Victime d'un kidnapping au milieu de la semaine passée à Dellys, un chauffeur de taxi était hier encore l'otage de ses ravisseurs.
Ces derniers, avaient sollicité pour une course le nommé C. H. M, âgé de 55 ans environ. Le villageois avait pris son départ, en compagnie de deux ou trois personnes, de l'aire de stationnement du centre-ville de Dellys. Et l'on est toujours sans nouvelles de lui alors que sa voiture de marque Daewoo vient d'être retrouvée, selon certaines informations, au lieu-dit Ben Arous sur l'axe Baghlia - Ouled Aïssa.
Situation toujours inquiétante, donc, à l'est de Boumerdès. Mercredi en fin d'après-midi, un commandant de l'ANP a été tué par les éclats d'une bombe artisanale, au moment où s'opérait le désamorçage de nombreux engins explosifs, près d'une carrière située à l'entrée-est de Cap Djinet.
Globalement, la situation reste tout de même maîtrisable dans cette partie de la Kabylie maritime. Les forces de l'ANP, soutenues par d'autres structures annexes de sécurité, y ont engrangé de nombreux exploits dont les plus récents auront permis, il y a une semaine, l'élimination de quatre terroristes. S'y ajoute, rappellons-le, le démantèlement d'un réseau de l'ex-GSPC à Dellys, une semaine auparavant.
Qui dit villageois, dit Patriote. Ces hommes, fiers de prendre les armes dans les années 1990 pour défendre la République, continuent à appuyer les forces de l'Armée nationale populaire dans l'œuvre de lutte antiterroriste en Kabylie. Plus que jamais solidaires, ils confirment indéniablement leur élan de faire barrage à la traîtrise, la complicité et le soutien des sanguinaires.
Le GSPC vient d'essuyer un énième et cuisant échec en Kabylie après la libération d'un otage kidnappé par ses acolytes en quête de finances, de ravitaillement et d'armement. Que s'est-il exactement passé à Iflissen, dans la région boisée de Tigzirt, au nord de Tizi Ouzou ? Comment les villageois, ces Patriotes à la fibre républicaine, se sont organisés et sont intervenus pour occuper un terrain qu'on dit acquis aux hordes criminelles pour libérer un commerçant, gérant d'un restaurant à Iflissen ? Selon des informations sûres, tout a commencé le 30 octobre dernier à 21h, quand un groupe armé, affilié au GSPC, a opéré un rapt sur la personne de T. K. A., la trentaine, à Iflissen. L'information ayant fait tache d'huile dans la région, les forces de l'ANP ont accroché les ravisseurs. Un terroriste sera immédiatement abattu et son arme automatique récupérée. À la faveur de la nuit, les terroristes se sont volatilisés dans les maquis de la région, par ailleurs limitrophes à ceux de Dellys, réputés être une base arrière du GSPC. Mais la colère des villageois ne s'est pas estompée pour autant puisqu'un élan de solidarité extraordinaire s'est aussitôt manifesté. Le lendemain, vers 14h, indique notre source, la famille de la victime a été contactée par les terroristes. Ces derniers ont alors exigé le versement d'une forte rançon, estimée à 700 millions de centimes, en contrepartie de T. K. A. Cette manière de faire du GSPC n'a pas dissuadé les villageois armés de se mobiliser et de faire face au chantage des terroristes décidés à abattre l'otage en cas de résistance. Le même jour, affirme encore notre source, pas moins de 700 citoyens de 38 villages des localités de Issenhadjen, de Iflissen et de Tigzirt se sont rassemblés pour lancer, à leur tour, les opérations de recherches enclenchées par les services combinés de sécurité. Une opération de grande envergure à laquelle le GSPC ne s'attendait sans doute pas tant les terroristes sont aguerris aux méthodes d'enlèvement, de demandes de rançon, de chantage et d'assassinat. Les Patriotes, munis de haut-parleurs et très organisés sur le terrain, ont alors investi toutes les forêts de Tigzirt et les maquis boisés environnants jusqu'aux flancs de Dellys et de Tizi Ouzou. L'opération de recherches, entamée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, a contraint les éléments du GSPC à libérer l'otage, par crainte des représailles des citoyens plus que jamais solidaires avec la famille de la victime, mais surtout décidés à l'affrontement direct des terroristes. T. K. A. sera alors libéré le 1er novembre, vers 22h, non loin de son village natal de Issenhadjen. Cette forte mobilisation populaire confirme, encore une fois, la vulnérabilité du GSPC sur le double plan organisationnel et logistique, d'une part, et la déliquescence des formes de soutien pouvant renforcer ses actions terroristes. C'est dire tout l'échec qu'aura subi Droukdel et le GSPC face à une population qui se sent, au quotidien, ciblée tant dans son honneur que dans sa sécurité. De Igoujdal, dans la localité de Azeffoun, à Aïn El Hammam, Ouadhias, Ouacifs, Tassaft Ouguemoune, en passant par Bouzeguène jusqu'à l'Akfadou et la vallée de la Soummam, la proclamation citoyenne à défier le GSPC se veut un esprit fabuleux et glorieux des villageois qui viennent de donner une énième leçon aux commanditaires des kidnappings d'entrepreneurs, de commerçants, de simples citoyens, mais aussi d'enfants en Kabylie. Et cette opération aura le mérite de démontrer la capacité de mobilisation et de soulèvement des villageois contre l'ennemi, un seul ennemi : le terrorisme.
Bien que la vie semble reprendre son cours à Souk El-Tenine, la population locale ne s'est pas totalement remise, hier encore, du drame de l'horrible attentat de jeudi dernier.
Deux jours après le macabre massacre commis par les hordes terroristes, les Téninois étaient toujours sous le choc. “C'est un véritable cauchemar dont il est difficile de revenir”, nous dit un habitant de la région que nous avons contacté par téléphone. Souk El-Tenine pleure encore ses sept enfants qu'elle a enterrésla veille.
Elle prie également pour les deux blessés causés par la même attaque. Aux dernières nouvelles, l'un des deux blessé a été transféré, hier, en milieu d'après-midi vers le CHU de Tizi-Ouzou dans un état comateux, quant à l'autre blessé, celui-ci, apprend-on, va plutôt mieux.
L'attentat est sur toutes les lèvres des villageois qui sont toujours sous le choc, hier. Contrairement à la journée de vendredi, durant laquelle tous les commerces ont baissé rideau, l'activité commerciale a repris, bien que timidement.
C'est la première fois depuis des années que la région connaît un tel drame.
Elle est de fait terrorisée à l'instar d'ailleurs de toute la wilaya de Tizi-Ouzou dont le territoire a été ébranlé par l'attaque terroriste de jeudi. Une attaque, qui a secoué la capitale du Djurdjura qui croyait en avoir fini avec de pareilles tueries.
Le terrorisme est loin d'être vaincu dans la région, c'est là une évidence partagée unanimement par la population locale. Pour elle, la vigilance doitêtre de mise pour éviter de tels drame à l'avenir. L'autre évidence à laquelle est parvenu le commun des citoyens, c'est que les terroristes sont imprévisibles, en profitant de la moindre occasion pour frapper.
Il faut dire que les forces de sécurité, tous corps confondus, n'ont pas lésiné sur les moyens afin d'en finir avec ces criminels.
Mais la stratégie adoptée par ces derniers fausse tous les calculs des services de sécurité qui multiplient pourtant les opérations de ratissage d'envergure.Quoi que l'on dise sur le terrorisme en Kabylie – bien qu'il soit, il est vrai, affaibli – toujours est-il qu'il est doté de moyens logistiques non négligeables.
La preuve, si besoin est, c'est que ces sanguinaires ont utilisé des armes automatique, des FMPK, dans la tuerie de jeudi. Cela renseigne, en effet, que Droukdel et ses acolytes n'ont pas que les bombes artisanales pour munitions, comme on le laisse entendre. Le terrorisme bien qu'il ne présente plus la même force de nuisance d'il y a quelques années demeure toutefois un danger réel. Souk El-Tenine et le paisible ârch de Sid Ali Moussa dont sont originaires les sept Patriotes assassinés l'ont appris à leurs dépens. Notons que toute la région de Souk El-Tenine a été quadrillée par les éléments de l'ANP qui ont enclenché une vaste opération de ratissage dans les maquis avoisinants.
Les forces de l'ANP, appuyées par plusieurs éléments de la gendarmerie et de la garde communale, ont entamé, depuis jeudi, une impressionnante opération de ratissage dans les maquis limitrophes aux localités d'Imsouhal, Illiltène et Iferhounène.
Selon les (nombreux) échos qui nous sont parvenus de la zone des opérations, l'armée semble résolue a en découdre définitivement avec le groupe armé qui a été signalé récemment dans la région et qui serait composé, à en croire des sources sécuritaires d'une vingtaine d'éléments. En effet, d'importants moyens humains et matériels ont été déployés sur les périmètres ciblés par l'opération, et ce afin d'assurer un maximum d'efficacité. Nos sources assurent qu'une dizaine d'hélicoptères bombardiers ont intensément pilonné la région dès la matinée de jeudi dernier.Les raids militaires se sont ensuite poursuivis, toujours avec la même cadence, avec la mise à contribution de l'artillerie lourde et des mortiers qui, un week-end durant, n'ont cessé d'“arroser” les endroits suspectés d'abriter le groupe recherché. Le tout se déroule, apprend-on encore, sous une main de fer imposée par l'impressionnant bouclier dressé par les militaires sur plusieurs kilomètres à la ronde. Ces derniers se sont en effet postés au niveau de toutes les routes, pistes et autres sentiers qui mènent vers la zone des opérations. La mission de repérer et de neutraliser le groupe recherché a été confié à une unité de parachutistes qui aurait atterri sur les lieux dès la nuit de jeudi. Il va sans dire que, comme c'est souvent le cas dans ce genre d'opérations, aucune information précise ou officielle n'a filtré sur l'état d'avancement du ratissage, encore moins sur son bilan. Nos sources n'ont également pas pu affirmer si ladite opération risque de s'inscrire davantage dans la durée. Nous y reviendrons.
Deux islamistes présumés, soupçonnés d'avoir été en
relation avec des membres de la branche Al Qaïda au Maghreb islamique
(AQMI) ont été arrêtés jeudi à Vienne (Isère) selon une source proche
du dossier. Les deux hommes ont été interpellés sur commission
rogatoire du juge antiterroriste Christophe Teissier par des policiers
de la Direction centrale du renseignement intérieur.
Un gros poisson
Or, il s'avère aujourd'hui que l'un des deux
suspects était chercheur au centre de recherche nucléaire de Genève
(Cern). Il aurait renseigné Al-Qaida sur des sites à frapper dans
l'Hexagone.
«C'est du très haut niveau», commente laconiquement
un expert de la structure centralisée antiterroriste à Paris.
L'arrestation des deux islamistes présumés jeudi à Vienne (Isère), par
les hommes de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI),
pourrait bien représenter une étape importante dans la traque aux
réseaux d'Al-Qaida.
Cette fois, le profil des suspects n'a rien à voir
avec les habituelles recrues de banlieue qui encombrent les rôles de la
justice dans les dossiers islamistes. Il ne s'agit pas de petits
délinquants frustrés versés dans l'action radicale après s'être fait
laver le cerveau par des prêcheurs fanatiques. L'un des suspects
arrêtés, un Français d'origine algérienne âgé de 32 ans, était
chercheur au Cern, l'organisation européenne pour la recherche
nucléaire, basée à Genève et située de part et d'autre de la frontière
franco-suisse.
L'autre est son frère, âgé de 25 ans. Mais l'aîné
est de loin le plus intéressant pour la police. Il était pisté depuis
un an et demi par les services antiterroristes, débusqué au détour de
l'enquête conduite par le pôle antiterroriste parisien sur les filières
afghanes.
“Nous avons peut-être évité le pire”
L'aîné des deux frères aurait cherché à commettre
des attentats en France. La police aurait intercepté des échanges de
l'intéressé sur Internet avec des personnes identifiées comme étant en
lien avec Al-Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI). Dans ces messages,
il aurait même désigné plusieurs cibles possibles pour commettre des
actions terroristes dans l'Hexagone. Son cursus universitaire et son
degré élevé de réflexion laissent penser qu'il ne pouvait s'agir d'un
projet relevant du simple fantasme. La DCRI, en tout cas, a jugé qu'il
était temps de lui réclamer des comptes, d'où une instruction
spécifique ouverte par la justice en septembre 2009 pour cueillir ce
gros poisson présumé.
Lors des perquisitions menées chez les deux frères,
les enquêteurs ont pu saisir deux ordinateurs, trois disques durs et
des clés USB, qui ont immédiatement été envoyés à l'expertise auprès de
services spécialisés en police technique et scientifique. Ils
permettront peut-être de recouper certains éléments captés à distance
par les limiers de l'antiterrorisme. Les policiers espèrent également y
récupérer des informations sur les contacts et les projets du duo qui
aimait à surfer sur les sites islamistes.
Jeudi, le ministre de l'Intérieur, fort bien
renseigné sur ce dossier, semblait ménager le suspense : “L'enquête
dira sans doute quels étaient les objectifs en France ou ailleurs et
indiquera peut-être que nous avons évité le pire”, a déclaré Brice
Hortefeux qui n'a pas voulu en dire davantage tout en expliquant
néanmoins les enjeux de ce dossier : “Nous sommes en situation de
vigilance permanente, nous suivons attentivement au jour le jour les
déclarations des responsables de certaines organisations. Notre
vigilance ne se relâche jamais. Le risque est permanent”.
Il a également rappelé que certains responsables
d'organisations terroristes “se sont exprimés publiquement” en visant
la France.
Al-Qaida pour le Maghreb islamique (AQMI) reste la
principale menace terroriste en France. Ce mouvement terroriste qui a
succédé en 2007 au GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication
et le combat) est particulièrement actif en Afrique du Nord. Combien
compte-t-il de partisans outre-Méditerranée ? D'autres profils de haut
niveau œuvrent-ils dans l'ombre à la réalisation de ses funestes
projets ? Une chose est certaine : la police espère beaucoup de cette
enquête qui l'a déjà menée de l'Isère à la Suisse en passant par
l'Algérie.
Il y a 8 ans à peine,
juste après les attaques du 11 septembre, cet étudiant américain disait
ne pas croire les musulmans capables de tuer des innocents. Quelques
années plus tard, ce brave jeune musulman se retrouve instructeur
vedette d'al-Shabaab, un groupe terroriste en Somalie, responsable notamment de la décapitation de quatre chrétiens en charge d'un orphelinat, en juillet dernier (lire). Voir vidéos en fin d'article.
Une semaine après les attentats du 11 septembre, un
jeune musulman américain de l'Université de South Alabama déclarait au
journal du campus qu'il était “difficile de croire qu'un musulman
pouvait avoir fait ça.”
Maintenant, huit ans plus tard, il enseigne
lui-même comment lancer des attaques terroristes et invite les autres à
se joindre au combat. Un acte d'accusation pour terrorisme l'attend à la maison en Alabama.
Abou Mansour al-Amriki - appelé aussi “l'Américain”
- est devenue l'une des voix les plus virulentes et connues de la
propagande djihado-terroriste.
Il est allé en Somalie,
pays déchiré par la guerre depuis plusieurs années, pour lutter contre
le gouvernement laïc avec un groupe connu sous le nom d'Al-Shabaab, qui
a des liens avec Al Qaïda et listé comme organisation terroriste par le
gouvernement des États-Unis l'an dernier. Ce n'est que récemment qu'il
est devenu la vedette de la propagande d'Al-Shabaab.
Le Federal Bureau of Investigation s'intéresse à
lui depuis plusieurs années. En fait, un grand jury à Mobile, Alabama,
l'a déjà inculpé pour soutien matériel au terrorisme, a déclaré une source. Il est difficile de savoir précisément quand l'acte d'accusation a été déposé.
Al-Amriki est réapparu pour la première fois en
octobre 2007, lorsque la chaîne Al-Jazira a diffusé un reportage sur
le “but commun” d'Al-Qaïda et des militants de la ligne dure en Somalie. Le reportage décrit al-Amriki comme un «combattant» et «instructeur militaire, mais il cachait son visage avec un foulard.
En avril, il a montré son visage pour la première
fois, dans une vidéo de recrutement de 30 minutes, mise sur Internet,
contenant des extraits de hip hop anti-américain et des images
sporadiques d'Oussama bin Laden.
Dans la vidéo, il dirigeait un groupe de combattants d'Al-Shabaab dans
une embuscade contre les forces pro-gouvernementales somaliennes.
Né en 1984, son vrai nom est Omar Hammami. De père
musulman et de mère protestante, il a été élevé dans la foi Baptiste,
mais alors qu'il était au lycée, il a décidé un jour de se convertir à
l'islam.
