide d'un algérien qui l'a rassuré. Chu Young a déclaré à Echourouk « Nous sommes venu ici pour travailler et gagner notre vie ni moins ni plus, on travaille avec nos amis algériens et on entretient de bons rapports avec eux, alors on ne veut nullement être des victimes à cause d'une erreur commise par un ou deux chinois », cette déclaration nous a été traduite par l'un de ses voisins, alors que sa femme et sa sœur étaient cachées derrière les échelles.
Le Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui réunit plus de 300 communautés chrétiennes, a appelé lundi le Pakistan à mieux protéger les chrétiens du pays après la mort samedi de sept d'entre-eux, tués par un groupe de musulmans.
La communauté chrétienne du Pakistan a annoncé lundi un deuil de trois jours, avec fermeture des écoles, pour protester contre la mort de sept des siens, tués samedi dans l'est par un groupe de musulmans en colère qui les accusaient d'avoir profané le Coran.
Pyongyang, 26 juillet 2009 (Apic) Le régime nord-coréen a exécuté en public une femme chrétienne, accusée de distribuer des exemplaires de la Bible et d'espionnage pour les Etats-Unis et la Corée du Sud. Le fait a été rendu public par un groupe de militants de la Commission enquête sur les crimes contre l'humanité de la Corée du Sud à Séoul.
Ri Hyon-ok, âgée de33 ans, a été exécutée le 16 juin dernier à Ryongchon, une ville du nord-ouest, près de la frontière avec la Chine. Le jour suivant, ses parents, son mari et ses trois enfants ont été confinés dans un camp pour les prisonniers politiques dans le nord-est de la ville de Hoeryong.
Le rapport de la Commission montre une photo de la carte d'identité de la femme émise par le gouvernement de la Corée du Nord, preuve de son exécution. A la Corée du Nord la liberté religieuse est toujours bafouée.
La nouvelle a été annoncée le 26 juin, en pleines manifestations
contre le résultat des élections présidentielles. Le comité
parlementaire iranien a décidé d'annuler le projet de loi selon lequel
toute personne ayant quitté l'islam devait être impérativement
condamnée à mort.
Les plus de 150 000 chrétiens d'origine musulmane sont soulagés et
continuent à prier pour leur pays dans l'espoir d'un avenir meilleur.
Ils savent que si la peine de mort n'est plus obligatoire pour eux,
elle reste encore possible selon la loi iranienne sur l'apostasie basée
sur la charia.
En 2008, une clause avait été proposée dans le nouveau code pénal
islamique, déclarant que les apostats devaient être obligatoirement
condamnés à mort. Le comité avait alors subi une forte pression
internationale.
Plusieurs chrétiens, comme Jamal et Nadereh, ont eu très peur pour leur vie à cause de cette loi (voir fil rouge du 18.02.2009).
Remercions le Seigneur pour l'annulation de cette loi.
Prions pour les chrétiens d'origine musulmane arrêtés et jugés à cause de leur foi.
Prions pour que le Seigneur touche le cœur du gouvernement.
En signant la pétition en faveur des deux chrétiens ouïghours, Osman Imin
et Alimjan Yimit, vous avez interpellé les autorités politiques et elles y ont
été sensibles. Votre action a eu un impact sur la vie de nos frères. Mais elle a
aussi montré la solidarité entre chrétiens, tous membres du même corps, le corps
de Christ.
En Europe : Le mois dernier, nous avons appris
que l'Union Européenne a ajouté le cas Alimjan aux dossiers qu'elle a remis aux
autorités chinoises lors d'un dialogue sur les droits de l'homme. Nous sommes
encouragés de voir que l'UE n'est pas insensible à son histoire.
Du côté de la Chine, les choses semblent
bouger. Le Conseil d'Etat chinois a publié un nouveau « projet d'action national
pour les droits de l'homme ». Ce projet est centré sur la protection des droits
des prisonniers et promet l'abolition de la torture dans les deux années à
venir. D'un autre côté, Li Dunyong et Zhang Kai, deux des avocats impliqués dans
la défense d'Alimjan Yimit, ont été radiés de l'ordre des avocats, les autorités
ayant refusé de renouveler leur licence.
Osman devrait être libéré en novembre. Sa femme
Nurgul est impatiente. Pour le moment, elle n'est autorisée à voir son mari
qu'une fois par mois, pour lui apporter de la nourriture et des habits. Malgré
les conditions de vie difficiles, Osman est relativement bien traité.
Alimjan, quant à lui, est toujours détenu
illégalement. Il semblerait qu'il soit très respecté pour son attitude et sa
générosité. Sa femme, Gulnur, a récemment pu visiter la prison où il est
enfermé, mais n'a malheureusement pas pu voir son mari. La mère d'Alimjan
soutient beaucoup son fils auprès des autorités.
Continuons à diffuserla pétitionpour demander la libération immédiate
d'Osman et Alimjan et à prier pour eux.
Le 30 juin, environ 50 musulmans, armés de bâtons, de machettes, de cocktails Molotov et d'armes à feu, ont investi le village de Bahmani Wala, dans le Penjab, à cinquante kilomètres au sud de Lahore, saccageant tous les biens des chrétiens et faisant irruption dans les maisons pour en chasser les habitants. Selon les témoins recueillis sur place, l'assaut des musulmans a duré deux heures avant que la police intervienne et rétablisse l'ordre.
Selon le groupe d'enquête mis en place par l'Eglise catholique, l'attaque des musulmans trouverait son origine dans une querelle de voisinage entre un musulman et un chrétien. Le 29 juin, les choses se seraient envenimées et « le lendemain matin, un appel a été lancé à la mosquée du village musulman voisin pour aller mener le djihad contre les chrétiens de Bahmani Wala, coupables d'avoir insulté le Prophète Mahomet », rapporte Abid Gill, membre de la Commission "Justice et Paix" de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. « Le religieux qui tenait le micro a appelé les musulmans à mettre les chrétiens en fuite et à se saisir de leurs enfants et de leurs filles. »
Après des mois de persécution, les chrétiens de Bagdad osent à nouveau fréquenter leurs églises, mais la peur n'a pas disparu.
Sur un mur latéral de l'église Saint-Élie dans le quartier de
Bagdad Jadida, figurent les photos d'une vingtaine de personnes : un
prêtre, un évêque et des laïcs. Tous ont été assassinés parce qu'ils
étaient chrétiens.
De la cour, on aperçoit le dôme d'une mosquée qui fut, paraît-il,
le théâtre d'exécutions sommaires : « une centaine de personnes y ont
été éliminées en 2007 », affirme un paroissien. Soudain une annonce en
arabe jaillit des haut-parleurs de la mosquée, expliquant qu'une jeune
fille est portée disparue. Les enlèvements se poursuivent mais
désormais seuls des gangs de faible envergure séviraient.
Le quartier de Bagdad Jadida, au sud-est de la capitale, compte une
majorité de chiites et une minorité chrétienne, soumises à l'autorité
de l'armée du Mahdi, une milice chiite pro-iranienne et farouchement
antiaméricaine. Pendant la guerre, toutes les communautés ont été la
cible des mêmes cruautés (kidnapping, torture ou assassinat), rappelle
Mariam, une mère de famille : « à quelques pas d'ici, pendant l'iftar,
la rupture du jeûne du Ramadan, nous entendions des coups de feu, nous
savions qu'ils tuaient des victimes. J'ai vu de mes yeux des cadavres
jetés dans une remorque. Nous ne pouvions rien faire. »
Dans ce contexte, les chrétiens ont doublement souffert. Qu'ils
aient habité dans des quartiers sunnites ou chiites, ils étaient la
proie des extrémistes, sans aucune protection.
Se soumettre aux règles islamiques
À
Bagdad Jadida, les chrétiens devaient se soumettre aux règles
islamiques. « Ils voulaient nous faire porter le voile. Nous avons
résisté, mais quand nous sortions, nous portions des vêtements amples
pour éviter les attaques », poursuit Mariam. Beaucoup ont quitté le
quartier, car il leur était interdit de pratiquer leur métier. S'ils
refusaient d'obtempérer, ils risquaient d'être assassinés, témoigne un
prêtre. Les islamistes demandaient aussi aux gens de se convertir en
échange de la vie sauve, de donner leur fille à un musulman ou encore
de payer la « jiziah », l'impôt spécifique des non-musulmans au temps
des régimes islamiques.
Un prêtre a même été enlevé pendant neuf jours. Il raconte son
calvaire : « Ils m'ont bandé les yeux et lié les mains. Le soir ils me
battaient et le jour ils me demandaient des conseils pour régler leurs
différends familiaux. C'étaient des gens très simples et peu éduqués.
