Au “Pays des purs” (Pakistan), si un musulman a un différend avec un chrétien, Il lui
suffit de le dénoncer pour blasphème, afin de s'en débarrasser
définitivement.
Un tribunal de Faisalabad, au Pakistan, vient de
condamner à la prison à vie Imran Masih, un jeune chrétien, pour avoir
insulté et profané le Coran. C'est ce que rapporte le bulletin
d'information de l'organisation Minorities Concern, située au Pakistan .
Le 1er juillet 2009, suite à une dispute avec un
musulman, Masih, ce jeune commerçant avait été sauvagement torturé
par un groupe de musulmans, puis arrêté par la police sur des
accusations - qui auraient été fabriquées- selon lesquelles il avait
brûlé les pages du Coran.
Le 11 janvier 2010, le juge l'a condamné à la prison à
vie. Il purgera sa peine à la prison fédérale de Faisalabad où il est
actuellement incarcéré.
La peine est assortie d'une amende de 100 mille
roupies (un peu plus de 800 euros), en vertu des dispositions de la loi
interdisant le blasphème envers l'islam.
Selon l'article 295 du code pénal
pakistanais, ”l'incitation à la haine religieuse et la profanation des
sentiments religieux” est passible d'une peine de prison et d'une forte
amende. Mais Imran était aussi accusé d'avoir profané le nom du prophète
Mahomet, ce qui aurait pu lui valoir la peine de mort selon la loi.
Peter Jacob, directeur de la Commission Nationale de
la Justice et de la Paix, parrainée par l'Eglise catholique, tout en se
gardant bien de critiquer la sentence a parlé de “mauvais verdict” et
de “manque de liberté” dans l'appareil judiciaire.
Un couple de chrétiens vient d'être inculpé pour s'être détourné de
l'islam. Jamal Ghalishorani et sa femme Nadereh Jamali se sont convertis
il y a plusieurs années. Ils ont été arrêtés le 21 janvier chez eux, à
Téhéran.
Cette accusation intervient alors que le nouveau
code pénal, prévoyant la peine de mort obligatoire pour tout homme
quittant l'islam et la prison à vie pour les femmes, doit passer devant
le Conseil des Gardiens de la Constitution.
Le 21
janvier, un autre chrétien, Hamik Khachikian, d'origine arménienne a lui
aussi été arrêté par la police. Les trois prisonniers étaient actifs au
sein de différentes églises de maison de Téhéran.Depuis quelques
mois, les pressions exercées par le pouvoir sur les chrétiens ont
augmenté. « Par le passé, nous avons connu de terribles vagues de
persécution mais elles étaient entrecoupées d'accalmie. Là, la pression
exercée sur nous est constante » témoigne un chrétien iranien.
Une famille accueillie au Canada à
cause de sa foi
Une fillette de 7 ans et sa famille, originaire du Pakistan, ont
obtenu asile au Canada après que l'enfant eut été violée et laissée pour
morte parce que son père, un chrétien, refusait de se convertir à
l'islam. Les 7 membres de cette famille sont arrivés au Canada le 12
décembre et se sont établis à Mississauga après avoir été pourchassés
par des « extrémistes » pendant trois ans. Leur identité est tenue
secrète par les officiels de l'immigration.
La fillette avait 2 ans et demi quand elle a été violée par le fils
de l'employeur de son père et laissée pour morte près d'une route.
Aucune accusation n'a été portée
par les autorités pakistanaises.
Par la suite, la famille n'a cessé de vivre dans la peur et la
crainte d'être découverte par des extrémistes religieux.
Le ministre fédéral de l'immigration, Jason Kenny a été
particulièrement touché par les épreuves subies par cette famille. Il a
décidé de lui venir en aide, en leur accordant un permis spécial pour
faciliter son arrivée au Canada.
L'Iran fête cette semaine l'anniversaire de la
révolution islamique. Pourtant, l'opposition et les tensions ont
rarement été aussi fortes et palpables dans le pays. Preuve de cette
tension, au moins 13 chrétiens ont été arrêtés depuis Noël :
A Téhéran : Maryam Jalili, Mitra Zahmati et Farzan
A Isfahan : Mobina Jalili et un autre chrétien
A Shiraz : Parviz Khaladj, Mehdi Furutan, Roxana Furouyi, Behrouz
Sadegh-Khanjani, Abdol Reza Ali Haghnejad, Iman Farzad et Mahyar
A Rasht : Davoot Nejatsabet. Parmi ces chrétiens, 9 sont accusés
d'apostasie pour avoir quitté l'islam. Un quatorzième,Yousef Nadarkhani,
est lui en prison depuis le 13 octobre à Rasht.
Les conditions dans lesquelles ils sont retenus ne sont pas connues.
Leurs familles s'inquiètent pour leur santé car elles n'ont pas eu de
nouvelles depuis plusieurs semaines. En Iran, la loi interdit aux
musulmans iraniens de se convertir à une autre religion ou de croire en
Jésus-Christ. La loi islamique est strictement appliquée et le crime
d'apostasie est punissable de mort. Les chrétiens d'origine musulmane
sont donc surveillés, arrêtés, emprisonnés sans procès et même torturés.
Il est difficile pour les chrétiens de se défendre devant les
tribunaux islamiques car la majorité des avocats spécialisés dans les
droits de l'homme ont fui le pays, sont emprisonnés ou craignent de
s'occuper des chrétiens. Pourtant, ils sont au moins 150 000 chrétiens
d'origine musulmane en Iran. L'un d'entre eux nous partage : « Nous
faisons de notre mieux pour suivre la volonté de Dieu et nous prions
pour que nos frères ne restent pas en prison. »
° Remercions Dieu pour la persévérance et le
courage des chrétiens d'origine musulmane en Iran
° Prions
pour les conditions de détention des
chrétiens emprisonnés et prions pour qu'ils soient libérés
° Prions
pour l'Eglise iranienne, pour qu'elle soit fortifiée et encouragée
malgré l'oppression
Dans « Les chrétiens d'Orient sacrifiés », monsieur Richard Millet écrit en parlant du livre « Chrétiens », de monsieur Jean Rolin, consacré aux chrétiens de Palestine : « Un Européen les découvrait, ces chrétiens d'Orient, dont on ne sait à peu près rien en Occident, avant tout parce qu'on n'en veut rien savoir. Il se peut qu'ils soient morts politiquement entre 1975 et 1989, avec la guerre civile du Liban, poumon de la chrétienté orientale. Respectés en Syrie, dans la paradoxale main de fer de l'alaouite Assad, ils sont menacés, brimés, exilés ou tués en Egypte, en Turquie, en Irak, où la cynique importation de la démocratie américaine entraîne des assassinats et un exode massif : plus de 200.000 chrétiens sur 400.000 ont déjà quitté le pays. »
Le 8 septembre 2009, à Londres, sa Béatitude Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, parlait de l'oppression des chrétiens de Terre sainte, que ce soit en Israël ou surtout en Cisjordanie et à Gaza : « la discrimination, toujours présente en Israël, menace aussi bien les chrétiens que les musulmans… Entre les restrictions auxquelles ils sont soumis dans leurs déplacements, le manque de considération concernant leur habitat, les impôts et la violation des droits de résidence dont ils font l'objet, les chrétiens palestiniens ne savent plus où donner de la tête… Ce mur (érigé par Israël en Cisjordanie conquise et occupée depuis 1967) a enfermé beaucoup de Palestiniens dans des zones-ghetto où l'accès au travail, à l'assistance médicale, à l'instruction et autres services de base sont gravement compromis… Nous avons une nouvelle génération de chrétiens qui ne peut pas rendre visite aux lieux saints de leur foi… Pourtant à quelques kilomètres de là où ils habitent… En 61 ans nous n'avons pas réussi à obtenir la paix… Les hommes politiques… préfèrent gérer le conflit plutôt que de le résoudre… Dans les territoires occupés les gens sont à la merci de l'armée israélienne et Gaza vit dans un état de siège… qui a causé une crise humanitaire dramatique… »
L'ayant envoyée à mes correspondants, je remercie l'un d'eux, un ami politologue, d'exprimer ses critiques vis-à-vis d'une déclaration qu'il trouve injuste et volontairement aveugle sur la situation des chrétiens dans tout le Moyen-Orient : « C'est si pratique de dénoncer les conditions médiocres voire difficiles des chrétiens de Jérusalem et de Bethléem pour mieux éviter de se pencher sur le désastre des chrétiens d'Orient de façon générale : meurtres de prêtres, femmes vitriolées, églises attaquées (parfois par d'autres chrétiens, hein Geagea !...), enfants convertis de force, spoliations de biens, lorsqu'il ne s'agit pas de massacres. Quant aux 120 000 chrétiens vivant en Israël, leur niveau de liberté et de sécurité n'a que peu de rapport avec celui existant dans les états alentours. Par ailleurs, moi qui suis ouvertement favorable à la création d'un état palestinien indépendant aux côtés d'Israël, je souhaite bien du plaisir à ceux parmi les Palestiniens chrétiens "enfin libres" qui demeureront en son sein, s'ils sont nombreux à faire ce choix... on reparlera alors de leur sort, surtout s'il s'apparente à celui de Gaza actuellement. Mais bien entendu, ce sera la faute d'Israël. »
Je ne peux pas dire que mon ami n'ait pas en partie raison quand il parle de tous ces chrétiens qu'on maltraite au Moyen-Orient. Mais n'aurait-il pas remarqué que les pays, qui le font, sont tous alliés des Etats-Unis, donc d'Israël , ouvertement ou en cachette, même M. Geagea, le chef chrétien qu'il accuse d'avoir attaqué des Eglises ? A-t-il oublié que M. Geagea et ses Forces Libanaises étaient les alliés d'Israël et le sont encore probablement ? Ne sont-ils pas encore les alliés du Mouvement du Futur, dirigé par le cheikh saoudien Saad Hariri, aujourd'hui désigné pour gouverner le Liban avec sa majorité (sous les ordres, bien sûr, de son suzerain le roi saoudien, protégé par l'Amérique, alliée d'Israël) ? Ne font-ils pas ensemble partie de l'alliance proaméricaine, donc pro israélienne ? N'est-il pas étonnant que l'occupation américaine de l'Irak ait résulté dans l'assassinat, l'oppression et la purification ethnique de ses chrétiens, à tel point qu'il n'en reste plus que la moitié ? Veut-on bien se rappeler que la communauté chrétienne d'Iraq était la communauté la plus nombreuse au moment du protectorat anglais sur la Palestine, la Jordanie et l'Irak et que ce sont les Anglais qui ont été les premiers à opprimer les chrétiens irakiens et à les faire émigrer, à tel point qu'ils n'existent presque plus ?
Il est vrai que les chrétiens d'Israël sont bien mieux traités que ceux d'Egypte, d'Arabie saoudite ou autres états arabes dictatoriaux, tous alliés des Américains donc d'Israël. Mais pouvons-nous dire qu'Israël est aussi démocratique qu'on aime l'affirmer ? Le restera-t-il quand il aura son statut d'état juif ? N'est-il pas en cela en train de chercher à imiter les états musulmans qu'il critique ? Donne-t-il des droits égaux aujourd'hui à ses citoyens arabes et même éthiopiens juifs, les Falasha, dont les enfants peinent à trouver une école, parce qu'ils sont noirs (suivant ce que rapporte un journal israélien) ? Est-ce qu'un état démocratique occupe, colonise et vole les biens des peuples colonisés ? Est-ce qu'un état démocratique refuse d'obéir à toutes les décisions du Conseil de Sécurité le concernant ? Est-ce que cet état n'a pas été créé sur deux gros mensonges, « un peuple sans terre pour une terre sans peuple » ? Peut-on appeler les juifs du monde entier un peuple ? Si Israël est l'état du peuple juif, quel est le statut des juifs des autres pays ? A quel pays va leur fidélité ? Peut-on dire que la Palestine était inhabitée au début du siècle dernier ? En fait, les chefs sionistes de ce temps-là (1942) voulaient convaincre le Président Roosevelt que la Palestine ne pouvait pas contenir les deux peuples. Il était donc logique d'en chasser les Palestiniens. Ont-ils renoncé à le faire aujourd'hui ?
Tandis que les Américains semblent s'intéresser à faire la paix au Moyen-Orient et proposent la solution des deux états, le gouvernement israélien reprend ses prétentions sur tout Jérusalem et précipite sa colonisation de la Cisjordanie, montrant sur le terrain qu'il n'est pas question pour lui de lâcher une toute petite parcelle de la Palestine. A quoi jouent les Américains ? Cherchent-ils la paix ou le chaos ? Pour le savoir, nous devons rechercher la vérité de ce qui s'est passé depuis soixante ans, pour savoir où se trouve la justice. Car sans justice dans la vérité, il n'y aura pas de paix.
Une paix basée sur la justice et la vérité.
La vérité sur les raisons de la création et de l'appui à Israël.
Vérité : les peuples européens et même américains étaient en ce temps-là racistes et colonialistes. Quand les nazis accomplirent ce crime inhumain que fut l'Holocauste, la plupart des peuples alliés et, même, ennemis les aidèrent ou du moins firent semblant d'ignorer ce qui arrivait. Vérité : lorsque les alliés gagnèrent la guerre, ils ne savaient pas que faire de tous ces malheureux sauvés des camps et voulaient à tout prix se débarrasser d'eux et débarrasser leur conscience en les envoyant en Palestine.
Vérité : l'Europe continentale, ayant toute participé à l'Holocauste, ne pouvait qu'obéir aux anglo-saxons, vrais vainqueurs de la guerre, les Anglais voulaient diviser la Palestine pour mieux l'asservir, tandis qu'avec les Américains ils voulaient couper les Arabes en deux pour mieux contrôler les sources du pétrole.
Les vérités sur les gouvernements et les peuples.
Vérité : les peuples israélien et arabe sont utilisés dans le but précité (le pétrole) et poussés à s'entredéchirer pour le plus grand bien des grands groupes industriels, pétroliers, financiers et d'armement, contrôlant les médias du monde entier. Vérité : il n'y a pas de vraie démocratie dans le monde, car ces grands groupes contrôlant les médias, le pétrole et l'argent, manipulent l'information et les élections à leur guise dans les états industrialisés, lesquels se paient les gouvernements des pays en développement, y compris ceux des pays arabes, par l'argent, la protection et/ou le pouvoir.
Vérité : les Etats arabes, sous contrôle occidental, depuis 1920, ont été manipulés durant la guerre de 1948 et encouragèrent les Palestiniens à quitter leurs terres, en leur promettant faussement de les y ramener, laissant ainsi les Israéliens les occuper et les faire fructifier. Vérité : les décisions de l'ONU, donnant en 1947 neuf régions sur seize à Israël, alors que, dans huit de ces régions, les Arabes étaient majoritaires, étaient injustes et injustifiées, car les grands en avaient décidé ainsi. Vérité : Les Arabes forcés de quitter leurs biens, leurs maisons et leurs terres furent accueillis dans des camps de misère en Cisjordanie, Jordanie, Syrie, Liban et Gaza. Ils perdirent confiance dans les gouvernements arabes en 1967 et crièrent vengeance. Ils n'étaient pas les seuls, car tous les peuples arabes et musulmans étaient et sont toujours avec eux. Vérité : Jérusalem est une cité sainte pour les trois religions et tant qu'Israël voudra la garder dans sa totalité et en faire sa capitale, les peuples musulmans continueront à combattre pour la reprendre, même si tous leurs gouvernements signaient la paix avec Israël. Dans ce dernier cas, ils risqueraient fortement de se faire renverser, rendant la situation d'Israël encore plus dangereuse.