Shellie Brooks une ancienne camarade de lycée, se
souvient qu'il quittait parfois la classe pendant la journée pour la
prière. Mais ”Tout le monde l'acceptait.”
Le Principal du collège, Don Blanchard, se souvient
de lui comme d'un bon élève sans trop de problèmes. “Omar, il était
juste l'un d'entre nous, il était un bon garçon,” souligne Blanchard.
Il y a un peu plus d'un
mois ce groupe terroriste al-Shabaab, auquel appartient ce jeune homme,
décapitait quatre chrétiens convertis (ex-musulmans), qui avaient la
charge d'un orphelinat. Pour al-Shabaab,les quatre victimes avaient commis le crime d'avoir abandonné l'islam.
Selon l'organisation pour les droits de l'homme «International Christian Concern», quatre chrétiens ont été décapités en Somalie par le groupe extrémiste al Shabaab. C'est l'un de ces membres qui a annoncé la nouvelle aux familles des victimes le 4 août dernier. Il a également ajouté que les corps ne leur seraient pas rendus car «la Somalie n'a pas de cimetières pour les infidèles». Ces quatre chrétiens travaillaient dans le sud du pays avec une organisation de secours aux orphelins. Bien que menacés de mort, ils ont refusé de renier leur foi en Jésus-Christ. Plus tôt dans l'année, sept autres Somaliens ont péri dans ces circonstances. La commission américaine pour la liberté religieuse internationale a instamment invité Hillary Clinton, la secrétaire d'État, a abordé la question de la liberté religieuse lors de sa rencontre avec le président somalien Cheikh Ahmed.
Un gendarme a été tué et un autre blessé à la suite d'un attentat à la bombe perpétré hier, vers 13h 30, au niveau de la plage Tassalasth, à Tigzirt.
L'attentat a ciblé le poste de la gendarmerie chargé de surveiller ladite plage. La bombe a été enfouie sous terre, selon nos informations, et actionnée à distance par téléphone mobile. L'attentat a fait un mort et un blessé parmi les agents de la gendarmerie. Les victimes ont été transférées vers l'hôpital de la ville. Une grande panique s'en est suivie chez les estivants qui ont été épargnés par l'explosion puisqu'aucune victime civile n'est à déplorer. Il faut dire que la plage n'a pas connu une grande affluence malgré cette journée de samedi qui coïncidait avec le nouveau week-end.
C'est le premier attentat terroriste connu depuis une quinzaine de jours. Celui-ci intervient donc après une période marquée par une importante offensive militaire qui ne cesse d'ailleurs de prendre un sérieux ascendant sur les hordes terroristes. L'on se rappelle qu'un attentat du genre ciblant la même plage de Tigzirt a été perpétré la saison 2007 faisant un blessé parmi les gendarmes.
On disait pourtant que la leçon a été retenue, et ce corps de la gendarmerie a sérieusement renforcé son dispositif au niveau des plages de la wilaya de Tizi-Ouzou. C'est en tout cas ce qui a été révélé lors d'une sortie effectuée il y a à peine quelques jours par le commandant de la gendarmerie qui s'est rendu sur les plages gardées par les services de corps sécuritaire.
Après l'élimination de trois terroristes par les forces de l'ANP, mercredi soir à Mehoui dans la commune de Tichy, une peur panique, apprend-on de sources locales, s'est emparée des habitants qui ont déserté leur village. Craignant vraisemblablement une autre incursion des sanguinaires du GSPC qui pourrait leur être fatale, les sept familles habitant le village de Mehoui ont abandonné leurs maisons. Les sept familles de ce village ont élu domicile depuis avant-hier, samedi, dans une voûte à Tichy. Selon le P/APC de Tichy,Hamid Aïssani, joint par téléphone, ces villageois ont occupé la voûte après avoir défoncé la porte extérieure. Il précise en outre que l'APC de Tichy a mis à leur disposition une école non fonctionnelle pour les prendre en charge temporairement. Mais, regrette-t-il, ils ont décliné l'offre préférant rester dans la voûte. La commune de Tichy, précise-t-il, a dépêché sur les lieux deux psychologues et un médecin pour prendre en charge ces villageois. “On ne veut pas les brusquer. Ces villageois doivent au contraire être assistés psychologiquement” explique-t-il. Les autorités locales de Tichy, souligne notre interlocuteur, font de leur mieux pour prendre en charge ces familles, tant sur le plan psychologique qu'autre.Il y a lieu de signaler que les villageois de Mehoui retournent dans leur village durant la journée pour s'occuper de leur bétail, car ils sont tous éleveurs et reviennent vers Tichy le soir. Par ailleurs, depuis l'élimination des trois terroristes signalons-le, un redéploiement des forces de l'armée nationale populaire est constaté du côté des communes du littoral de la wilaya de Béjaïa, notamment celles faisant jonction avec les monts de Babors et la wilaya de Sétif.Des détachements des forces spéciales de l'armée sont présentement stationnés dans ces communes et une vaste opération de ratissage est enclenchée pour traquer les sanguinaires du GSPC.
La France
«va payer pour tous ses crimes» a averti le docteur Ayman al-Zawahiri
qui cite le voile islamique, la guerre d'Algérie et le soutien à Israël.
Un mois après l'AQMI (al-Qaida au Maghreb islamique), sa «branche maghrébine», le numéro deux de l'organisation terroriste al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, s'en prend violemment à la France, notamment pour ses positions sur le voile islamique.
La menace est claire, la France «va payer pour tous ses crimes»,
prévient Zawahiri dans un enregistrement vidéo rendu public lundi par
le centre américain de surveillance de sites islamistes SITE. Créé en
2002, le Search for International Terrorist Entities (SITE)
Intelligence Group est spécialisé dans la recherche et le dépistage de
l'activité sur internet des organisations terroristes.
«La France prétend être un pays laïque alors que son cœur est plein de haine pour les musulmans», a répondu le dirigeant d'al-Qaida à une question sur l'hostilité de la France au port de la burqa, le voile intégral. «La France a combattu l'Islam et les Arabes en Algérie, la France a fourni à Israël son réacteur nucléaire, la France combat les musulmans en Afghanistan et la France combat le hijab [le voile couvrant la tête et laissant le visage découvert, ndlr]. La France paiera le prix pour tous ces crimes avec la volonté de Dieu», a averti Ayman al-Zawahiri.
Le numéro 2 d'al-Qaidas'en était déjà pris à la France en 2006
en critiquant l'interdiction du voile dans les écoles françaises, dans
un message diffusé à l'occasion du cinquième anniversaire des attentats
du 11 septembre.
Le centre américain précise que c'est la sixième interview de Zawahiri au même site islamiste lié à al-Qaida
et relève que le numéro deux du groupe y a répété, pendant 90 minutes,
ses positions sur de nombreuses questions. Il a affirmé notamment qu' «Israël est un crime qui doit être éliminé» et que les musulmans n'accepteront jamais la solution de deux Etats, israélien et palestinien.
Sur les Etats-Unis, Zawahiri déclare ne pas voir de
différence entre la politique du président américain Barack Obama et
celle de ses prédécesseurs, le qualifiant notamment de «criminel» et de «menteur».
La mission parlementaire d'information
sur le voile intégral initiée par André Gérin vient tout juste de
commencer ses travaux. Elle doit rendre son rapport pour la fin janvier
2010. Elle devra notamment déterminer si une loi interdisant le voile
intégral en France doit être mise en place. Moins de 400 musulmanes
porteraient en France la burqa ou le niqab, ce long voile qui dissimule intégralement le corps et le visage de la femme.
Dans la soirée de lundi dernier, des sages du village voisin se seraient présentés aux parents et aux jeunes manifestants comme témoins oculaires de l'assassinat et ont déclaré qu'ils ont vu de loin des hommes barbus, portant des tenues variant entre celles des différents corps de sécurité et celle des afghans connue des terroristes, tirer en direction du véhicule à bord duquel se trouvaient les jeunes victimes.
Doute, suspicion, tristesse, colère. Quatre mots qui résument en gros les sentiments que laissaient apparaître les visages hier dans la ville de Tadmaït où quatre corps de citoyens criblés de balles ont été découverts la veille. De nouvelles rumeurs se propagent et d'autres actions de protestation se profilent à l'horizon. Un risque de débordement après l'inhumation des corps semblait faire trembler les services de sécurité mobilisés la veille en renforts pour canaliser la colère des habitants de Tadmaït, qui ont commencé à peine à retrouver leur calme suite à l'affaire des gardes communaux pris en flagrant délit d'incendie et les manifestations qui ont suivi. Encore hier, la ville de Tadmaït était restée fermée, quasiment paralysée. Tout comme la veille, lorsque la nouvelle de cette découverte macabre s'est répandue telle une traînée de poudre à travers la ville des 1 000 martyrs, engendrant ainsi une vive tension qui s'est traduite en un mouvement de protestation orienté vers la fermeture de la RN12 et une prise d'assaut du commissariat de la ville. Aucun commerçant n'a voulu s'aventurer à soulever le rideau de son magasin. Seul un service minimum est assuré. Un calme bien que précaire semble toutefois régner sur la ville. “Ici tout le monde attend l'enterrement qui fait craindre un débordement”, nous dira, le regard vague, un jeune de la région qui n'hésite pas à exprimer ses doutes quant aux multiples versions qui circulaient durant toute la soirée de lundi et cette matinée de mardi. Pour rappel, les quatre corps qui se trouvaient être ceux de Cahouchi Hocine, Aïssaoui Kamel, Allouache Karim et Allouache Ahcène, ont été retrouvés sans vie près du village Ichakalène, un village relevant de la commune de Tadmaït. Trois d'entre eux ont été retrouvés à bord d'un véhicule de marque 404 bâchée de retour du marché, puisque chargée de fruits et de légumes destinés à une fête de la sœur d'une des victimes, alors que le quatrième était retrouvé, criblé de balles lui aussi, au bord d'un cours d'eau. Ce qui a laissé tout le monde supposer que la quatrième victime a pu s'échapper du véhicule au moment des tirs, mais n'a pu malheureusement échapper à l'attentat. Un attentat qui a soulevé beaucoup d'interrogations et qui n'a pas cessé d'alimenter le terrain de la rumeur à Tadmaït. En plus du mystère qui a entouré ce drame, la population qui a tout de suite après alerté les services de sécurité a été rapidement gagnée par la colère. “Les services de sécurité étaient trop lents dans leur intervention pour récupérer les quatre corps qu'on a été obligés d'acheminer vers la morgue avec nos propres moyens”, nous racontera un témoin des évènements qui ont secoué la ville de Tadmaït lundi soir. C'est justement ce reproche fait aux services de sécurité qui semble, à lui seul, être à l'origine de la colère puis des actions de protestation qui se sont vite déclenchées en fin de journée de lundi. Les quatre corps ont fini par atterrir dans la soirée à la morgue de Tizi Ouzou où les examens d'autopsie se poursuivaient encore hier dans la journée, au moment où à, Tadmaït, on préparait l'enterrement. Un enterrement que l'on prépare sur fond, toujours, de rumeurs et de versions des plus plausibles aux plus invraisemblables au point même de prendre parfois des allures de racontars ou de fables. Dans la soirée de lundi, le bureau régional du RCD a rendu publique une déclaration à travers laquelle il réitère “une fois de plus sa demande d'une prise en charge réelle et urgente de la sécurité des citoyens dans la wilaya de Tizi Ouzou” et “appelle les citoyens à rester vigilants pour déjouer toute tentative de manipulation qui viserait à entraîner la région dans un désordre préjudiciable”. Dans la même déclaration, le parti de Saïd Sadi soutient que “le manque de courage politique et l'amalgame entretenu autour de la réconciliation nationale ne font que décourager les Patriotes et les militants engagés pour la défense de la République” et tient à mettre en garde les autorités “contre toute velléité de répression de la population qui légitimement exprime sa douleur”.
Les témoignages qui apaisent les esprits
Dans la même soirée du lundi, des sages du village voisin se seraient présentés aux parents et aux jeunes manifestants comme témoins oculaires de l'assassinat et ont déclaré qu'ils ont vu de loin des hommes barbus, portant des tenues variant entre celles des différents corps de sécurité et celle des afghans connue des terroristes, tirer en direction du véhicule à bord duquel se trouvaient les jeunes victimes. Un témoignage qui laisse supposer que l'assassinat est sans doute l'œuvre de groupes terroristes activant dans la région. Selon les explications des uns et des autres, il s'agirait d'une erreur sur la cible. Les terroristes ont tendu une embuscade à un véhicule similaire qui devait approvisionner un campement militaire implanté dans la région, mais à l'approche du véhicule à bord duquel se trouvaient les victimes, ils ont ouvert le feu, les tuant tous les quatre. C'est la version qui a été défendue par des sages de la région avec comme fort argument l'existence de témoins oculaires.
Un chauffeur de taxi retrouvé assassiné près de Aïn El-Hammam
Une version qui, étant la plus plausible, permit un retour au calme en début de soirée de lundi et aussi de le maintenir, bien que de façon précaire, jusqu'à la mi-journée d'hier. Soudainement, une nouvelle terrifiante fait tout le tour de Tizi Ouzou : un chauffeur de taxi clandestin a été retrouvé, hier vers 6h du matin, criblé de balles dans son véhicule de marque Lada non loin de l'entrée de la ville d'Aïn El-Hammam, une localité située au sud-est de la ville de Tizi Ouzou. Le corps de la victime a été acheminé juste après sa découverte vers la morgue de l'hôpital de la même localité, et la nouvelle a encore une fois vite fait de circuler, sauf que cette fois-ci, la population locale est restée calme, vigilante et surtout redoutant un terrorisme qui a changé de stratégie et a décidé de franchir la ligne rouge en s'attaquant à des civils dans le seul objectif, du moins le seul apparent, de semer la zizanie sinon créer une ligne de fracture entre la population et les services de sécurité, notamment dans les régions réputées jusque-là comme fiefs et bases arrière du GSPC et où des offensives militaires d'envergure ont été lancées ces derniers mois par l'ANP. Représailles donc contre la population ? C'est ce que l'on craint désormais en Kabylie où le GSPC, acculé de toutes parts, a compris que la population, bien que toujours opposante au pouvoir central, n'acceptera jamais de soutenir une cause intégriste et encore moins celle du syndicat de la mort contre l'Algérie.
Dans plusieurs régions considérées comme des fiefs de l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), les forces de l'ANP ont déclenché des offensives ces derniers jours. A Batna, les opérations se sont soldées par l'élimination de 8 terroristes. A Tizi Ouzou, où la situation sécuritaire s'est sérieusement détériorée ces derniers temps, les forces de sécurité ont réussi hier à abattre 3 éléments des phalanges de l'ex-GSPC. Ils en ont éliminé 5 autres auparavant. A Boumerdès et Bouira, les ratissages déclenchés par l'armée se poursuivent. L'arme lourde a été mise à contribution pour anéantir les groupes terroristes qui écument encore le centre et l'est du pays et qui se manifestent de manière sporadique pour s'attaquer aux forces de sécurité et semer la terreur parmi les populations isolées.
Les cadavres de 8 terroristes ont été découverts par les troupes de l'ANP, ces deux derniers jours, dans les massifs des régions de Tafrent et Zaoui, dans la commune d'Arris (wilaya de Batna), apprend-on de sources bien informées. Celles-ci précisent que des traces de sang ont été remarquées sur les sentiers, ce qui prouve que les groupes islamistes armés ont subi de lourdes pertes. Les terroristes, dont l'identification est en cours, ont péri lors des violents bombardements opérés par les forces héliportées et l'artillerie lourde de l'ANP dans la forêt de Kimmel, située à 20 km de T'kout, au sud de Batna.
Les forces de sécurité ont ciblé aussi la région située aux frontières entre les wilayas de Batna, Biskra et Khenchela, où une recrudescence des attentats terroristes contre les éléments de l'armée et les gardes communaux a été enregistrée depuis quelques semaines, occasionnant des pertes importantes dans les rangs des forces combinées. Cette opération d'envergure survient, pour rappel, suite à l'embuscade tendue, dans la nuit de vendredi à samedi derniers, aux forces combinées par un groupe terroriste dans la forêt de Kimmel, relevant de la daïra de T'kout, au cours de laquelle deux militaires et deux gardes communaux ont été grièvement blessés. L'opération de ratissage et les bombardements se poursuivent dans la région, traquant un groupe terroriste qui serait composé de plusieurs dizaines d'éléments appartenant à trois katibate du GSPC, devenu Al Qaïda au Maghreb islamique.