Ils me pointaient aussi un revolver contre la tempe pour me faire
craquer. Alors je leur criais : “Vas-y, tire si tu es un homme” ! Je
leur disais aussi que, s'ils me tuaient, je serais heureux, car pour
moi la mort c'est le début de la vie. Et eux me répondaient : “Tu es
complètement fou !” Dans ces moments, on sent une sorte de force
intérieure. »
« Depuis un an la situation s'est améliorée, mais nous avons
toujours peur », souligne Mariam. Sa fille a quitté le pays pour
rejoindre la France, mais elle et son mari ont décidé de rester. « Nous
ne parlons pas le français. Nous vivrions là-bas comme dans une prison,
sans amis, ni vie sociale. » Un choix rarissime parmi la communauté
chrétienne, qui a déserté la capitale.
« Une véritable catastrophe »
«
C'est une véritable catastrophe, déplore Mgr Shlemon Warduni, l'évêque
auxiliaire chaldéen de Bagdad. J'ai 76 ans et c'est la première fois
que je vois partir autant de chrétiens. Ce matin, j'ai célébré la messe
à Dora Mikanik, où se trouvaient les bastions d'Al-Qaida. Avant la
guerre, les chaldéens représentaient près de 20 000 personnes,
aujourd'hui il n'en reste que 2 500 à Bagdad. » Les syriens-catholiques
constatent des taux d'émigration semblables : selon Mgr Athanase
Matoka, évêque de Bagdad, 80 % de sa communauté a abandonné la capitale.
Depuis la guerre, les chrétiens ont perdu de leur influence. Sous
le régime de Saddam Hussein, certains étaient employés à des postes
clés car ils ne représentaient pas une menace aux yeux du dictateur.
Comme les autres, ils souffraient d'une certaine oppression. On les
dissuadait de porter des prénoms chrétiens. Mais l'idéologie laïque du
parti Baas concédait des droits aux minorités.
La guerre qui a suivi l'invasion américaine a en revanche exacerbé
les clivages confessionnels et rompu toute confiance entre les diverses
communautés du pays. « Avant la guerre, je pouvais laisser les clés de
ma maison à mon voisin sans me soucier de savoir s'il était sunnite ou
chiite. Aujourd'hui, ce n'est plus possible », se désole un prêtre
chaldéen.
L'État essaie de retrouver son autorité mais les querelles
confessionnelles éclatent encore régulièrement dans l'ensemble du pays.
Malgré tout, les prêtres tentent de rassembler les énergies. « Assez de
peur ! Le Seigneur vous a donné le don de la foi, vous devez témoigner
la vérité partout sans avoir peur, lance en chaire le P. Pios Quosha,
lors de la célébration du Sacré-Cœur. Ceci est notre terre, sur
laquelle nous resterons. N'enterrons pas la voix de Dieu dans la tombe
de nos cœurs ».
Une affluence jamais atteinte depuis quatre ans
L'évêque
sort de la messe le visage radieux : deux cents personnes ont assisté à
la célébration, une affluence jamais atteinte depuis quatre ans.
Auparavant, les paroissiens préféraient ne pas se rendre à l'église par
peur des attentats. Désormais ils sortent plus facilement. Certaines
familles qui avaient émigré ont même fait le choix de revenir, mais
leur nombre demeure très limité.
Malgré les signaux d'apaisement, la plupart des chrétiens estiment
que la guerre n'est pas encore terminée. Avec le retrait des troupes
américaines des centres-villes, le 30 juin, beaucoup redoutent une
reprise du cycle des vengeances.
Heureusement, il existe des motifs de croire en une accalmie
durable. Aux dernières élections, les partis laïques l'ont emporté sur
les formations religieuses. Le premier ministre Nouri Al Maliki a par
exemple transformé son parti islamiste en un parti non confessionnel et
a appelé récemment à l'unité nationale. Enfin l'armée, autrefois
infiltrée par les terroristes, est redevenue une institution digne de
confiance. Aux check-points, elle contrôle les automobilistes suspects,
vérifie les permis de conduire, fouille les coffres.
Pour se rassurer complètement, Mgr Warduni s'en remet à sa foi : «
Vous savez, nous sommes la religion de l'espérance. Il nous l'a dit :
“Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps”. »
Les chrétiens étrangers travaillant à Nouakchott ne savent pas s'ils vont
pouvoir rester. Depuis le meurtre de Christopher Leggett il y a moins d'un mois,
cette communauté étrangère reçoit des menaces et vit dans un climat d'insécurité
grandissant. Dans la capitale, il y a eu plusieurs interpellations. Un chrétien
expatrié a même été escorté par la police jusqu'à l'aéroport pour le
protéger.
Christopher Leggett a été agressé et tué à Nouakchott le 23 juin. Professeur
d'informatique et de langues, il était très apprécié et reconnu par ceux qui le
côtoyaient, chrétiens ou non. Il semble que ce soit précisément ce témoignage
qui ait motivé la violence : un communiqué d'Al-Qaeda a revendiqué le crime,
l'accusant de « prosélytisme ». Christopher laisse derrière lui sa femme Jackie
et 4 enfants âgés de 15, 13, 12 et 8 ans.
Les obsèques ont eu lieu dans le Tennessee aux Etats-Unis. Le père de
Christopher a déclaré durant la cérémonie : « Nous gardons espoir, Chris n'est
pas mort en vain. Nous croyons que cette tragédie peut pousser les chrétiens sur
place à encore plus de passion pour partager la bonne nouvelle de l'amour de
Dieu. »
Il est important de rappeler qu'en Mauritanie, la loi interdit de manifester
un quelconque intérêt pour l'Evangile, et a fortiori de se convertir à Christ.
On estime le nombre de chrétiens d'origine mauritanienne à quelques centaines.
Devenir chrétien signifie bien souvent être rejeté par son entourage et faire
face à d'importantes pressions.
° Prions pour la famille de Christopher Leggett. Que le Seigneur lui montre à
quel point Il est présent et l'aime.
° Prions pour les chrétiens d'origine étrangère sur place, que Dieu leur donne
la sagesse nécessaire.
° Prions pour les chrétiens mauritaniens, que Dieu les fortifie et garde leur
foi dans la puissance de l'Evangile.
Lors de leur premier procès qui n'a duré que vingt minutes, Danazumi
Ado, Ummaru Ado, Aminu Barau et Talatu Bala n'ont pas eu droit à la
parole. Placés dans l'incapacité de se défendre, ils n'ont pu
qu'écouter en silence le juge qui leur a formellement interdit de
construire leur lieu de culte et de se réunir à nouveau.
Les quatre hommes avaient été arrêtés début février pendant qu'ils
construisaient leur nouvelle église. Ils avaient décidé de commencer la
construction sans demander d'autorisation officielle, car celle-ci
n'est pas toujours obligatoire. Mais les autorités de Kano sont de plus
en plus exigeantes. Après avoir appris ce qu'ils faisaient, les
policiers leur ont demandé d'arrêter la construction et de détruire ce
qu'ils avaient déjà bâti. Ils les ont ensuite directement emmenés au
tribunal. Un avocat chrétien vient de prendre leur dossier en charge,
ils se préparent à faire appel pour la seconde fois et espèrent un
verdict différent.
Les chrétiens rencontrent beaucoup de difficultés dans les Etats
gouvernés par la charia. Quand ils demandent l'autorisation de
construire une église, celle-ci leur est très souvent refusée. En
parallèle, de plus en plus de mosquées sont construites, la plupart
sans permission. La situation est difficile mais les chrétiens
persévèrent.
° Prions pour ces quatre chrétiens, que le Seigneur les guide dans leurs démarches judiciaires.
° Prions pour les membres de cette église qui sont surveillés par la police.
° Prions tous les chrétiens vivant dans les Etats du Nigéria gouvernés par la charia.
Du Pakistan à l'Egypte (ici), ça se passe souvent comme ça pour les minorités qui vivent parmi une majorité de musulmans.
Lahore- Pakistan : Mardi dernier (le 30 juin), Une foule de plus de six cents musulmans ont attaqué des chrétiens dans le village de Bahmani du district de Kasur. La foule musulmane en colère, qui accusait les chrétiens de blasphème, a pillé les bijoux et tous les objets de valeur, avant de détruire les maisons. Des hommes et des femmes chrétiens ont été brutalement battus par la foule.
Le village de Bahmani est situé près de la frontière entre l'Inde et le Pakistan.
Plus de cent familles chrétiennes vivent depuis longtemps dans ce
village qui compte environ 600 familles musulmanes. La plupart des chrétiens sont ouvriers agricoles et travaillent pour des propriétaires musulmans.