Vérité : les lois internationales interdisent formellement la colonisation des terres conquises, comme le fait Israël en Cisjordanie. Vérité : parler de normalisation en échange d'un arrêt temporaire de la colonisation est vu par les Arabes, pour ce que c'est : une tromperie américano-israélienne ; non seulement Israël doit arrêter complètement l'agrandissement de ses colonies, mais encore il doit faire évacuer les colons de Cisjordanie et de Jérusalem et obéir aux injonctions des Nations Unies, consistant en un retrait total des territoires occupés en 1967, au droit au retour des réfugiés, dans leurs foyers, et à la création de l'état palestinien. Les réfugiés doivent en tous cas être dédommagés pour les biens qui leur ont été volés en 1948 et 1967 et les soixante années de souffrances qu'ils ont vécues à cause de l'injustice internationale.
Conclusion.
Monsieur Richard Millet écrit : « toute paix, même la paix des braves, suppose un vaincu, lequel ne saurait être les juifs, ni les musulmans, ni même les Kurdes, qui ont retrouvé leur territoire. Est-il illégitime de penser, hors de toute théorie du complot, mais selon le mécanisme de la victime émissaire cher à René Girard, que ce seront les chrétiens dans leur ensemble qui seront sacrifiés sur l'autel de la paix au Proche-Orient ? La raison d'Etat suppose l'horreur sacrificielle. Et puis ces chrétiens… maintiennent une foi si vive, si lumineuse, si traditionnelle qu'ils seraient la version insoupçonnée de l'intégrisme islamique… » Quant à mon ami politologue, il prévoit un peu la même chose, en cas de paix, à nos chrétiens, quoique d'une manière ironique.
Quant à moi, j'appelle cette paix de tous mes vœux, mais sans y croire, car je ne pense pas que les Etats-Unis y voient un quelconque intérêt. Ce qu'ils ont d'ailleurs montré par leur manque d'imagination et une manière particulière de tourner en rond, pour perdre du temps. Israël et les Arabes sont condamnés, à moins d'un échange nucléaire, entre Israël, l'Iran ou le Pakistan, à une guerre de Cent ans, deux cents ans ou plus, car, d'après George Friedman, les intérêts stratégiques américains exigent le chaos en Eurasie et rien de mieux que cette guerre éternelle entre les juifs et les musulmans, dans laquelle s'excitent les extrémismes de toutes les religions et de tous les athéismes.
J'appelle cette paix de mes voeux, malgré le prix que devraient payer les chrétiens d'Orient, car n'est-ce pas leur vocation que d'être les victimes sacrificielles pour la paix et le bien-être de leurs frères humains ? Leur Maître et Seigneur ne leur a-t-il pas dit : « le serviteur n'est pas meilleur que son maître » ? Ce Maître n'est-il pas mort volontairement sur une croix, pour sauver l'humanité ? En tous cas, cela est préférable au fait qu'Arabes et Israéliens soient condamnés par les gouvernements du monde, dont leurs propres gouvernements, à s'entretuer ad vitam aeternam.
Une nouvelle flambée de violence a fait des centaines
de victimes à Jos, capitale de l'Etat du Plateau, au centre du Nigéria,
la semaine dernière.
Un rapport provisoire publié le 20 janvier par l'association Human
Rights Watch fait état de 464 morts et 50 000 réfugiés. Pour tenter de
rétablir l'ordre, le gouvernement a imposé un couvre-feu pendant trois
jours. De nombreux habitants ont fui la ville, trouvant refuge dans des
camps provisoires établis par les autorités et la Croix Rouge locale,
mais l'eau et la nourriture manquent.
Cette nouvelle éruption de violence fait suite à l'attaque d'une
église par une bande de jeunes extrémistes musulmans le dimanche 17
janvier. Cette église, située à Nasarawa Gwong, le quartier nord de Jos,
a ensuite été incendiée et détruite. La même journée, plusieurs autres
lieux de culte chrétiens ont été la cible d'attaques similaires.
Pour Wale Adefarasin, président de l'Alliance Pentecôtiste du
Nigéria, le gouvernement ne fait rien contre ces persécutions. Il ajoute
que « La paix au Nigéria est une illusion ! ». Suite aux émeutes,
l'Etat de Kano a ordonné la destruction d'une église évangélique. Cette
décision va à l'encontre de la constitution du pays, qui garantit la
liberté religieuse, et laisse présager d'autres conflits.
Située entre le Nord musulman et le Sud chrétien, la ville de Jos
avait déjà été mise à feu et à sang lors d'éclats de violences en 2001,
2004 et 2008, faisant plus de 1 000 victimes. Des enquêtes ont été
menées, sans suite.
° Remercions Dieu pour le retour au calme
° Prions pour
que ce cercle infernal de la
violence soit définitivement brisé
° Prions pour que Dieu
affermisse les chrétiens qui doivent une nouvelle fois tout reconstruire
L'année dernière, la violence contre les chrétiens s'est intensifiée au
Pakistan, notamment dans la région du Punjab au nord-est du pays.
Imran Masih et Khushi Masih, deux jeunes chrétiens de 21 et 24 ans ont
été blessés par balles lors d'un mariage le 26 décembre dernier au
village de Chak.
Alors que des coups de feu étaient tirés pour célébrer le mariage, deux
hommes ont soudainement pointé leur arme contre eux. Lorsque les
chrétiens ont refusé de se convertir à l'islam, les extrémistes leur
ont tiré dessus.
Cependant, les balles n'ont pas tué les deux jeunes hommes : « Ils nous
ont laissés pour morts. Louons le nom du Seigneur Jésus-Christ ! »
s'est exclamé Imran à l'hôpital où ils sont soignés. Les parents
d'Imran et de Khushi sont très fiers malgré la peine qu'ils éprouvent.
Leurs fils ont tenu ferme plutôt que de renier Jésus-Christ.
Dans cette région du Pakistan, les extrémistes cherchent à inciter la
haine contre les chrétiens et les attaques sont très violentes. L'été
dernier , dans le même village, ils avaient tenté de provoquer un bain
de sang. Heureusement, des responsables musulmans étaient intervenus,
comprenant qu'il s'agissait d'un coup monté.
Et en décembre 2009, au sud de cette région, des musulmans ont tenté
d'empoisonner Aakash, Imran et Irfan, trois autres frères chrétiens.
Leur employeur leur avait tendu un piège pour leur faire boire du
poison. Seul Aakash avait survécu.
* Remercions Dieu pour le témoignage d'Imran et de Khushi
* Prions pour que Dieu pose sa main guérissante sur ces jeunes qui souffrent pour leur foi
* Prions pour la sécurité des chrétiens de la province du Punjab
Les chrétiens d'Irak sont
en train de disparaître. Ils sont harcelés, rançonnés, assassinés, et
leurs lieux de culte sont détruits. Ils sont maintenant victimes d'un
mufti désigné par un imam de Londres qui finance les opérations d'Al
Qaïda en Irak.
Des prisonniers membres d'Al-Qaida reconnaissent avoir tué des chrétiens irakien.
Bagdad, 18 janvier (KUNA) — Le ministère irakien de
la défense a rendu public lundi dernier les procès-verbaux des aveux de
neuf détenus, militants de l'organisation Al Qaida en Mésopotamie ;
ceux-ci ont reconnu que leur groupe a exécuté des chrétiens qui
refusaient de payer la jizyia, la taxe de protection exigée des
chrétiens vivant dans un état islamique.
Ce groupe s'attaquait aussi aux Shabak, une
population minoritaire d'origine kurde vivant principalement dans les
villages d'Ali Rash, Khazna, Yangidja et Tallara du district de Sinjar
dans la province de Nineveh, au nord de l'Irak, a expliqué aux
journalistes le général Mohammad Al-Askari, porte-parole du ministère.
Les autorités de sécurité irakiennes ont réussi à
arrêter les neuf militants, parmi lesquels on retrouve aussi un Syrien
identifié sous le nom d'Azmi Darbi Mohammad. Tous font partie du groupe
terroriste «l'État Islamique d'Irak », une organisation créée le 15
octobre 2006 afin de fédérer divers groupes d'insurgés irakiens.
Ces détenus ont été impliqués dans des meurtres, des
enlèvements et des extorsions de rançons dans la province de Nineveh, a
précisé le porte-parole, qui a projeté une vidéo où Mohammad Ramzi
Shihab, le prétendu mufti (guide religieux) de Nineveh, avoue avoir tué
des chrétiens de la ville parce que ceux-ci n'avaient pas payé les
rançons exigées.
Ramzi Shihab a de plus planifié l'attaque à la bombe
dont l'explosion avait tué 40 personnes dans un village à majorité
Shabak le 19 août 2009, a poursuivi le général Al-Askari.
« J'ai été recruté et promu mufti par un imam
pakistanais qui vit à Londres et c'est lui qui a financé en partie nos
opérations », déclare Shihab dans la vidéo. « J'ai émis des fatwas
(avis juridico-religieux) condamnant à mort un professeur chrétien et
un armateur qui refusaient de payer les rançons exigées », admet-il.
Par ailleurs il reconnait avoir émis des fatwas pour faire exécuter
trois femmes ayant collaboré avec les services de sécurité irakiens.
Selon les révélations du porte-parole militaire
Al-Askari, Azmi Darbi Mohammad, originaire de Homs au centre de la
Syrie, a été arrêté déguisé en femme, il avait été recruté par des
militants islamiques afin de travailler dans les maisons de chefs de
clans pour y recueillir des informations et pour transporter des
explosifs.
Ali Ma'moun, un pharmacien de Mossoul, au nord de
l'Irak, a quant à lui reconnu avoir tué des membres des forces de
sécurité qui étaient hospitalisés suite à des blessures reçues au cours
d'affrontements avec des insurgés. Il a en outre menacé de mort des
médecins et des pharmaciens de Nineveh qui n'arrivaient pas à payer les
rançons exigées, a ajouté Al-Askari.
Parmi les prisonniers figurent aussi Ahmad Thannoun
Ismail, qui a tué des chrétiens, et Adel Najm Shikara Al-Hamdani que
l'État Islamique d'Irak avait désigné comme commandant de la rive
occidentale du Tigre.
Il semble que Mossoul, la capitale de la province de
Nineveh, située à environ 395 km au nord de Bagdad, ait été durement
frappée par la branche Al-Qaida de Mésopotamie en 2006, 2007 et 2008,
puisque des milliers de personnes qui ont été forcées d'abandonner leur
maison pour des raisons de discrimination ethnique.
La liste des attaques récentes d'églises par les musulmans ne cesse de s'allonger. À l'Algérie (lire), l'Égypte (lire) et la Malaisie (lire), nous devons malheureusement ajouter aujourd'hui le Nigeria.
Les musulmans montrent encore leur sens exceptionnel du pluralisme par cette ”flambée de toléranceTM“.
Des jeunes musulmans en colère ont mis le feu à une église remplie de fidèles, déclenchant
une émeute qui a tué au moins 27 personnes et blessé plus de 300 à Jos,
dans le nord du Nigeria, ont annoncé des responsables nigerian lundi.
Sani Mudi, un porte-parole de l'imam local, a dit
que 22 personnes sont mortes lors “d'affrontements entre chrétiens et
musulmans” après que les émeutiers ont mis le feu à une église
catholique dimanche. Cinq autres personnes sont mortes
lundi suite à leurs blessures.
Plus de 300 personnes ont été tuées dans des violences inter-religieuses à Jos en 2008.
Publié chaque année par la mission Portes Ouvertes, l'Index de persécution est un outil qui met en lumière les exactions commises contre les minorités chrétiennes dans le monde.
La bonne nouvelle est que la foi chrétienne se répand dans de nombreux pays. Mais la mauvaise nouvelle est que cela engendre aussi une opposition de plus en plus forte contre les chrétiens. C'est ce que révèle le dernier Index de persécution de Portes Ouvertes. Dans l'ensemble du monde musulman ainsi qu'en Asie, de plus en plus de personnes quittent la religion de leur pays et deviennent chrétiennes. Leur choix de suivre Jésus-Christ a un prix élevé. En effet, beaucoup de ces nouveaux chrétiens sont maltraités, emprisonnés, torturés et même parfois tués.
« Notre souhait, c'est que l'Index de persécution montre aux églises, aux communautés chrétiennes et aux chrétiens du monde libre non seulement la réalité de l'Eglise persécutée mais son évolution d'année en année, afin qu'ils aient à cour de s'engager auprès d'elle » Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France.
Alors que nous entamons la 10ème année du 21ème siècle, l'Index de persécution nous donne un éclairage sur les grandes évolutions de la persécution des chrétiens dans le monde. Quatre tendances se dégagent :
L'islam radical est devenu le premier persécuteur des chrétiens
Sur les 10 premiers pays de l'Index, 8 ont des régimes islamiques. Et sur les 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés, 35 sont des pays où l'islam est majoritaire. Dans les pays qui ont un régime islamique, le degré de persécution contre les chrétiens a généralement augmenté, en particulier ces dernières années.
Ex : Au Yémen (position 7), en juin 2009, neuf travailleurs humanitaires chrétiens ont été kidnappés par des hommes armés. Quelques jours plus tard, on a retrouvé les corps de trois d'entre eux atrocement mutilés. Le sort des six autres demeure inconnu à ce jour.
Ex : En Somalie (4), la violence contre les chrétiens est en forte augmentation, et au moins 11 chrétiens ont été sauvagement abattus en raison de leur croyance en 2009.
Bien qu'en perte de vitesse, l'idéologie communiste persécute toujours les chrétiens
Depuis la chute du bloc communiste en 1991, la persécution des chrétiens a changé de visage. Dans les pays d'Asie centrale, qui sont d'anciens pays de l'Union soviétique, l'islam radical gagne du terrain et est devenu le principal persécuteur des chrétiens.
Ex : Trois pays d'Asie centrale, l'Azerbaïdjan (24), le Tadjikistan (32) et le Kirghizistan (49) ont adopté des lois restrictives sur la liberté religieuse en 2009, entraînant beaucoup de difficultés pour les communautés chrétiennes.
L'idéologie communiste reste en vigueur dans quelques pays où les chrétiens sont fortement persécutés, comme en Corée du Nord (1), au Laos (9), en Chine (13) et au Vietnam (21).
Ex : La Corée du Nord (1) tente d'éradiquer toute activité chrétienne sur son territoire. Une campagne de propagande a été menée en 2009 pour supprimer tout rassemblement de population, même sur les marchés. Pendant cette campagne, des chrétiens, principale cible du régime, ont été arrêtés et tués dans tout le pays.
Embellie en Amérique latine
C'est une autre grande tendance beaucoup plus positive : une amélioration remarquable de la situation des chrétiens en Amérique latine. Il y a 10 ans, des centaines de chrétiens étaient en prison au Pérou, de nombreux pasteurs étaient assassinés en Colombie, et l'Eglise à Cuba connaissait de grandes restrictions. Aujourd'hui, le Sentier lumineux, mouvement de guérilla au Pérou est très affaibli. La situation en Colombie est moins chaotique et Cuba fait preuve d'un peu moins d'intolérance à l'égard des chrétiens.
Ex : Cuba est le dernier pays d'Amérique latine à rester sur l'Index en 2010 (38). Le régime est toujours répressif, mais les chrétiens usent d'ingéniosité pour contourner les restrictions et vivre leur foi.