Selon des sources bien informées, ces groupes utilisent ces régions comme zones de repli après les violentes pertes qu'ils ont subies dans les wilayas du Centre. Cette offensive, qui survient après les récents remaniements opérés au niveau des commandements militaires de certaines wilayas connaissant des attentats meurtriers avec la mise en place d'un nouveau dispositif de lutte contre les groupes terroristes, est la seconde de par son importance dans la région après celle déclenchée le 26 mai dernier au niveau de Djebel Lahmar Khedou, dans la wilaya de Biskra, où plusieurs terroristes ont été abattus. Rappelons que cette région, située dans la commune de Meziraâ, à 100 km au nord-est de Biskra, a été le théâtre d'un violent accrochage entre les forces de l'armée et les terroristes et qui a fait 9 morts et 19 blessés dans les rangs des militaires.
Le Président du Nigeria a ordonné aux services de sécurité de se mettre en «alerte totale» dans le nord du pays, théâtre d'affrontements. Umaru Yar'Adua a demandé «aux agences nationales de sécurité de prendre toutes les mesures nécessaires pour contenir et repousser les attaques choquantes des extrémistes contre des stations de police et des bâtiments publics dans certains Etats de la Fédération», indique la présidence dans un communiqué diffusé hier, lundi. Les affrontements qui se sont produits dans le nord du Nigeria dimanche et lundi derniers entre forces de l'ordre et islamistes radicaux se réclamant des talibans d'Afghanistan ont fait au moins 150 morts dans plusieurs villes du pays.Ces violences ont éclaté dimanche dernier, quand la police a déjoué une attaque prévue par les «talibans» contre l'un de ses postes, dans l'Etat de Bauchi. Elles se sont ensuite propagées dans la région. Dans l'Etat de Borno, au nord-est du pays, des membres de la secte «Taliban» ont attaqué la ville de Gamboru-Ngala, frontalière avec le Cameroun. Ils y ont «brûlé vif un officier des douanes et égorgé un ingénieur local», mis le feu à un poste de police, à des bâtiments des douanes et à une église, selon un habitant. Les islamistes radicaux, lourdement armés, se sont ensuite dirigés vers la capitale de Borno, Maiduguri où des combats se sont déroulés hier lundi. «La situation a dégénéré en d'importants combats entre les talibans et les soldats et la police. Depuis ce matin, on n'entend que des balles», a déclaré un habitant de la ville. «Beaucoup de bâtiments officiels ont été brûlés, dont la prison centrale, ainsi que plusieurs églises», a-t-il indiqué, ajoutant que les rues étaient désertes. Hier après-midi, les «talibans» ont attaqué un quatrième Etat septentrional, celui de Kano. «Un nombre indéterminé de ces extrémistes a attaqué le poste de police de Wudil, ville située à 30 km à l'est de Kano, capitale de l'Etat éponyme», a indiqué le porte-parole de la police locale. La police affirme avoir tué trois assaillants et en avoir arrêté 33. Les policiers se sont déployés dans cette ville se préparant à lancer une offensive contre des membres de la secte pour les déloger d'une mosquée. La secte des «talibans» s'est fait connaître en 2004 quand elle a établi sa base dans le village de Kanamma (Etat de Yobe), à la frontière avec le Niger. Composée essentiellement d'étudiants ayant abandonné leurs études, elle comptait à ses débuts environ 200 jeunes musulmans extrémistes. Sa taille actuelle est inconnue. A l'instar de l'ancien régime taliban en Afghanistan, elle veut instaurer un Etat «islamique pur» dans le nord du Nigeria. Depuis 2004, des heurts entre «talibans» et forces de l'ordre ont éclaté de manière sporadique dans différents Etats du nord, mais le bilan des violences depuis dimanche est le plus lourd que la secte ait enregistré à ce jour. R. I. /AFP source: infosoir
Les forces de sécurité ont réussi, dans la nuit de samedi vers 23h, à mettre hors d'état de nuire cinq terroristes dans les maquis de Hadoussa, commune de Tadmaït, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.
Selon des informations recueillies auprès de diverses sources, quatre islamistes armés ont été abattus lors d'une embuscade tendue par les éléments de l'armée, alors que le cinquième a été blessé au cours de l'accrochage qui s'en est suivi. Il succombera, quelques heures plus tard, à ses blessures.
Durant cette opération, les éléments des forces de sécurité ont également récupéré les armes des membres du GSPC éliminés, cinq kalachnikovs. Les corps des terroristes abattus ont été acheminés, hier après-midi, vers le CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, où ils sont actuellement en cours d'identification. Ce coup de filet des forces de sécurité intervient une semaine après l'assassinat de deux militaires à Tabarkoukt, aux portes de la ville de Tizi Ouzou.
Le lendemain de cet attentat, le chef d'état-major, le général des corps armés Ahmed Salah Gaïd, s'est déplacé dans la région où il a effectué une visite « inopinée » au secteur militaire de Tizi Ouzou. Il est à noter, en effet, que l'opération militaire qui a abouti à l'élimination, samedi, de cinq islamistes armés à Tadmaït s'étend sur un grand périmètre forestier dans les monts de Sidi Ali Bounab, l'un des fiefs privilégiés des groupes du GSPC. Il s'agit, en fait, d'un lieu de repli des éléments de katibat El Ansar, une phalange qui activait sous la houlette de l'émir Ben Touati Ali alias Abou Tamime, originaire de Boumerdès, qui s'est livré aux forces de sécurité fin janvier dernier. Il s'est rendu, muni de son arme, dans la région de Yakouren. Depuis, on parle de Mourad Mesrour, connu sous le sobriquet de Laâouar, un jeune de 29 ans originaire de Dellys, comme successeur de Abou Tamime. Toutefois, ce nouveau chef d'El Ansar sera abattu, deux mois plus tard, dans la forêt de Mizrana. Après ces défections au sein de leurs groupes, Droukdel et ses acolytes auraient tenté de tenir, en mai dernier, un mini-congrès à Amjoudh, en vue, sans doute, de nommer de nouveaux éléments à la tête du GSPC en Kabylie. Cette rencontre a été avortée par l'armée qui avait enclenché une vaste opération de ratissage dans la région. Cette dernière a duré plusieurs jours et elle s'est soldée par l'élimination de six terroristes alors que quatre militaires ont été tués. Par ailleurs, notons que ce n'est pas la première fois que les forces de sécurité assènent un cinglant revers aux assaillants dans la localité de Tadmaït. Pour rappel, le 6 janvier dernier, trois individus armés ont été abattus par la gendarmerie, en fin de journée, sur la RN12.
Trois ceintures d'explosif prêtes à l'utilisation ainsi que des pistolets automatiques ont été découverts dans les véhicules de ces terroristes. Depuis, les sbires du GSPC sont maintes fois revenus à la charge pour perpétrer leur sale besogne, comme l'attentat kamikaze du 7 mars dernier qui avait ciblé le siège de la garde communale de Tadmaït, faisant deux morts, un garde communal de 32 ans et une femme ; l'on avait également dénombré neuf blessés parmi les passants. Dix jours plus tard, quatre soldats de l'ANP avaient été tués dans un double attentat à la bombe à Aït Ourezdine. En somme, les éléments des forces de sécurité sont toujours sur le pied de guerre. Ils multiplient ratissage sur ratissage dans les zones susceptibles de servir de lieu de repli pour les groupes armés. Ces jours-ci, outre la forêt de Sidi Ali Bounab, des offensives militaires sont en cours à Amjoudh, Guergour, Mizrana et à Bouzguène, sur le versant limitrophe à la forêt de l'Akfadou.
Le dossier de l'assassinat des sept moines de Tibhirine est désormais ré ouvert par les déclarations d'un général français en retraite François Buchwalter, ancien membre de la SDECE et de la DGSE, témoin politique de l'affaire et de surcroît, faites, devant un juge d'instruction. Les évènements sont assez sérieux et pourraient conduire à d'autres obligations procédurières pour autoriser le même juge à convoquer et écouter sur PV les ministres français de l'époque chargés de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense.
Dans un premier temps, ce dossier serait d'abord celui d'une problématique ancienne à caractère franco-française. A la naissance de cette tragédie en 1996, la DST a joué vite en besogne pour envoyer ses émissaires prendre attache avec l 'envoyé de Djamal Zitouni à l 'époque émir du GIA . Ces mêmes émissaires auraient informé en détail leurs homologues algériens dont Smail Lamari décédé depuis . Il semblerait - pour éviter d aller trop dans la recherche de la vérité - que ce dernier aurait donné l' ordre à Djamal Zitouni ( membre du DRS et personnage très connu à Birkhadem , où il se promenait, armé d 'un kalach, au su de tout le monde!) de les exécuter avant qu'il ne soit lui-même réduit au silence, comme le fut après lui Antar Zouabri ... Dans cette mise en scène macabre, la DGSE a vu ses prérogatives extérieures, assumées provisoirement par sa consœur de la DST. D'ailleurs, les deux organismes de sécurité intérieure et extérieure, n'ont jamais eu la même vision sur l Algérie. Et pour cause : des accords secrets ont été passés entre la DST ( qui deviendra la DGRI ) et le service du contre espionnage ( DCE) dirigé par le général défunt Smail Lamari, basé au Chemin Yusuf, au détriment des services secrets de la DGSE et de son homologue algérienne : la DDSE.
Du côté algérien, des acteurs militaires de cette période, il en reste que l'ancien patron de l'armée algérienne, Mohamed Lamari . Dans cette configuration, il ne serait pas exclu que la manipulation pourrait venir du côté algérien pour servir de pression sur ce qui reste du pouvoir réel et de son opposition farouche à Boutef. La raison est simple : Boutef et son équipe (essentiellement Zerhouni ) n'étaient pas au pouvoir en 1996. A ces prétentions, s'ajouteraient les précisions de Sarkozy (ami et parrain de l'hôte d El-Mouradia ) demandant à ce que la justice française fasse son boulot . Résultat : d'un problème franco-français (de soutien ou pas au régime d Alger), l'on passe à celui d une question algéro-algérienne, pour éliminer les derniers bastions de l'anti-Boutef.
Les déclarations du général français auraient été faites sur ordre et seraient couvertes par une fraction du pouvoir de Paris. La troisième hypothèse voudrait que dans le cadre de la guéguerre, qui a toujours opposé la DGSE et l'ex. DST, la première, par ces révélations, arrive au sabotage de la visite de Boutef à Paris, une visite qui ne serait pas du goût de l'entourage de Sarkozy. A ce stade, les convictions de Bernard Kouchner seraient à l'opposé de son Président, dans certains dossiers liés à la bonne gouvernance politique en Algérie, à la corruption et aux questions de la Kabylie.
Les autres positions exprimées, notamment dans la presse d Alger ne seraient que des "nuages pluvieux". Des journalistes "spécialisés" signent des articles partisans qui en disent long sur la relation qu'ils entretiennent avec les SR : les qualificatifs employés sont les mêmes pour disqualifier les propos du général français, alors qu' ils auraient pu se contenter, de rapporter JUSTE les faits. Certains de ces écrits, de la part de quotidiens classés, pourtant, comme "opposés" à Boutef , se font l 'écho d'une menace, en direction de Paris, s'il venait à ce que le secret-défense soit levé...
Ces relais des SR algériens auprès des quotidiens dits indépendants parlent de "turpitudes" et "bavardages " d'un général français et dénoncent, ce qu' ils appellent la "relance du slogan "Qui-tue-qui?" inauguré par l assassinat de Boudiaf, Merbah, Msili et d'autres responsables. Cependant, la question que pose ce nouvel épisode des amours tourmentées franco-algériennes, n'est plus ce slogan, mais un autre : qui-protège-qui ?
L'attentat a eu lieu à 5h10 du matin, au moment où les gardes communaux s'apprêtaient à effectuer la relève de leurs collègues dans un poste de contrôle situé à 2 kilomètres de leur cantonnement.
Une patrouille pédestre de la Garde communale est tombée, hier, dans une embuscade tendue par un groupe terroriste armé au lieudit Siar, à 20 kilomètres de la commune de Chechar, située au sud du chef-lieu de la wilaya de Khenchela. Bilan de cette attaque : cinq gardes communaux tués. L'attentat a eu lieu à 5h10 du matin, au moment où les gardes communaux s'apprêtaient à effectuer la relève de leurs collègues dans un poste de contrôle situé à 2 kilomètres de leur cantonnement. En un laps de temps, la patrouille s'est retrouvée sous un déluge de feu d'armes automatiques de toutes parts, ne laissant aucune chance aux 5 victimes qui succomberont sur place. Les terroristes termineront leur macabre besogne en passant à l'arme blanche deux des corps déjà inertes pour dépouiller, ensuite, les victimes de leurs armes et tenues. Moins d'une heure après, l'information a retenti tel un coup de tonnerre dans la région de Khenchela et dans tout l'est du pays. Des proches des victimes affluaient vers le lieu du massacre avant de se rendre à l'hôpital de Chechar. À 10h, les 5 dépouilles ont été déposées à la morgue de l'hôpital Saâdi-Maamar de Chechar. Une opération de ratissage de grande envergure a été déclenchée, immédiatement après l'attentat, et se poursuivait encore hier. Ainsi, après une année d'une semblante accalmie, la région de Khenchela, la commune de Chechar notamment, renoue avec la violence terroriste, et ce, à peine une semaine après l'attentat meurtrier qui a ciblé, mercredi dernier, un convoi de la gendarmerie nationale dans la région d'El-Mansourah, à Bordj Bou-Arréridj. Rappelons que le dernier acte terroriste enregistré dans la wilaya de Khenchela, précisément au lieudit Siar, remonte au mois d'octobre de l'année 2008. Une bombe de fabrication artisanale, placée par un groupe armé aux alentours d'un relais d'un opérateur téléphonique, a fait 1 mort et 2 blessés. Les martyrs du devoir ont été enterrés hier après la prière de l'asr. Le défunt Ali Bouhada, 44 ans, à Bouhmama, a été inhumé dans sa commune natale. Hamadi Salah, Hadibi Djamel âgés de 38 ans ainsi que Selmi Baggas, 44 ans et Moussaoui Touhami, 40 ans, tous de la tribu des Ouled Msihel, ont été enterrés à Chechar. Source: liberté
L'implication des femmes dans des réseaux de soutien ou leur appartenance à des groupes terroristes se précise de plus en plus, notamment à la faveur de l'enquête menée par le commandement de la Ve Région militaire, après l'attentat qui a ciblé, mercredi dernier, un convoi de la Gendarmerie nationale, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. Des sources bien informées ont révélé, hier, la présence d'une femme parmi les 5 terroristes capturés dans les 48 heures qui ont suivi l'attentat meurtrier d'El-Mansourah, qui a coûté la vie à 18 gendarmes et deux civils. Les 5 mis en cause seront incessamment présentés devant la justice, indiquent encore nos sources. Ainsi, l'implication des femmes dans des attentats terroristes est un fait avéré. Elle ne date pas des récents douloureux évènements de Mansourah. Rien qu'avant-hier, deux femmes venaient d'être condamnées par le tribunal criminel de Tizi Ouzou à une peine de 1 an de prison pour terrorisme. Les deux mises en cause appartenaient à un groupe terroriste armé. L'une d'elles a, rappelons-le, hébergé et soigné un “émir”, avant que celui-ci ne soit abattu par les services de sécurité en mai 2008. Il y a près de trois mois, un terroriste repenti a révélé, dans le cadre d'une enquête déclenchée par le commandement de la Ve Région militaire, la présence dans les maquis de Yakourène d'au moins 5 femmes avec 18 enfants. Au mois d'octobre de l'année 2008, les services de sécurité ont démantelé un réseau terroriste composé de 8 personnes à El-Harrach, à l'est d'Alger. Selon des sources au fait de la situation sécuritaire, 3 femmes, âgées entre 20 et 35 ans, figuraient parmi les personnes impliquées. Le démantèlement de ce réseau a été possible à la faveur de renseignements fournis par un membre du réseau arrêté quelques jours auparavant. La présence des femmes, soit dans les maquis soit les réseaux de soutien, est souvent tragique. On se souvient des femmes et enfants de terroristes éliminés par les services de sécurité qui ont été utilisés par les “émirs” terroristes à Jijel comme boucliers pour éviter les assauts des services de sécurité. Ces derniers préfèrent ralentir le rythme de leur progression que d'aller vers le pire. Il y a aussi l'histoire de la femme et de la fille d'un repenti que les chefs du GSPC à Skikda retenaient en “sabaya” en guise de vengeance et pour pousser leur ex-compère à reprendre les armes. Source: liberté
Quarante-six jeunes afghanes ont été hospitalisées, lundi 11 mai, à la suite d'une « intoxication » au gaz dans un lycée pour filles de Charikar, dans le nord du pays.