Selon les informations recueillies par l'équipe de SLMP (Sharing Life Ministry of Pakistan), l'incident
a commencé par une banale dispute entre un cycliste musulman et un
conducteur de tracteur chrétien pour un refus de priorité. Le musulman
lui aurait lancé «Comment oses-tu m'arrêter avec ton tracteur, toi
de caste inférieure». Les deux se sont ensuite battus.
Riaz Muhammad, le cycliste musulman, a ensuite pris
contact avec l'imam local nommé Qari Lateef, connu pour être à
l'origine de plusieurs accusations de blasphèmes à Kasur. Lateef lui
aurait conseillé de porter une accusation de blasphème contre Sardar
Masih le chauffeur du tracteur et les autres chrétiens.
Qari Lateef a ensuite fait plusieurs annonces dans les haut-parleurs de
la mosquée exhortant les musulmans du village et des villages voisins à
se rassembler contre les chrétiens du village.
La justice n'a aucune preuve mais le garde en prison !
Accusé
d'avoir fait imprimer des bibles et de la littérature chrétienne, Shi
Weihan vient d'être condamné à 3 ans de prison et 15 700 euros d'amende
!
Nous croyons que les prières persévérantes du corps de
Christ et l'action internationale des chrétiens peuvent changer la
situation de Shi et amener les autorités chinoises à annuler le
jugement, à abandonner toutes les charges retenues contre lui et à le
relâcher sans condition.
Un citoyen modèle en prison
Shi Weihan est marié et père de deux enfants. C'est un citoyen
chinois dévoué, son amour pour son pays serait même contagieux. Sa
famille s'inquiète beaucoup pour sa santé car il souffre de diabète et
a besoin de médicaments, mais ne reçoit pas les soins nécessaires en
prison. Il a perdu 20 kg depuis le début de sa détention et son corps
est recouvert de plaques rouges qui le démangent à cause des mauvaises
conditions de vie en prison. Toutefois, lors de l'audience début avril,
il semblait aller mieux.
Condamné sans preuves
Le 10 juin 2009, Shi Weihan a été condamné à 3 ans de prison et 15
700 euros d'amende. Ce chrétien chinois âgé de 39 ans possède une
société d'import-export appelée « Le Saint-Esprit ». Cette société
comprend plusieurs affaires, dont une librairie et une imprimerie. La
librairie, proche du village olympique de Pékin, a tous les documents
requis et agit en toute légalité. Shi a été arrêté pour la première
fois le 28 novembre 2007 après avoir imprimé de la littérature
chrétienne sans l'autorisation nécessaire du gouvernement. Il a été
relâché le 4 janvier 2008 pour manque de preuves, avant d'être arrêté
une seconde fois deux mois plus tard. Le 19 juin 2008, la séance prévue
par le tribunal n'a pas eu lieu et la période limite de trois mois pour
une audience a expiré. Shi a donc été détenu illégalement depuis. La
cour devait se réunir le 20 mars 2009, mais la séance a été repoussée à
la dernière minute. Une nouvelle audience s'est finalement tenue le 6
avril dernier.
Dix-huit personnes ont été blessées dans des affrontements entre musulmans et chrétiens dans un village de Haute-Egypte, a-t-on indiqué lundi de sources sécuritaires.
Le 16 mai dernier, le parti du Congrès a gagné les élections législatives en Inde. L'annonce des résultats entraîne de nouveaux espoirs pour les chrétiens. Ils soutenaient ce parti, le plus respectueux des minorités religieuses en Inde.
Les extrémistes hindous ont donc perdu les élections. En Orissa, ils n'ont même obtenu aucun siège au parlement indien. Pourtant, dans cet Etat où ont eu lieu des persécutions antichrétiennes d'une extrême violence en 2008, ils avaient tout mis en œuvre pour faire tourner les résultats en leur faveur, empêchant les chrétiens de sortir de chez eux le jour du vote.
La question est maintenant de savoir si le Bharatiya Janata Party (BJP), parti ultranationaliste hindou ouvertement antichrétien, va décider de se modérer ou devenir plus extrémiste après cette défaite. En 2004, suite à leur précédente défaite électorale, les attaques contre les chrétiens n'avaient pas cessé. Espérons que cette fois-ci, un changement s'opère et prions pour cela.
Remercions le Seigneur pour le résultat de ces élections.
Prions pour les chrétiens dans l'Etat d'Orissa dont beaucoup vivent encore dans des camps de réfugiés.
Prions pour les militants du Bharatiya Janata Party, qu'ils se tournent vers Dieu.
Jose et son épouse Emilse étaient très engagés au service du
Seigneur. Jose voyageait pour prêcher l'Evangile aux indiens colombiens le long
de la rivière Arauca et Emilse était responsable des jeunes dans leur église à
La Esmeralda, au nord est de la Colombie. Ce vendredi-là, le 24 avril dernier,
tous deux avaient décidé de passer la journée chez eux quand des hommes armés
ont fait irruption et ont tiré à plusieurs reprises. Emmené à l'hôpital, le
couple a succombé à ses blessures quelques heures plus tard.
Les parents de Jose pensent qu'il y a un lien direct entre l'engagement des
victimes dans les activités de l'église et leur assassinat. En effet, Jose a
violé l'une des règles de la guérilla qui interdit de parler de sa foi aux
indiens. Par ailleurs, à Arauca, les chefs de la guérilla ont souvent menacé les
chrétiens qui refusent d'obéir à leurs ordres, et c'était le cas de Jose.
Jose et Emilse laissent derrière eux trois enfants, Heidy (9 ans), Ambar
Gricet (2 ans) et Juan Jose (2 mois), qui ont été recueillis par leurs
grands-parents. « Maintenant que mes parents sont au ciel, c'est le Seigneur
Jésus et mes grands-parents qui prennent soin de nous » nous a confié Heidy, qui
devra un jour expliquer à son frère et à sa sœur ce qui s'est passé.
Les habitants de La Esmeralda ont été choqués par ce double meurtre : le 10
mai dernier, ils ont organisé une marche pacifique à travers la ville pour
demander que les violences s'arrêtent enfin.
° Remercions le Seigneur pour les chrétiens colombiens qui résistent à la
guérilla par la foi.
° Prions pour les enfants de Jose et Emilse, plaçons-les sous la protection du
sang de Jésus.
° Prions pour les chrétiens qui vivent dans la région d'Arauca, qu'ils soient
forts face aux pratiques occultes qui existent au sein des groupes de guérilla.
Le suprématisme islamique qui traite les koufars (infidèles) comme des impurs, sévit même dans les camps de réfugiés.
Les chrétiens Pakistanais sont victimes de discrimination dans les camps humanitaires.
L'armée pakistanaise attaque les bastions des talibans dans la
vallée de Swat au nord-ouest, ce qui a forcé plus de 360.000 civils à
fuir les combats en un peu plus d'une semaine.
Alors que le nouvel afflux de civils continue de submerger les camps
et que les efforts humanitaires battent leur plein, des milliers de
chrétiens sont victimes de discrimination de la part des autorités
locales.
Selon une source chrétienne, du personnel désigné par le
gouvernement dans les camps refuse aux chrétiens l'autorisation de
s'enregistrer. Ces derniers font face à l'ostracisme social, aux
menaces et aux abus.
Le chef du Congrès chrétien du Pakistan, le Dr. Nazir S Bhatti, a
déclaré que le processus d'enregistrement pour les chrétiens, les sikhs
et les hindous dans les camps était cruel, et il a demandé au ministre
fédéral des Minorités de mettre en place des camps séparés.
Citant Yousaf Masih, un chrétien déplacé, Bhatti a déclaré : « Le
personnel affecté à l'enregistrement qui a été désigné par le
gouvernement ne les accepte pas dans les camps, sous prétexte que les
familles musulmanes déplacées ne peuvent pas partager la nourriture
préparée pour les chrétiens, ou celle qui est préparée par des
chrétiens ou distribuée par eux. »
Selon Yousaf, les chrétiens ont été invités à monter des tentes séparées et à préparer leur nourriture séparément.
Faute d'avoir eu accès à un camp avec cinq autres familles, Yousaf
est finalement resté dans la maison d'un parent à Peshawar. Ce chrétien
a expliqué que c'était même difficile de parler à des représentants de
l'ONU en raison de la barrière de la langue.
En outre, il dit que des centaines de familles chrétiennes à Mangora
City sont incapables de fuir en raison du coût du transport et de
l'irrégularité des services de bus.
Ces cas ne sont toutefois pas une surprise, la population chrétienne
au Pakistan ayant fait l'objet de graves persécutions aux mains des
fondamentalistes islamiques, qui enlèvent régulièrement des jeunes
filles chrétiennes, les forcent à se convertir et parfois brûlent leurs
maisons.