L'Eglise grandit malgré la persécution
Dans plusieurs pays faisant partie de l'Index de persécution, on remarque un développement significatif des églises. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître et malgré les persécutions dont ils font l'objet quand ils se convertissent, des citoyens décident de se tourner vers Jésus-Christ.
Ex : En Iran (2), la vague d'arrestation des chrétiens qui a débuté en 2008 a continué avec encore plus d'acharnement pendant toute l'année 2009 où près de 85 chrétiens ont été emprisonnés. La plupart d'entre eux ont été maltraités avant d'être relâchés. Ils sont passibles de poursuites judiciaires et restent constamment sous la menace d'une condamnation. Or on compte au moins 150 000 chrétiens d'origine musulmane dans le pays. Ce nombre augmente grâce aux multimédias qui diffusent le message de l'Evangile.
Ex : En Mauritanie (8), la situation s'est nettement détériorée en 2009 pour les chrétiens. Le pays passe de la 18ème position à la 8ème position dans l'Index de persécution. Un travailleur humanitaire chrétien a été assassiné par un groupe terroriste lié à Al Qaeda et des dizaines de chrétiens locaux et expatriés ont été arrêtés et torturés par la police locale. Ces persécutions ont un lien direct avec le développement de l'Eglise locale qui compte désormais environ 4000 chrétiens locaux dans un pays où il est interdit de quitter l'islam.
Démarrée en 1955 par un chrétien hollandais, la mission Portes Ouvertes est aujourd'hui implantée dans 60 pays. Son objectif est de venir en aide aux chrétiens persécutés en raison de leur foi, en leur apportant une aide spirituelle et matérielle, mais aussi d'informer le public sur la situation de plus de 150 millions de chrétiens persécutés dans le monde.
Cette information est proposée par Portes Ouvertes France.
La villa faisant office d'église protestante à Tizi Ouzou a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche. Les auteurs de cet acte sont des islamistes barbus portant des qamis, selon des informations recueillies sur place.
Le groupe est constitué d'une vingtaine de personnes d'après les révélations du pasteur de cette église. Il était environ 22h quand les intrus ont fait irruption à l'intérieur de ce lieu de culte. Tout le matériel qui se trouvait à l'intérieur de ces locaux a été saccagé.
Les assaillants ont mis le feu et ont brûlé des livres. Bibles et Evangiles ont été la proie des flammes, comme nous avons pu le constater, hier, sur place. C'est la première fois qu'un acte de cette nature est enregistré dans la wilaya de Tizi Ouzou connue pour être un havre de tolérance. Auparavant, cette église se trouvait près de l'université. Aucun incident, aussi minime soit-il n'a été signalé. Chaque vendredi, puis samedi, après l'adoption du nouveau weck-end, des dizaines de citoyens convertis au christianisme, pratiquent leur religion dans un climat serein.
Les choses ont commencé à se gâter depuis le mois de novembre dernier. L'église a quitté ses locaux près de l'université et a élu domicile à la cité Bekkar, non loin du stade du ler-Novembre. A partir de là, des problèmes ont commencé. Des individus barbus et vêtus de qamis, se présentent régulièrement pour intimider les chrétiens en faisant usage de violence. La situation s'est corsée ces dernières semaines puisque les assaillants ont fini par radicaliser leur position.
Des fidèles ont été empêchés d'accéder à l'intérieur de l'église. Samedi dernier dans la journée, le même scénario s'est reproduit et la présence de policiers en civil n'a pas servi à dissuader les islamistes.
Les agents de sécurité ont tenté de calmer les esprits pour éviter le pire. Mais la violence verbale était de mise et la cérémonie du culte n'a pas pu avoir lieu. C'est dans la journée d'ailleurs, que ces individus ont commencé à saccager les locaux avant de revenir à la charge dans la nuit pour achever leur besogne, selon les affirmations de M.Krirèche, pasteur de l'église Tafat.
Suite aux premières agressions, le pasteur a saisi officiellement les services de sécurité. Ces derniers se sont déplacés sur les lieux afin d'établir un procès-verbal de constatation, samedi dernier.
Le soir même, il y a eu récidive et cette fois-ci, pour une destruction totale du lieu de culte. Bien avant, quand les premiers signes d'agression sont apparus, le même pasteur a déposé plusieurs plaintes auprès des services de sécurité et il a même saisi le procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou au sujet de ces graves dérapages.
Le pasteur s'est étonné, hier, qu'aucune suite n'ait été donnée à ces plaintes. Selon des sources non officielles, depuis son transfert, en novembre 2009, l'église protestante de Tizi Ouzou avait reçu une notification de fermeture adressée par les services de la wilaya. Le pasteur a qualifié l'acte de la soirée de samedi dernier d'intolérance. Il a aussi accusé les responsables d'immobilisme.
Suite à l'incident qui est survenu hier à TIZI OUZOU, 1er de ce genre dans l'histoire de la Kabylie entrainant la destruction du lieu de culte appartenant bien entendu à l'église Tafat. Ainsi l'association franco kabyle TAFAT UMASIHI condamne fermementcette incursion islamiste honteuse, qui tente de donner une image négativede la Kabylie, sachant que le peuple kabyle majoritairement laïc manifeste un grand respect, et une tolérance intransigeante pour toutes les religions.
La Kabylie par sa diversité doit réprimer ce genre d'incident jugé très grave, qui au premier regard souille l'ensemble des kabyles réputés par leur sagesse, et leur démocratie.
Prions pour nos frères et sœurs de l'église Tafat.
Ainsi dit un responsable d'église " Ils ont peut-être fermé une église, en la saccageant mais peuvent-ils, enfin fermer toutes nos maisons qui deviendront des églises ?"
I Pierre 5.10 : « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus-Christ à Sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. » AMEN
Quelques jours seulement après avoir interdit aux chrétiens de tenir leur messe hebdomadaire, un groupe de jeunes, s'est rendu avant-hier matin pour empêcher, encore une fois, la tenue d'une messe. Selon des témoins, "ce sont les islamistes qui sont venus nous interdire d'accomplir notre messe", tient à informer un fidèle.
Une chose qui sera confirmée par un responsable de l'église “Tafat”, qui a préféré parler sous couvert d'anonymat de peur de représailles. Pour lui, "aucun doute, il s'agit bel et bien d'islamistes radicaux qui ne veulent pas de notre église et de facto de notre religion". Et de préciser que ces jeunes "viennent de partout pour accomplir leur forfait. Ils pensent qu'ils sont les seuls à avoir la foi".
Selon un autre témoin, le groupe de jeunes s'est rendu le matin afin "d'empêcher la tenue de la messe", et d'ajouter que ce même groupe "est revenu vers 11h30 pour tout saccager". Ces assaillants, selon le récit des évènements, n'ont pas baissé les bras pour autant. Ainsi, toujours selon ce témoin, "ils sont revenus la nuit pour mettre le feu dans les locaux".
Les raisons que ces jeunes ont abordées, ne tiennent pas la route selon ce même responsable. En effet, " ces islamistes " estiment que cette église ne devrait pas élire domicile en ce lieu. Une chose que réfutent les responsables de l'église “Tafat”. Car selon eux, "une église peut élire domicile où les fidèles le veulent. Elle ne gène aucunement l'entourage, car là où elle est maintenant est son lieu adéquat", tonne un fidèle des lieux. Le même responsable a ajouté, par ailleurs, que lors des discussions avec le groupe qui s'est attaqué au lieu de culte, des propos frisant l'intolérance ont été proférés par ce groupe. "Nous acceptons un bar ou un bal, mais jamais une église", tient-il à informer. Des propos que ces responsables ont jugés de très grave.De son côté, Mustapha Krirèche, pasteur de l'église “Tafat” estime que ce lieu de culte affilié à l'EPA, ne va pas céder pour autant devant toute cette pression. Pour lui, la balle est dans le camp des autorités qui "ne veulent pas, officiellement, délivrer une autorisation pour pratiquer librement notre culte".M. Krirèche a ajouté que cette autorisation doit être délivrée par le wali, qui, ce dernier "nous renvoie au ministère des Affaires religieuses". "C'est depuis 2003 que nous attendions une réponse officielle à notre demande", tonne-t-il. Notre interlocuteur a ajouté, par ailleurs, les responsables de l'EPA se sont réunis récemment avec des responsables au niveau du ministère, qui leur ont promis de prendre en charge ce problème. Ainsi, il nous a informé qu'uncolloque sur les religions sera tenu dans les mois qui suivent et que l'association des églises protestantes d'Algérie sera invitée à l'événement.En dernier lieu, M. Krirèche a ajouté, sur un ton déterminé que ce que ces barbus ont commis comme infraction "ajoute de la conviction au fidèle". "Ils ont peut-être fermé une église, en la saccageant mais peuvent-ils, enfin fermer toutes nos maisons qui deviendront des églises ?", s'est-il demandé.
Des adolescents de la Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou ont été poussés par des islamistes à agresser des chrétiens kabyles pour les empêcher de tenir leur messe hebdomadaire, samedi 26/12/2009. Cet incident dont le Ministre de la religion est le principal instigateur, relève d'une démarche officielle qui veut faire d'une pierre trois coups.
Après avoir essayé de contenir, par la loi du 23 mars 2008, l'expansion du christianisme en Kabylie, le pouvoir intolérant de Bouteflika passe à la phase de l'instrumentalisation de la terreur et de la voyoucratie « islamistes » pour réduire cette religion, avant de l'éradiquer sur le territoire de la Kabylie. Ailleurs, elle ne gêne pas. C'est la rencontre de la Kabylie avec le christianisme qui poserait problème aux plus hautes autorités du pays, car renforçant l'occidentalophilie de celle-ci et son combat pour son autonomie régionale.
La Kabylie renommée pour son attachement aux valeurs de tolérance, de laïcité et de respect de toutes les croyances va, désormais, être présentée comme un fief islamiste. Des moyens médiatiques colossaux seront mis au service d'une propagande par laquelle les Kabyles vont être présentés comme les plus grands intégristes du monde. Ce que le pouvoir n'a jamais réussi à obtenir par les urnes, un penchant kabyle pour l'islamisme, la manipulation de jeunes égarés va en donner l'impression. D'ailleurs, cette pratique est à mettre en parallèle avec le terrorisme qui, dans les années 90 tout en infestant toute l'Algérie était inconnu en Kabylie. Depuis le « printemps noir » de 2001, le terrorisme, miraculeusement disparu partout, se retrouve concentré en Kabylie où, pourtant, la population les rejette. L'armée qui y a renforcé ses positions se comporte comme une protectrice du terrorisme et non comme son ennemie.
C'est donc la réputation de la Kabylie que le pouvoir tente de salir pour empêcher le peuple kabyle de bénéficier de la sympathie et de la solidarité internationales en cas de grande répression contre lui. C'est l'isolement international de la Kabylie qu'il est en train de tenter.
Le MAK exprime sa solidarité aux chrétiens de Kabylie et de tous les pays où ils sont minoritaires. Il condamne cette agression contre laquelle les services de sécurité n'ont pas voulu intervenir.
Il appelle tous les Kabyles à marcher le 12 janvier 2010 à Tizi-Ouzou et Vgayet (Bougie) pour, en plus des mots d'ordre de Yennayer en faveur de l'identité et de l'autonomie régionale kabyles, dénoncer cette agression honteuse et exprimer notre attachement à la liberté de culte.
Les instances internationales sont alertées contre ces dérives qui ne manqueront pas de porter atteinte à la stabilité régionale.
Il faut emprunter une piste boueuse et glissante pour parvenir aux locaux qui font office de lieu de culte à des membres de la communauté chrétienne protestante Tafat. Nous sommes à la cité Bekkar, au centre-ville de Tizi Ouzou.
L'habitation, menacée sérieusement par un glissement de terrain, ne paie pas de mine. Un chantier où s'enchevêtrent sacs d'ordures éventrés, madriers et autres matériaux de construction. C'est au rez-de-chaussée de cette bâtisse, dans de modestes garages, que des fidèles affiliés à l'Eglise protestante d'Algérie ont l'habitude de célébrer leur messe hebdomadaire. Samedi, ils ont été empêchés d'y accéder pour l'accomplissement de leur culte par des résidents de la cité Bekkar, auxquels se sont joints des habitants des cités mitoyennes Cotitex et Krim Belkacem. Tout a commencé dans la matinée du 26 décembre lorsqu'une cinquantaine d'individus ont investi les lieux et sommé les concernés de cesser toute activité dans ce nouveau siège de l'église. Ils ont ensuite dressé un bloc humain pour empêcher d'autres adhérents d'y pénétrer. « Ici, c'est la terre d'Islam, allez prier ailleurs ! », auraient lancé certains protestataires à l'endroit des fidèles de confession chrétienne. Les esprits s'échauffent. Des pourparlers sont engagés pour appeler au calme.
L'église toujours fermée
Selon des témoins, l'affrontement entre les deux camps a été évité grâce à l'intervention des services de sécurité. Hier, au moment de notre passage, « l'église » était toujours fermée. « Ils sont venus ce matin (hier, ndlr) récupérer quelques affaires, ils sont repartis juste après », s'empresse de répondre un maçon affairé sur un chantier mitoyen. 13h, direction cité Bekkar. Peu de monde dans les rues en cette journée fériée de l'Achoura. Des fidèles pressent le pas pour la prière du dohr. Un enfant à qui nous demandons de nous mettre en contact avec les initiateurs de l'action d'avant-hier nous demande de patienter. Il entre dans la mosquée et revient accompagné d'une personne d'un certain âge, qui ne porte ni barbe ni kamis. « Ce sont tous les habitants du quartier qui se sont élevés pour protester contre l'ouverture de ce lieu de culte au milieu des habitations. Ce qui se passe là-bas est une honte et une offense aux musulmans. Nous avons trouvé une vieille en train d'embrasser une croix. Cette église est mitoyenne d'un CEM. Ils peuvent proposer de l'argent ou des téléphones portables aux élèves pour gagner leur sympathie et les enrôler. On ne les laissera pas exercer leur culte, même avec une autorisation. Il y a la mosquée pour ceux qui veulent prier Dieu. Nous sommes en terre d'islam. » D'autres témoignages mettent en avant les désagréments causés par les membres de cette église aux riverains. « Parfois, ils mettent de la musique à pleins décibels. Et puis, il y a trop d'étrangers qui passent dans notre quartier. On ne peut pas tolérer ces choses », fait remarquer un citoyen.
« Qu'ils partent ailleurs »
Un autre, accosté à la sortie de la mosquée, dit pour sa part : « Si c'était ailleurs, on aurait fermé les yeux, mais ici non ! Qu'ils partent ailleurs, dans des coins plus adéquats pour ce genre d'activités. Ils causent des préjudices aux habitants avec leurs pratiques et leur mixité. D'ailleurs, une femme dont la maison est mitoyenne de ce lieu de culte veut vendre son logement et déménager. » Contacté par téléphone, M. Krirèche, pasteur de l'église Tafat, accuse un groupe d'« islamistes » et non pas tous les habitants de la cité d'être derrière l'empêchement du déroulement du culte hebdomadaire dans cet espace. « Nous sommes une association agréée, affiliée à l'Eglise protestante d'Algérie. Les locaux où nous activons ont été mis à notre disposition par un privé. Nous recevons jusqu'à 300 personnes. Les autorités doivent réagir car on nous refuse toujours l'accès. Qu'on nous règle définitivement ce problème. Nous n'avons pas envie d'arriver à l'affrontement. Si on a le droit d'exercer notre culte, qu'on nous le dise. Si les autorités veulent dissoudre notre association par voie de justice, qu'elles le fassent. » S'agissant de certaines accusations soulevées par des riverains, il répond : « Oui, ça nous arrive d'utiliser la musique dans les louanges. Mais si on noud avait demandé d'arrêter cela, on l'aurait fait sans aucun problème. » « Ce n'est qu'un prétexte », conclut M. Krirèche qui souhaite « un règlement rapide de ce problème ».