Intoxication provoquée par des Talibans en vue de les gazer. Leur but : les dissuader d'aller à l'école.
Prises de vertiges et de nausées, elles ont heureusement échappés à la mort grâce à la vigilance du directeur de l'école qui a fait procéder à l'évacuation.
Des talibans ont utilisé les bonnes vieilles méthodes nazies.
On aurait préféré qu'il s'agisse là d'un simple incident technique dû à la vétusté des installations… Que nenni ! L'horreur est au bout de la conduite du conduit de chauffage. Et ce n'est pas la première fois.
Ces jeunes filles luttent tous les jours les obstacles échafaudés par des mâles en quête de puissance. Elles veulent avoir accès à l'instruction, premier vecteur d'évolution d'un Afghanistan fort et civilisé.
La main du mal existe bel et bien. Elle est volontaire, fanatique, extrémiste.
On croyait disparues les tristement célèbres chambres à gaz des camps d'Auschwitz et de Majdanek. C'était ignorer la remarquable faculté de l'espèce humaine à recréer et perpétrer, 65 ans plus tard l'horreur dans ce qu'elle a de plus indicible.
"Ce n'est pas du Zyklon B, tout juste un insecticide" dit-on de source bien informée.
L'an dernier, à Kandahar, des hommes ont aspergé d'acide le visage de jeunes filles en déclarant qu'elles n'avaient pas à fréquenter l'école. Plus récemment, ils ont lapidés des femmes en train de manifester au Pakistan.
L'Afghanistan, le pays où il ne fait pas bon être une femme.
Derrière leur statut de "terroristes d'état" combattant la coalition, il faut bien se rendre à l'évidence qu'ils ne sont homme uniquement par ce que Dame nature leur a offert à la naissance… leur testicules et rien d'autre. Les hommes les vrais, ne se conduisent pas en salauds pervers, lâches et surtout meurtriers de leurs propres enfants.
Elles sont enterrées dans la liesse populaire et dans une bestialité sans égal par une foule en transe qui prend part au jeu de massacre et les lapident jusqu'à ce que mort s'ensuive. Elles sont exécutées par centaines parce qu'elles ont osé tuer un mari violeur ou simplement pendues pour avoir été violées.
Le gibet ou la lapidation, ce jeu populaire toujours non condamné par Tarik Ramadan, fonctionne très bien et arbitrairement pour délits d'adultère souvent fabriqués de toutes pièces.
En adoptant la Charia, le régime islamiste intégriste de ce pays cherche à légaliser le viol par tous les moyens.
L'occident dans son ensemble se satisfait depuis longtemps de la seule liberté octroyée à ces femmes consistant à enfanter et s'abîmer dans la contemplation d'une feuille blanche.
Elles sont pourtant les seules par qui la survie de ce peuple est possible puisque elles seules donnent la vie.
Cherchez l'erreur
Dans la rubrique actualité du site internet de très chère Amnesty, on remarque que cette dernière à la mémoire très sélective. Sans doute la vie des filles afghanes n'a pas la même côte à la bourse de la mort qu'un enfant soudanais ou palestinien.
On a peine à trouver un article traitant des sévices perpétrés sur les femmes afghanes ou pakistanaises.
Une fois encore, l'inculture prônée par le fondamentalisme religieux l'emporte.
Pourquoi tant de silence ?
Ces attaques visant des écoles pour filles sont en recrudescence depuis l'année dernière, particulièrement dans le sud et l'est du pays, une zone où l'influence talibane est grandissante.
On croyait la coalition américaine à même de faciliter la mise en place d'un semblant de démocratie dans cette partie de monde.
En fait les « Guys » sont trop occupés à ne pas détruire les champs de pavots sous le poids des chenilles de leurs tanks. C'est « LE » vecteur économique le plus puissant de la région.
La protection de jeunes filles allant à l'école est le dernier de leurs soucis.
Il faut admirer ces femmes, les médiatiser à outrance, quitte à gêner et encourir les représailles : elles sont courageuses, pugnaces. Elles sont dignes, même lorsqu'elles se voient mourir lapidées.
Golda Meir disait : « nous préférons les condamnations aux condoléances ».
Il faut donc condamner ces êtres inhumains, adeptes de rites d'un autre âge. Il faudrait ne pas craindre la colère d'un pseudo-prophète alcoolisé ou sous emprise de la drogue.
Ce type de prophète a déjà fort à faire avec ses champs d'opiacés.
L'attentat terroriste a eu lieu à une heure tardive de la nuit de lundi, au moment où les forces de l'ANP rentraient d'une opération de ratissage dans la région de Sidi-Messmoudi, située sur les hauteurs de djebel H'mar Khadou, à quelques encablures de la commune de M'ziraâ, dans la wilaya de Biskra.
Un convoi militaire a été la cible, dans la nuit de lundi à mardi, d'une attaque terroriste, l'une des plus sanglantes depuis 2006, dans la région de M'ziraâ, à environ 100 kilomètres au nord-ouest de la ville de Biskra. Le bilan : 9 militaires ont été assassinés et 17 autres grièvement blessés, selon un bilan provisoire. L'attentat a eu lieu à une heure tardive de la nuit de lundi, au moment où les forces de l'ANP rentraient d'une opération de ratissage dans la région de Sidi-Messmoudi, située sur les hauteurs de djebel H'mar Khadou, à quelques encablures de la commune de M'ziraâ, dans la wilaya de Biskra. Selon des sources bien informées, un groupe terroriste composé d'au moins 3 éléments a surgi des bois, obligeant ainsi les services de sécurité à les pourchasser. Une seconde attaque a, à ce moment précis, été déclenchée par un deuxième groupe, dont le nombre reste indéterminé. Ce dernier a mis le feu, après le passage du convoi. Les services de sécurité se sont ainsi retrouvés encerclés par les flammes. Un accrochage s'en est suivi, selon nos sources. Durant cette attaque, l'on a déploré la perte de 9 militaires qui ont été tués et 17 autres grièvement blessés. Ces derniers ont été transférés à l'hôpital militaire de Ali-Mendjeli. Les martyrs du devoir national, quant à eux, ont été transportés à la morgue de l'hôpital de Didouche-Mourad à Constantine. Au moment où les victimes étaient évacuées, les forces de l'ANP ont déclenché une opération militaire de grande envergure contre le groupe terroriste qui serait, au moment où nous mettons sous presse, encerclé. Un important dispositif sécuritaire, allant de la RN31 reliant les deux wilayas de Biskra et Batna, jusqu'à l'extrême-sud de cette dernière, a été mis en place immédiatement. Aussi, les forces héliportées ont été appelées afin de pilonner les zones susceptibles de contenir des bases arrière de ce groupe qui, selon nos sources, active dans un périmètre qui s'étend sur quatre wilayas de l'est du pays, à savoir Biskra, Batna, Tébessa et Khenchela. “Desserrer l'étau sur les monts de H'mar Khadou était l'objectif principal des terroristes. Même s'ils sont armés, ils manquent de vivres, de médicaments nécessaires à leur survie”, a indiqué, hier, une source sécuritaire. En effet, depuis le début de l'année en cours, la région de djebel H'mar Khadou est sous haute surveillance. Ce qui explique qu'aucune activité terroriste n'y a été enregistrée, jusqu'à hier. Certains ont même tenté d'opérer des incursions dans la région, mais ont vite été capturés ou neutralisés. Deux d'entre eux ont, rappelons-le, été abattus au mois de mars dernier, dans la région de Sidi-Messmoudi. Selon des sources bien informées, les deux terroristes, âgés de 18 et 25 ans, étaient en route vers le petit village de M'ziraâ, lorsqu'ils ont été accrochés par les services de sécurité. Sur les lieux de l'accrochage, deux armes automatiques et une bombe artisanale ont été récupérées. Deux autres terroristes avaient été éliminés, un mois plus tôt, dont l'un était de nationalité mauritanienne et qui activait sur l'axe M'ziraâ-H'mar Khadou, dans la wilaya de Biskra, faisant jonction avec le sud de Batna. Source: liberté
Le tribunal criminel près la cour de Blida a jugé hier 12 personnes pour appartenance à un groupe de terroristes depuis 1994 à 2007 et atteinte à la sûreté de l'Etat.
Il s'agit notamment de Hassan Hattab, de Mokhtar Belmokhtar et de Abdelmalek Droukdel, lesquels ont été jugés par contumace puisqu'ils demeurent « toujours en fuite ». Après les délibérations, le juge a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle à leur encontre. La même peine a été requise contre 6 autres inculpés dans la même affaire alors qu'une autre peine (15 ans) concerne deux autres terroristes. Un seul accusé parmi les 12 terroristes, jugés hier a bénéficié d'un non- lieu. Signalons par ailleurs que 16 affaires liées au terrorisme sont programmées durant la deuxième session criminelle de l'année en cours, laquelle a débuté le 26 avril dernier.
Un attentat terroriste a ciblé, mardi, aux environs de 8 h30, un poste de surveillance de la garde communale au village Ait Yiftène, dans la commune de Mizrana, daïra de Tigzirt, à une quarantaine de kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.
l s'agit de l'explosion de deux bombes de fabrication artisanale, faisant deux morts et quatre blessés dans les rangs de la police municipale. La déflagration des deux engins explosifs a eu lieu presque simultanément, précisent nos sources.
Par ailleurs, notons que les éléments de l'ANP ont réussi, dans la nuit de lundi à mardi, à mettre hors d'état de nuire un terroriste prés du village Ait Kèrcha, commune Tadmait, à 17 kilomètres à l'ouest de la ville de Tizi Ouzou. Les militaire ont, à l'issue de ce coups de filet, récupéré une arme de type kalachnikov.
Une convertie à l'islam canadienne qui militait pour le djihad par le biais d'un site internet, jihad unspun, dont elle est la fondatrice, a été kidnappée en novembre dernier par les talibans au Pakistan (lire notre article). Vendredi dernier, une vidéo fait surface, dans laquelle elle implore son pays, le Canada, de payer une rançon pour sa vie.
Sagit-il d'une arnaque à la rançon ? D'une femme mordue par les loups qu'elle nourrissait ? Ou comme certains le suggèrent sans preuve, d'une opération d'infiltration des talibans par les services du renseignement, qui aurait mal tourné. Il est toutefois peu probable qu'ils eurent choisi une femme pour infiltrer les talibans.
Une femme de nationalité canadienne prise en otage par les talibans alors qu'elle s'était rendu dans la région tribale du nord du Pakistan risque d'être décapitée si une rançon n'est pas versée. Dans une nouvelle vidéo envoyée au journal The Globe and Mail, Beverly Giesbrecht exprime sa crainte pour sa vie si ses ravisseurs ne sont pas payés.
“J'ai été invitée à faire cette vidéo. Nous avons très peu de temps maintenant et je vais être tuée, comme vous pouvez le voir”, dit-elle, en montrant le couteau sur le mur derrière elle, pointé vers sa tête.
Elle fait également allusion à Piotr Stanczak, un ingénieur polonais enlevé qui a été exécuté par des militants, le mois dernier, le premier assassinat d'otage dans l'ouest du Pakistan depuis la décapitation, filmée elle aussi, du journaliste Daniel Pearl en 2002.
“Je vais être décapitée, comme l'ingénieur polonais, probablement d'ici la fin du mois. La date limite est la fin du mois de mars, et précisément, je ne sais pas quand, 18 jours ou 16 jours, “dit-elle, en fermant les yeux.
La vidéo d'ebute par une voix qui récite un passage du Coran. Abu Jindal, est un pseudonyme adoptées par certains jihadistes, est ‘ecrit en arabe et en ourdou, sur le visage de Mme Giesbrecht.
Mme Giesbrecht, qui est aussi connu sous le nom de Khadija Abdul Qahaar, est depuis quatre mois en captivité.
La résidente de Vancouver s' est convertie à l'islam après les attenats du 11 septembre 2001, et exploite un site internet, Unspun Jihad, qui dit fournir de l'information “sans les contraintes des grands médias.”
Dans sa demande de visa pour le Pakistan elle affirme être journaliste indépendante travaillant sur un documentaire pour la chaîne de télévision Al-Jazeera.
Les forces de l'ANP stationné au lieudit la crête dans la commune de Mizrana, ont tendu une embuscade durant la journée de vendredi aux environs de 13 h contre un groupe terroriste de l'ex GSPC et qui s'est soldé par l'élimination d'un important responsable qui est l'Emir de la phalange Al Ansar opérant principalement dans la région de Mizrana, jusqu'à Sid Ali Bounab. Le groupe terroriste est composé entre 7 à 8 éléments. Après des renseignements parvenus la veille , les militaire lui ont tendu une embuscade au lieu dit Alma Tachacht en plein cœur de la foret de Mizrana, et près du village Tala Tughrast. Selon nos sources un accrochage intense et qui a durée plus d'heure a eu lieu entre les terroristes et les militaires. Le premier terroriste abattu a été enterré dans la précipitation par ses acolytes. Tan disque que le second qui est leur chef, son corps a été récupéré par les éléments de l'ANP. Il a été identifié sur place qu'il s'agit de l'Emir de la Katibate Al Ansar. il est âgé de 38 ans environs. De son vrai nom Mesrour Mourad originaire de la localité de Assouaf de la région de Dellys (Boumerdes). Deux autres de ses frères ont rejoint le maquis terroristes depuis le début du terrorisme. Omar est un autre chef terroriste abattu il y a près d'une année par les forces de l'ordre dans la région de Mekla (Tizi-Ouzou). Il reste en vie seul son frère Belkacem, qui fait partie également de la Katibate Al Ansar. Louar veut dire en français « le borgne ». Durant cet accrochage qui a eu lieu exactement dans un,e maison forestière qui se trouve au lieudit Alma Bamen en plein cœur de Mizrana, des armes et un important lots de denrée alimentaire ont été récupéré. Pour rappel l'Emir Louar est le principal auteur de la plupart des attentas sanglants qui ont eu lieu dans les localités de Tigzirt, Mizrana, Azzefoun, Ouaguenoun, Sidi Namane, Iflissen …etc. Le dernier attentat signé par cet Emir dans la région de Tigzirt est l'assassinat d'un patriote au lieu dit Haga, à 2 km de la ville de Tigzirt sur La RN 72. La dernière sortie spectaculaire est le faux barrage dressé par ce groupe en plein jour (aux environs de 7 h de matin) durant lequel un policier a été assassiné. Cet attentat a eu lieu exactement le 5 avril 2008. Ce triste attentat a été filmé par les terroristes. Quelques mois après les images de cet horrible assassinat ont été introduits dans le Net. Dans c film disponible sur la toile on peut reconnaître le visage de cet Emir tant redouté et qui a été abattu ce vendredi par les éléments de l'ANP.
Une bombe artisanale a explosé, mercredi dernier, à proximité du village Lachouba, dans la commune d'Azeffoun, faisant un blessé.
Il s'agit, selon nos informations, d'un citoyen, aliéné mental du village, qui a marché sur l'engin explosif qui était enfoui dans un champ situé à quelques encablures de la paisible localité de Lachouba. âgée de 45 ans, la victime a été transférée vers l'hôpital de Tizi-Ouzou. Selon des sources hospitalières, le citoyen avait été amputé de la jambe. C'est la première fois que le village Lachouba connaît ce genre d'acte contrairement à la commune d'Azeffoun qui a enregistré plusieurs actes terroristes.
Le dernier en date est le cambriolage de la poste. La région reste encore infestée par les sanguinaires du GSPC malgré la forte présence des éléments de l'ANP et autres corps sécuritaires.
Selon un article paru aujourd'hui sur le site du quotidien italien “Il Giornale” des uniformes pour les terroristes du Hamas serait livrés dans la Bande de Gaza avec l'aide humanitaire fournie par la Croix Rouge Internationale.
Il y a quelques jours, un convoi de camions organisé par la Croix Rouge Internationale arrive au point de passage de Kerem Shalom. Le chargement contient des caisses de lait UHT, du sucre, de la farine, en somme, les vivres de première nécessité habituellement expédiés aux malheureuses populations de villes en état de siège. Mais à un certain point, les hommes qui vident les camions pour transférer leur contenu dans l'entrepôt où viendront ensuite les chercher les Palestiniens, se retrouvent à transporter des boîtes contenant des “tenues de travail”. La description du contenu : “Work uniforms” du moins c'est ce qui est écrit sur l'empaquetage, et le tout est destiné à une ” Sport King Company” de la rue Omer al Mukhtar à Gaza. Lieu de provenance : Inconnu. Alors débute une inspection des emballages et à l'intérieur des cartons on découvre tout ce qui est nécessaire à l'habillement du parfait terroriste islamique: treillis militaires, tenues de combat, passe-montagnes, tricots et maillots de laine… de quoi vêtir des pieds à la tête les guérilleros. Et tout cette marchandise est destinée au Hamas. Comment se fait-il que tous ces “uniformes” ou ces ” tenues de travail” se retrouvent à travers les vivres d'un convoi humanitaire de la Croix Rouge Internationale ? Maintenant le chargement de plus de 60 boîtes est sur une estrade dans l'immense cour clôturée où les soldats de Tsahal accueillent les colonnes de camions-remorques qui transportent quotidiennement l'aide humanitaire. Naturellement on fera une enquête, mais discrètement sans faire trop de tapage, et le major David Baruch de Tsahal nous sourit en faisant un clin d'oeil parce que nous, les journalistes du Giornale, sommes les seuls à avoir vu de près cette “aide humanitaire” pour le moins étrange.[…]
« Nous désirons la mort autant que vous désirez la vie.