Bhatti a demandé que le gouvernement prenne des arrangements
particuliers pour extraire les chrétiens de la vallée de Swat et mettre
des camps en place pour eux. Selon Bhatti, plus de 500.000 chrétiens
dans la Province de la Nouvelle Frontière du Nord-Ouest font face à des
difficultés et à des abus.
Il dit que les chrétiens pakistanais appuient pleinement l'offensive militaire contre l'extrémisme taliban.
Pendant ce temps, le responsable des réfugiés pour l'ONU a demandé
lundi une aide internationale pour les personnes déplacées qui fuient
les combats.
« C'est une urgence énorme qui se développe rapidement et qui va
nécessiter des ressources considérables au-delà de celles qui existent
actuellement dans la région », a dit Antonio Guterres, Haut-Commissaire
des Nations Unies pour les réfugiés.
« J'appelle la communauté internationale à soutenir l'effort
humanitaire pour les Pakistanais déplacés », a-t-il ajouté dans une
déclaration.
Les États-Unis ont annoncé 4,9 millions $ d'aide pour les réfugiés.
L'agence humanitaire Church World Service contribue aux besoins de
base en fournissant de l'eau, de la nourriture, des abris et des
toilettes pour les personnes déplacées. Le personnel humanitaire de
l'agence sur le terrain estime que plus de 800.000 personnes sont
aujourd'hui déplacées à cause de la violence, en sus des 500.000 qui
avaient déjà fui les combats.
Alors que les organismes contribuent à l'établissement de camps pour
les personnes déplacées, des milliers de réfugiés cherchent à se
réfugier là où ils le peuvent, que ce soit chez des familles, des
étrangers, dans des cavernes et des champs, selon le personnel de
Church World Service.
Vu les milliers de personnes dans des camps de fortune sans aliments
nourrissants, sans abris, sans eau ni toilettes, Church World Service a
mobilisé des équipes d'intervention et des secours dans ces régions.
La Commission indépendante des Etats-Unis sur la liberté religieuse vient de
dresser une liste des pays où de graves entorses à la liberté de culte sont
commises. Elle se dit préoccupée par le regain d'extrémisme qui menace la
liberté religieuse dans divers pays à travers le monde. 13 pays figurent dans le
rapport 2009. Ce sont la Birmanie, la Corée du Nord, la Chine, le Vietnam,
l'Erythrée, le Nigeria, le Soudan, l'Iran, l'Irak, le Pakistan, l'Arabie
saoudite, le Turkménistan et l'Ouzbékistan.
Dans ces pays, dit le rapport, les gouvernements tolèrent ou s'adonnent
carrément à de graves violations, à caractère systématique, de la liberté de
religion. Des pays tels que l'Afghanistan, la Biélorussie, Cuba, l'Egypte,
l'Indonesie, le Laos, la Russie, la Somalie, le Tadjikistan, la Turquie, et le
Venezuela figurent sur la « Watch List », la liste des pays à surveiller. « Une
des préoccupations majeure de la commission est la menace représentée par le
fanatisme religieux sur la liberté de penser, la liberté de conscience, de
religion et des croyances à travers le monde. C'est également une menace à la
sécurité mondiale et régionale », explique le chef de la Commission, Felice
Gaer.
Parmi les pays où les plus graves violations de la liberté religieuse sont
perpétrées, la commission a unanimement désigné la Corée du Nord. Dans ce pays
il s'agit notamment de brutalités, d'emprisonnement et d'exécutions visant
notamment des personnes rapatriées après avoir trouvé refuge en Chine. Au
Vietnam la commission fait état de progrès. Toutefois, de graves abus et des
restrictions sévères ont été notées.
Au Moyen-Orient et en Iran, la commission cite surtout le cas de l'Iran.
« Dans ce pays, le discours officiel et le comportement du gouvernement ont
aggravé la situation des couches sociales non-chiites, notamment pour les
Bahaïs, les soufistes, les chrétiens évangéliques et les membres de la
communauté juive », souligne Richard Land, membre de la Commission.
Au Nigéria, une récente visite a confirmé que le gouvernement tolérait des
violations systématiques et outrageuses , affirme Leo Leonard, un autre membre.
« Il y a eu des années d'inaction du gouvernement nigérian s'agissant des
poursuites judiciaires contres les prédateurs de la liberté religieuse. Le
nombre de morts dans la ville de Jos l'an dernier varie de plusieurs centaines à
3000 », relève-t-il, ajoutant qu'il y a eu de nombreux meurtres à Kaduna, Kano,
Yelwa. Quelques 10 mille personnes au moins ont été déplacées ces dernières
années.
« Le jour du vote, sur la route, des arbres bloquaient le passage à au moins
six endroits. Les rues étaient désertes, nous étions terrifiés » raconte un
responsable d'église à Khandamal. Dans le village de Nilungia, 40 chrétiens ne
sont pas allés voter par peur des représailles. D'autres ont reçu des menaces
pour influencer leur vote. Ce jour-là, les extrémistes hindous ont empêché de
nombreux chrétiens de se rendre aux urnes à Khandamal.
Les élections législatives ont lieu dans toute l'Inde jusqu'au 13 mai.
Divisées en cinq phases, elles vont permettre d'élire les 543 députés de
l'Assemblée du peuple indien, le Lok Sabha.
Les églises avaient demandé que ces élections soient reportées dans l'Etat
d'Orissa où 3000 chrétiens sont toujours dans des camps de réfugiés et où des
centaines d'autres ont fui le district de Khandamal après les violences de 2007 et 2008. Le gouvernement n'a pas
accédé à leur demande.
Les extrémistes hindous ont déjà fait savoir que si les prévisions
électorales ne les satisfaisaient pas, ils intensifieraient les menaces et les
violences pour influencer les résultats, attendus pour le 16 mai prochain.
° Prions pour que Dieu protège les chrétiens qui vont voter.
° Prions pour que Dieu intervienne dans ces élections et que l'Evangile de
Christ continue à être annoncé en Inde.
Les attaques d'islamistes visant des chrétiens menacent de
gagner l'ensemble du pays, malgré la reprise des opérations militaires
gouvernementales contre les talibans.
Le 22 avril dernier, des islamistes ont attaqué la communauté
chrétienne de Taiser Town, un quartier d'une banlieue de Karachi où
vivent plus de 700 familles chrétiennes dont 300 dépendent de la
paroisse catholique St Jude. Une
foule d'environ 600 hommes, dont certains étaient armés est entrée dans
plusieurs maisons, tirant sur les habitants, brûlant les bibles,
saccageant les biens et mettant le feu à six habitations.
L'attaque a fait quatre blessés graves et un mort, Irfan Masih, un
enfant de 11 ans, décédé le 28 avril de sa blessure par balle à la tête
(1). Depuis l'incident, quatre familles ont quitté la région et
plusieurs musulmans en possession d'armes lourdes ont été arrêtés par
la police, dont les chrétiens dénoncent aujourd'hui l'inaction pendant
l'attaque.
Selon différents témoignages recueillis sur place, le groupe
d'islamistes a envahi Taiser Town une vingtaine de minutes après qu'une
manifestation pacifique eut été organisée par une quarantaine de
chrétiens, protestant contre des inscriptions récemment badigeonnées
sur six de leurs lieux de culte chrétiens, telles que « Vive les
talibans ! » ou encore « Chrétiens, convertissez-vous à l'islam ou
préparez-vous à payer la jizia (taxe prélevée sur les non-musulmans
vivant sous la charia, la loi islamique) ! ». Les manifestants
chrétiens s'étaient rapidement dispersés après qu'un groupe d'hommes
armés leur ait lancé des pierres avant d'ouvrir le feu.
L'attaque a pris par surprise la communauté chrétienne de Taiser
Town : « C'était horrible de les voir pénétrer dans les maisons,
frapper les femmes et les traîner par les cheveux », raconte Qudoos
Masih, blessé au coude par balle. Zarina Masih, quant à elle, a sauvé
sa vie et celle de ses deux sœurs en se cachant sous un lit. « Environ
une douzaine d'hommes avec de longues barbes ont pénétré dans notre
maison alors que nous étions en train de faire la vaisselle. Ils ont
commencé à frapper nos cousins et à détruire nos biens »,
témoigne-t-elle (2). Elle ajoute que les assaillants les ont traités de
kafir (‘infidèles') et leur ont dit « d'adhérer à l'islam ou de
mourir », tout en brûlant les bibles et d'autres ouvrages chrétiens.
A la suite de cette attaque meurtrière, les Eglises chrétiennes ont
demandé que tous au Pakistan prient pour les victimes. Le 24 avril,
quatre prêtres catholiques se sont rendus sur les lieux du drame, ont
visité les blessés à l'hôpital et se sont entretenus avec la communauté
chrétienne ainsi qu'avec des représentants du Muttahida Quami Movement
(MQM), l'unique parti politique pakistanais qui s'est déclaré opposé à
l'application de la charia dans la vallée de Swat.