Noël est l'occasion pour plus de deux milliards de chrétiens de commémorer la naissance du Seigneur Jésus-Christ, plus précisément de se souvenir qu'il est venu chercher et sauver les pécheurs pour les réconcilier avec Dieu (Luc 19 : 10). Mais plus de cent millions de chrétiens pourraient vivre en effet un Noël sous contraintes, avec des brimades publiques, des emprisonnements ou de violences. Ce pourcentage ne prend pas en compte des pays comme l'Arabie saoudite interdisant toute célébration chrétienne.
Les chrétiens de plusieurs pays s'attendent à vivre un nouveau Noël difficile. En Inde, « les groupes caritatifs chrétiens sont les seuls à accorder leur aide à n'importe qui, pas seulement aux chrétiens. Les fondamentalistes voient cela, ou font semblant de le voir, comme une façon délibérée d'acheter des conversions. » Cette générosité des nouvelles communautés chrétiennes ne suffit pas apaiser les fondamentalistes hostiles à la foi évangélique. « Les fondamentalistes ont vraiment peur, explique Thomas Grimaux. Sans ces mesures discriminatoires, les conversions pourraient se compter en millions d'individus, surtout chez les plus pauvres. »
"Dans le village, le climat entre les hindous et nous avait toujours été bon. Nous les invitions à nos fêtes et nous participions aux leurs. Mais maintenant nous avons tous peur“. Le père Santosh Kumar Singh, jeune prêtre de l'archidiocèse de Chuttack et Bhubaneswar, parle de Baminigam où il vit. C‘est un village comme il en existe tant d'autres dans cette zone de l'Inde Orientale. Un groupe de maisons dans la forêt qui, soudainement, devient l'épicentre de la plus grosse vague de violences antichrétiennes de ces dernières années.
Cette histoire a commencé ici, en Orissa, à Noël 2008. Avec les incursions des fanatiques hindous du RSS (Rashtriya Swayamsevak Sangh) qui ont laissé derrière eux sept morts et des centaines de maisons, d'églises et de dispensaires brûlés dans le district de Kandhamal. Dans un climat d'intimidation encore palpable plusieurs mois après.
Les persécutions antichrétiennes sont recrudescence dans des pays communistes ces dernières années. Nous croyions que depuis la chute du mur de Berlin, l'affaire était réglée. Il n'en est rien. Le communisme est encore bien vivant en Chine, à Cuba, au Vietnam, en Corée du Nord, au Laos, et avec lui, les pressions et persécutions des chrétiens.
Concernant celles des régimes communistes de naguère, l'ouverture des archives en Europe de l'est révèle de nouvelles preuves. Le premier rapport paru en 1995 sur la situation en Russie fait état de l'assassinat de quelque 200 000 prêtres en Russie soviétique.
Un pasteur de 26 ans et sa femme de 24 ans ont été violentés le 14 décembre à Mysore, dans l'Etat du Karnataka en Inde, par un groupe d'extrémistes hindous. Selon le Conseil Global des Indiens Chrétiens (CGIC), l'attaque a été perpétrée par un groupe de 10 à 15 hommes qui sont entrés chez le couple, les accusant de «conversion forcée».
Dix responsables d'église viennent d'être condamnés à des peines de 2 à 7 ans
de prison, dans la province du Shanxi, au nord-est du pays. Un onzième a quant à
lui été condamné à 15 ans de prison dans la province du Xinjiang au nord-ouest
de la Chine.
Le 12 septembre dernier, l'église de Fushan a organisé une
réunion de prière, rassemblant plus de 1000 chrétiens. Mais la police a investi
les lieux, détruit les bâtiments et fait plus de 100 blessés dont 30 graves. Dix
responsables d'église ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines de prison
suite à cet événement. Les peines vont de 2 à 7 ans pour « occupation illégale
de terres agricoles » ou « troubles à l'ordre public à cause de rassemblements
de masse. » Parmi eux, se trouvent le Pasteur Wang Xiaoguang et son épouse Yang
Rongli, responsables de l'église de Fushan depuis 30 ans. Le 30 novembre
dernier, le pasteur a été condamné à 3 ans de prison et sa femme, à 7 ans.
A l'autre bout du pays, le pasteur Alimjan Yimit a été condamné à 15
ans de prison le 8 décembre 2009, pour « Révélation de secrets d'Etat à des
organisations étrangères ». Selon son avocat, Li Dun Yong : « Il s'agit de la
peine maximum pouvant être requise dans ce cas. Ça signifie que les actions
d'Alimjan auraient causé des ‘dommages irréparables à la nation' !» Une pétition
est en préparation pour demander sa libération.
Alimjan Yimit avait été
arrêté en janvier 2008. Il fait partie des 764 chrétiens arrêtés en Chine en
2008 et des 35 qui avaient été condamnés à des peines de prison.
° Remercions Dieu pour la fidélité et le courage des chrétiens en Chine
° Prions pour la libération de tous ces chrétiens
° Prions pour que la Chine accorde plus de libertés aux minorités chrétiennes
du pays
Les Suisses ont interdit les minarets, mais ils n'ont pas interdit les mosquées, les prières ou un des piliers de l'islam. L'article de Doug Bandow permet de comparer la manière dont les pays musulmans traitent leurs minorités religieuses.
Il y a deux catégories de minorités religieuses : les musulmans vivant en Occident, qui jouissent de la liberté de conscience et de culte, et les non musulmans en terre d'islam, privés de droits humains et persécutés dans l'indifférence du monde. En Iran, ils ne sont même pas considérés comme des êtres humains (lire).
Comment se fait-il que seules les nations occidentales soient accusées de « diffamer » la religion ?
L'Amérique, comme tant d'autres pays occidentaux, se désole de ses relations tendues avec le monde islamique. En juin, le président Barack Obama s'est rendu au Caire pour s'exprimer contre « la crainte et la méfiance » qui règnent entre l'Occident et l'Islam. Pourtant, les gouvernements musulmans exigent le respect pour l'islam mais refusent le même respect aux minorités religieuses vivant à l'intérieur de leurs propres frontières.
Le récent vote des Suisses interdisant la construction de minarets dans ce pays européen est la dernière controverse à provoquer des protestations des musulmans à travers le monde. Pourtant, les gouvernements islamiques ne sont pas en position de protester contre l'intolérance occidentale et « l'islamophobie ». La plupart des nations musulmanes sont répressives ou n'autorisent qu'une liberté politique limitée. Le plus souvent, les états islamiques bafouent les droits humains fondamentaux et pratiquement tous persécutent les chrétiens, les juifs et les autres minorités religieuses.
Beaucoup d'états autoritaires - et tout particulièrement les pays communistes ou anciennement communistes - bafouent la liberté religieuse et d'autres libertés afin de conserver le contrôle politique. Mais les nations musulmanes sont pratiquement uniques dans leur volonté de persécuter les minorités religieuses afin d'atteindre des objectifs religieux, comme le montre clairement le dernier rapport du Département d'état sur la liberté religieuse à l'étranger.
Le Département d'état évoque une « hostilité d'état envers les groupes religieux minoritaires ou non admis », comme si diverses religions opprimaient, aléatoirement, diverses autres religions. Pourtant, l'islam se distingue par la volonté des gouvernements et des personnes de harceler, attaquer, emprisonner et tuer les membres d'autres religions. Même les plus modérés et tolérants des états islamiques sont souvent bien loin de respecter les minorités religieuses. Au Maroc, par exemple, le gouvernement a emprisonné des convertis de l'islam au christianisme, expulsé des missionnaires chrétiens, et limité « les matériels non islamiques et le prosélytisme ». Et beaucoup d'autres états islamiques sont bien pires.
AFGHANISTAN Les États-Unis ont expulsé le gouvernement taliban, mais n'ont pas mis en place une société libre. Si le gouvernement Karzaï a cédé à la pression extérieure et pris quelques mesures pour améliorer la liberté religieuse, explique le Département d'état, « les séquelles d'années de djihad contre l'ex-Union soviétique, le gouvernement taliban, les conflits civils, la méfiance du peuple à l'égard de l'influence extérieure des étrangers, et la faiblesse actuelle des institutions démocratiques ont empêché d'atteindre cet objectif ». Les relations entre les diverses sectes musulmanes « continuent à être difficiles » ; les non-musulmans sont confrontés à « un harcèlement et à des violences occasionnelles » ; « la plupart des chrétiens du pays ne font pas publiquement état de leur foi et ne se rassemblent pas ouvertement pour le culte ».
ARABIE SAOUDITE Allié proche des États-Unis, l'Arabie saoudite fait partie des pires persécuteurs au monde. Au moins, elle ne prétend pas le contraire. Le rapport explique : « La liberté religieuse n'est ni reconnue ni protégée par la loi et elle est sévèrement limitée en pratique ». Bien que la pratique privée d'un islam non sunnite soit habituellement tolérée, « ce droit n'a pas toujours été respecté dans la pratique et il n'est pas défini par la loi ». De plus, ajoute le Département d'état, « la commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice (CPVPV) continue a mener des raids contre les réunions religieuses privées de non-musulmans ». Le royaume répressif a été classé comme un « pays particulièrement préoccupant ».
BRUNEI Dans ce petit état islamique, le respect de la liberté religieuse est en déclin. Le Département d'état rapporte que « les non-musulmans ont l'interdiction de recevoir une instruction religieuse dans des écoles religieuses privées, alors que c'était autrefois autorisé ». De plus, « les leaders religieux non musulmans de toutes les confessions ont déclaré qu'ils étaient soumis à des mesures autoritaires et des contraintes excessives, et que certains étaient menacés d'amendes et/ou de prison. Il a été signalé une surveillance active des églises et des interruptions des livraisons de fournitures et de courrier ». Les autorités ont également limité l'accès des minorités religieuses à la littérature et aux lieux de culte.
ÉGYPTE Malgré des progrès dans certains domaines, « le respect de la liberté religieuse par le gouvernement a quelque peu décliné », écrit le Département d'état, « avec l'absence d'enquête et de poursuites contre les responsables des faits toujours plus nombreux de violence sectaire » essentiellement dirigés contre les chrétiens coptes. De plus, les autorités « n'ont toujours pas corrigé les lois et pratiques d'état qui discriminent les chrétiens, permettant ainsi dans les faits que leurs effets discriminatoires se manifestent et modèlent toujours plus profondément la société ». Les musulmans convertis au christianisme sont harcelés et maltraités.
INDONÉSIE Pays islamique le plus peuplé du monde, l'Indonésie a longtemps représenté une tendance modérée de l'islam. Mais les extrémistes musulmans restent actifs et souvent sans contrôle des autorités. Le Département d'état écrit : « Les restrictions gouvernementales en cours, notamment contre les religions non reconnues et des sectes considérées comme ‘déviantes' des religions reconnues constituent des exceptions significatives au respect de la liberté religieuse ». Plus grave, le gouvernement a parfois « toléré la discrimination et les mauvais traitements infligés par des acteurs privés à des groupes religieux et n'a pas puni les auteurs ». Les responsables sont rarement punis. De plus, « certains groupes ont eu recours à la violence et à l'intimidation pour faire fermer de force au moins neuf églises et 12 mosquées Ahmadiyya ».
IRAN L'un des plus horribles persécuteurs est l'Iran. La constitution affirme de manière toute formelle les droits des religions « protégées » - chrétiens, juifs et zoroastriens. Mais en pratique aucun croyant non chiite n'est en sécurité. Le rapport explique : « Le respect de la liberté religieuse a continué à se détériorer dans le pays. La rhétorique et les actions du gouvernement ont créé une atmosphère menaçante pour pratiquement tous les groupes religieux autres que chiites, et tout particulièrement pour les Bahaïs les musulmans soufis, les chrétiens évangélistes et les membres de la communauté juive. On continue à signaler des mesures gouvernementales d'emprisonnement, de harcèlement, d'intimidation et de discrimination en rapport avec les croyances religieuses ». L'état a également favorisé la discrimination dans les domaines de l'éducation, de l'emploi et du logement. L'Iran est un « pays particulièrement préoccupant ».
IRAK Le tragique, c'est qu'en libérant l'Irak de Saddam Hussein on a lâché la bride à certaines des pires passions sectaires que celui-ci tenait sous contrôle avec brutalité. Environ la moitié de la communauté chrétienne d'Irak a été déplacée, dont une bonne part en Jordanie et en Syrie, autre dictature arabe séculière. Si le gouvernement n'exerce pas de persécutions, écrit le Département d'état, « la violence exercée par les terroristes, les extrémistes et les bandes criminelles restreignent le libre exercice de la religion et constituent une menace importante pour les minorités religieuses vulnérables du pays ». Bien que la violence soit globalement en baisse, les chrétiens et autres minorités religieuses continuent à être la cible des musulmans radicaux.
MALAISIE Cette ancienne colonie britannique demeure plus libre que l'Iran, mais moins que l'Indonésie. Le Département d'état observe : « Les groupes religieux minoritaires sont d'une manière générale restés libres de pratiquer leur foi, mais depuis plusieurs années ils sont nombreux à s'inquiéter du fait que les juridictions civiles cèdent progressivement le pas aux tribunaux de la charia, en particulier dans les domaines du droit familial impliquant des conflits entre musulmans et non-musulmans ». L'abandon de l'islam est interdit et, note le Département d'état, « les minorités religieuses continuent à être soumises à des limitations de leur expression religieuse et on signale des violations du droit de propriété ». Le prosélytisme envers les musulmans est interdit.
NIGÉRIA La population est divisée entre chrétiens, musulmans et croyances traditionnelles. Si le gouvernement national n'exerce pas de persécutions, une douzaine « d'états du nord utilisent la charia pour régler les affaires criminelles et civiles concernant les musulmans », note le Département d'état, et « des acteurs politiques locaux font régner une violence sectaire en toute impunité ». Bien que les chrétiens ne soient pas exempts de toute critique, les agresseurs sont le plus souvent des musulmans et les victimes des chrétiens ; il a également été signalé des conversions forcées à l'islam et des menaces d'étendre la charia aux non-musulmans.
PAKISTAN L'allié de Washington dans la guerre contre le terrorisme est l'un des pays les moins accueillants pour les minorités religieuses. Le Département d'état note « quelques mesures positives visant à améliorer le traitement des minorités religieuses », mais les chrétiens, les hindous et les juifs restent des citoyens de seconde zone, au mieux. Le rapport explique : « La police a maltraité des minorités religieuses en détention. Les forces de sécurité et autres agences gouvernementales n'ont pas agi de manière adéquate pour prévenir ou traiter les abus sociétaux contre les minorités. La législation discriminatoire et l'absence d'action du gouvernement contre les forces sociétales hostiles à ceux qui pratiquent une autre religion ont favorisé l'intolérance religieuse, les actes de violence, et l'intimidation contre les minorités religieuses ». Les chrétiens risquent même la peine de mort s'ils sont convaincus de « blasphème ».