Le Hamas déclare sans aucune gêne, à qui veut bien se donner la peine d'écouter, que femmes, enfants, et personnes âgées servent à protéger les combattants du Hamas. Ceci est leur rôle dans le djihad.
Le Hamas continue de promouvoir son idéologie religieuse, en soulignant que la mort pour Allah est l'idéal à poursuivre activement.
Nous avons sous-titré en français cette courte vidéo d'un discours de Fathi Hamad, représentant du Hamas au conseil législatif de l'Autorité palestinienne, dans lequel il clamait, il y a quelques mois, avoir constitué un bouclier de femmes, d'enfants et de vieillards pour protéger les djihadistes du Hamas.
L'ONU a annoncé dernièrement que 51 civils palestiniens ont péri dans le conflit de Gaza. Tout aussi regrettable que soit ce bilan, il convient de le remettre dans son contexte où les civils palestiniens sont délibérément exposés aux bombes par le Hamas.
Abu Turab Al-Jaza'iri, un jihadiste Algérien qui prétend être un chef d'Al-Qaeda en irak, a écrit recemment une lettre sur le forum jihadiste Shumukh Al-Islam pour encourager les membres d' Al-Qaeda au maghreb Islamique à combattre les Berberes de Kabylie qui se seraient convertis au Christianisme.
Dans la nuit du mercredi 26 novembre 2008, Azam Amir Kasav et son complice font un carnage à la gare de Bombay, puis tentent de s'enfuir à bord d'une ambulance volée en direction de Girgaum Chowpatty.
Les pneus de la voiture ayant crevé, les deux terroristes se voient obligés d'arrêter le véhicule. Ils sont alors immédiatement entourés d'agents de police qui ne portent pas d'armes. Ces policiers leur demandent de sortir du véhicule les mains en l'air. Les terroristes font mine de s'exécuter, mais Kasav sort d'entre ses jambes un pistolet et abat trois policiers.
Les passants apercevant la scène se mettent alors à crier : « regardez, ils tuent des policiers ! », et soudain, d'un peu partout, une foule se rassemble. Des hommes dans la foule se ruent sur le terroriste, le maîtrisent et lui assènent des coups. Une unité de police arrive un peu plus tard et arrête le terroriste.
Un téléphone portable a filmé l'arrestation du seul terroriste ayant survécu aux attentats de Bombay, le sanguinaire fils d'Allah, Azam Amir Kasav. La chaîne SkyNews a diffusé cette scène en exclusivité aujourd'hui. Bivouac-ID l'a sous-titrée et vous la présente.
Deux victimes sont déjà à déplorer. Cette situation fait craindre le pire.
“C'est en hiver qu'il porte ses fruits, quand la froidure condamne à mort tous les autres arbres. C'est alors que les hommes s'arment et les femmes se parent pour aller célébrer avec lui les rudes noces de la cueillette”, disait Mouloud Mammeri dans un entretien avec Jean Pellegri, au sujet de l'olivier dont la cueillette du fruit a été, en effet, de tout temps dure et jamais sans quelques dangers puisque, ajoute l'écrivain, “pour aller jusqu'à lui, il faut traverser la rivière et la rivière en hiver se gonfle. Elle emporte les pierres, les arbres et quelquefois les personnes”. Aujourd'hui, des ponts et des pistes, plus ou moins praticables, sont réalisés et donc les rivières n'emportent plus personne. Mais cela voudrait-il dire que le danger n'existe plus ? Il suffit d'emprunter les chemins sinueux des montagnes de Kabylie pour se rendre compte que le danger a juste changé de nature depuis quelques années et que les risques d'aujourd'hui sont plus importants que ceux qui ont accompagné la cueillette des olives des siècles durant. Mis à part les plaines, rares d'ailleurs, et les périmètres proches des villages, dans les autres régions, notamment la haute montagne, l'ombre du terrorisme se profile derrière chaque olivier. Étant situées, pour la plupart, loin des villages, souvent près des maquis, les oliveraies présentent ces dernières années, particulièrement durant les deux dernières, un danger en permanence pour ceux qui s'y rendent. En Kabylie, “on a autant peur de tomber nez à nez avec ces criminels du GSPC que sur leurs engins explosifs semés par-ci, par-là”, entend-on souvent dire chez les citoyens.
La première victime à Yakourène Certains faits enregistrés dans quelques localités de la wilaya justifient amplement cette peur. Yakourène, une région située à environ 60 km de la ville de Tizi Ouzou connue pour être une des bases arrière du GSPC en Kabylie, et ayant vécu durant tout l'été 2007 au rythme de l'insécurité, vient d'enregistrer sa première victime depuis le début de la campagne oléicole. Il s'agit d'un jeune âgé de 35 ans, tombé le 23 novembre dernier sur une bombe artisanale enfouie sous terre, à Timarissi, par les acolytes de Droukdel et qui a explosé l'atteignant grièvement. Évacué d'urgence vers l'hôpital d'Azazga, la victime a été amputée d'une jambe. Le surlendemain, c'est au village de Taourirt Aaden, dans la région de Mekla, d'enregistrer une autre victime et dans les mêmes conditions. Le jeune S. K., âgé de 22 ans se rendait à l'oliveraie familiale avec les autres membres de sa famille lorsqu'il sauta soudainement sur un engin explosif qui l'a, lui aussi, grièvement atteint. Dans le massif de Sidi Ali Bounab, des habitants de cette région, dont la situation sécuritaire a défrayé la chronique en termes d'événements sécuritaires, racontent que certains d'entre eux ont eu à croiser, en se rendant à leurs oliveraies, des terroristes qui leur ont déconseillé de se rendre dans certains endroits minés par des bombes artisanales. “Rien que de les croiser et quelle que soit la manière avec laquelle ils s'adressent à nous, on est déjà terrorisés”, nous raconte un habitant de la région.
Les traces des terroristes font peur à Larbaâ Nath Irathen et à Aïn El-Hammam Dans la région des Ouacifs, située à une quarantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, les paysans ont déjà eu à les croiser mais sans que le moindre mal leur ait été fait. La peur de les avoir en face leur suffisait. Près de certains villages de Larbaâ Nath Irathen et d'Aïn El-Hammam, on n'a pas encore signalé de cas de “rencontre” entre les villageois et des groupes terroristes, mais leur ombre est partout. “J'ai retrouvé leurs traces plusieurs fois dans mon champ situé à la limite du massif de Takhoukht. J'ai eu à découvrir au milieu de mes oliviers, et à plusieurs reprises, des boîtes de conserve, des restes de nourriture et aussi des traces d'un feu autour duquel plusieurs personnes étaient assises”, nous raconte Mohand Akli, un paysan sexagénaire d'un des villages de Larbaâ Nath Irathen. À Boghni, dans le sud de la wilaya de Tizi Ouzou, un groupe de chasseurs a été passé à tabac par un groupe terroriste qu'il a croisé en pleine forêt, nous a-t-on raconté. Leurs fusils de chasse ne leur ont pas été confisqués mais les terroristes leur ont demandé leurs papiers, qu'ils n'avaient pas sur eux, avant de les rouer de coups. Ils les soupçonnaient de travailler pour le compte des services de sécurité. Autant de cas enregistrés, et la campagne oléicole vient à peine de débuter. Aujourd'hui, la peur à elle seule ne suffit sans doute pas à expliquer l'abandon progressif de l'oléiculture, puisque ces raisons sont aussi économiques et sociales, mais l'insécurité a poussé bien des villageois à abandonner leurs oliveraies et à renoncer à la traditionnelle cueillette des olives. Ce ne sont évidemment là que des cas minoritaires en Kabylie. Ceux qui ont leurs oliveraies à proximité des maquis terroristes. La majorité des familles en Kabylie restent, en dépit de la peur, profondément attachées à cet arbre emblématique, indissociable de leur vie culturelle et économique, qu'est l'olivier, tout comme au bon vieux temps. “L'olivier avec certains vieux troncs sont aussi immémoriaux et impavides aux épisodes de l'histoire. Ils ont vu naître, vivre et mourir nos pères et les pères de nos pères. À certains, on donne des noms comme à des amis familiers ou à la femme aimée parce qu'ils ont tissé nos joies comme la trame des burnous qui couvrent nos corps”, disait encore Mouloud Mammeri à Jean Pellegri en guise d'explication de ce que peut représenter un olivier pour le paysan kabyle. Cette explication reste, d'ailleurs, toujours d'actualité en Kabylie où, ajoute Mammeri, “quand l'ennemi veut nous atteindre, c'est à l'olivier qu'il s'en prend d'abord”. C'est sans doute ce sentiment qui a généré les nombreuses manifestations en Kabylie durant l'été dernier, notamment à Aït Yahia Moussa où plusieurs hectares d'oliviers ont été incendiés. Mais il n'y a, à vrai dire, pas seulement que cette symbolique qui pousse le paysan à vaincre sa peur et à aller vers ses oliviers. La motivation est surtout économique. En dépit des 400 hectares d'oliviers incendiés durant l'été dernier, la récolte s'annonce exceptionnelle pour cette saison. Selon les prévisions des services agricoles, un hectare qui produisait 10 quintaux les années précédentes produira cette année entre 20 à 25 quintaux. Ainsi, la production oléicole, qui était l'année passée de 264 000 q, peut passer cette année à 500 000 q. Avec des prix allant de 400 à 500 DA le litre, du moins selon les prix pratiqués jusque-là, le villageois ne semble pas être près, quel que soit le degré de sa peur, de renoncer à cette richesse, principale pour certains et supplémentaire pour d'autres.
Il s'agit d'un bilan provisoire. Les attentats ont été revendiqués par une organisation musulmane terroriste inconnue “les Moudjahidin du Deccan”.
Mise à jour sam. 04h50 : Toutes les opérations sont désormais terminées. Le bilan provisoire est d'au moins 160 morts dont plus de 17 étrangers, et 370 blessés. De violents combats ont opposé les forces de sécurité aux trois derniers terroristes de l'hôtel Taj Mahal. Les trois terroristes sont morts, et les incendies qui ont éclaté dans l'hôtel semblent être sous contrôle. Selon le mirror, sept des djihadistes seraient de nationalité britannique, dont cinq étant nés et ayant été élevés au Royaume-Uni.
Mise à jour vend. 23h30 : “Une fois les corps rassemblés, le nombre des morts pourrait aller jusqu'à 200“, déclare le ministre d'Etat indien des Affaires intérieures. Les opérations continuent à l'hôtel Taj Mahal, où il resterait de 1 à 3 terroristes selon les sources. Selon les agences de presse, des tirs intenses et de fortes explosions viennent d'y éclater. Plus de 17 étrangers seraient morts, dont 2 français. Les bilans varient selon les sources. Le prêcheur de haine musulman de nationalité britannique Anjem Choudary s'est réjoui des massacres, y voyant « une revanche contre les croisades de l'Occident » (source : Thaindian). Les sites et forums musulmans proches d'Al-Qaïda sont inondés de messages de musulmans se réjouissant des attentats et appelant, par exemple, à la destruction des hindous. (source : AKI).
Mise à jour vend. 18h30 : Le bilan provisoire s'établit à 160 morts. Les deux français tués sont Loumia Hiridjee, 47 ans, la fondatrice de la marque de lingerie «Princesse tam.tam», et de son mari Mourad Amarsy (source : Le Figaro). Les opérations sont finies à Naridam House. Le rabbin et sa femme font partie des 5 victimes israéliennes de Naridam House. (source : AKI). On apprend que deux terroristes seraient “britanniques” (source : Daily Mail). On apprend également que les terroristes avaient demandé aux otages leur religion, et avaient relâché des otages car ils étaient musulmans. (source : Times of India)
Mise à jour, vend. 16h00 : Le bilan est désormais de 155 morts et plus de 370 blessés. Plus de 10 étrangers ont été tués, mais le bilan est encore confus. 2 français ont été tués. les opérations sont presque terminées au centre juif de Naridam House, mais les terroristes y ont abattu 5 otages israéliens. Les opérations sont finies à Oberoi, 148 otages ont été délivrés. Il resterait une demi-douzaine de terroristes à l'hôtel Taj Mahal. 11 terroristes ont été tués. (Sources : Times of India, CNN, Le Figaro, Le Nouvel Obs, AFP)
Mise à jour vend. 6h30 : Au moins une trentaine d'otages, en majorité des étrangers, certains d'entre eux canadiens, viennent d'être délivrés de l'hôtel Oberoi/Trident (source: Times of India). Des combats ont lieu à Naridam House (source : CNN) .Les terroristes seraient liés à Al-Qaïda selon les services secrets russes (source : Ria Novosti).
Mise à jour vend. 5h50 : La situation à Oberoi/Trident est confuse. Times of India annonce qu'il n'y a plus de terroristes, CNN-IBN indique qu'il resterait 2 terroristes et 30 otages, dont 5 étrangers, dans cet hôtel. Le Monde et Associated Press annoncent quant à eux que les forces indiennes ratissent cet hôtel chambre par chambre à la recherche de terroristes éventuels, mais que tout semble calme . Par ailleurs, les forces indiennes seraient prêtes à lancer l'assaut sur Naridam House ou l'auraient lancé, les sources d'information divergent. Le bilan global atteint maintenant les 130 morts (Times of India).
Mise à jour vend. 04h00 : Un commando de la sécurité nationale indienne a été hélitreuillé sur le toit du Naridam House.
Mise à jour vend. 03h00 : Le bilan est désormais de 127 morts. Des opérations sont en cours à Naridam House, complexe résidentiel juif sur 5 étages où des gens sont retenus en otages. Il n'y a plus de terroristes à l'hôtel Oberoi/Trident. Un terroriste blessé reste terré à l'hôtel Taj Mahal. (Source : Times of India)
Mise à jour vend. 00h30 : 39 personnes bloquées dans l'hôtel Oberoi/Trident secourues par les commandos indiens. Les opérations dans cet hôtel se poursuivent. (Source : AFP)
Mise à jour jeud. 21h15 : L'opération à l'hôtel Taj Mahal serait pratiquement terminée. Il ne resterait plus qu'un islamiste blessé. Trois terroristes ont été arrêtés à l'hôtel Taj Mahal. L'un deux serait un Pakistanais. Les trois extrémistes sont membres du Lashkar-e-Taiba, un groupe armé islamiste basé au Pakistan, connu pour avoir attaqué le Parlement indien en 2001. A l'hôtel Oberoi-Trident, les opérations continuent. Deux islamistes se trouveraient toujours au 8ème étage. 20 à 30 personnes seraient encore otages des terroristes et 200 touristes bloqués dans leurs chambres, dont quinze membres d'un équipage d'Air France, sept membres d'équipage de South African Airways (SAA) et dix à vingt Israéliens, voire plus, selon l'ambassade d'Israël à New Delhi. (Source : Le Figaro)
Mise à jour jeud. 19h20 : Entre 10 et 20 ressortissants israéliens sont détenus en otage (source : France 24). Quinze à vingt-cinq Français bloqués dans les hôtels, mais pas pris en otages (Source : AFP)
Mise à jour jeud. 18h30 : Le nouveau bilan provisoire fait état de 125 morts. L'hôtel Oberoi-Trident de Bombay, investi par les forces spéciales indiennes, est en flammes Les islamistes armés retiennent des otages, dont des étrangers, dans deux hôtels de luxe et un centre juif de Bombay. Il resterait pour le moment 20 à 30 personnes encore otages à l'hôtel Oberoi.