« Il est temps aujourd'hui pour les chrétiens de faire l'unité. Nous
condamnons la talibanisation du pays et l'extrémisme religieux. Nous
devons porter l'affaire en justice », a déclaré le P. Emmanuel Yousaf
Mani, directeur de la Commission ‘Justice et Paix' de la Conférence des
évêques catholiques du Pakistan (NCJP). Il s'est engagé à faire verser
5 000 roupies à chaque victime et 10 000 roupies pour ceux dont les
maisons avaient été incendiées.
Taiser Town est désormais patrouillée par d'importantes forces de
police, mais les chrétiens ont reçu comme conseil de ne pas sortir de
leurs habitations pour le moment. Cette attaque, inhabituelle dans la
province du Sind, relance l'inquiétude grandissante des chrétiens
envers le processus de talibanisation du Pakistan, qui menace de
s'étendre au-delà de la Province de la frontière du nord-ouest, où il
était jusqu'ici cantonné.
Depuis la signature en février dernier (et sa validation définitive
début avril) du très controversé accord entre le gouvernement
pakistanais et les islamistes, permettant à ces derniers d'instaurer la
charia dans la région de Malakand (comprenant les districts de Swat,
Buner, Shangla et Lower Dir) en échange d'un cessez-le-feu (3), les
talibans, forts de cette victoire, avaient annoncé leur volonté
d'appliquer la loi islamique dans tout le Pakistan.
Les talibans ont rapidement tenté de pousser leur avantage en
s'emparant, fin avril, du district de Buner, à une centaine de
kilomètres seulement de la capitale, Islamabad. Le 28 avril, cédant à
de fortes pressions internationales, le gouvernement pakistanais a
lancé une offensive de grande ampleur contre les forces islamistes,
reprenant le Lower Dir et, le 29 avril, la ville de Dagar, chef-lieu du
district de Buner. Les combats auraient, selon les sources militaires,
faits plus de 70 morts chez les talibans et provoqué l'exode de la
population de la région, évalué pour l'heure à plus de 30 000 personnes
(4).
(1) Daily Times, 29 avril 2009.
(2) Ucanews, 28 avril 2009.
(3) Cet accord, qui mettait fin à l'affrontement armé opposant le
gouvernement pakistanais aux talibans installés dans la vallée de Swat,
avait été très froidement accueilli par la communauté internationale et
en particulier les Etats-Unis, ces derniers reprochant à Islamabad
d'« abdiquer » face à des islamistes liés à Al-Qaida.
(4) Reuters, 29 avril 2009, AFP, 28 avril 2009, AFP, 29 avril 2009.
On leur a simplement dit de rentrer chez eux ! Les 70 anciens
prisonniers ne comprennent toujours pas pourquoi ils ont été libérés le
17 avril dernier. Ces chrétiens érythréens avaient été envoyés dans un
des camps militaires le plus dur du pays, le camp de Mitire.
Parmi eux se trouvent
onze femmes qui étaient détenues car elles n'avaient pas terminé leur
service militaire. Il s'agit d'une faute grave dans un pays en constant
climat de guerre, où le service militaire obligatoire est de 18 mois,
mais qui dure souvent plusieurs années. Les chrétiens qui refusent
d'apprendre à tuer en raison de leurs convictions sont placés devant un
choix radical : soit renier leur foi et trouver leur place dans un pays
à la logique militaire, soit continuer à suivre Jésus et aller en
prison.
Plus de 2800 chrétiens sont emprisonnés en Erythrée, détenus dans
des conditions terribles, souvent battus et torturés. Mais malgré ces
violations des droits de l'homme en Erythrée, la Commission Européenne
(CE) devrait bientôt verser au gouvernement érythréen plus de 122
millions d'Euros consacrés au développement.
Portes Ouvertes et trois autres organisations qui militent en faveur
des libertés religieuses ont écrit une lettre à la CE pour lui demander
une contrepartie au versement de ces fonds, à savoir des progrès
visibles concernant les droits de l'homme. Cette lettre, ainsi que la
pétition lancée par Portes Ouvertes l'année dernière, ont encouragé la
CE à prendre cette demande en considération, si bien que la procédure
de distribution des fonds a été retardée par de nouvelles discussions
entre l'Erythrée et la CE.
° Remercions le Seigneur pour la libération de ces 70 chrétiens.
° Prions pour les 2800 chrétiens qui sont toujours en prison en Erythrée, dans des conditions très difficiles.
° Prions pour que les actions de Portes Ouvertes et des autres organisations continuent à porter du fruit en Erythrée.
C'est la charia : la conversion, la dhimmitude ou la mort. Tolérance zéro pour les minorités religieuses.
Les talibans attaquent des chrétiens à Karachi
Six personnes ont été blessées par balles, y compris un garçon de 11
ans qui repose dans un état critique. Les résidents de la région qui a
été attaquée se sont cloisonnés. L'attaque est survenue après que des
slogans pro-talibans appelant les chrétiens à se convertir à l'islam
soient apparus sur les murs des églises.
Karachi (AsiaNews)
- Des hommes armés ont attaqué hier un groupe de chrétiens à Taiser
Town près de Karachi. Ils ont mis le feu à six maisons de chrétiens et
blessé trois chrétiens, dont un garçon de 11 ans qui repose à l'hôpital
dans un état critique, a dit le Père Richard D'Souza à AsiaNews. Taiser
Town abrite environ 750 familles chrétiennes, dont 300 familles
catholiques, et fait partie de la paroisse de St Jude dans
l'archidiocèse de Karachi.
Deux officiels de la police qui ont parlé à AsiaNews sous condition
d'anonymat ont dit que Qudoos Masih, l'une des personnes blessées dans
l'incident, a déposé un premier rapport à la police de la ville de
Sarjani contre des personnes inconnues.
La police a confirmé que sept suspects ont été arrêtés en possession
d'armes lourdes. La police mène toujours son enquête et ne sait pas qui
est derrière cette violence.
Un policier a dit que seuls trois chrétiens ont été blessés, dont un
mineur qui est dans un état critique. Un musulman du groupe des
assaillants a également été blessé.
Le père Pervez Khalid, assistant curé de la paroisse St Jude, a
déclaré à AsiaNews que personne n'avait été tué dans l'attaque, mais
que six personnes avaient subi des blessures par balles.
La situation est maintenant sous contrôle, a-t-il ajouté. Des
rangers et des policiers patrouillent dans les rues. Mais les gens ont
très peur et n'osent pas sortir, en particulier après que la police
leur ait conseillé de rester dans leurs maisons.
Père D'Souza, curé de St Jude, a visité la région où l'attaque a eu
lieu. Là, il a vu des graffitis sur les murs des deux églises de la
région, disant « Taliban Zindabad » (longue vie aux talibans), « Islam
Zindabad » (longue vie à l'islam), « Christians Islam qabol karo »
(chrétiens, convertissez-vous à l'Islam) .
Il a également visité les maisons de chrétiens qui ont été
incendiées et a constaté que tout avait brûlé, y compris les bibles des
occupants.
Il a dit qu'hier matin, les gens qui ont vu les graffitis se sont
réunis pour organiser une manifestation dans la rue. Dès qu'ils l'ont
fait, ils ont été attaqués par un groupe d'hommes armés qui ont mis le
feu aux maisons, puis marché le long des rues et endommagé les fils
électriques et les compteurs de gaz.
« Les hommes qui ont attaqué les chrétiens sont venus de
l'extérieur, aucun de nos fidèles ne les connaissait », a déclaré le
Père D'Souza.
Kiran Sobya, une catholique de 28 ans qui vit dans la région, a
déclaré à AsiaNews que la situation était tendue depuis un certain
temps. En fait, lorsqu'elle se préparait à partir pour assister à la
messe de mardi, elle a appris que le service avait été annulé.
Caissière dans une banque, elle n'est pas allée travailler
aujourd'hui en raison de la situation tendue. Elle a toutefois confirmé
hier que plusieurs femmes et quelques hommes et enfants avaient
organisé une protestation contre les graffitis anti-chrétiens sur les
murs des églises.
La région dispose de trois églises, toutes construites par le
gouvernement pour servir les différentes confessions (catholiques et
protestants).
Le curé de la paroisse catholique ou son assistant se rendent
généralement dans la région pour célébrer la messe tous les mardis.
Selon certaines sources, la plupart des membres de la congrégation locale sont très pauvres.