SOMALIE Sans surprise, cette nation naufragée sous majorité musulmane n'est pas un lieu favorable aux minorités religieuses. Le Département d'état note : « D'une manière générale, le gouvernement fédéral de transition (TFG) n'a mis en œuvre aucune protection juridique de la liberté religieuse ». Il ne pourrait d'ailleurs probablement pas le faire s'il le souhaitait, vu l'augmentation du nombre des milices extrémistes qui ont « souvent imposé par la violence aux communautés qu'elles contrôlent une interprétation stricte de l'islam. Il a été rapporté que des personnes qui ne pratiquent pas l'islam ont été soumises à des discriminations et des violences, et emprisonnées pour leurs croyances religieuses ».
SOUDAN Ce pays tragique, où le nord musulman fait depuis longtemps la guerre au sud chrétien et animiste, est lui aussi inhospitalier pour les minorités religieuses. Après des années de conflit violent, une sorte d'accord a été obtenue, assurant théoriquement la liberté religieuse au sud tout en favorisant l'islam au nord. Le Département d'état explique que, si le gouvernement d'union nationale « n'a pas vigoureusement mis en œuvre ses plus strictes restrictions à la liberté religieuse, il n'a d'une manière générale pas respecté la pluralité religieuse au nord ». Par ailleurs, « il a aussi été signalé des cas d'abus sociétaux et de discrimination fondés sur l'appartenance, la croyance ou la patique religieuse ». Le Soudan est un autre « pays particulièrement préoccupant ».
TURQUIE Si le gouvernement respecte d'une manière générale la liberté de pratique religieuse, il restreint l'expression de l'islam dans l'éducation et dans les circonstances officielles. De plus, note le Département d'état, « les groupes religieux minoritaires rencontrent des difficultés our pratiquer leur culte, pour entrer dans la fonction publique, et pour dispenser leur enseignement à leurs adeptes », ainsi que pour exercer des actions prosélytes. Qui plus est, « les menaces contre les non-musulmans ont créé une atmosphère de tension et réduit la liberté de certaines communautés non musulmanes. Beaucoup de chrétiens, de Bahaïs et de musulmans hétérodoxes font face à la suspicion et à la méfiance de la société, et certains éléments de la société continuent à exprimer des sentiments antisémites ».
YÉMEN Autre état islamique en situation d'échec ou de demi-échec, le Yémen fait de l'islam la religion d'état, considère la charia comme source de tout le droit, interdit la conversion des musulmans, et interdit le prosélytisme envers les musulmans. Bien que les non-musulmans restent de manière formelle libres de pratiquer leur religion, le Département d'état indique « qu'il y a diminution du respect accordé par l'état à la liberté religieuse…, en particulier en ce qui concerne les communautés bahaïe et juive ». Les auteurs individuels d'actes de violence contre les minorités religieuses ne sont pas punis.
La capacité de Washington a assister les minorités religieuses d'autres pays sera toujours limitée. Mais tout dialogue entre l'Occident et l'Islam doit prendre en compte la tendance des états islamiques à persécuter. Pour commencer, les États-Unis devraient demander aux gouvernements qui font campagne contre la « diffamation » de la religion de commencer par respecter la liberté de conscience de ceux qui vivent sous leur domination. Tout bien considéré, le meurtre est la forme ultime de la diffamation.
- Doug Bandow est « fellow » du Cato Institute et « fellow » dans le domaine des persécutions religieuses à l'Institute on Religion and Public Policy. Ancien assistant particulier du président Ronald Reagan, il est l'auteur de l'ouvrage Beyond Good Intentions: A Biblical View of Politics (au-delà des bonnes intentions : une vision biblique de la politique).
Source : The Problem of Islamic Religious Persecution, par Doug Bandow, NRO, 3 décembre 2009 Traduction Bivouac-Id en collaboration avec Poste de veille
A l'occasiond e la Journée internationale de prière pour l'Eglise persécutée, des millions de chrétiens de Vancouver et Vladivostok ont prié dimanche pour les chrétiens persécutés à travers le monde.
Chaque année en novembre, les chrétiens du monde entier se joignent dans la prière pour se souvenir de nos frères et soeurs chrétiens souffrant de la persécution juste parcequ'ils confessent Jésus-Christ comme Seigneur.
Dans le calendrier l'Eglise traditionnelle, le mois de novembre est marqué par La Toussaint et la commémoration des fidèles défunts. Ces jours ont été mis à part pour se souvenir des saints de l'église et des âmes de ceux qui sont partis de ce monde. Durant ces dernières années, l'Eglise moderne a aussi mis à part le mois de novembre pour se souvenir des croyants souffrants et prier pour eux à travers la Journée Internationale de Prière pour l'Eglise Persécutée (IDOP), une initiative de la Commission de Liberté Religieuse de l'Alliance Evangélique Mondiale.
Il y a beaucoup de pays dans le monde où les chrétiens sont martyrisés à cause de leur foi. En août dernier, le monde a pu observer avec horreur la violence sans retenue qui a déferlé sur les chrétiens de l'Etat d'Orissa en Inde. Dans des pays comme la Corée du Nord, les actes de persécution ont lieu quotidiennement, mais souvent nous ne les voyons pas ou nous n'en entendons pas parler. Le frère Andrew de l'organisation Portes Ouvertes a dit une fois : « Nos héros ne sont pas avec nous, tout simplement parcequ'ils sont en prison. »
En ce mois de novembre, des milliers de chrétiens à travers le monde sont dans la prière pour l'Eglise Persécutée. « Marquez vos calendriers, informez vos églises, et parlez à vos amis de cette opportunité unique de prier pour votre famille chrétienne persécutée et de rappeler aux croyants souffrants qu'ils ne sont ni oubliés ni abandonnés », tel est l'appel de l'Alliance Evangélique Mondiale.
« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus » - 2 Corinthiens 4v8-9
En Egypte, les chrétiens sont de plus en plus discriminés. Pour faire entendre leurs voix, l'association des coptes canadiens et l'association des chrétiens du Moyen-Orient ont adressé une lettre ouverte au président Hosni Mubarak. Ils l'appellent «à agir urgemment pour protéger les chrétiens coptes et en particulier les habitants de Farshout, victimes de vandalisme, pillage et destruction par des foules musulmanes». Cette haine pourrait déboucher sur un massacre, comme dans les communes de Al Zawia El Hamra, commentent-ils. Les chrétiens coptes demandent que les auteurs des attaques soient arrêtés et punis proportionnellement à leurs actes. Ils invitent aussi l'Etat égyptien à s'engager dans un programme éducatif national pour cimenter les liens entre les coptes et les musulmans d'Egypte. 11 % des 75 500 000 égyptiens sont chrétiens.
La police judiciaire de Oujda a arrêté vendredi dernier 17 personnes dans la ville de Saïda, parmi eux des étrangers, qui ont assisté à une réunion publique qui n'était pas autorisée en vertu de la loi en vigueur. Cette réunion s'inscrivait dans le cadre de la propagation de la foi chrétienne, et visait à attirer de nouveaux adeptes parmi les citoyens.
Un communiqué du ministère de l'intérieur cité par l'agence Maghreb Arabe Presse a rapporté que l'intervention de la police est intervenue après la réception des informations selon lesquelles un comportement suspect, ayant un rapport avec des travaux prosélytes, porterait préjudice aux valeurs religieuses du Royaume.
La même source a souligné qu'au sein des détenus étrangers, deux missionnaires étaient originaire d'Afrique du Sud, et un du Guatemala, il a ajouté que dans le cadre de cette affaire, un ressortissant suisse avait été également arrêté accompagné de deux citoyens marocains.
L'informateur a ajouté que les opérations de fouille ont permis la saisie de nombreux outils de prosélytisme, entre autres des livres, des CD en langue arabe et en d'autres langues étrangères.
Après l'approfondissement des recherches par la police, différentes procédures d'expulsion seront appliquées à l'encontre des ressortissants étrangers détenus en conformité avec les exigences de la loi sur l'entrée et le séjour des étrangers au Royaume du Maroc.
Le Maroc a expulsé en Mars dernier cinq femmes d'origine européenne après qu'elles aient été accusées d'exercer des activités missionnaires chrétiennes sur le territoire.
Source : Hespress Traduction de JustMe & Salima pour Bivouac-ID Information signalée par Juba Amazigh
« Les mots ne sont pas assez forts pour exprimer notre gratitude envers
Dieu et Ses enfants qui ont prié et travaillé pour obtenir notre libération
» ont déclaré Maryam et Marzieh à leur sortie de prison. Chrétiennes
d'origine musulmane, Maryam Rostampour (27 ans) et Marzieh Amirizadeh
Esmaeilabad (30 ans) ont été libérées hier, mercredi 18 novembre, sans
obligation de payer de caution.
Selon les informations obtenues, cette
libération inhabituelle « est due à une pression internationale telle que le
gouvernement ne pouvait plus la supporter. D'une part, leur détention était
illégale. Et d'autre part, le gouvernement n'était pas prêt à les condamner pour
apostasie. Ils ont déjà beaucoup d'autres casse-tête politiques. Ils ne peuvent
pas lutter sur tous les fronts en même temps.»
Détenues depuis le 5 mars dernier , les deux iraniennes pourraient
encore devoir répondre d' accusations de «prosélytisme» et «apostasie *» devant
la justice iranienne.
La santé des deux jeunes femmes s'est détériorée
durant ces neuf mois de détention dans la trop notoire prison Evin à Téhéran.
Selon une source iranienne, elles sont aujourd'hui de retour chez elles. Leur
avocat a discuté âprement les conditions de leur libération qui aurait pu
intervenir depuis mardi, mais il a poursuivi les négociations pour supprimer le
versement d'une caution d'un montant exorbitant et
non-communiqué.
*(abandon de la religion
islamique)
° Remercions Dieu pour leur libération.
° Prions pour leur guérison physique, spirituelle et émotionnelle.
° Prions pour que les poursuites contre elles soientabandonnées.
Depuis mars dernier, la Fédération des Chrétiens de Malaisie (FCM) est
alarmée : plus de 15 000 bibles ont été saisies par les douanes malaisiennes ces
derniers mois, car le nom d'Allah y apparaît. « La confiscation de ces bibles
est une violation de l'article 11 de la Constitution qui donne le droit à tous
les Malaisiens de professer et de pratiquer sa foi » a déclaré le président de
la FCM, Tan Kong Beng. La situation se durcit et la FCM craint une interdiction
de toute littérature chrétienne si les choses ne changent pas rapidement, c'est
pourquoi elle demande que les bibles soient rendues et tente d'instaurer un
dialogue avec le gouvernement. En Malaisie, déterminer si le mot « Allah »,
seule traduction pour parler de Dieu, est réservé aux musulmans ou s'il peut
aussi être utilisé par les chrétiens, provoque un véritable débat de société
depuis plusieurs années.
° Remercions Dieu pour nos frères et sœurs en Malaisie qui continuent de
propager l'Evangile malgré les embuches du gouvernement.
° Prions pour que la FCM arrive à instaurer un dialogue avec les autorités
malaisiennes pour trouver une solution pacifique à cette situation.
° Prions pour la sécurité des chrétiens en Malaisie.
A l'occasiond e la Journée internationale de prière pour l'Eglise persécutée, des millions de chrétiens de Vancouver et Vladivostok ont prié dimanche pour les chrétiens persécutés à travers le monde.
Chaque année en novembre, les chrétiens du monde entier se joignent dans la prière pour se souvenir de nos frères et soeurs chrétiens souffrant de la persécution juste parcequ'ils confessent Jésus-Christ comme Seigneur.
Dans le calendrier l'Eglise traditionnelle, le mois de novembre est marqué par La Toussaint et la commémoration des fidèles défunts. Ces jours ont été mis à part pour se souvenir des saints de l'église et des âmes de ceux qui sont partis de ce monde. Durant ces dernières années, l'Eglise moderne a aussi mis à part le mois de novembre pour se souvenir des croyants souffrants et prier pour eux à travers la Journée Internationale de Prière pour l'Eglise Persécutée (IDOP), une initiative de la Commission de Liberté Religieuse de l'Alliance Evangélique Mondiale.
Il y a beaucoup de pays dans le monde où les chrétiens sont martyrisés à cause de leur foi. En août dernier, le monde a pu observer avec horreur la violence sans retenue qui a déferlé sur les chrétiens de l'Etat d'Orissa en Inde. Dans des pays comme la Corée du Nord, les actes de persécution ont lieu quotidiennement, mais souvent nous ne les voyons pas ou nous n'en entendons pas parler. Le frère Andrew de l'organisation Portes Ouvertes a dit une fois : « Nos héros ne sont pas avec nous, tout simplement parcequ'ils sont en prison. »
En ce mois de novembre, des milliers de chrétiens à travers le monde sont dans la prière pour l'Eglise Persécutée. « Marquez vos calendriers, informez vos églises, et parlez à vos amis de cette opportunité unique de prier pour votre famille chrétienne persécutée et de rappeler aux croyants souffrants qu'ils ne sont ni oubliés ni abandonnés », tel est l'appel de l'Alliance Evangélique Mondiale.
« Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus » - 2 Corinthiens 4v8-9
Deux chrétiens de Gojra au Pakistan, qui auraient fait des tirs de sommation tandis qu'approchait une foule d'islamistes qui avaient déjà brûlé vifs sept chrétiens le 1er août, ont déclaré à Compass avoir été torturés après avoir été arrêtés par la police.
Parmi les centaines d'assaillants musulmans, un seul a été mis en prison. Selon certaines sources, les islamistes ont fourni à la police un prétexte pour arrêter les deux frères chrétiens qui avaient donné refuge à 300 personnes. Naveed Masih, 32 ans, et son frère de 25 ans, Nauman Masih, ont été arrêtés les 2 et 7 septembre pour « avoir provoqué des émeutes en étant équipés d'armes meurtrières, et avoir répandu la terreur en tirant. »
Naveed Masih aurait fait des tirs de sommation depuis son toit, tirant en l'air ou aux pieds de la foule d'assaillants musulmans qui s'approchait, dans le but de la faire se disperser. Les deux frères nient avoir utilisé des armes.
Depuis sa cellule, Naveed Masih a déclaré à Compass que lui et son frère avaient été envoyés au centre de formation policier de Choong, et qu'ils y sont restés en détention illégale pendant 18 jours au cours lesquels ils ont été torturés « sans merci, de façon inhumaine, et de nombreuses manières ».
« Parfois on ne nous donnait rien à manger ou à boire, à part une fois. Et parfois, on nous pendait dans un puits sombre en nous couvrant le visage d'un tissu », se souvient Naveed Masih. « Ils me frappaient à l'aide d'une cane sur le dos des mains, et parfois me suspendaient la tête en bas et me battaient avec brutalité ».
La police les a laissés affamés pendant des jours, explique-t-il. Lorsqu'ils réclamaient à manger, les policiers leur répondaient d'avouer avoir tiré.
Naveed Maish ajoute qu'ils avaient l'interdiction de dormir. On les réveillait à chaque fois qu'ils s'assoupissaient. Les deux frères furent séparés tout au long des 18 jours, mais se sont vus lorsqu'ils ont été conduits au tribunal.
« On s'est serrés dans les bras, et on a pleuré en voyant les cicatrices de l'autre », dit-il.