Mise à jour jeud. 12h45 : une centaine de tués, environ 300 blessés. Au moins neuf ressortissants étrangers - dont un Italien, un Britannique, un Japonais et un Australien -tués et onze blessés. Les blessés sont originaires de Grande-Bretagne, d'Australie, des Etats-Unis, d'Espagne, de Norvège, du Canada et de Singapour. De nouvelles explosions à l'hôtel Oberoi où 200 personnes - parmi lesquelles des Occidentaux - sont otages. Cinq terroristes tués et neuf arrêtés. La Marine indienne a arraisonné un cargo suspecté d'être lié à la série d'attaques. (source : Le Figaro)
Mise à jour jeud. 05h00 : Au moins cent personnes ont été tuées, dont six étrangers, et 250 autres blessées dans des attentats à Bombay (France 24)
Mise à jour jeud. 04h40 : Selon les déclarations de l'ambassadeur d'Espagne en Inde, Ion de la Riva, les eurodéputés, qui s'étaient réfugiés dans un restaurant, sont désormais en sûreté (source : RTVE)
Mise à jour jeud. 04h25 : Des policiers indiens ont donné l'assaut sur les deux plus grands hôtels de Bombay, où au moins une cinquantaine d'otages a pu être libérée. Quatre assaillants sont morts et neuf ont été arrêtés. La situation reste confuse. (source : France 24). Il y aurait une quarantaine d'otages, dont trois députés européens (source : Journal de la nuit, France 2)
Mise à jour merc. 22h41 : des députés européens se trouvent à l'hôtel Taj Mahal (source : Yahoo) “Mon hôtel est encerclé par la police et il y a des hommes armés à l'intérieur“, a déclaré le député catalan Ignasi Guardans, joint dans l'hôtel par une radio espagnole.
“Nous sommes en contact avec d'autres députés à l'intérieur de l'hôtel. L'un est dans une chambre, l'autre caché dans les cuisines. Un autre responsable a été blessé. Il est à l'rhôpital“, a-t-il déclaré.
Les forces indiennes ont lancé jeudi à Bombay une opération pour libérer des otages détenus par des islamistes armés, au lendemain d'une série d'attaques qui ont ciblé en particulier des étrangers et fait au moins 125 morts dans la capitale économique de l'Inde.Un haut responsable militaire indien a affirmé que les assaillants étaient venus du Pakistan, pays voisin et rival de l'Inde, souvent accusé par Delhi de soutenir des islamistes auteurs d'attentats sur le sol indien. Islamabad a aussitôt rejeté ces accusations.
Après l'Intifada des pierres, l'Intifada armée, l'iIntifada électronique, voici l'Intifada sexuelle!
Une avocate Égyptienne, sur une chaîne de télévision nationale, appelle les musulmans à harceler sexuellement les femmes israéliennes. “Si des femmes arabes sont des proies légitimes pour les hommes arabes, il n'y a rien de mal à ce que des femmes israéliennes le soient également.”
L'interviewer : L'avocate égyptienne Nagla Al-Imam a suggéré que de jeunes hommes arabes harcèlent sexuellement des femmes israéliennes, où qu'elles se trouvent et quelle que soit la méthode employée, en guise de nouveau moyen de résistance contre Israël.
[…]
L'interviewer : Nous recevons l'avocate Nagla Al-Imam, du Caire. Bienvenue. Quel est le but de votre proposition ?
Nagla Al-Imam : C'est une forme de résistance. De mon point de vue, elles [les Israéliennes] sont des proies légitimes pour tous les Arabes, et il n'y a rien de mal à…
L'interviewer : Sur quelles bases ?
Nagla Al-Imam : Tout d'abord, ils [les Israéliens] « violent » nos droits, et ils « violent » la terre. Peu de choses sont aussi graves que le viol de la terre. De mon point de vue, [l'action proposée] est une forme de résistance.
L'interviewer : En tant qu'avocate, ne pensez-vous pas que cela peut valoir à des jeunes Arabes une sanction pour avoir enfreint les lois contre les agressions sexuelles ?
Nagla Al-Imam : La plupart des pays arabes… à l'exception de trois ou quatre qui, de toute façon, me semble-t-il, ne permettent pas l'entrée sur leur sol de femmes israéliennes, la plupart des pays arabes n'ont pas de lois contre les agressions sexuelles. C'est pourquoi, si [des femmes arabes] sont des proies légitimes pour les hommes arabes, il n'y a rien de mal à ce que des femmes israéliennes le soient également.
L'interviewer : Viol inclus ?
Nagla Al-Imam : Non. L'agression sexuelle… Selon moi, les [femmes israéliennes] n'ont aucun droit à se plaindre. Les combattants de la résistance ne prendraient pas l'initiative d'un tel acte, parce que leurs valeurs morales sont plus nobles que cela. Toutefois, si cela leur arrive, les [femmes israéliennes] ne sont pas habilitées à émettre quelque exigence que ce soit, parce que cela nous mettrait à égalité - quittez le pays si vous ne voulez pas qu'on vous viole. Les deux situations s'équivalent.
[…]
Je refuse que des jeunes Arabes soient soumis à un interrogatoire [de police]. Je veux que ces filles sionistes qui ont la citoyenneté israélienne soient expulsées de nos pays arabes. C'est une forme de résistance, et une manière de rejeter leur présence.
Funérailles des terroristes en Indonésie : la foule veut venger ses héros
Des centaines de sympathisants ont participé dimanche matin à l'inhumation des trois terroristes islamistes exécutés dans la nuit pour les attentats de Bali, certains appelant à venger leurs morts, selon des journalistes de l'AFP.
Des heurts ont brièvement opposé la foule à la police à Tenggulun (est de l'île de Java) lorsque sont arrivées les dépouilles de deux des trois fusillés, les frères Ali Ghufron, 48 ans, et Amrozi, 47 ans. “Allez-vous en!“, “Djihad” (”Guerre sainte”) et “Allahi Akbhar” (”Allah est le plus grand”) ont crié des militants islamistes aux très nombreux policiers.
Les corps ont ensuite été transportés à la mosquée locale avant l'inhumation.
La tension a également été forte à Serang (ouest de Java), le village du troisième fusillé, Imam Samudra, 38 ans, rapidement inhumé après l'arrivée de sa dépouille par hélicoptère.
Les trois terroristes ont été fusillés peu après minuit à proximité de la prison ultra-protégée de l'île de Nusakambangan, au large de Java, où ils étaient incarcérés. Ils avaient été condamnés à mort en 2003 pour avoir participé ou organisé les attentats ayant fait 202 morts dans un café et une boîte de nuit de Kuta, le 12 octobre 2002. 88 Australiens, 38 Indonésiens, 23 Britanniques et 4 Français avaient été tués dans ces attaques attribuées à la Jemaah Islamiyah (JI), réseau terroriste actif en Asie du Sud-Est.
A Tenggulun et Serang, des militants islamistes ont assuré dimanche que la mort des trois hommes ne resterait pas impunie. “Ce sont des martyrs. Ils ont combattu au nom de l'islam et en sont morts. Leur décès n'est pas une défaite“, a déclaré l'un d'eux. “Il y aura probablement des actes de représailles. Lorsque le sang musulman coule, il y a des conséquences“, a ajouté Ganna, 26 ans, qui avait parcouru les 90 km séparant Jakarta de Serang pour “montrer son soutien“.
Réalisé par l'équipe à qui l'on doit le documentaire “Obsession” (ici), un nouveau film événement, destiné a sensibiliser les américains aux périls de l'islam radical, vient de voir le jour et l'équipe de Bivouac-id espère qu'il fera autant parler de lui qu'Obsession.
Son titre : “Le troisieme Jihad, le programme de l'islam radical pour l'Amérique“
Zuhdi Jasser qui est le narrateur dans le film, est un américain musulman modéré, pleinement engagé dans la lutte contre le radicalisme de ses coreligionnaires. Il attire l'attention du spectateur sur l'existence d'un document de 15 pages déclassé par le FBI, dans lequel l'organisation des Frères Musulmans, explique noir sur blanc, son projet et sa stratégie pour miner l'Amérique de l'intérieur avec l'aide des organisations musulmanes perçues comme des organisations modérées et détruire ainsi le dernier bastion de la civilisation occidentale.
Certains pourraient accuser ce film de tomber dans le “complotisme”, ou de rappeler le faux document antisémite des Protocoles des Sages de Sion de triste mémoire, qui a fait tant de mal et causé tant d'injustices envers les juifs.
La différence est énorme. C'est la différence qu'il y a entre le faux et le vrai. Elle réside dans le fait que ce Manifesto islamiste a été authentifié par les experts du FBI et cela change tout.
En attendant la version courte sous-titrée en français du film, la bande-annonce :
Abou Qaswara, tué lors d'un raid des forces américaines, entretenait des contacts avec de hauts responsables du réseau terroriste en Afghanistan. (…) L'armée américaine affirme mercredi avoir enfin identifié le corps du numéro 2 de l'organisation terroriste en Irak, Abou Qaswara (connu également sous le nom d'Abou Sara), tué le 5 octobre dernier, lors d'un raid contre l'immeuble de Mossoul qui lui servait de cache. L'opération menée contre le djihadiste marocain, qui était l'émir d'al-Qaida dans le nord de l'Irak, aurait aussi coûté la vie à quatre autres terroristes et six civils, avait indiqué au début du mois l'état-major américain. Abou Qaswara était un proche du fondateur d'al-Qaida en Irak, Abou Moussab al-Zarqaoui, tué en juin 2006. Le Marocain était en contact avec de hauts responsables du réseau terroriste en Afghanistan et au Pakistan. [Lire la suite sur le site du Figaro en cliquant ici.]
Vous avez bien lu : pour Le Figaro Abou Qaswara est marocain.
“Abou Qaswara est un Suédois d'origine marocaine”, a déclaré à l'AFP le général Askari, le porte-parole du ministère irakien de la Défense. Depuis le 5 octobre, les autorités suédoises annonçaient la mort d'un Suédois d'origine marocaine de 43 ans, haut placé dans la hiérarchie du réseau extrémiste en Irak. Interrogés, les services secrets suédois comme le commandement américain en Irak, avaient toutefois refusé de confirmer qu'il s'agissait de la même personne.
Selon le ministère irakien de la Défense, des renseignements ont pu être collectés grâce à un agent “infiltré” dans le réseau Al-Qaïda et parmi des “proches des terroristes”. “Selon une source, il y avait parmi eux l'un des terroristes les plus dangereux”, a indiqué le général Askari. [Lire l'article du Monde en cliquant ici.]
Le journal suédois The Local mentionne que la Sureté Suédoise, Säpo, a déclaré que Abou Qaswara a été abattu alors qu'il tirait sur les Américains qui voulaient l'arrêter.
La porte-parole de Säpo, Tina Israelsson, a déclaré qu'il était connu de leurs services depuis les années 1990. Immigré en Suède au milieu des années 1980, il est devenu suédois au milieu des années 1990 et a vécu en Suède jusqu'en 2006, date à laquelle il est parti en Iraq. Il est suspecté d'avoir mené un réseau qui soutenait le terrorisme en Afghanistan, Iraq, et en Afrique du Nord ; d'avoir envoyé des jeunes djihadistes à l'étranger, d'avoir combattu en Afghanistan dans les années 1990, et d'avoir pris part à des activités terroristes.
Säpo reconnaîtque Abu Qaswara a été l'objet d'investigations mais que « il n'a jamais été condamné car son appartenance à Al-Qaida n'était pas considérée comme dangereuse pour la Suède et les intérêts suédois ».
Le Ministre des Affaires Etrangères de Suède n'a pas voulu faire de déclaration « tant que la famille n'a pas été prévenue » (quelle délicate attention !). Son porte-parole a déclaré que les prévenir serait difficile car « ils se trouvaient sans doute à l'étranger » (a-t-il réussi à dire cela sans rire ?).
The Local conclut son article en rappelant que « la Suède n'a pas de troupes en Iraq ».
2 blessés dans un attentat à la bombe La paisible localité de Boghni, à 35 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, a été secouée, hier après-midi, par l'explosion d'une bombe de fabrication artisanale.
Bilan : deux blessés évacués aux services des urgences de l'hôpital de la même ville ; mais à en croire des sources locales, leurs jours ne sont pas en danger. L'explosion a eu lieu à 16h30, à la sortie ouest de la ville de Boghni, sur la RN30 desservant la commune de Draâ El Mizan. La bombe, probablement actionnée à distance, était dissimulée dans des sachets et enfouie sous des monticules d'ordures. Elle a explosé au passage sur les lieux du camion d'un particulier. D'ailleurs, le chauffeur et son accompagnateur ont été blessés. La déflagration a également causé des dégâts aux habitations mitoyennes, dont les vitres ont volé en éclats.
Atravers cet attentat, les terroristes voulaient, dit-on, cibler une patrouille de la police qui avait l'habitude de dresser un barrage en cet endroit, notamment en fin de journée. L'année dernière, à la même période, une bombe de faible intensité avait explosé au passage d'un convoi militaire sur le même tronçon, plus précisément près du village Tizi N'tadlest, à mi-chemin entre la ville de Boghni et le chef-lieu de la commune de Aïn Zaouia, mais heureusement sans faire de victimes. Par ailleurs, ces derniers jours, le flanc sud de la wilaya de Tizi Ouzou connaît une recrudescence des actes terroristes.
Il y a dix jours, un groupe d'individus armés composé d'une quarantaine d'éléments, dont certains vêtus de dossards de la BMPJ et d'autres en tenue afghane, a opéré, vers 23h, une incursion dans un débit de boissons au lieudit Azaghar, dans la commune d'Assi Youcef, à quelques encablures seulement de la ville de Boghni. Les terroristes ont, à l'issue de cette descente nocturne, assassiné un gardien de prison exerçant dans l'établissement pénitencier de Serkadji, à Alger.
C'est un coup dur qui vient d'être porté à katibat El-Farouk de l'ex-GSPC avec l'élimination de ses éléments dont l'un serait l'architecte des derniers attentats kamikazes, notamment celui qui a ciblé un bus de l'entreprise SNC-Lavalin et qui a entraîné la mort de 12 employés de cette société.
Il s'agit, selon des sources concordantes, de l'artificier de katibat El-Farouk, Derbal Amar Abderahmane dit Mourad Abdel Djabber alias Abou Hodheïfa, né en décembre 1970 à Mohammadia à Alger, et deux de ses adjoints dont un certain Abou Zakaria originaire de Cap-Djinet, dans la wilaya de Boumerdès. Le terroriste Derbal Amar Abderahmane figure également sur la liste des 29 candidats kamikazes recherchés par les services de sécurité. Il a été tué mercredi dernier lors d'une opération menée par les services de sécurité dans la localité de Bouderbala relevant de Lakhdaria. Un fusil de type Kalachnikov a été récupéré à la suite de cette opération qui s'est soldée malheureusement par la mort d'un enfant de 4 ans. Ce terroriste avait pris le maquis dans les années 1994 au sein des rangs des GIA pour rejoindre ensuite les rangs de katibat El-Ansar du GSPC à l'époque de Hattab, avant de rallier katibat El-Farouk où il était, non seulement chargé de la préparation des explosions, mais aussi du recrutement, notamment dans la région d'Alger. Au lendemain de cette opération, les services de sécurité réussirent à mettre hors d'état de nuire trois autres terroristes membres de katibat El-Farouk. Ils ont été éliminés jeudi au lieu-dit Tellal Maâlma, à 20 km environ au sud de Lakhdaria, non loin du siège de l'entreprise française Razel à la suite d'une opération de ratissage menée par l'ANP dans les maquis de Béni Hlima. Trois fusils de type Kalachnikov ont été récupérés sur les cadavres des trois terroristes qui se trouvent toujours au niveau de l'hôpital de Lakhdaria. Ces exploits des services de sécurité ont été rendus possibles, selon nos sources, grâce à un travail de renseignements minutieux et sont aussi le résultat de la grande opération de ratissage menée par l'ANP en réponse aux derniers attentats kamikazes des Issers et de Bouira. Cette opération supervisée par les responsables de la Ire Région militaire et suivie de près par le chef d'état-major, le général-major Gaïd Salah, se poursuit toujours ; elle porte notamment sur les maquis de Zbarbar, de Bericha et de Ould Aïssa où se concentrent la plupart des groupes terroristes alliés à katibat El-Farouk. D'importants moyens matériels et humains ont été déployés par l'ANP pour cette offensive qui, selon les dernières informations, a ciblé hier le sud des maquis de Zbarbar où les hélicoptères continuaient à pilonner de nombreux endroits supposés abriter des terroristes de katibat El-Farouk dirigée, pour rappel, par un ancien militaire retraité, en l'occurrence Rabah El-Mekhfi, alias Eddekmir, originaire de la commune de Bouderbala, qui est aussi conseiller militaire de Droukdel alias Moussab Abelouadoud. Cette phalange considérée comme la plus importante après katibat El-Ansar de Boumerdès écume un vaste territoire allant vers l'Est, jusqu'aux hauteurs du Djurdjura, et à l'Ouest jusqu'aux localités de Ammal et Béni Amrane, dans la wilaya de Boumerdès. Eddekmi est responsable de plusieurs attentats terroristes, embuscades contre les services de sécurité, accrochages, faux barrages, assassinats, sabotages, bombes et autres attentats kamikazes. Il était à la tête de katibat El-Forqane, anéantie en partie par les services de sécurité au même titre que les autres katibat comme El-Moutaâhidoune, El-Houda et El-Forqane avant de rejoindre katibat El-Farouk, au début 2001. Ce soudain regain d'activités de cette katibat s'explique, selon certains observateurs, par le fait que les activités de celle-ci débordent sur le territoire de la wilaya de Boumerdès, notamment dans sa partie sud à Chabet El-Mer, Ammal, Ouled Aïssa, Timezrit d'où sont originaires la plupart des terroristes qui la composent.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un gardien de prison a été assassiné et un émigré kidnappé lors d'une incursion terroriste opérée par un important groupe armé dans un débit de boissons alcoolisées, dans la daïra de Boghni, à une quarantaine de kilomètres au sud du chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou.