La semaine dernière, Portes Ouvertes a lancé une pétition
pour la libération de deux chrétiens ouïghours. Nous venons de recevoir
de nouveaux éléments concernant l'un d'eux, Alimjan Yimit. Il y a deux
semaines, il a été transféré vers un hôpital à Kashgar (province du
Xinjiang, au nord-ouest de la Chine).
Il aurait été battu en prison, mais les circonstances de l'incident
ne sont pas encore connues. Sa famille est de plus en plus inquiète
pour sa sécurité, d'autant que deux séparatistes ouïghours ont été
exécutés le 9 avril dernier. Rappelons qu'Alimjan risque la peine de
mort s'il est reconnu coupable.
Wusiman a été arrêté le 19 novembre 2007 sous l'accusation de
divulgation de secrets d'Etat et prosélytisme illégal puis condamné à
deux ans de rééducation par le travail. Pendant son procès, il y a eu
deux violations claires de la procédure normale : tout d'abord, le
tribunal a rejeté son appel lors d'une session à huis clos en juin 2008
sans expliquer ses motifs. Ensuite, Wusiman n'a pas eu droit à un
véritable entretien avec son avocat.
Alimujiang a été arrêté le 12 janvier 2008. Il est accusé d'avoir
divulgué des secrets d'Etat et mis en danger la sécurité de la Chine.
En mai 2008, la Haute Cour du Xinjiang a renvoyé le dossier au
Ministère public pour manque de preuves, mais Alimujiang est toujours
en prison. Il s'est passé plus d'un an depuis son arrestation et aucune
date n'a encore été fixée pour la reprise du procès. Or, selon la loi
chinoise, un prisonnier ne peut pas être détenu plus d'un an sans
procès. Dans le cas d'Alimujiang Yimiti, cette limite a maintenant été
dépassée.
Prenez la défense d'Alimjan en signantla pétition lancée par Portes Ouvertes.
° Prions pour la sécurité d'Alimjan, que Dieu le protège des attaques des autres prisonniers.
° Prions pour sa famille, qu'elle continue à persévérer.
A l'occasion de la semaine sainte, enquête sur ces chrétiens qu'on persécute. Dans de nombreux pays la liberté religieuse recule. Voici le dossier spécial de france2, un document important .
La vallée de Swat est désormais passée sous le contrôle des talibans et les
chrétiens se demandent s'ils vont pouvoir rester, d'autant que les ONG ne sont
plus autorisées à pénétrer dans la région.
Pour éviter d'attirer
l'attention sur eux, certains chrétiens avaient déjà adopté le style
vestimentaire des islamistes. Les hommes se laissant pousser la barbe, les
femmes n'ayant plus d'autres choix que de porter la burqa. D'autres avaient fui
devant l'avancée des talibans et la violence des combats.
Depuis
l'accord de paix conclu en février 2009, quelques familles chrétiennes sont
rentrées chez elles, mais elles craignent d'être à nouveau prises pour cibles.
«Les gens ne viennent plus autant à l'église qu'avant», constate un pasteur.
«Ils sont marqués par les menaces, les enlèvements et les attaques des
extrémistes islamiques dont ils ont été victimes auparavant. Les talibans
promettent la paix, mais les chrétiens doutent que les extrémistes islamiques
s'y tiennent.»
A cause de ces attaques et des menaces récurrentes, la
majeure partie des chrétiens ont quitté la région. Il ne reste plus que 500
chrétiens… (sur les 165 millions de pakistanais, 2% sont
chrétiens).
Depuis 2007, des islamistes ont combattu les forces
gouvernementales pour rétablir la charia dans la région de Swat au nord-ouest qui est désormais passée sous le contrôle des
insurgés. Le gouvernement estime que ces combats ont fait plus de 1200 morts
civils.
L'accord de paix qui a été conclu entre les talibans et les
autorités pakistanaises permet l'application de la charia dans la vallée de Swat
en échange d'un cessez-le-feu. Des tribunaux de la charia ont été ouverts un
peu partout dans la région qui ont le pouvoir d'imposer des peines en stricte
conformité avec la charia islamique.
° Prions pour les chrétiens de la vallée de Swat. Demandons à Dieu de les
protéger et de renforcer leur foi en Lui. ° Prions pour qu'une présence chrétienne reste dans cette région. La dernière
école chrétienne de la région de Swat a été détruite en décembre 2008. ° Intercédons pour que le Dieu de la Bible se révèle aux talibans. Source : Portes ouvertes France
Dans les entretiens avec des chrétiens de Mossoul, il est rarement
question de haine contre les musulmans qui les persécutent, mais plutôt
d'amitiés malgré les différences religieuses. Le chrétien Hazim Toma a
été abattu à Mossoul, dans son magasin de textiles, en plein jour, le 4
octobre 2008. La majorité de ses clients et de ses employés étaient des
musulmans dont beaucoup étaient devenus des amis.
Depuis que sa veuve et sa famille se sont réfugiées en un lieu plus
sûr, des amis musulmans gardent la clé de leur maison à Mossoul. L'un
d'eux a même rempli sa voiture de tissus qui se trouvaient dans le
dépôt de Hazim Toma et les a apportés à sa famille pour l'aider à
survivre.
Un médecin enlevé
Le Dr Boutros Hadi (nom fictif),
chrétien, a été enlevé alors qu'il se rendait au travail à l'hôpital de
Mossoul. Ses ravisseurs ont réclamé le versement une rançon de 20'000
dollars. En apprenant cela, un autre médecin, musulman, ami du Dr
Hadi, a essayé d'appeler son numéro de téléphone portable. C'est l'un
des ravisseurs qui a répondu. Lorsqu'il s'est rendu compte que son
interlocuteur, musulman, était un ami du Dr Hadi, il a insulté le médecin parce qu'il disait qu'il était l'ami d'un « infidèle ». Quelques jours plus tard, le Dr Hadi a été retrouvé assassiné.
Condamnation des non-musulmans
Le Coran met les musulmans en garde contre les liens d'amitié avec
les chrétiens. Lors de deuils, il est interdit de leur exprimer de la
sympathie. D'une manière générale les chrétiens doivent être considérés
comme des ennemis à éviter, sauf pour des relations d'affaires.
Comme CSI l'a entendu de la part des réfugiés rencontrés, de
nombreux musulmans désirent vivre en bonnes relations avec leurs
voisins et avoir la paix. Mais, les islamistes ont déclaré la guerre à
cette paix, car elle fait obstacle à leur volonté de supprimer, en
Irak, toutes les influences politiques, culturelles et morales
véhiculées, selon eux, par l'Occident, et d'édifier une théocratie
islamique. D'après eux, la terreur est un moyen voulu par Allah pour
soumettre les non-musulmans au contrôle politique islamique.
Un premier contingent de 122 chrétiens irakiens est arrivé mercredi à l'aéroport de Hanovre dans le nord de l'Allemagne, en provenance de Syrie. L'Allemagne va accueillir 2.500 réfugiés chrétiens irakiens, soit le quart des 10.000 chrétiens qui s'installeront dans l'Union européenne.
L'Allemagne avait proposé que l'Union Européenne accorde un traitement préférentiel aux demandes d'asiles des chrétiens d'Irak, estimant que « le droit d'asile doit être accordé sans considération de religion ou de race ».
La ville de Hanovre et ses 516.000 habitants ont accueilli le premier groupe de 122 chrétiens, essentiellement des femmes et des enfants âgés de un à 79 ans. Ils vont être hébergés dans un camp de transit situé dans la région de Göttingen, dans le Land de Basse-Saxe. Ils vont ensuite être répartis dans les différents Etats régionaux.
« La situation des réfugiés irakiens est préoccupante (...) des milliers d'entre eux continuent à chercher à échapper à la mort, à la violence et aux persécutions. Parmi eux de nombreuses personnes de confession chrétienne... Nous devons aider et leur fournir un foyer dans les pays européens jusqu'à ce qu'ils puissent regagner leur patrie... l'Allemagne peut contribuer à cela », déclare Wolfgang Schäuble dans le journal Bild am Sonntag.
Pax Christi France, l'Oeuvre d'Orient, Justice et Paix, la Fédération Protestante de France, Chrétiens de la Méditerranée, "dénoncent avec force toutes les atteintes qui actuellement sont portées à l'intégrité, à la sécurité et au droit de vivre de nombreuses personnes, sans distinction de confession religieuse, dans divers points de l'Irak.
Ils apportent un soutien particulier aux chrétiens de ce pays, plus que d'autres visés par les actions violentes de groupes qui ont pour seul but d'accroître l'angoisse et la désespérance des plus faibles et de les pousser à quitter leur pays".
C'est parce qu'il voulait mettre un terme aux conversions de
ses voisins que le 8 mars dernier, un jeune homme de 25 ans a posé une
bombe dans une église de l'Etat de Bihar en Inde, avant de tirer sur le
pasteur Vinod Kumar.