Naveed Masih explique qu'ils ont été torturés par la police pour avoir donné refuge à plus de 300 femmes, enfants et vieillards le jour de l'attaque. Ce jour-là, agissant sur la base d'une rumeur non vérifiée portant sur un “blasphème” du Coran et excités par des imams et des groupes terroristes interdits, les assaillants ont pillé plus de 100 maisons et mis le feu à 50 d'entre elles. Au moins 19 personnes ont été blessées au cours de l'agression.
Bien que ce soit la région chrétienne de Gojra qui ait été visée par des centaines d'extrémistes musulmans, la police a enregistré les plaintes des assaillants musulmans contre 129 chrétiens. Selon certaines sources, ces plaintes n'ont été enregistrées que pour faire pression sur la communauté chrétienne.
Suite aux nombreuses prières dont Alemayehu et Amanuel ont fait l'objet, ils ont été innocentés
par une Cour suprême régionale. Ils devraient déjà être libres, mais ils ont
appris que de nouvelles charges pèsent sur eux : leurs codétenus ont porté
plainte contre eux pour « offense à l'Eglise éthiopienne orthodoxe », car
Alemayehu et Amanuel ont témoigné de leur foi en prison.
Les responsables chrétiens sur place pensent qu'il s'agit d'un coup monté
pour empêcher les deux jeunes gens de réaliser leur projet : ouvrir une nouvelle
église dans le nord de l'Ethiopie. Continuons à prier pour ces deux jeunes
chrétiens éthiopiens, condamnés en juillet dernier à six mois de prison ainsi
qu'à une amende de 500 birrs (30 €) après avoir été faussement accusés d'avoir
offert de l'argent et des cadeaux en échange de conversions.
° Prions pour Alemayehu et Amanuel, qui sont très affligés. Que Dieu
renouvelle leurs forces.
° Prions pour l'issue du prochain procès, qui a lieu aujourd'hui.
Maryam et Marzieh sont en prison depuis plus de 8 mois maintenant. Elles
avaient été arrêtées par la police pour activités anti-gouvernementales,
prosélytisme et apostasie. En Iran, selon la charia, ce dernier crime est
passible de la peine de mort.
Alors qu'elles comparaissaient de nouveau devant la justice le 7 octobre
dernier, Maryam Rostampour et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad ont eu la surprise
d'apprendre qu'elles n'étaient plus accusées d'activités anti-gouvernementales.
Ce rebondissement, très rare en Iran, transfère leur dossier auprès d'un
tribunal civil et non plus d'un tribunal révolutionnaire. C'est une bonne
nouvelle pour les deux chrétiennes car, pour les deux autres chefs d'accusation,
elles seront jugées devant un jury et l'audience sera ouverte au public.
En août dernier, elles auraient pu être libérées si elles
avaient accepté de renier leur foi en Jésus-Christ, mais elles ont refusé et ont
tenu ferme.
Les deux femmes sont toujours détenues à Evin, une prison tristement connue
pour ses graves violations des droits de l'homme. Elles ont perdu beaucoup de
poids et leur santé dépérit. Marzieh en particulier a besoin de soins médicaux
qui lui sont encore refusés.
° Remercions Dieu pour Maryam et Marzieh, pour leur témoignage, leur force et
leur courage.
° Prions pour leurs conditions de vie dans la prison d'Evin, pour qu'elles
aient accès à des soins. Et continuons de prier pour qu'elles soient libérées.
Manuel Camacho était le pasteur d'une église qui compte 60 membres baptisés
et 30 nouveaux convertis. Le 21 septembre dernier, il a été tué par balles par
des guérilleros devant sa maison, dans le village de Choapal au nord-est de
Guaviare.
Manuel venait de sortir de chez lui lorsque trois hommes se sont approchés de
sa femme pour lui demander de l'essence. Alors que le pasteur marchait vers eux,
ils l'ont abattu. Il avait déjà reçu des menaces auparavant en raison de ses
activités chrétiennes. Son assemblée était une des plus grandes de la
région.
Sa femme, Gloria, a été la première à approcher son corps. Désormais veuve,
elle s'appuie sur la Parole de Dieu pour trouver la force de s'en sortir. Elle
cite l'histoire d'Etienne qui se situe dans le livre des Actes (chapitre 6) car
son mari aussi est un martyr, et elle se rappelle qu'avant de mourir, Manuel ne
cessait d'encourager son assemblée à grandir dans l'amour de Jésus. Le pasteur
invitait aussi chacun à soutenir son prochain. Il était considéré comme un
exemple de fidélité à Dieu. Un exemple qui semble avoir fortement marqué son
fils. Alors que les chrétiens du village pleuraient et demandaient : « Pourquoi
Dieu l'a-t-il rappelé si tôt ? », le fils de Manuel s'est écrié : « Pourquoi
pleurez-vous ? Mon père est au ciel et nous devons continuer ! »
L'assemblée de Manuel, désormais sans pasteur, a un nouveau défi à relever.
En effet, dans cette région de Colombie, un meurtre devrait être suivi d'une
vengeance terrible de la part des proches de la victime. Tous les villageois
attendent donc avec inquiétude la réaction des chrétiens face à la mort de leur
pasteur. Si l'assemblée arrive à pardonner aux meurtriers, cela pourrait
entraîner de grands changements dans les cœurs.
° Remercions le Seigneur, car malgré les persécutions, des chrétiens courageux
continuent à faire briller la lumière de Christ en Colombie.
° Prions pour la famille du pasteur Camacho, sa femme Gloria et leurs deux
enfants.
° Prions pour que les chrétiens arrivent à pardonner aux meurtriers et que
Dieu touche les cœurs des autres villageois.
Au Pakistan, être victime d'une rumeur de blasphème peut coûter cher. Pour
les extrémistes, il est facile de faire accuser les chrétiens sans disposer
d'aucune preuve et ils ne s'en privent pas.
Ainsi, le 30 juillet, soixante familles chrétiennes de Gojra (50 km de
Faisalabad) ont vu leurs maisons ravagées suite à des rumeurs de blasphème.
Un mois plus tôt dans le village de Bahmaniwala, district de Kasur, pas moins
de 500 fanatiques se sont rués sur les habitations des chrétiens suite à un
appel lancé depuis la mosquée, faisant au moins 7 morts.
Selon Napoleon Qayyum, responsable des opérations à l'association d'aide
juridique CDI (Advocacy Developpment Initiative), Al Qaeda et ses ramifications
sont probablement à l'origine de toutes ces attaques : « Les groupes d'Al Qaeda
sont affaiblis depuis l'opération militaire le long de la frontière afghane. Ils
essaient de regagner le soutien de la population. En excitant la haine contre
les Etats-Unis et le gouvernement pakistanais, Al Qaeda monte les musulmans
contre les chrétiens ».
Heureusement ces manœuvres ne marchent pas à tous les coups. Nous sommes le 4
septembre 2009, dans le Punjab, à côté du village mission de Chak 8-11-L, près
de Chichawatni. Des femmes ont trouvé quelques feuilles du Coran déchirées et
lancées sur la route. Effarées devant ce qu'elles considèrent comme un
blasphème, elles apportent leur trouvaille à la mosquée de leur village.
D'autres pages sont encore découvertes, jonchant le sol de l'église
presbytérienne réformée du village de Chak.
Cela aurait pu finir en bain de sang, mais les responsables musulmans sont
allés voir les chrétiens et leur ont dit qu'ils savaient que c'était un coup
monté. Les 400 familles chrétiennes qui vivent au village de Chak n'ont donc pas
été attaquées.
° Remercions Dieu pour ce qui s'est passé au village de Chak.
° Prions pour les chrétiens de la région du Penjab où ces attaques ont eu
lieu. Demandons à Dieu de les protéger. Certains sont désespérés et veulent
prendre les armes pour se défendre.
° Prions pour que les lois sur le blasphème qui encouragent les violences
contre les chrétiens au Pakistan soient abrogées.
ROME, Jeudi 10 septembre 2009 (ZENIT.org) - Les chrétiens en Egypte réclament la liberté religieuse, rapporte L'Osservatore Romano.
En
Egypte, 150 personnes ont en effet été arrêtées pour avoir rompu en
public le jeûne du ramadan. Le fait, indique la même source, a été
dénoncé auprès de l'agence espagnole « Efe » par le directeur d'un
mouvement libéral chrétien, un copte, Samwel Alashay.
C'est
la première fois qu'une telle campagne d'arrestations a lieu en Egypte,
a-t-il souligné, et elle a touché la minorité chrétienne : 10 % de la
population n'est pas musulmane sunnite et ne participe pas au jeûne du
ramadan entre le lever et le coucher du soleil.
Or,
M. Alashay rappelle que les lois égyptiennes garantissent une « totale
liberté » sur ce point. Pour L'Osservatore Romano, les personnes
arrêtées ont ou fumé ou mangé dans la rue avant le coucher du soleil,
dans les régions d'Aswân, de Daqahlîya, de la Mer Rouge et de Port
Said.
Certains ont été libérés moyennant une caution de 500 lires
égyptiennes, soit 100 dollars. Le mouvement de M. Alashay a adressé une
lettre au ministère égyptien de l'Intérieur pour demander qu'on
interroge les officiers de police responsables de ces arrestations. Il
y voit un « grave signal donné aux musulmans en général et concrètement
pour les chrétiens ».
Il y voit aussi une réponse à la
grève des chrétiens décidée pour le 11 septembre, pour réclamer une loi
qui facilite la construction d'églises en Egypte : ils sont invités à
rester chez eux et à se vêtir de noir. 30.000 personnes auraient
confirmé leur adhésion sur Facebook.
En effet, une
fatwa a été émise récemment par le Conseil islamique d'Egypte déclarant
que « c'est un péché contre Dieu pour un musulman d'avoir l'intention
de donner de l'argent pour la construction d'une église ». Une fatwa
critiquée de l'intérieur de l'islam égyptien.
L'Eglise
copte orthodoxe d'Egypte a cependant pris ses distances vis-à-vis de
cette grève, estimant que « les grèves ne servent à rien ».
Selon un rapport parlementaire, les habitations des chrétiens ont été
marquées par des autocollants de couleurs dans plusieurs quartiers
d'Istanbul.
Déjà en 1955, une association turque voulait lutter contre les minorités chrétiennes et les localiser.
Suite à une requête parlementaire, le ministre de l'Intérieur doit
s'expliquer devant les députés pour expliquer qui a posé ces marques et
dans quel but, selon les médias turcs du 25 août.
Dans les quartiers de Feriköy et de Kurtulus, traditionnellement
habités par des membres des minorités chrétiennes, de nombreuses
maisons ont été récemment marquées par des signes distinctifs verts ou
rouges, qui font certainement allusion à l'origine arménienne ou
grecque des habitants. Cette campagne "d'étiquetage" coïncide avec les
plaintes des résidents chrétiens concernant l'augmentation du
harcèlement dont ils sont victimes, déclare le député Tuncel dans sa
requête au ministre.
Déjà en 1955, une association turque voulait lutter contre les
minorités chrétiennes et les localiser. A cette époque, les maisons des
chrétiens avaient été marquées par des éclaireurs.
Alors que l'Année Saint-Paul qui vient de s'achever laissait espérer un assouplissement du statut des minorités religieuses en Turquie, leur situation concrète ne semble pas évoluer...
Ils y vivent depuis plus d'un an. Après avoir fui les attaques des
extrémistes hindous, des milliers de chrétiens n'osent toujours pas sortir de
leur camp de réfugiés. Les autorités indiennes leur disent qu'ils ne risquent
rien, mais n'agissent pas pour assurer leur protection en dehors des camps.
Poussons les autorités indiennes à agir en faveur des réfugiés d'Orissa.
Signez la pétition, faites-la circuler et montrez aux autorités indiennes
que nous sommes attentifs à la situation de nos frères et soeurs.
En août 2008, le meurtre d'un leader politique hindou déclenchait la plus grande
vague de violence antichrétienne de l'Etat d'Orissa en Inde.
En quelques semaines, plus de 54 000 chrétiens se sont retrouvés sans abri,
des centaines furent blessés et 315 villages furent complètement détruits ! Dans
une indifférence quasi générale, les chrétiens ont été dépouillés de tous leurs
biens et parfois de leur vie.
Aujourd'hui, les extrémistes hindous ne sont pas inquiétés et continuent de
menacer les chrétiens : ils doivent se convertir à l'hindouisme s'ils veulent
revenir dans leur village !
Sans notre aide, toute présence chrétienne risque d'être éradiquée de cette
région d'Inde. Agissons dès maintenant. Gardons les chrétiens d'Orissa dans nos
prières, signons la pétition.
° Remercions Dieu pour les chrétiens des camps, qui refusent de renier leur
foi et ne peuvent pas rentrer chez eux.
° Prions pour qu'ils ne succombent pas aux menaces des extrémistes.
° Prions pour les autorités indiennes, qu'elles prennent leurs responsabilités
face au nettoyage ethnique et religieux.
Quand le nouveau président est arrivé au pouvoir en Somalie, il a instauré la charia dans tout le pays. Pourtant, il passe pour un modéré aux yeux du mouvement islamiste Al-Shabaab. Aways, le fondateur de ce groupe rebelle, a pris le contrôle du centre et du sud du pays. Son application de la charia est beaucoup plus stricte que celle du président somalien et il entend bien l'imposer à tout le pays.
Dans les régions dirigées par Al-Shabaab, tous les commerces doivent fermer à l'heure de la prière. Dans les transports publics, les hommes doivent s'asseoir à l'avant et les femmes à l'arrière. De plus, tout divertissement, même regarder des films, est interdit. Toute la population souffre de ce manque de liberté, mais les chrétiens d'origine musulmane certainement plus que les autres Somaliens. Ils sont traqués et assassinés sans ménagement s'ils sont trouvés.
C'est ce qui est arrivé à Ahmed Matan le 18 août. Il était âgé de 41 ans et s'était converti en secret en 2001. Un mois plus tôt, le 20 juillet 2009, les militants d'Al-Shabaab ont assassiné un autre chrétien d'origine musulmane, Mohammed Sheikh Abdiraman à 100 km au nord de la capitale Mogadiscio. Mais il reste en Somalie une église souterraine fervente qui continue à faire briller la lumière de Jésus-Christ.
Remercions Dieu car des Somaliens répondent à l'appel du Christ.
Prions pour la veuve et les trois enfants d'Ahmed Matan et pour les
deux enfants d'Abdiraman (son épouse est décédée il y a trois ans).
Prions aussi pour Ismael qui a fui la Somalie en 2005. Une fatwa
réclamant sa mise à mort a été lancée contre lui en raison de sa
conversion. rce : Portes Ouvertes France
« Vous allez renier votre foi et revenir à l'islam ? » Le 9 août dernier,
Maryam et Marzieh se retrouvaient pour la deuxième fois devant un tribunal
révolutionnaire à Téhéran. Les deux jeunes femmes répondirent non à la question
que le juge venait de leur poser. Alors celui-ci les renvoya en prison pour
qu'elles « continuent à réfléchir », sans prononcer le moindre chef
d'accusation.
Après 5 mois d'arrestation, Maryam Rostampour, âgée de 27 ans, et Marzieh
Amirizadeh Esmaeilabad, 30 ans, deux chrétiennes d'origine musulmane, sont très
affaiblies. La prison d'Evin où elles sont détenues est connue pour ses graves
violations aux droits de l'homme. Elles risquent d'y rester jusqu'à ce qu'elles
renient leur foi en Jésus-Christ et demandent pardon au juge pour leur crime.