Tizi Ouzou : De notre bureau
Selon des sources locales, les activistes armés, dont le nombre avoisine, dit-on, une quarantaine d'individus, a investi, aux environs de 23h, le lieudit Azaghar, sis à mi-chemin entre les communes d'Assi Youcef et de Boghni. Les terroristes se sont, précisent encore nos sources, scindés en plusieurs groupes avant qu'une dizaine d'éléments vêtus de tenues de la police (BMPJ) ne fassent irruption à l'intérieur du bar en question. Ils ont procédé, dans un premier temps, à la vérification de l'identité des consommateurs qui ont été ensuite rackettés et délestés de leur argent et autres objets de valeur. Croyant sans doute avoir affaire à des éléments des forces de sécurité, un gardien de prison aurait décliné sa profession aux assaillants.
Ces derniers l'ont alors conduit à sa voiture, une Peugeot 206, où ils ont trouvé sa carte professionnelle. Puis ils l'ont froidement égorgé et ont jeté son corps dans les buissons, non loin du débit de boissons ciblé. Le véhicule du gardien pénitencier a été également incendié par les terroristes qui ont pris en otage, pendant plus d'une heure les consommateurs. Le gardien de prison tué, B. Saïd, exerçant à la maison d'arrêt de Serkadji, à Alger, était âgé de 32 ans et était originaire de la commune d'Assi Youcef. Son corps a été découvert, hier matin, puis transporté à la morgue de l'hôpital de la ville de Boghni. Rappelons, par ailleurs, qu'en décembre 2005, un autre gardien à la prison de Tizi Ouzou, Mohamed Saïd, originaire de Makouda, a été exécuté presque dans les mêmes circonstances dans la commune d'Iflissen, à 50 km au nord de Tizi Ouzou. Il avait été kidnappé à l'intérieur d'un motel en compagnie du patron de l'établissement. Ce dernier sera libéré quelques jours plus tard.
Notons aussi qu'à l'issue de leur descente nocturne à Boghni, les éléments du GSPC ont enlevé un jeune émigré, natif de la région, qui n'a pas donné signé de vie jusqu'à hier en fin d'après-midi. On ignore également si les ravisseurs ont pris ou pas attache avec la famille de l'otage pour une éventuelle demande de rançon contre sa libération, comme cela a été d'ailleurs le cas pour les précédents kidnappings perpétrés en Kabylie. Il s'agit là, en effet, du 30e rapt enregistré ces deux dernières années dans la région ; le dernier en date remonte au 23 août 2008. Un commerçant a été enlevé dans un guet-apens qui lui a été tendu par des éléments armés à l'entrée de la localité de Tirmitine, à 15 km au sud de la ville des Genêts. Il a été libéré après quelques heures de captivité, contre le versement de 400 millions de centimes aux ravisseurs. Ces derniers jours, la Kabylie est en proie à une recrudescence des actes terroristes. Outre l'attentat kamikaze qui a ciblé, au début du mois en cours, un commissariat de la sûreté urbaine au centre-ville de Tizi Ouzou, faisant 25 blessés et d'importants dégâts matériels, deux bombes de fabrication artisanale ont explosé, à la mi-août, au passage d'une patrouille de la gendarmerie à la plage de Tassalast, à Tigzirt.
Bilan : 3 gendarmes blessés. Dans la même journée, 3 engins explosifs ont été désamorcés, au lieudit Hagga, sur la RN72 reliant ladite ville côtière à celle de Tizi Ouzou. Quelques jours auparavant, un militaire de la marine nationale avait échappé à un faux barrage dressé par un groupe armé à l'entrée de Aïn El Hammam, en Haute Kabylie. Aussi, à Sidi Naâmane, des « extracteurs » de sable ont été rackettés lors d'une descente terroriste près de l'oued Sebaou, il y a quelques semaines. Les forces de sécurité se redéploient, à la veille du mois de Ramadhan, dans la région. Les soldats de l'ANP sont en opération, ces jours-ci, dans la forêt de Ouaguenoun où plusieurs camions militaires ont été dépêchés sur les lieux. On parle même, d'ailleurs, de plus de 1500 militaires déployés pour passer au peigne fin les maquis du GSPC dans la wilaya de Tizi Ouzou.
La situation sécuritaire n'a cessé d'enregistrer des violences terroristes, ces trois dernières semaines. Durant la nuit de mardi à mercredi, vers 23h10, trois terroristes ont été tués par l'explosion de leur propre engin explosif. Ils ont sauté sur la bombe alors qu'ils s'apprêtaient à l'enfouir sous la bordure de la route menant de la localité de Naciria, à quelque 40km au sud-est de Boumerdès, vers le vaste massif forestier de Sid Ali Bounab. La bombe dissimulée au signal «Stop», devait cibler les convois de l'ANP qui ont l'habitude d'emprunter cette route, apprend-on d'une source sécuritaire fiable. L'explosion a été entendue à plusieurs km à la ronde. Après l'arrivée des renforts d'unités de l'ANP, les artificiers ont entamé des fouilles à la recherche d'éventuels autres engins dissimulés avant de découvrir les cadavres des trois terroristes dont un totalement déchiqueté. Les dépouilles et ce qui reste des terroristes ont été transférés à la morgue de l'hôpital de Bordj Menaïel.
L'organisation criminelle, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, dit Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué vendredi les récents attentats kamikazes en Algérie. 60 morts et plus d'une centaine de blessés rien que pour les deux opérations suicide de mardi et mercredi derniers aux Issers (Boumerdès) et à Bouira.
Dans un communiqué diffusé sur le site Internet des « partisans d'Al Qaïda au Maghreb », les sinistres terroristes du GSPC reconnaissent s'être livrés à une véritable « expédition de vengeance » contre l'« armée » et les « services de sécurité ». La chaîne Al Jazeera a diffusé en exclusivité morbide, dans la soirée de jeudi à vendredi, un enregistrement sonore de Salah Abou Mohamed, présenté comme le « responsable de la communication » du groupe. Il s'agit, selon le terroriste, d'une « campagne de vengeance » de grande ampleur déclenchée suite à l'élimination par les services de sécurité, le 8 août dernier à Béni Douala (Tizi Ouzou), d'une douzaine d'éléments du groupe islamiste armé dans une embuscade. « Après l'opération ayant coûté la vie à un groupe de jeunes moudjahidine à Tizi Ouzou (...) l'expédition de la vengeance a été lancée (...) et elle a pris fin en ce jour, 20 chaâbane (correspondant au 21 août) », s'égosille le porte-parole des terroristes, qui menace de nouveau de « violentes représailles » les forces de sécurité si celles-ci osaient encore s'attaquer aux éléments du groupe.
Dans son communiqué, le GSPC a revendiqué une dizaine d'attentats perpétrés entre les 9 et 21 août. Des sites militaires, des convois de l'armée, la police et une société étrangère, SNC-Lavalin, ont été les cibles de cette « campagne » meurtrière entamée le 9 août avec l'attaque suicide de Zemmouri El Bahri contre une caserne des gardes-côtes et un casernement de la gendarmerie et « achevée » avec l'attaque de l'Eécole supérieure de la gendarmerie (Issers, le 19 août) et le double attentat suicide de Bouira, le lendemain. Le GSPC dévoile dans son communiqué l'identité (tronquée) de ses kamikazes. L'attaque de Zemmouri a été conduite par un jeune kamikaze répondant au pseudonyme de Mohamed Abu Sajida Al Assimi et dont la photo a été diffusée. Deux autres kamikazes paraissent dans le cliché mis en ligne par l'organisation terroriste : un des kamikazes de Bouira, auteur de l'attaque contre le siège du secteur opérationnel et celui ayant commis un abominable carnage aux Issers. Il s'agirait du dénommé Haroun, âgé d'une cinquantaine d'années et visiblement estropié du bras gauche. Comme pour narguer les stratèges de la lutte antiterroriste et après que le « plein de sang » ait été fait, le chef du GSPC, obnubilé par sa funeste victoire, déclare unilatéralement « mettre fin » à ladite campagne.
La facilité avec laquelle les terroristes ont manœuvré durant ces deux dernières semaines en dit long sur la confiance qu'a acquis le groupe terroriste dans ses capacités de nuisance et dans sa « maîtrise » du terrain des opérations. Ces attentats en série créditent largement cette impression, contrairement à ce que déclarent inlassablement les officiels algériens, notamment le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni. Les déclarations de Zerhouni tantôt triomphalistes, tantôt réductrices de l'ampleur de la nuisance terroriste, tombent rarement dans l'oreille d'un sourd. Le GSPC ira même jusqu'à le traiter de « guignol » et n'hésite pas à reprendre certaines des « formules » consacrées du ministre. Le GSPC s'en prend également à la presse nationale qu'il invite, sur le ton de la menace, à « faire attention » au traitement qu'elle réserve aux faits relevant de la violence terroriste et d'éviter de tomber dans la « désinformation »et l'« intox ».
Un double attentat a secoué hier la ville de Bouira située à 120 km au sud-est de la capitale. C'est à 6h du matin que le premier attentat, visant les travailleurs de la SNC Lavalin, a été perpétré. Selon nos sources, un véhicule léger de marque Clio aurait percuté le bus qui transportait ces ouvriers. En moins de 3 minutes, un autre kamikaze a foncé droit sur le siège du secteur militaire. La détonation a été entendue sur un rayon de plus de 30 km. Selon le bilan donné par l'hôpital Mohamed-Boudiaf, il est fait état de 12 morts dont 11 sont identifiés et 44 blessés dont 7 militaires et un policier. Le nombre de morts risque de s'alourdir au vu du nombre de blessés graves évacués vers d'autres hôpitaux. Les 7 militaires blessés ont tous été transférés vers l'hôpital Aïn Naâdja, alors que les trois civils dont un enfant l'ont été vers l'hôpital de Tizi Ouzou (2 vers le service neurochirurgie) et l'hôpital de Douéra (un atteint de brûlure). Parmi les blessés, des femmes et des enfants qui dormaient paisiblement chez eux avant d'être réveillés par l'explosion de la bombe. Selon les informations recueillies sur place, c'est à 6h du matin, alors que le bus de marque Toyota venait de marquer un arrêt pour prendre les travailleurs de la société canadienne chargée de la réalisation d'une station de pompage d'eau à Djebahia, qu'un kamikaze s'est fait exploser contre le bus. À plusieurs mètres du lieu du drame, les débris du bus étaient éparpillés à plusieurs mètres du lieu du drame alors que le reste du moteur du véhicule du kamikaze y a été projeté à plus de 500 m. Preuve que la charge de la bombe était importante. La façade de l'hôtel Sofy a été soufflée par la bombe. Pour les observateurs, cet attentat vise un double objectif : l'hôtel Sofy qui abrite les rencontres officielles et séminaires d'un côté, et les travailleurs de l'entreprise canadienne SNC Lavalin. Approché, le propriétaire de l'hôtel a soutenu que plusieurs demandes ont été formulées pour avoir une autorisation de construction d'une clôture de sécurité, en vain. Les victimes les plus atteintes étaient à l'intérieur du bus. Ce sont pour la plupart des techniciens et des topographes. Ils avaient pris le transport à partir du point de départ au centre-ville. Rencontré à l'hôpital, un rescapé témoigne : “Moi, je me trouvais à l'arrêt du bus devant l'hôtel Sofy. Avant de monter dans le bus qui venait de s'arrêter, j'ai entendu une grande détonation sans en connaître l'origine. Je suis sous le choc, je n'arrive pas à réaliser ce qui s'est passé.” Brûlé au deuxième degré au visage, le chauffeur du bus, quant à lui, a soutenu : “Je n'avais rien vu. Je regardais les travailleurs monter à bord du bus quand j'ai entendu une explosion.” La seconde bombe, qui a visé le secteur militaire, a fait des dégâts plus importants. La façade de la bâtisse a été toute soufflée et la clôture détruite. L'importante charge de TNT utilisée par le terroriste a fait un gros cratère. À bord d'un véhicule léger de marque Kangoo, le kamikaze venait du côté de la mosquée qui se trouve non loin du secteur. Pour ne pas attirer les soupçons, il a emprunté le sens autorisé à la circulation. Arrivé à hauteur de la garde, il a actionné la bombe. Se trouvant juste en face du lieu de l'attentat, une villa d'un citoyen a été sérieusement endommagée. L'effondrement d'un mur a blessé quatre membres de la famille qui l'habite. Les sièges de la Chambre d'agriculture, de la Direction des services agricoles et de la polyclinique ont été touchés. Les murs de la cité militaire, située en face du secteur, ont été eux aussi sérieusement endommagés. Beaucoup de véhicules ont été abîmés. Après l'explosion, nombre de citoyens ont accouru sur les lieux pour s'enquérir de leurs proches. À l'hôpital Mohamed-Boudiaf, les personnels médical et paramédical se sont mobilisés pour prendre en charge les blessés. Doté de matériel adéquat, le service de la pédiatrie a été transformé pour la circonstance en service des urgences où sont traités les blessés. À l'intérieur, des scènes horribles : des enfants accrochés à leur maman crient de douleurs, des blessés défigurés par les éclats d'explosions... Un formidable élan de solidarité s'est déclenché spontanément pour secourir les victimes de la tragédie. Le ministre des Moudjahidine Mohamed-Chérif Abbas et le wali de Bouira, Ali Bouguerra, se sont rendus au chevet des blessés au niveau de l'hôpital Mohamed-Boudiaf. Le ministre a condamné l'attentat. Saïd Barkat, ministre de la Santé et de la Population, s'est rendu, lui aussi, à l'hôpital pour s'enquérir des conditions de la prise en charge des blessés. Réagissant aux attentats, M. Barkat a affirmé : “Ce sont des actes ignobles ayant visé des femmes et des enfants.” Il a aussi réaffirmé la détermination de l'État à combattre les criminels et appelé à une vigilance citoyenne. Parlant avec les victimes de l'attentat, il les a assurés du soutien de l'État.
Vingt-quatre heures après une attaque ayant fait 43 victimes à 60 kilomètres de la capitale, deux attentats à la voiture piégée ont été commis mercredi matin à Bouira, à 120 km au sud-est d'Alger, faisant onze morts. Les deux voitures ont explosé tôt le matin devant l'hôtel Sophie et le siège du secteur militaire, en plein centre-ville, selon la radio publique algérienne, sans préciser s'il s'agissait d'attentats suicide.
Les explosions ont été entendues à plusieurs centaines de mètres à la ronde, selon des résidents interrogés par l'AFP. Le veilleur de nuit de l'hôtel, se disant en "état de choc", a indiqué à la radio qu'il était "assis à (son) poste, lorsque soudainement une forte explosion a secoué l'hôtel", dont les vitres ont volé en éclats. Les deux attentats n'avaient pas été revendiqués mercredi matin.
Les attaques s'intensifient depuis quelques jours dans le pays. L'attentat suicide contre une école de gendarmerie en Kabylie, commis mardi, est survenu deux jours après une embuscade tendue par des groupes armés islamistes à un convoi des forces de l'ordre à Skikda. Une attaque qui avait fait onze morts.