Heureusement, les membres de l'église ont pu arrêter l'agresseur
avant qu'il ne s'en prenne à d'autres personnes. Il a ensuite été livré
à la police.
Le pasteur a été blessé mais sa vie n'est plus en danger. Vinod Kumar
avait reçu des menaces, suite à la conversion d'une famille hindoue
dans le village voisin.
Des évènements semblables sont de plus en plus fréquents en Inde,
suite à la mise en place de lois anti-conversion qui, sous couvert de
faire respecter la liberté de religion, donnent des arguments aux
extrémistes hindous pour persécuter les chrétiens et ceux qui décident
de quitter l'hindouisme.
° Remercions Dieu d'avoir protégé le pasteur Vinod Kumar.
° Prions pour lui, sa famille et tous les membres de leur assemblée. Qu'ils trouvent un autre endroit où se réunir.
° Intercédons pour que Dieu se glorifie à travers cette épreuve.
La mort d'un chrétien copte dans le village de Dama's, à 180 km au nord du Caire, a donné lieu à des affrontements entre chrétiens et musulmans. La police a dû intervenir pour mettre un terme aux violences, a-t-on appris auprès de la police égyptienne. Selon l'Eglise, la communauté copte compte 7 millions de fidèles, près de 10 % des 80 millions d'Égyptiens, alors que les statistiques officielles la créditent de 6 %.
La police égyptienne encercle depuis quelques jours le village de Dama's, situé à 180 km au nord du Caire, afin d'éviter un embrasement après des affrontements entre des familles chrétiennes et musulmanes. La police dit que les tensions ont éclaté après la mort de Sabri Chahata, un chrétien du village.
Yasser Ahmed est sous le choc et ne comprend pas les raisons qui ont poussé son frère à poignarder cet homme apprécié de tous. Les coptes sont la plus importante communauté chrétienne du Moyen Orient. Ils représentent un peu moins de 10% de la population égyptienne, qui serait de 80 millions d'habitants. Les chrétiens coptes sont victimes de discrimination et de harcèlement systématique en Egypte.
Pour les coptes, qui parlent de discrimination, un des points-clefs porte sur l'abrogation de l'article 2 de la Constitution selon lequel la charia, la loi islamique, est la source principale de la législation du pays.
« La nouveauté tient au fait que la grande peur des coptes ait trouvé à s'exprimer », note Alain Roussillon, directeur du Centre français de sociologie du Caire, le Cedej. « Et pour les médias, la question copte fait désormais vendre », dit-il.
La relative ouverture du régime a en effet permis aux courants coptes radicaux de mettre en avant toutes les discriminations dont ils s'estiment être victimes, avec des relais parmi la diaspora.
L'Organisation des coptes unis, basée en Suisse, avait déjà présenté, lors d'une session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies à Genève, un mémorandum sur la question copte, faisant grincer des dents une bonne partie de la communauté hostile à l'internationalisation de la question.
C'est notamment autour de cas, difficiles à vérifier, de « conversions forcées » de jeunes filles chrétiennes à l'islam que se mobilisent des militants coptes.
On se souvient aussi des deux organisations coptes ayant porté plainte contre un prédicateur islamique, Abou Islam, auteur de livres antichrétiens.
« En moins d'une demi-heure, j'ai acheté pour 2 000 livres égyptiennes (350 USD) de livres insultant les chrétiens à la foire du livre du Caire », déplore Mamdouh Mikhaïl, militant copte, s'étonnant que « ces publications soient vendues en toute impunité ».
Très actifs, ces militants ne bénéficient pas du soutien de nombreux intellectuels coptes qui tentent d'inscrire la question copte dans le cadre plus large des revendications démocratiques.
En Chine, un responsable d'église confirme que les chrétiens doivent rester prudents car le Bureau des Affaires Religieuses présente les chrétiens comme une « force hostile ». Pourtant, quand ils parlent de la croissance de l'Eglise, les responsables d'églises sont optimistes. Selon un pasteur, plus de 1000 nouveaux convertis ont été baptisés l'année dernière à Pékin dans son réseau d'églises de maison.
« Les souffrances que je vis sont un test de la part de Dieu. Si on regarde en arrière dans l'histoire des chefs religieux tels que Moïse, Jésus, Paul et bien d'autres, qui n'a pas eu à passer par des épreuves et des tribulations ?
Je crois fermement que Dieu va m'utiliser.
Dieu prévoit les occasions pour que nous le servions. »
Ce texte est extrait d'une lettre que Peng Ming, un chrétien emprisonné en Chine, a écrit à sa famille. Peng Ming se bat pour la démocratie et les droits de l'homme dans ce pays où les descentes dans les églises de maisons et les arrestations de chrétiens ne s'arrêtent pas. En effet, le gouvernement chinois, préoccupé par la croissance des églises de maison a augmenté ses efforts pour identifier les chrétiens et donner une image subversive du christianisme. La situation est encore plus tendue qu'avant les Jeux Olympiques de l'année dernière.
Le 16 janvier à Pékin, le pasteur Zhang Mingxuan a par exemple été mis de force dans un bus pour la province de Henan avec l'interdiction de revenir.
Deux semaines plus tôt, 50 personnes avaient été arrêtées lors d'une descente de police dans une église de maison. Ils ont heureusement été relâchés depuis.
Dans une grande ville du nord-est, un responsable d'église confirme que les chrétiens doivent rester prudents car le Bureau des Affaires Religieuses présente les chrétiens comme une « force hostile ».
Pourtant, quand ils parlent de la croissance de l'Eglise, les responsables d'églises sont optimistes. Selon un pasteur, plus de 1000 nouveaux convertis ont été baptisés l'année dernière à Pékin dans son réseau d'églises de maison. (China Aid – Compass Direct)
Remercions Dieu pour les 1000 baptêmes.
Prions pour Peng Ming qui a été condamnée à la prison à vie pour activités terroristes.
Le propriétaire d'une librairie chrétienne située près du Village Olympique a été arrêté le 28 novembre 2007 puis relâché le 4 janvier 2008 pour « insuffisance de preuves ». Il a de nouveau été arrêté pour publication de littérature chrétienne. Pour la deuxième fois, la justice chinoise a refusé d'instruire le procès de Shi Weihan car il n'y a pas de preuve valable pour l'inculper.
Shi Weihan, 37 ans, est détenu depuis le 19 mars 2008 pour avoir publié des bibles et livres chrétiens. Ni son épouse, Zhang Jing, ni ses deux enfants n'ont été autorisés à lui rendre visite depuis cette date. Sa femme a déclaré n'avoir aucune information sur les conditions de détention de son époux. Elle n'a pas non plus été autorisée à apporter de la nourriture ou des vêtements de rechange.
Zhang Jing se déclare “très inquiète” au sujet de la santé de son mari, qui souffre de diabète.
Les fonctionnaires du Bureau de la Sécurité publique (PSB – police de sécurité politique) sont connus pour utiliser les privations et la torture afin d'extorquer des informations aux détenus.
Cette arrestation est à mettre vraisemblablement sur le compte de la campagne d'intimidation des églises non-enregistrées à l'approche des Jeux de Pékin. Propriétaire d'une librairie située près du Village Olympique, Shi n'avait jamais eu de problèmes avec les autorités avant son arrestation le 28 novembre dernier. Il avait été relâché le 4 janvier pour « insuffisance de preuves ». Sa librairie est légalement ouverte, et il n'a vendu que des livres pour lesquels il avait obtenu l'autorisation du gouvernement. Mais vu le manque chronique de bibles, il avait apparemment fait imprimer du matériel chrétien par une autre imprimerie que par la seule autorisée en Chine.
Dans un cas similaire, un autre propriétaire de librairie, Zhou Heng, avait été arrêté le 3 août 2007 et placé en détention dans la province du Xinjiang après avoir reçu une livraison de bibles. Zhou a révélé la semaine dernière que toutes les accusations avaient été levées et qu'il était sorti de prison le 19 février, après six mois et demi de détention.
Pour la deuxième fois, la justice chinoise a refusé d'instruire le procès de Shi Weihan car il n'y a pas de preuve valable pour l'inculper. La balle est à présent dans le camp de la police, qui refuse toujours de le libérer ! Son avocat multiplie les demandes de mise en liberté, car selon la loi chinoise, un accusé ne peut pas comparaître trois fois devant un tribunal pour les mêmes charges. Mais jusqu'à présent, il n'a reçu aucune réponse.
Shi Weihan, propriétaire d'une librairie chrétienne à Pékin, est en prison depuis bientôt un an. Sa santé s'est dégradée et son épouse, Zhang, est surveillée par le bureau des affaires religieuses.