Elles pourront peut-être être libérées sous caution si elles arrivent à payer
les 300 000 euros, une somme énorme demandée par le juge !
Ces arrestations sont contraires à l'article 23 de la Constitution iranienne
qui prévoit que personne ne peut être attaqué à cause de ses croyances car elles
sont considérées comme privées. Mais Maryam et Marzieh sont coupables
d'apostasie, un crime passible de la peine de mort selon la charia.
Cet été, d'autres chrétiens d'origine musulmane ont été arrêtés en Iran. Les
31 juillet et 7 août, lors de deux raids de la police dans une maison privée,
une trentaine de chrétiens ont été interpellés près de Téhéran. Huit parmi eux
seraient toujours privés de liberté. La police leur a confisqué leurs documents,
passeports, argent, CD, ordinateurs et téléphone mobiles. Les membres de leur
famille ont également été contactés et questionnés. Ces dernières arrestations
sont certainement liées aux manifestations qui ont eu lieu après les élections
électorales de juin dernier en Iran. Depuis, la pression mise sur les chrétiens
a augmenté. (Source Middle East Concern).
° Remercions Dieu pour tous les Iraniens qui entendent parler de Jésus-Christ
et qui décident de se tourner vers Lui.
° Prions pour Maryam et Marzieh. Qu'elles aient la force de ne pas renier leur
Dieu. Prions aussi pour qu'elles soient libérées.
° Prions pour les autres chrétiens d'origine musulmane qui ont été arrêtés les
31 et 7 août derniers. Ils sont surveillés de près. Que cela ne les empêche pas
de servir Dieu.
La Révolution islamique, ouvertement contestée suite au scrutin présidentiel de juin, a vacillé sur ses bases. Tout est rentré dans le rang, au prix d'un sacré tour de vis du régime. Mais la fissure au sein de la société n'a jamais été aussi profonde. Deux mois après le mouvement insurrectionnel qui a fait suite à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, les multiples conflits qui divisent la classe politico-religieuse au pouvoir en Iran s'étalent au grand jour dans les médias.
Le retour de bâton du régime iranien n'épargne pas les chrétiens. Deux mois après les soulèvements populaires de la mi-juin, les plus importants depuis la Révolution Islamique de 1979, plus de trente chrétiens ont été arrêté entre le 1er et le 15 août dans les environs de Téhéran. Tous étaient d'anciens musulmans. La plupart ont été relâchés dans la journée, huit restent derrière les barreaux.
L'annonce, en plein été, par le Comité juridique du Parlement, de son projet d'abroger la peine de mort pour crime d'apostasie pouvait sembler rassurante pour ceux qui craignaient que le nœud se resserre autour du cou de la minorité chrétienne, déjà surveillée de près et même largement infiltrée par le renseignement. Ceux qui l'ont suspectée d'être un lâchage de lest à l'intention de la communauté internationale avaient visiblement raison. De toutes façons, cette mesure doit encore passer plusieurs échelons législatifs. Le code pénal iranien doit être encore révisé cet automne et à la lumière des récents événements, la situation des chrétiens d'arrière-plan musulman pourrait se corser encore.
Chrétiens, des traîtres? «Les événements récents ont amené une nouvelle phase d'urgence dans une dictature totalitaire», a écrit Wahied Wahdat-Hagh, conseiller de la Fondation Européenne pour la Démocratie, un lobby lancé fin 2005 à Bruxelles. Selon ce sociologue allemand d'origine perse, «la pression s'accroît sur les chrétiens iraniens dans la mesure où on rend les puissances étrangères responsables des émeutes de juin. L'argument d'une “manipulation étrangère” est bien connue des chrétiens iraniens». Ceux-ci représentent moins d'un pour cent de la population, même si leur présence en Perse est très ancienne.
«Le régime a révélé son vrai visage en réprimant brutalement les manifestants. Depuis trop longtemps, trop de braves Iraniens ont payé le prix ultime, comme Néda Agha-Soltan, pour voir un Iran libre. Même parmi les intégristes, ils sont nombreux à avoir été choqués par le niveau de violence», confirme Sam Yeghnazar, un pasteur vétéran local, fondateur de l'organisation «Elam».
Fissure profonde «La République Islamique est une maison dont la tête est divisée», analyse encore Sam Yeghnazar. Des sources chrétiennes locales confirment que la fissure entre les deux courants politiques majeurs s'étale dans les médias pour la première fois. «On n'a jamais vu ça. Tous ces problèmes au gouvernement entre les réformistes et les fondamentalistes, on les devinait, mais c'est la première fois qu'on peut les lire et les voir». La fissure au sein de la classe politique était apparente lors des cérémonies officielles d'intronisation de Mahmoud Ahmadinejad pour son deuxième mandat, le 3 août, qui ont été boudées par l'opposition réformiste.
C'est là peut-être la principale conséquence politique du mouvement insurrectionnel de juin, qui aurait bien voulu renverser le régime pacifiquement. Aucune puissance occidentale ne l'a soutenu officiellement. Car le mouvement insurrectionnel n'appuyait aucun des candidats officiels, tous nommés par le Conseil des Gardiens de la Révolution.
Loin de soutenir Mir Hossein Moussavi ou d'imiter en vert (couleur de l'islam) la contestation de la Révolution orange ukrainienne, la foule a plutôt crié «Mort à la République Islamique». Le 17 juin à Téhéran, 50 000 personnes ont entonné à l'unisson l'hymne national interdit par les mollahs. C'était le peuple contre son gouvernement ou, comme l'a dit l'opposant Mohsen Sazegara, une nation face au Guide Suprême Ali Khamenei. Ce dernier ne s'y est pas trompé qui a fait un discours public, chose rarissime, soutenant Mahmoud Ahmadinejad de tout le poids de sa fonction. C'est la première fois depuis au moins une génération, ont relevé plusieurs observateurs, qu'un mouvement politique non-religieux se dessine en Iran.
Avenir incertain A l'heure actuelle, le régime tient encore, au prix d'une répression à grande échelle. Des milliers de manifestants ont été arrêtés. Certains sont morts en prison. Un vice-président est nommé puis révoqué. Le journal d'un candidat malheureux à la présidentielle a été fermé. Mais c'est le plus haut échelon du pouvoir qui pourrait sauter.
Plus d'une centaine de hauts dignitaires religieux iraniens demandent la destitution du Guide Suprême Ali Khamenei. Une lettre ouverte a été rendue publique dimanche 16 août demandant à l'organe compétent d'y procéder immédiatement. Elle provient d'écoles coraniques de Qom, Machad et Ispahan mais n'a pas été signée nommément.
Les dignitaires religieux estiment que ce sont les fondements religieux de la République islamique, institués par l'Ayatollah Khomeiny, qui condamnent d'eux-mêmes son successeur Ali Khamenei. Et de citer la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, la répression des manifestants et la torture des opposants.
Cette initiative accroît la pression sur le Guide suprême, de plus en plus isolé sur la scène politico-religieuse. Il y a un mois, le grand ayatollah Ali Montazeri avait déjà appelé à la destitution d'Ali Khamenei dans une fatwa (décret religieux) sans précédent, invoquant lui aussi la perte de soutien du peuple et un pouvoir devenu dictatorial. Ali Montazeri traitait le Guide Suprême de tyran et le comparaît au Shah (chassé par la Révolution Islamique en 1979) qui «a entendu trop tard venir la révolution du peuple iranien».
Bref, le régime théocratique avait su se faire une relative légitimité populaire à la chute du Shah. Il l'a perdue cet été.
Ils étaient derrière les barreaux depuis plus de 10 ans pour des crimes qu'ils n'avaient pas commis. Au moins 20 hommes, la plupart des chrétiens évangéliques, accusés en 1997 d'un massacre dans le village d'Acteal au Chiapas, ont été blanchis par la Cour suprême et ont pu quitter libres la prison El-Amate, le 13 août dernier.
Selon le jugement rendu la veille, leur condamnation ne répondait pas aux standards internationaux en matière de justice. Les juges ont estimé à 4 contre 1 que le procès avait été truffé de fausses preuves, faux témoignages, et que les témoins survivants de l'attaque n'avaient reconnu que les agresseurs dont on leur avait présenté la photo auparavant !
Les ex-prisonniers ne vont sûrement pas retourner vivre dans le village d'Acteal car ils sont menacés par les milieux zapatistes. Ils devraient prendre un nouveau départ à 80 km de là, dans un autre village où l'Etat mexicain a promis de leur offrir des lotissements.
Il s'agit d'une grande victoire pour ces hommes accusés injustement à la fois par les villageois d'Acteal et par les milices pro-gouvernementales probablement responsables de la tuerie.
Il existe une autre victoire dans cette affaire et non des moindres, c'est que la plupart des prisonniers d'Acteal qui n'étaient pas chrétiens, le sont devenus en prison, suite au témoignage de leurs co-détenus.
Depuis le début, Portes Ouvertes suit cette affaire de près, et a apporté une aide spirituelle et financière aux familles des prisonniers chrétiens d'Acteal.
On espère que les autres prisonniers d'Acteal seront bientôt libérés. La Cour suprême a d'ailleurs exigé un nouveau jugement pour six détenus et va encore réviser le cas de 31 autres condamnés dans cette affaire.
Remercions Dieu pour ces libérations.
Prions pour que les familles puissent être réunies et avoir un nouveau départ, dans la paix et la sérénité.
Prions pour ceux qui sont encore injustement détenus, afin qu'ils soient eux aussi libérés.
Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France
Ce soir-là, comme à son habitude, Makan rentre
chez lui. En passant la porte, il remarque que quelque chose a changé,
sans arriver à définir ce que c'est. Un nouveau tapis ? De nouveaux
rideaux ? Non, ce qui le surprend, c'est que sa femme soit en train de
chantonner dans la cuisine. En l'entendant entrer, elle vient à sa
rencontre, souriante, et lui demande comment s'est passée sa journée.
Makan est perplexe, sa femme auparavant si
distante a complètement changé, mais il ne comprend pas pourquoi. Elle
commence alors à lui parler de Jésus. Elle lui raconte comment, après
avoir fait un rêve étrange, elle s'était rendue dans une église et
avait rencontré des chrétiens. Comment grâce à eux, elle avait
découvert Christ et l'avait accepté comme son sauveur.
Quelques temps après avoir écouté le témoignage de
sa femme et constaté le changement qui s'était produit en elle, Makan
s'est lui aussi converti. Mais il n'a pas fallu longtemps avant que
leurs parents apprennent qu'ils avaient quitté l'islam et les dénoncent
à la police. A peine trois mois après leur conversion, Makan et Tina
ont été arrêtés, emmenés au poste de police et sévèrement battus.
Depuis, Tina ne peut presque plus marcher.
Voyant que la situation était dangereuse pour eux
et leur petite fille de quatre ans, ils ont décidé de quitter le pays.
Ils vivent aujourd'hui dans un camp de réfugiés en-dehors de l'Iran et
vont dans une église locale. Ils attendent une réponse à leur demande
d'asile et espèrent qu'ils pourront rester.
Sujets de prière :
Prions pour Makan, Tina et leur fille Odzhan, que le Seigneur les protège.
Prions pour que leur demande d'asile puisse être acceptée.
Prions pour que d'autres puissent être touchés par leur témoignage.
Des dizaines de chrétiens se tenaient devant le poste de police de Boala. Ils demandaient la libération de leur pasteur, Habibur Rakman, et de deux autres frères. Mais les policiers refusaient. Alors les chrétiens leur ont dit « nous sommes aussi des criminels car nous aussi nous croyons en Jésus-Christ, comme Habibur Rakman et les deux autres chrétiens. Si vous ne les relâchez pas, alors arrêtez-nous nous aussi et mettez-nous en prison ».
Habibur Rahman et deux autres amis chrétiens avaient été arrêtés la veille avec deux amis chrétiens alors qu'ils tenaient une réunion d'évangélisation.
Accusés d'avoir parlé de Jésus-Christ à des non-chrétiens, les trois hommes se sont retrouvés au camp de police de Shamvunagar. On les sépara et leur banda les yeux.
Le chef de la police demanda à Habibur combien de personnes s'étaient converties au christianisme, depuis son arrivée dans la région. Il lui dit qu'il le battrait autant de fois que de personnes converties. Il lui demanda d'appeler Jésus, car il voulait voir comment Jésus allait le sauver. « Les policiers nous ont battus. Ils nous disaient qu'ils ne voulaient plus de chrétiens dans cette région. Ils nous ont torturés avec des cigarettes. Nous avons des brûlures sur les mains, les lèvres, les cuisses et le visage. Ils m'ont frappé avec un bâton sur les articulations… » raconte Habibur. Voyant que les prisonniers ne reniaient pas leur foi, le chef de la police les renvoya au poste de police de Boala, où se trouve l'église du pasteur Habibur, à environ 220 km à l'ouest de Dhaka.
Là, soutenus par leurs frères et sœurs, rassemblés devant le poste ils ont repris courage et ont été libérés dans la soirée. Cette histoire s'est passée en juin dernier. Nous en avons eu eu connaissance ces derniers jours.
Que faire face à l'avancée des talibans ? Telle est la question que se posent beaucoup de chrétiens pakistanais. D'autant qu'ils sont parmi les premiers visés par leur violence. Dans la nuit du 21 avril dernier par exemple, des chrétiens pakistanais ont été violemment attaqués par les talibans alors qu'ils effaçaient des graffitis sur la façade de leur église. Plus tôt dans la semaine, les talibans avaient couvert les murs de slogans comme « Convertissez-vous à l'islam » et « Longue vie aux talibans ».
Les chrétiens de Karachi, au sud du pays, s'étaient mis au travail quand, d'un seul coup, une trentaine de talibans armés sont apparus. Ils leur ont tiré dessus et sont entrés dans leur maison pour faire sortir tout le monde. Beaucoup de personnes ont été blessées et deux chrétiens sont morts. Selon un témoin, la police était présente lors de l'attaque, mais n'a rien fait.
La persécution contre les chrétiens est parfois très visible, comme dans la vallée de Swat, au nord du pays. Dans les camps de réfugiés, ils sont discriminés. Ils ne peuvent pas planter leurs tentes près de celles des musulmans, ni manger avec eux. L'armée pakistanaise tente de chasser les talibans, mais les affrontements ont déjà causé le départ d'un million d'habitants.
La marque des talibans est la terreur. Leur mouvement est né au Pakistan dans les années 1990 et a ensuite gagné l'Afghanistan. Ils imposent la charia et lancent des attaques terroristes contre ceux qui ne vivent pas comme eux. Les chrétiens sont chassés de chez eux, forcés à se convertir à l'islam ou à payer une taxe spéciale en échange d'une protection. Malgré toute cette violence, certains ont décidé de ne pas céder à la terreur et de rester chez eux.
Prions pour les chrétiens victimes de cette attaque et leurs familles.
Prions pour tous ceux qui vivent dans des régions contrôlées par les talibans.
Prions pour que les attaques cessent.
Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes France
Les habitants de Bab Ezzouar ont demandé aux autorités l'expulsion des chinois résidents du quartier connu sous le nom de « Chnaoua », exprimant ainsi leur mécontentement quant à l'agression dont ils ont fait l'objet lors de l'attaque menée par 50 chinois munis d'armes blanches. Quelques citoyens sont tellement irrités qu'ils ont lancé des menaces à l'encontre des chinois pour réagir à leur agression.