Le GSPC Qaïda Maghreb a perpétré un autre carnage. Ce groupe terroriste a, encore une fois, endeuillé le pays et déversé sa haine sur des jeunes venus de toutes les wilayas du pays pour l'examen d'entrée à l'Ecole supérieure de la Gendarmerie nationale des Issers, dans la wilaya de Boumerdès. Le bilan officiel, qui est provisoire, est très lourd : 44 morts et 39 blessés. Il était 7 h 33 hier lorsqu'un véhicule, une camionnette Toyota Hilux, bourré d'explosifs, a foncé dans la foule, constituée de candidats qui attendaient devant l'entrée, réservée au public, de l'Ecole des officiers- gendarmes, avant d'exploser. Cette attaque, qui survient une semaine après celle de Zemmouri-El- Bahri, a été bien étudiée. Les commanditaires de cet acte voulaient faire un grand nombre de victimes. Plusieurs personnes ont été déchiquetées par la déflagration. Vers 9 h, à l'entrée de l'école, située sur la RN 24, du côté ouest de la ville des Issers, la scène était insoutenable. Des sapeurs pompiers ramassaient dans des sacs en plastique des lambeaux de chair humaine. Une autre équipe mettait dans des ambulances les cadavres. Le trottoir était rouge de sang. En face du lieu de l'attentat, le véhicule d'un particulier, qui circulait sur la RN 12, reliant Thenia à Tizi-Ouzou, a été projeté par l'explosion avant de prendre feu. De la carcasse calcinée du véhicule, les forces de sécurité ont retiré deux cadavres. Un policier nous dira qu'au vu des quelques documents récupérés, il s'agit sûrement du véhicule du P-dg d'Alcoste (ex-Enaditex) de Béjaïa. Les deux passagers d'une Clio ont été également tués sur le coup. Les 21 voyageurs, le chauffeur et le receveur du bus qui venait d'Oran pour se rendre à Tizi-Ouzou ont subi un choc, mais s'en sont sortis, fort heureusement, avec quelques blessures légères. Le bilan s'alourdit A sa venue sur les lieux, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Yazid Zerhouni, annonce un bilan de 43 morts, dont un gendarme, et 36 blessés. Selon les services sanitaires de la région, il a été recensé 8 blessés dans un état grave. «La liste des morts risque malheureusement de s'allonger», estimait dans la matinée un responsable de la santé. Effectivement, les médecins de l'hôpital de Bordj- Menaïel ont enregistré le décès d'un jeune venu de Batna pour subir l'examen et qui a malheureusement succombé à ses blessures à 13h30, alourdissant le bilan qui passe à 44 morts. Beaucoup de dégâts matériels L'ampleur des dégâts renseigne sur la forte quantité d'explosifs. Aussi, l'explosion a creusé un énorme cratère. Les bâtiments faisant face à l'Ecole supérieure de la Gendarmerie ont subi d'énormes dégâts. Au second et au troisième étage de l'immeuble de la famille Foudil, les portes ont été arrachées, les fenêtres soufflées et les murs fissurés. «Tout cela n'est rien. Ce n'est que du matériel que nous pourrons renouveler, mais le sinistre bilan est dans la rue», nous dit l'un des occupants. «Comment pourrait-on justifier l'assassinat de jeunes pleins de volonté et d'espoir pour suivre une carrière au service de leur pays ? Pourquoi a-t-on laissé de jeunes licenciés attendre dehors, les exposant ainsi au danger», s'indignera un autre citoyen. Ali F.
ZERHOUNI AU SUJET DE LA POURSUITE DES ATTENTATS AU CENTRE DU PAYS Répercussion sur le rendement des services de sécurité
«Les crises qu'ont vécues les wilayas du centre du pays ont ralenti les activités de la Gendarmerie nationale.» Telle est le réponse du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Yazid Zerhouni, à notre question sur l'acharnement des terroristes islamistes sur les wilayas du centre du pays. Pour lui, c'est l'une des raisons qui ont permis le déploiement des terroristes dans cette région. M. Zerhouni, qui était accompagné du général major Boustila, commandant en chef de la Gendarmerie nationale, et du wali de Boumerdès, en parlant de crises, faisait notamment allusion aux douloureux événements du Printemps noir et au séisme de 2003. Le ministre pense, en outre, que le relief montagneux des wilayas de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Bouira est une difficulté supplémentaire pour les services de sécurité pour venir à bout des groupes armés. Pour lui, ces groupes ne sont pas présents uniquement au centre du pays. «Ils sont devant une impasse. Ils savent que la population ne les soutient pas, c'est pourquoi ils s'attaquent à elle. A noter que les victimes de Tizi-Ouzou, de Zemmouri et celles d'aujourd'hui sont toutes civile», dira le ministre. «De plus, les terroristes ont des problèmes entre eux», ajoutera-t-il, d'où probablement cette surenchère sanguinaire «Nous appelons à la vigilance et à la poursuite de la lutte. Il ne reste aux terroristes qu'à se rendre», poursuivra M. Zerhouni. A. F.
La direction régionale des Renseignements généraux de la police a été visée hier à 5h08 par un kamikaze à bord d'un fourgon piégé.
C'est le scénario le plus fortement redouté depuis longtemps par la population, et quelque peu attendu eu égard à la situation sécuritaire qui prévaut depuis quelque temps dans la région, qui s'est produit hier à l'aube à Tizi Ouzou : un attentat kamikaze en plein centre-ville. Les habitants de la ville de Tizi Ouzou, et même d'ailleurs ceux des localités voisines, ont été réveillés, à la fois surpris et terrifiés, à 5h08 minutes précises, par une forte explosion qui s'est produite en plein centre-ville. La déflagration était d'une intensité qui ne laissait pas de place à la confusion ou au moindre doute. Ce n'était ni un tremblement de terre ni un orage d'été. C'était un attentat kamikaze qui a ciblé la Direction régionale des renseignements généraux de la police, située sur le boulevard Hadadou-Mohand-Arezki. Selon les témoignages recueillis sur les lieux, le kamikaze, qui, selon certaines informations non encore confirmées, aurait fait sa prière en compagnie d'autres terroristes dans une des mosquées de la ville de Tizi Ouzou, était à bord d'un fourgon de marque Renault Trafic immatriculé à Boumerdès et qui roulait normalement sur ce boulevard longeant le secteur militaire de Tizi ouzou avant de s'arrêter brusquement devant la porte principale du siège abritant la Direction des renseignements de la police, et à une dizaine de mètres de l'entrée de la caserne militaire. À peine le véhicule arrêté, le kamikaze aurait tenté de descendre pour s'enfuir, mais c'était trop tard. En en clin d'œil, la bombe, qui serait de 100 kg selon les appréciations des uns et plus de 200 kg selon d'autres, explosa et c'est tout le décor du quartier, et même de tout le centre-ville qui changea. C'est un visage complètement défiguré du quartier qui s'offre aux yeux. C'était l'horreur dans tous ses états. À notre arrivée, une vingtaine de minutes après l'explosion, les éléments de la Police scientifique s'attelaient à ramasser çà et là les pièces du fourgon qui a servi à l'attentat et aussi des petits morceaux de chair du kamikaze. Ses entrailles par-ci, ses dents par-là. “Certaines des pièces du fourgon ont été retrouvées de l'autre côté du quartier, soit à plus de 200 mètres”, nous dira un policier sur place. Mais il n'y avait pas que cela qui renseigne sur l'ampleur des dégâts. Alors que dans la plupart des artères de la ville on voyait des vitres brisées et des portes de magasins soufflés, la façade extérieure du siège de la police était complètement soufflée. Le souffle était tellement important qu'il a affecté même l'autre côté du commissariat. Devant l'entrée, un immense cratère rempli d'eau déversée par une conduite. Au commissariat, on ne peut voir que des véhicules calcinés et endommagés au point de ne plus reconnaître leurs marques. L'immeuble jouxtant le commissariat était en partie soufflé, également soufflé le mur donnant sur la structure de police. Des dégâts plus ou moins importants sont aussi visibles sur toute la chaîne d'immeubles qui s'en suivra. Devant chaque entrée d'immeuble des groupes de personnes de tout âge, mais surtout des femmes, des enfants, en pleurs pour la plupart, sont accoudés aux murs ou allongés par terre. Alors que les ambulances de la Protection civile “dévoraient” les rues à vive allure avec à l'intérieur des blessés, les éléments laissés sur place continuaient d'évacuer les immeubles et de prodiguer des soins à ceux qui ne nécessitaient pas d'être évacués et à ceux qui pouvaient attendre. L'explosion a fait, selon des informations obtenues auprès des services de sécurité, puis confirmées par le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, 25 blessés au total. Aux urgences du CHU Nédir-Mohamed, on apprend que 4 parmi les blessés sont des policiers alors que les 21 autres sont les habitants des immeubles avoisinant la structure de police ciblée. Aucun mort n'est enregistré ni parmi les civils ni parmi les policiers parmi lesquels des dégâts humains considérables auraient été sans doute enregistrés si le célibatorium n'avait pas été déménagé vers le nouvel hôtel de la police inauguré par Ali Tounsi lors de sa visite le 21 juillet dernier à Tizi ouzou. Seul donc “l'envoyé spécial” d'Al-Qaïda au Maghreb a péri dans cet attentat à travers lequel les acolytes de Droukdel ont encore voulu faire parler d'eux et réaffirmer non seulement leur existence, mais aussi leur force de frappe après toutes les pertes qu'ils ont enregistrées ces derniers mois. Il était 07h du matin, l'information a déjà fait le tour de toute la wilaya de Tizi Ouzou, et le lieu de l'attentat qui était occupé jusque-là par les seuls policiers, pompiers, quelques élus et les habitants du quartier sur lesquels les larmes se conjuguaient à la peur, commence à enregistrer une affluence de plus en plus importante.
Zerhouni et tounsi sur les lieux Vers 8h, le ministre de l'Intérieur, Nouredine Yazid Zerhouni, accompagné du patron de la Sûreté nationale, Ali Tounsi, arrive sur les lieux sous haute escorte. Les deux représentants de l'État feront tout de suite une tournée dans les immeubles pour constater les dégâts et rendre visite aux occupants des logements auxquels d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur proposera, lors de son entretien avec eux, de les loger dans les écoles primaires en attendant la réhabilitation de leurs appartements. Après avoir rassuré les habitants, la délégation officielle pris le chemin des urgences du CHU Nédir-Mohamed qui grouillait déjà de monde. M. Zerhouni a rendu visite aux quatre policiers blessés dont l'un nécessite une intervention chirurgicale, puis des citoyens placés sous surveillance médicale. Le ministre de l'Intérieur repartira en laissant derrière lui une ville en proie à une psychose et, dans les têtes des citoyens de la région, une nouvelle image d'un terrorisme qui livre désormais une guerre au simple citoyen qui commençait à donner un signal fort sur sa volonté à collaborer aux côtés des services de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme qui a réussi à faire de cette région, autrefois havre de paix, la région la moins sûre du pays. C'est pour cela, justement, disent certains responsables en charge du volet sécuritaire dans la région, que c'est le siège des renseignements généraux qui a été ciblé. Les services de sécurité sont passés de la guerre des troupes et d'artillerie lourde à une guerre de renseignements, devenue le nerf de la lutte antiterroriste et dans laquelle le citoyen constitue un des maillons forts, et c'est pour cette raison que d'un côté, c'étaient les renseignements qui étaient ciblés, comme pour dire que même les renseignements ne viendront pas à bout du terrorisme, et d'un autre, les terroristes ne se sont pas souciés des dégâts à causer aux citoyens nous explique-t-on. Les explications et les analyses sont à vrai dire aussi multiples que différentes les une des autres, mais pour le citoyen de Tizi Ouzou une seule chose s'avère être sûre : c'est qu'il ne se sent plus protégé maintenant que le terrorisme peut frapper même au cœur de la ville.
L'attentat a eu lieu jeudi matin entre 6h et 8h30, dans la commune de Chekfa, à 35 kilomètres à l'est de Jijel.
Deux militaires ont été tués et deux autres grièvement blessés dans un double attentat perpétré, jeudi, entre 6h et 8h et demie du matin, dans la commune de Chekfa, à 35 kilomètres à l'est de Jijel, selon des sources sécuritaires et médicales. Les terroristes, appartenant à la branche d'Al-Qaïda au pays du Maghreb, activant dans les monts de Seddat, ont, en premier lieu, pris pour cible un poste d'observation (PO) installé au lieu-dit Laghbar. Un militaire a été grièvement blessé dans l'explosion d'une bombe artisanale. Alors que les soldats arrivaient en renfort sur les lieux de la première déflagration, les terroristes, tapis dans l'ombre, ont actionné à distance une deuxième bombe qui a coûté la vie à deux militaires, dont le commandant du secteur militaire opérationnel de Jijel. En effet, une première bombe enfouie sous terre a explosé non loin du poste d'observation, faisant un blessé grave. Deux heures plus tard, soit aux environs de 8h30, une deuxième bombe actionnée à distance par des terroristes explosera au passage d'un convoi de renfort qui arrivait sur les lieux de l'attentat. Installé depuis le mois de juillet à la tête du secteur de Jijel, le commandant Abdelkader Yamani, officier supérieur connu pour sa longue expérience dans la lutte antiterroriste, ainsi que son chauffeur seront tués sur le coup. Un officier des transmissions qui se trouvait également à bord du véhicule sera grièvement blessé et amputé de la jambe lors de son admission à l'hôpital militaire de Didouche-Mourad de Constantine. Selon des sources généralement bien informées, les terroristes bénéficieraient d'un important réseau de soutien logistique, ce qui expliquerait la facilité avec laquelle ils ont pu, à 24 heures d'intervalle, perpétrer deux attentats, faisant au total deux militaires tués et trois blessés dont un garde communal. Tout laisse croire que cet attentat est l''œuvre du même groupe à l'origine de l'attentat perpétré le 26 juin dernier dans la région des Aftis, qui a coûté la vie à 3 gendarmes et à un GLD. On retrouve le même mode opératoire utilisé dans trois attentats commis dans la région. Cette recrudescence des actes terroristes viendrait en réponse, selon des sources locales, aux différentes rumeurs faisant état d'une imminente reddition massive de membres du GSPC affiliés à Al-Qaïda qui activent, notamment dans les maquis de Seddat et Zen. Dès le premier attentat de jeudi matin, les forces de sécurité se sont immédiatement déployées sur les lieux, bouclant hermétiquement le périmètre, avant d'entamer une vaste opération de ratissage à la poursuite des terroristes. En effet, connue pour être un des derniers fiefs activistes islamistes, la région de Jijel vit, depuis le mois de mars dernier, au rythme des attentats perpétrés, essentiellement contre les membres des services de sécurité. Le 15 mars dernier, un important convoi militaire a été pris pour cible dans une région située à 3 kilomètres de la commune d'El-Aouana. Bilan : 2 morts et 17 blessés. Les terroristes avaient placé, dans un premier temps, des mines le long de la route. Ces dernières explosèrent lors du passage d'un convoi militaire, ralentissant ainsi la progression de la file. Dans un deuxième temps, des éléments armés postés au moins d'un côté de la chaussée criblèrent de balles la patrouille avant de battre en retraite vers les monts boisés d'El-Aouana. Quelques jours avant, soit le 2 mars, des terroristes appartenant à Al-Qaïda au pays du Maghreb avaient pris, cette fois-ci, pour cible des ex-GLD, reconvertis en agents de sécurité de l'entreprise de gardiennage Spass, chargée de la protection des chantiers de Kahrif. Cette dernière s'occupait d'un projet d'installation de lignes électriques à haute tension reliant Jijel à d'autres wilayas limitrophes. Trois bombes enfouies sous terre, au lieu-dit Laâjadra, ont explosé au passage des agents de sécurité, faisant 1 mort et 7 blessés graves. Ainsi, le GSPC multiplie les attentats depuis plus d'une semaine. L'élimination d'un important groupe islamiste composé de 12 terroristes près de Béni Douala, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a porté un coup dur à l'organisation de Abdelmalek Droukdel. Selon des sources sécuritaires, le succès de l'opération de Béni Douala a créé une véritable panique au sein du GSPC au point de redoubler de férocité. Attentat kamikaze à Zemmouri, une station balnéaire de Boumerdès qui commence à renouer avec les bonnes habitudes estivales connues avant le terrorisme, embuscades à Lakhdaria et à Jijel, le GSPC veut donner l'image d'un groupe qui n'a pas été du tout déstabilisé par les ratissages et autres démantèlements des réseaux de soutien qui demeurent son principal fournisseur en renseignements et en logistique.
Nous souhaitons valoriser la culture kabyle qui nous a été transmise par nos aïeux et défendre nos origines en matière de religion premièrement, à savoir le christianisme avec des pionniers de l'époque tels que St Augustin ou St Cyprien ; Revendiquer notre identité si souvent bafouée au niveau linguistique : la langue amazighe, héritage de nos pères mais aussi nos valeurs, qui font la richesse de notre culture. Mais nous voulons également encourager les échanges culturels entre nos deux peuples français et kabyle dans les mêmes domaines. De plus nous souhaitons être solidaire du peuple kabyle en Algérie en organisant un service d'entraide ayant comme principal objectif à plus ou moins long terme, la création d'un établissement social, un orphelinat.