L'Etat
turc ne prenant aucune mesure concrète pour protéger les minorités
chrétiennes ou les Turcs convertis au christianisme, de nouveaux actes
d'agression se produisent régulièrement en Turquie contre les
représentations religieuses. A Adana, ville du sud de la Turquie de
sinistre mémoire et qui vit en 1909 le massacre de 30 000 Arméniens,
une librairie chrétienne a été vandalisée, jeudi 12 février, pour la
deuxième fois en une semaine. Le Collectif VAN vous soumet la
traduction d'un article en anglais publié sur CBN.com du 18 février
2009.
Suite aux menaces de nationalistes musulmans, une librairie Société de
Bible turque de la ville d'Adana au sud a été vandalisée, jeudi, pour
la deuxième fois en une semaine (12 Février 2009). La caméra de
sécurité montre deux jeunes gens attaquant la vitrine de la librairie
Soz Kitapevi, en donnant un coup de pied et en fracassant les vitres de
la fenêtre et de la porte.
Raphaël
Delpard est un écrivain qui n'a pas peur d'aborder les sujets
difficiles. Dans son dernier ouvrage (La persécution des chrétiens
aujourd'hui dans le monde, chez Michel Lafon, également disponible en
librairie), il dénonce les injustices vécues par les chrétiens
persécutés et le silence des pays occidentaux à ce sujet. L'auteur
n'est pas croyant, mais son souci de vérité et de justice transparaît
dans tous ses ouvrages.
Il est venu nous interviewer il y a quelques mois pour
son dernier livre et cite le travail de la mission Portes Ouvertes à
plusieurs reprises. Nous lui avons fait confiance et il a tenu ses
engagements de respect de sécurité et d'objectivité. Mais le sujet
dérange et passe mal auprès des grands médias.
Parce que son livre peut aider les
chrétiens persécutés, nous vous demandons de prier pour qu'il soit
largement diffusé et qu'il ait un impact dans les milieux
journalistiques et politiques.
L'indice de persécution 2009
que vient de publier Portes Ouvertes montre la pression grandissante
que connaissent les chrétiens d'origine musulmane dans leurs pays.
Parmi les 7 premiers pays de la liste où sévit la plus forte
persécution, on trouve 6 pays islamiques : Arabie Saoudite, Iran,
Afghanistan, Somalie, Maldives et Yémen.
En Arabie Saoudite, les chrétiens n'ont pas le droit d'avoir un lieu de
culte. Les églises sont interdites. Les chrétiens d'origine musulmane
risquent la mort s'ils sont repérés.
En Iran, l'année 2008 a été une des pires que l'Eglise ait connue depuis la révolution islamique de 1979.
L'Afghanistan est passé de la 7ème à la 4ème place.
En Somalie, aux Maldives et au Yémen, les chrétiens d'origine musulmane
n'ont d'autre choix que de se cacher s'ils veulent échapper à une mort
quasi certaine.
Malgré toutes ces persécutions, on constate qu'un nombre grandissant
d'habitants des pays musulmans se tournent vers le Christ. On en estime
le nombre à plusieurs centaines de milliers...
• Remercions Dieu pour son action dans ces pays fermés à l'Evangile.
• Prions pour qu'Il encourage ceux et celles qui se tournent vers lui au risque de leur vie ou de leur liberté.
• Prions pour la protection des équipiers de Portes Ouvertes sur le terrain.
En Cisjordanie et à Gaza, la charia est la source principale de la législation. En juin 2007, le gouvernement unifié s'est effondré quand le mouvement islamique militant du Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza. Cette instabilité a entraîné une aggravation de la violence contre les chrétiens, les militants devenant plus hardis pour harceler les chrétiens d'origine musulmane. On a obligé deux d'entre eux à s'enfuir en Jordanie. Plusieurs chrétiens ont été emprisonnés, interrogés et battus. Un grand nombre de personnes de la communauté chrétienne.Après avoir passé les fêtes de Noël en Jordanie, Pauline a décidé de rentrer à Gaza avec ses deux fils. Elle y a retrouvé trois autres familles travaillant pour la Société biblique palestinienne.
Depuis le meurtre de son époux, Rami Ayyad (il tenait une librairie biblique à Gaza) et les menaces de mort de militants islamiques, plusieurs familles chrétiennes ont été évacuées de la ville. Que vont-elles faire à présent ? Y retourner ? Elles n'ont pas encore trouvé la réponse. Un chrétien de Gaza raconte : « 70 % des chrétiens veulent quitter Gaza parce qu'ils ont vraiment très peur. Mais nous aimons Gaza, c'est là où nous avons nos racines, nos maisons. » Beaucoup ont déjà fui ou cherchent à émigrer à cause de la détérioration générale des conditions de vie : coupures d'électricité, manque de vivres et de médicaments.
Dans ces circonstances, Pauline doit à nouveau prendre la décision de rester ou essayer de partir, d'autant qu'elle est enceinte de son troisième enfant et que l'accouchement est prévu début février. Même dilemme pour Hanna Massad, le pasteur de l'église baptiste de Gaza. Pour le moment, il n'y vit plus. Il a essayé plusieurs fois d'aller dans son église pour prêcher mais il a été refoulé à la frontière. Les membres de l'église sont confrontés à des menaces croissantes, pourtant ils continuent à se réunir les dimanches matins car ils ne veulent pas baisser les bras. Par prudence, ils se retrouvent en petits groupes uniquement.
Aujourd'hui, on compte environ 3 000 chrétiens à Gaza sur une population de 1,5 million d'habitants.
L'Alliance évangélique suisse (AES) a écrit au président de la Confédération, Monsieur Pascal Couchepin, à la cheffe du département des affaires étrangère, Madame Micheline Calmy-Rey et à l'ambassadeur d'Algérie en Suisse, Monsieur Kamel Houhou, pour les remercier de leur engagement en faveur des chrétiens d'Algérie acquittés ces deux derniers mois par les tribunaux de ce pays.
Genève/Zürich, le 23 décembre 2008 (th/nv). Trois chrétiens algériens ont été acquittés par le tribunal d'Ain Turk. Ils avaient été accusés d'avoir offensé le prophète et la religion musulmane. Cette accusation était en relation avec la nouvelle loi promulguée en 2006 qui restreint considérablement la liberté religieuse des non musulmans. « L'intervention des organisations chrétiennes et de défense des droits de l'homme de différents pays auprès de leurs gouvernements et des ambassades algériennes a vraisemblablement eu un effet décisif dans cet acquittement », dit Norbert Valley, coprésident de l'Alliance évangélique suisse. En février 2008, le groupe de travail pour la liberté religieuse de l'AES était intervenu auprès du Conseil fédéral et de l'ambassadeur d'Algérie pour attirer leur attention sur la condamnation injuste et contraire aux droits de l'homme de ces trois chrétiens.
Entre-temps l'AES a appris que trois personnes accusées ont été acquittées au mois d'octobre devant le tribunal d'Ain Turk. Selon des informations de l'AES au moins deux autres chrétiens restent en attente de jugement en appel, dont une femme qui avait été interpellée dans un bus parce qu'elle transportait des Bibles. L'affaire avait défrayé la chronique dans presse française.
Dans son courrier du 22 décembre 2008 à Monsieur Pascal Couchepin, Madame Calmy-Rey et Monsieur Kamel Houhou, l'Alliance évangélique suisse les remercie de leur engagement en faveur des accusés et encourage simultanément le Conseil fédéral à s'engager de la même façon pour l'acquittement des autres chrétiens toujours en attente de jugement en appel.
L'AES est un mouvement qui regroupe environ 550 églises évangéliques et paroisses réformées, 150 organisations chrétiennes ainsi que des membres individuels au sein de 77 sections locales en Suisse. Sa base est estimée à quelque 250'000 personnes, dont 42'000 en Suisse romande au sein du Réseau évangélique. Au plan international, l'AES est l'une des 128 alliances nationales affiliées à l'Alliance évangélique mondiale, avec ses quelque 420 millions de chrétiens.
Nous souhaitons valoriser la culture kabyle qui nous a été transmise par nos aïeux et défendre nos origines en matière de religion premièrement, à savoir le christianisme avec des pionniers de l'époque tels que St Augustin ou St Cyprien ; Revendiquer notre identité si souvent bafouée au niveau linguistique : la langue amazighe, héritage de nos pères mais aussi nos valeurs, qui font la richesse de notre culture. Mais nous voulons également encourager les échanges culturels entre nos deux peuples français et kabyle dans les mêmes domaines. De plus nous souhaitons être solidaire du peuple kabyle en Algérie en organisant un service d'entraide ayant comme principal objectif à plus ou moins long terme, la création d'un établissement social, un orphelinat.