Plus de 400 familles chinoises résident dans le quartier « Chnaoua » à Bab Ezzouar, logés dans des appartements ou bien occupant des étages de villas appartenant à des particuliers. Et par solidarité, quelques sages du quartier ont aidé les familles chinoises en les approvisionnant de lait et du pain, au moment où tous les chinois sont restés enfermés dans leurs maisons de peur de représailles des habitants de la ville de Bab Ezzouar.
Tous les locaux des chinois du quartier sont fermés, et la plupart d'entre eux ont été pillés par des personnes qui s'y sont introduit lors des affrontements qui ont eu lieu avant-hier. Ces derniers ont fait irruption à l'intérieur des locaux des chinois et les ont saccagés, les délestant de leurs micro-ordinateurs portables, argent et des marchandises destinées à la vente. Des habitants du quartier ont indiqué à « Echourouk » qu'ils ont vu des opportunistes piller les locaux des chinois, ce comportement a provoqué l'ire des protestataires, qui ont exprimé leur indignation quant à ce genre de comportement.
Les protestataires ont adressé une lettre au wali délégué, au président d'APC et au procureur de la république, les sommant de procéder à l'expulsion des Chinois du quartier. Paer ailleurs, le wali délégué s'est rendu hier sur les lieux des affrontements où il a rendu visite à la famille de la victime. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour connaître les raisons de cet incident.
D'autre part, les forces de sécurité et les forces anti-émeutes ont bouclé toutes les issues du quartier « Chnoua » sis à Bab Ezzouar, elles fermé l'accès aux véhicules excepté ceux des représentants de l'ambassade de la Chine en Algérie, qui s'y sont rendu dans la soirée et se sont entretenu avec les familles chinoises. A signaler que le quartier est resté sous surveillance durant toute la soirée de peur de nouveaux affrontements entre les deux parties.
La famille Chinoise Chi Young : « On est ici pour travailler et gagner notre vie»
Le quotidien « Echourouk » a réussi à s'introduire à la maison de la famille Chinoise Chi Young, qui réside avec sa femme et sa sœur et ses enfants. Il a refusé, au début, de nous ouvrir la porte mais il a fini par accepter avec l'aide d'un algérien qui l'a rassuré. Chu Young a déclaré à Echourouk « Nous sommes venu ici pour travailler et gagner notre vie ni moins ni plus, on travaille avec nos amis algériens et on entretient de bons rapports avec eux, alors on ne veut nullement être des victimes à cause d'une erreur commise par un ou deux chinois », cette déclaration nous a été traduite par l'un de ses voisins, alors que sa femme et sa sœur étaient cachées derrière les échelles.
Le Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui réunit plus de 300 communautés chrétiennes, a appelé lundi le Pakistan à mieux protéger les chrétiens du pays après la mort samedi de sept d'entre-eux, tués par un groupe de musulmans.
La communauté chrétienne du Pakistan a annoncé lundi un deuil de trois jours, avec fermeture des écoles, pour protester contre la mort de sept des siens, tués samedi dans l'est par un groupe de musulmans en colère qui les accusaient d'avoir profané le Coran.
Pyongyang, 26 juillet 2009 (Apic) Le régime nord-coréen a exécuté en public une femme chrétienne, accusée de distribuer des exemplaires de la Bible et d'espionnage pour les Etats-Unis et la Corée du Sud. Le fait a été rendu public par un groupe de militants de la Commission enquête sur les crimes contre l'humanité de la Corée du Sud à Séoul.
Ri Hyon-ok, âgée de33 ans, a été exécutée le 16 juin dernier à Ryongchon, une ville du nord-ouest, près de la frontière avec la Chine. Le jour suivant, ses parents, son mari et ses trois enfants ont été confinés dans un camp pour les prisonniers politiques dans le nord-est de la ville de Hoeryong.
Le rapport de la Commission montre une photo de la carte d'identité de la femme émise par le gouvernement de la Corée du Nord, preuve de son exécution. A la Corée du Nord la liberté religieuse est toujours bafouée.
La nouvelle a été annoncée le 26 juin, en pleines manifestations
contre le résultat des élections présidentielles. Le comité
parlementaire iranien a décidé d'annuler le projet de loi selon lequel
toute personne ayant quitté l'islam devait être impérativement
condamnée à mort.
Les plus de 150 000 chrétiens d'origine musulmane sont soulagés et
continuent à prier pour leur pays dans l'espoir d'un avenir meilleur.
Ils savent que si la peine de mort n'est plus obligatoire pour eux,
elle reste encore possible selon la loi iranienne sur l'apostasie basée
sur la charia.
En 2008, une clause avait été proposée dans le nouveau code pénal
islamique, déclarant que les apostats devaient être obligatoirement
condamnés à mort. Le comité avait alors subi une forte pression
internationale.
Plusieurs chrétiens, comme Jamal et Nadereh, ont eu très peur pour leur vie à cause de cette loi (voir fil rouge du 18.02.2009).
Remercions le Seigneur pour l'annulation de cette loi.
Prions pour les chrétiens d'origine musulmane arrêtés et jugés à cause de leur foi.
Prions pour que le Seigneur touche le cœur du gouvernement.
En signant la pétition en faveur des deux chrétiens ouïghours, Osman Imin
et Alimjan Yimit, vous avez interpellé les autorités politiques et elles y ont
été sensibles. Votre action a eu un impact sur la vie de nos frères. Mais elle a
aussi montré la solidarité entre chrétiens, tous membres du même corps, le corps
de Christ.
En Europe : Le mois dernier, nous avons appris
que l'Union Européenne a ajouté le cas Alimjan aux dossiers qu'elle a remis aux
autorités chinoises lors d'un dialogue sur les droits de l'homme. Nous sommes
encouragés de voir que l'UE n'est pas insensible à son histoire.
Du côté de la Chine, les choses semblent
bouger. Le Conseil d'Etat chinois a publié un nouveau « projet d'action national
pour les droits de l'homme ». Ce projet est centré sur la protection des droits
des prisonniers et promet l'abolition de la torture dans les deux années à
venir. D'un autre côté, Li Dunyong et Zhang Kai, deux des avocats impliqués dans
la défense d'Alimjan Yimit, ont été radiés de l'ordre des avocats, les autorités
ayant refusé de renouveler leur licence.
Osman devrait être libéré en novembre. Sa femme
Nurgul est impatiente. Pour le moment, elle n'est autorisée à voir son mari
qu'une fois par mois, pour lui apporter de la nourriture et des habits. Malgré
les conditions de vie difficiles, Osman est relativement bien traité.
Alimjan, quant à lui, est toujours détenu
illégalement. Il semblerait qu'il soit très respecté pour son attitude et sa
générosité. Sa femme, Gulnur, a récemment pu visiter la prison où il est
enfermé, mais n'a malheureusement pas pu voir son mari. La mère d'Alimjan
soutient beaucoup son fils auprès des autorités.
Continuons à diffuserla pétitionpour demander la libération immédiate
d'Osman et Alimjan et à prier pour eux.
Le 30 juin, environ 50 musulmans, armés de bâtons, de machettes, de cocktails Molotov et d'armes à feu, ont investi le village de Bahmani Wala, dans le Penjab, à cinquante kilomètres au sud de Lahore, saccageant tous les biens des chrétiens et faisant irruption dans les maisons pour en chasser les habitants. Selon les témoins recueillis sur place, l'assaut des musulmans a duré deux heures avant que la police intervienne et rétablisse l'ordre.
Selon le groupe d'enquête mis en place par l'Eglise catholique, l'attaque des musulmans trouverait son origine dans une querelle de voisinage entre un musulman et un chrétien. Le 29 juin, les choses se seraient envenimées et « le lendemain matin, un appel a été lancé à la mosquée du village musulman voisin pour aller mener le djihad contre les chrétiens de Bahmani Wala, coupables d'avoir insulté le Prophète Mahomet », rapporte Abid Gill, membre de la Commission "Justice et Paix" de la Conférence des évêques catholiques du Pakistan. « Le religieux qui tenait le micro a appelé les musulmans à mettre les chrétiens en fuite et à se saisir de leurs enfants et de leurs filles. »
Après des mois de persécution, les chrétiens de Bagdad osent à nouveau fréquenter leurs églises, mais la peur n'a pas disparu.
Sur un mur latéral de l'église Saint-Élie dans le quartier de
Bagdad Jadida, figurent les photos d'une vingtaine de personnes : un
prêtre, un évêque et des laïcs. Tous ont été assassinés parce qu'ils
étaient chrétiens.
De la cour, on aperçoit le dôme d'une mosquée qui fut, paraît-il,
le théâtre d'exécutions sommaires : « une centaine de personnes y ont
été éliminées en 2007 », affirme un paroissien. Soudain une annonce en
arabe jaillit des haut-parleurs de la mosquée, expliquant qu'une jeune
fille est portée disparue. Les enlèvements se poursuivent mais
désormais seuls des gangs de faible envergure séviraient.
Le quartier de Bagdad Jadida, au sud-est de la capitale, compte une
majorité de chiites et une minorité chrétienne, soumises à l'autorité
de l'armée du Mahdi, une milice chiite pro-iranienne et farouchement
antiaméricaine. Pendant la guerre, toutes les communautés ont été la
cible des mêmes cruautés (kidnapping, torture ou assassinat), rappelle
Mariam, une mère de famille : « à quelques pas d'ici, pendant l'iftar,
la rupture du jeûne du Ramadan, nous entendions des coups de feu, nous
savions qu'ils tuaient des victimes. J'ai vu de mes yeux des cadavres
jetés dans une remorque. Nous ne pouvions rien faire. »
Dans ce contexte, les chrétiens ont doublement souffert. Qu'ils
aient habité dans des quartiers sunnites ou chiites, ils étaient la
proie des extrémistes, sans aucune protection.
Se soumettre aux règles islamiques
À
Bagdad Jadida, les chrétiens devaient se soumettre aux règles
islamiques. « Ils voulaient nous faire porter le voile. Nous avons
résisté, mais quand nous sortions, nous portions des vêtements amples
pour éviter les attaques », poursuit Mariam. Beaucoup ont quitté le
quartier, car il leur était interdit de pratiquer leur métier. S'ils
refusaient d'obtempérer, ils risquaient d'être assassinés, témoigne un
prêtre. Les islamistes demandaient aussi aux gens de se convertir en
échange de la vie sauve, de donner leur fille à un musulman ou encore
de payer la « jiziah », l'impôt spécifique des non-musulmans au temps
des régimes islamiques.
Un prêtre a même été enlevé pendant neuf jours. Il raconte son
calvaire : « Ils m'ont bandé les yeux et lié les mains. Le soir ils me
battaient et le jour ils me demandaient des conseils pour régler leurs
différends familiaux. C'étaient des gens très simples et peu éduqués.
Ils me pointaient aussi un revolver contre la tempe pour me faire
craquer. Alors je leur criais : “Vas-y, tire si tu es un homme” ! Je
leur disais aussi que, s'ils me tuaient, je serais heureux, car pour
moi la mort c'est le début de la vie. Et eux me répondaient : “Tu es
complètement fou !” Dans ces moments, on sent une sorte de force
intérieure. »
« Depuis un an la situation s'est améliorée, mais nous avons
toujours peur », souligne Mariam. Sa fille a quitté le pays pour
rejoindre la France, mais elle et son mari ont décidé de rester. « Nous
ne parlons pas le français. Nous vivrions là-bas comme dans une prison,
sans amis, ni vie sociale. » Un choix rarissime parmi la communauté
chrétienne, qui a déserté la capitale.
« Une véritable catastrophe »
«
C'est une véritable catastrophe, déplore Mgr Shlemon Warduni, l'évêque
auxiliaire chaldéen de Bagdad. J'ai 76 ans et c'est la première fois
que je vois partir autant de chrétiens. Ce matin, j'ai célébré la messe
à Dora Mikanik, où se trouvaient les bastions d'Al-Qaida. Avant la
guerre, les chaldéens représentaient près de 20 000 personnes,
aujourd'hui il n'en reste que 2 500 à Bagdad. » Les syriens-catholiques
constatent des taux d'émigration semblables : selon Mgr Athanase
Matoka, évêque de Bagdad, 80 % de sa communauté a abandonné la capitale.
Depuis la guerre, les chrétiens ont perdu de leur influence. Sous
le régime de Saddam Hussein, certains étaient employés à des postes
clés car ils ne représentaient pas une menace aux yeux du dictateur.
Comme les autres, ils souffraient d'une certaine oppression. On les
dissuadait de porter des prénoms chrétiens. Mais l'idéologie laïque du
parti Baas concédait des droits aux minorités.
La guerre qui a suivi l'invasion américaine a en revanche exacerbé
les clivages confessionnels et rompu toute confiance entre les diverses
communautés du pays. « Avant la guerre, je pouvais laisser les clés de
ma maison à mon voisin sans me soucier de savoir s'il était sunnite ou
chiite. Aujourd'hui, ce n'est plus possible », se désole un prêtre
chaldéen.
L'État essaie de retrouver son autorité mais les querelles
confessionnelles éclatent encore régulièrement dans l'ensemble du pays.
Malgré tout, les prêtres tentent de rassembler les énergies. « Assez de
peur ! Le Seigneur vous a donné le don de la foi, vous devez témoigner
la vérité partout sans avoir peur, lance en chaire le P. Pios Quosha,
lors de la célébration du Sacré-Cœur. Ceci est notre terre, sur
laquelle nous resterons. N'enterrons pas la voix de Dieu dans la tombe
de nos cœurs ».
Une affluence jamais atteinte depuis quatre ans
L'évêque
sort de la messe le visage radieux : deux cents personnes ont assisté à
la célébration, une affluence jamais atteinte depuis quatre ans.
Auparavant, les paroissiens préféraient ne pas se rendre à l'église par
peur des attentats. Désormais ils sortent plus facilement. Certaines
familles qui avaient émigré ont même fait le choix de revenir, mais
leur nombre demeure très limité.
Malgré les signaux d'apaisement, la plupart des chrétiens estiment
que la guerre n'est pas encore terminée. Avec le retrait des troupes
américaines des centres-villes, le 30 juin, beaucoup redoutent une
reprise du cycle des vengeances.
Heureusement, il existe des motifs de croire en une accalmie
durable. Aux dernières élections, les partis laïques l'ont emporté sur
les formations religieuses. Le premier ministre Nouri Al Maliki a par
exemple transformé son parti islamiste en un parti non confessionnel et
a appelé récemment à l'unité nationale. Enfin l'armée, autrefois
infiltrée par les terroristes, est redevenue une institution digne de
confiance. Aux check-points, elle contrôle les automobilistes suspects,
vérifie les permis de conduire, fouille les coffres.
Pour se rassurer complètement, Mgr Warduni s'en remet à sa foi : «
Vous savez, nous sommes la religion de l'espérance. Il nous l'a dit :
“Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps”. »
Nous souhaitons valoriser la culture kabyle qui nous a été transmise par nos aïeux et défendre nos origines en matière de religion premièrement, à savoir le christianisme avec des pionniers de l'époque tels que St Augustin ou St Cyprien ; Revendiquer notre identité si souvent bafouée au niveau linguistique : la langue amazighe, héritage de nos pères mais aussi nos valeurs, qui font la richesse de notre culture. Mais nous voulons également encourager les échanges culturels entre nos deux peuples français et kabyle dans les mêmes domaines. De plus nous souhaitons être solidaire du peuple kabyle en Algérie en organisant un service d'entraide ayant comme principal objectif à plus ou moins long terme, la création d'un établissement social, un orphelinat.